A l’approche de la fin du mois de juin, les investisseurs ont continué d’ajuster leurs portefeuilles, notamment leur exposition actions, pour tenir compte du resserrement progressif de la politique monétaire de la Réserve fédérale, de la hausse des prix du pétrole, des tensions commerciales persistantes et des aléas politiques et sociaux en Europe et ailleurs dans le monde, notamment en Amérique latine. Résultat, la Bérézina pour les actions. Durant la semaine au 27 juin, les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont affiché des sorties nettes de 29,7 milliards de dollars, les deuxièmes sorties nettes les plus importantes jamais enregistrées sur une semaine, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch, qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.Dans le détail, les fonds d’actions américaines ont subi des rachats d’un peu plus de 24 milliards de dollars, le troisième montant le plus élevé jamais enregistré. Les fonds d’actions européennes ont poursuivi sur la lancée des semaines précédentes, avec des sorties nettes de 3,9 milliards de dollars, enregistrant ainsi une seizième semaine consécutive de flux nets négatifs. Les rachats ont été plus marqués durant la semaine écoulée sur les fonds français et allemands. Même tendance sur les fonds d’actions émergente qui subissent des sorties nettes de 3,1 milliards de dollars. Les fonds d’actions japonaises ont en revanche bénéficié de souscriptions nettes significatives de 2,6 milliards de dollars.La situation est plus contrastée du côté obligataire avec une semaine qui se solde par une collecte modeste de 0,7 milliard de dollars. Les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement, a priori gage de sécurité, ont attiré près de 3 milliards de dollars. En revanche, les fonds de dette émergente ont subi des sorties nettes de 3,2 milliards de dollars, les plus importantes depuis le milieu du quatrième trimestre 2016. Les fonds d’obligations à haut rendement ont connu leur huitième semaine consécutive de sorties nettes, pour un montant de 2 milliards de dollars.
En six mois, le CAC 40 et l’EuroStoxx 50 devraient seulement gagner 4%, alors que le premier est stable depuis le début de l’année et que le second a perdu 3%.
L’Observatoire de l'épargne réglementée a publié cette semaine des chiffres confirmant la place prépondérante de l’épargne réglementée dans le patrimoine des Français. Surtout, tous placements confondus, le patrimoine financier des ménages est à un record. Mais plus des deux tiers de cette épargne est placée dans des produits de taux (principalement dépôts, livrets bancaires, obligations), contre 39 % aux États-Unis.Paris pourra compter sur un nouvel acteur britannique financier sur son sol avec l’arrivée de Polar Capital. Natixis IM poursuit quant à elle sa politique de croissance externe et a annoncé le rachat de MV Credit, un spécialiste du crédit privé au Royaume-Uni. Par ailleurs, NewsManagers vous a informé du départ des fondateurs d’Altarocca AM de La Financière de l’Echiquier (LFDE), les deux entités ayant été rapprochées suite à l’entrée au capital de Primonial dans LFDE. De même, nous avons appris qu’Olivier Guigné allait prendre la direction des investissements de CNP Assurances en remplacement de Mikaël Cohen.Enfin, AG2R La Mondiale a annoncé qu’elle allait accroître la part du non coté dans ses investissements et Mandarine Gestion s’est réjoui du bénéfice tiré de son partenariat avec Arkéa puisque ce dernier lui a permis de grossir de près de 1 milliard d’euros en quelques mois.
Deirdre Somers a démissionné de la direction générale d’Euronext Dublin, a annoncé hier l’opérateur boursier. Le conseil d’administration a en conséquence nommé Daryl Byrne comme directeur général d’Euronext Dublin, responsable des listings de dette, fonds et ETF ainsi que membre du directoire d’Euronext. Cette nomination sera soumise à l’approbation d’une assemblée générale extraordinaire. Deirdre Somers et Daryl Byrne travailleront cet été sur la transition.
Au cours du mois de mai 2018, le marché français de l’assurance-vie a enregistré une collecte nette de 2 milliards d’euros, un montant similaire à celui du mois d’avril, selon des chiffres publiés le 27 juin par la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Depuis le début de l’année, la collecte nette s’élève ainsi à 9,6 milliards d’euros.A l’issue des cinq premiers mois de l’année, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances atteint 58,6 milliards d’euros, contre 55,3 milliards d’euros sur la même période de 2017. Les seuls versements sur les supports unités de compte représentent 16,9 milliards d’euros soit 29% des cotisations. En parallèle, les prestations versées par les assureurs depuis le début de l’année s’élèvent à 49,1 milliards d’euros, contre 54,2 milliards d’euros sur la même période de 2017.A fin mai 2018, l’encours des contrats d’assurance-vie s’établit à 1.694 milliards d’euros, en progression de 2% sur un an.
Les fonds d’actions américaines ont été les plus recherchés au mois de mai avec une collecte nette de 20,7 milliards de dollars, la plus importante depuis décembre 2016, selon des statistiques communiquées par Morningstar. Dans le détail, les investisseurs ont placé 29,1 milliards de dollars dans fonds d’actions américaines gérés passivement, contre 18,2 milliards le mois précédent. Ils ont parallèlement cédé 8,4 milliards de dollars dans les fonds gérés activement, contre 11,4 milliards de dollars en avril.Morningstar relève que les fonds pondérés en fonction de la capitalisation boursière gérés passivement ont été beaucoup plus recherchés que les stratégies passives factorielles. Au cours des douze derniers mois, les fonds indiciels non smart beta, pour la plupart des fonds pondérés par la capitalisation, ont attiré 130 milliards de dollars tandis que les fonds factoriels affichaient une collecte d’environ 44 milliards de dollars.iShares/BlackRock enregistre la collecte la plus élevée pour le deuxième mois consécutif dans ses stratégies actives et passives, avec un montant de 14,9 milliards de dollars, dont 13,1 milliards de dollars émanant de iShares. Vanguard arrive en deuxième position avec des entrées nettes de 10,7 milliards de dollars.
En mai, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont subi des rachats nets de 2,4 milliards d’euros, alors qu’ils avaient collecté 2,7 milliards en avril. Il s’agit du deuxième mois de décollecte depuis le début de l’année, après février, alors que les années précédentes avaient été marquées par de longues séries ininterrompues de collectes mensuelles. Depuis janvier, les fonds affichent tout de même une collecte nette de 9 milliards d’euros. Mais on est loin des 76,7 milliards d’euros collectés sur l’ensemble de 2017.La collecte a surtout été pénalisée par les fonds obligataires, qui ont vu sortir en mai 3,6 milliards d’euros. Les fonds actions ont aussi vu sortir un petit 157 millions et les fonds monétaires, 55 millions. Toutes les autres catégories sont en positif, notamment les fonds diversifiés qui recueillent 1 milliard.En ajoutant les gestions sous mandat, qui ont décollecté de 4,3 milliards d’euros, et les fonds fermés (-207 millions) la décollecte atteint 6,9 milliards dans le secteur de la gestion d’actifs. Les encours des fonds ouverts ont reculé légèrement à 1.009 milliards d’euros et les encours totaux à 2.064 milliards.Dans ce contexte peu porteur, la palme de la meilleure collecte du mois revient à Morgan Stanley, avec 514,9 milliards d’euros, devant Ubi Banca (372 millions) et Axa IM (338 millions). En revanche, tous les gros acteurs italiens ont décollecté, y compris Amundi. Mais la pire décollecte revient à Credito Emiliano (-3,7 milliards), devant Generali qui continue d’accuser des sorties (-1,4 milliard) et Schroders (-701,2 millions).
Deirdre Somers a démissionné de la direction générale d’Euronext Dublin, a annoncé jeudi l’opérateur boursier. Le conseil d’administration a en conséquence nommé Daryl Byrne comme directeur général d’Euronext Dublin, responsable des listings de dette, fonds et ETF ainsi que membre du directoire d’Euronext. Cette nomination sera soumise à l’approbation d’une assemblée générale extraordinaire. Deirdre Somers et Daryl Byrne travailleront cet été sur la transition.
Portée par le livre A, dont les encours ont progressé de 3,3%, l'épargne réglementée des ménages a affiché l’an dernier une hausse de 2,5% à 733 milliards d’euros, soit 14,6% de leur patrimoine financier, selon le dernier rapport annuel de l’Observatoire de l'épargne réglementée (OER). Les personnes physiques détiennent 55 millions de livrets A en 2017, pour un encours total de 251,7 milliards d’euros. Les livrets d’un montant unitaire supérieur à 15.000 euros (13 % du nombre total de livrets) représentent 60 % de l’encours total.S’agissant des livrets d’épargne populaire (LEP), leur nombre (9 millions) et leur encours global (44 milliards d’euros) ont diminué de plus de 30 % depuis 2008 et de 2 % encore en 2017, malgré un taux de rémunération plus élevé (1,25 % jusqu’au 31 janvier 2020 ; 0,75 % pour le livret A et le livret de développement durable et solidaire). Une plus large diffusion du LEP auprès de la population éligible en termes de revenus, c’est-à-dire, pour 2018, les ménages dont le revenu fiscal 2016 de référence ne dépasse pas 19.468 euros pour une part et 29.863 euros pour deux parts, est en effet souhaitable, ainsi que le gouvernement l’a indiqué, rappelle le communiqué.Tous placements confondus, le patrimoine financier des ménages a dépassé 5.000 milliards d’euros en 2017, pour atteindre 5.014 milliards d’euros, un record. En France, 71 % de l’épargne est placée, directement ou indirectement, en produits de taux (principalement dépôts, livrets bancaires, obligations), contre 39 % aux États-Unis. Le solde est investi, directement ou indirectement, en produits de fonds propres (actions essentiellement). Le patrimoine financier des ménages (placements finaux) s’internationalise : la part des actifs étrangers (autres pays de la zone euro inclus) monte de 29 % en 2000 à 43 % en 2017, et elle triple en valeur.
Les positions spéculatives sur le VIX sont revenues à leurs niveaux de janvier et à des extrêmes sur les Treasuries. Mais la volatilité est déjà réapparue sur les émergents.
, Le début de cette semaine a été marqué par la divulgation des produits chinois concernés par la hausse de 25 % des tarifs douaniers américains. En soi, cette liste ne cible qu’une partie infime des exportations chinoises à destination des États-Unis, 34 milliards de dollars sur un total de 505 milliards sur 2017. Face à la réponse de la Chine de taxer une partie des exports américains, le Président Trump a surenchéri en demandant l’élaboration d’une nouvelle liste concernant cette fois près de 200 milliards, ce qui équivaut à surtaxer, au global, près de 50 % des produits chinois importés.
Les fonds d’investissement de long terme commercialisés en Europe ont enregistré au mois de mai des sorties nettes de 18,5 milliards d’euros, après seize mois consécutifs de flux nets positifs, selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. En tenant compte des fonds monétaires qui ont subi des dégagements de près de 7 milliards d’euros, les fonds européens affichent des sorties nettes de 25,3 milliards d’euros en mai. Sur les cinq premiers mois de l’année, la collecte nette atteint 97,9 milliards d’euros.Durant le mois sous revue, les fonds actions et les fonds obligataires ont affiché des sorties nettes de respectivement 7,4 milliards d’euros et 15,9 milliards d’euros. En revanche, les fonds diversifiés ont attiré 2,5 milliards d’euros, les fonds de matières premières 1,4 milliard d’euros et les fonds alternatifs 1,4 milliard d’euros également.Durant le mois écoulé, seulement 9 pays sur 33 ont enregistré des soldes positifs, au premier rang desquels figurent l’Irlande, avec une collecte nette de 5,9 milliards d’euros, la Suède (1,7 milliard d’euros), Jersey (0,8 milliard d’euros), la Belgique (0,7 milliard d’euros) et l’Allemagne (0,3 milliard d’euros).
Les gestionnaires d’actifs suisses affichaient fin 2017 des encours à hauteur de près de 2.208 milliards de francs, ce qui représente une hausse de 12% d’une année sur l’autre, selon une étude réalisée par l’institut de services financiers IWP, l'École supérieure de Lucerne et l’Asset Management Platform suisse auprès de 32 participants représentant près de 80% du marché. Les actifs sous gestion sont des fonds administrés en Suisse par les gestionnaires pour le compte de clients locaux et internationaux. Quelque 1261 milliards de francs proviennent de placements collectifs de capitaux, et 947 milliards de mandats institutionnels, précise un communiqué.Selon l'étude, cette progression ne doit cependant pas occulter le fait que la branche est aussi confrontée à des difficultés, au premier rang desquelles on trouve la réglementation et l’acquisition de nouveaux clients. Viennent ensuite la pression concurrentielle, la disponibilité de main d’oeuvre qualifiée, ainsi que le haut niveau des coûts de production et des salaires.
Les rachats d’actions des entreprises du S&P 500 ont atteint un nouveau record au premier trimestre, à la faveur d’une robuste activité dans les secteurs de la technologie, de la santé et de la finance. Selon une étude de S&P Dow Jones Indices, les entreprises du S&P 500 ont racheté au total 189,1 milliards de dollars d’actions au premier trimestre, dépassant de quasiment 10% le précédent record qui datait du premier trimestre 2007. Emmené par Apple, le secteur technologique a pesé pour près d’un tiers dans le total des rachats, avec un montant de 63,4 milliards de dollars.
Durant la troisième semaine de juin, la montée de plusieurs crans des tensions commerciales persistantes entre les Etats-Unis et la Chine et la probabilité grandissante d’une quadruple hausse des taux de la Réserve fédérale américaine cette année ont douché les perspectives de croissance de l'économie mondiale. Dans ce contexte, le découplage déjà observé la semaine précédente entre les flux dans les fonds d’actions américaines et les dégagements dans toutes les autres régions de la planète s’est accentué avec une prime à l’attentisme puisque près de 70 milliards de dollars se sont retrouvés dans des fonds monétaires.Les fonds d’actions américaines ont affiché des entrées nettes de 5,1 milliards de dollars durant la semaine au 20 juin, enregistrant ainsi une septième semaine de flux nets positifs, selon l'étude hebdomadaire Bank of America Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. En revanche, les fonds d’actions émergentes ont subi des sorties nettes de 5,1 milliards de dollars, les plus importantes depuis novembre 2016. Les fonds d’actions européennes n’arrivent plus à renverser la tendance des dernières semaines et accusent des rachats massifs de 2,7 milliards de dollars. Les investisseurs reconstruisent prudemment des positions sur les actions italiennes mais restent à l'écart des actions françaises en raison des interrogations sur les réformes et la croissance. Les fonds d’actions japonaises ont de leur côté affiché des sorties nettes de 1,8 milliard de dollars si bien que, toutes zones géographiques confondues, les fonds actions bouclent la semaine sur des sorties nettes de près de 13 milliards de dollars, avec des dégagements tant sur les fonds ouverts (-12,6 milliards de dollars) que sur les ETF (-0,4 milliard d’euros).Côté obligataire, la semaine s’est terminée sur des sorties nettes de 5,9 milliards de dollars, les plus importantes des dernières dix-huit semaines. Les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement ont enregistré des sorties de 2,6 milliards de dollars, les plus élevées depuis décembre 2016. Septième semaine consécutive de flux nets négatifs pour les fonds d’obligations high yield avec un de 1,4 milliard de dollars. Les fonds de dette émergentes ont pour leur part affiché une nouvelle semaine de sorties nettes, pour un montant cette fois de 1,7 milliard de dollars.
Les encours des fonds d’investissement dans le monde ont enregistré au premier trimestre une contraction de 1,3% pour s'établir à 44.000 milliards d’euros au 31 mars 2018, selon les dernières statistiques communiquées par l’association européenne des professionnels de la gestion (Efama). Exprimé en dollar, l’encours s’est accru de 1,5% pour s'établir 54.000 milliards de dollars.La collecte mondiale a reflué à 502 milliards d’euros au premier trimestre contre 635 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017. Les entrées nettes ont atteint 223 milliards d’euros en Europe, 81 milliards d’euros aux Etats-Unis et 62 milliards d’euros à la fois en Chine et au Japon. Les fonds de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) ont affiché une collecte de 490 milliards d’euros, contre 523 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017. Les fonds d’actions ont attiré 217 milliards d’euros contre 245 milliards d’euros un trimestre plus tôt. Dans cette classe d’actif, l’Europe se taille la part du lion avec une collecte nette de 85 milliards d’euros contre seulement 36 milliards d’euros aux Etats-Unis.A l’inverse, les fonds d’obligations ont attiré 79 milliards d’euros sur le marché américain au premier trimestre contre seulement 24 milliards d’euros en Europe. Au total, les fonds obligataires dans le monde affichent des entrées nettes de 119 milliards de dollars contre 138 milliards de dollars au quatrième trimestre 2017.