Generali Investments, filiale de Generali, et Sycomore Asset Management ont annoncé hier soir être entré en négociations exclusives afin de conclure un partenariat stratégique entre les deux sociétés. L’assureur italien Generali doit prendre la majorité économique de la société de gestion. La boutique française créée en 2001 et qui gère plus de 8 milliards d’euros, explique vouloir «franchir une nouvelle étape dans notre mission d’investisseur responsable». «A l’heure où les investisseurs actifs sont de plus en plus attendus pour leur création de valeur et leur engagement sociétal, nous nous devons d’apporter davantage d’impact à travers nos investissements pour continuer à élever les standards de notre industrie», souligne Christine Kolb, associée-fondatrice de Sycomore Asset Management. A l’issue de la transaction envisagée, le groupe Generali détiendrait la majorité économique, les fondateurs de Sycomore AM resteraient «significativement» actionnaires de la société, aux côtés des collaborateurs qui se renforceraient au capital de l’entreprise. Selon nos informations, la part cédée par les quatre fondateurs, dont l’un est récemment parti à la retraite, serait de 60%. L’agence Bloomberg, qui avait la première dévoilé ces discussions fin août, avait fait état d’une transaction qui valoriserait Sycomore à hauteur de 200 millions d’euros. Par ailleurs, Sycomore aurait averti récemment plusieurs clients que ce rapprochement n’aurait pas de conséquences en terme d’emploi. Dans son communiqué, la société explique d’ailleurs que «les équipes de Sycomore Asset Management continueront quant à elles de définir et d’implémenter les axes stratégiques de la société et réaliseront l’intégralité des investissements en toute indépendance». Generali avait annoncé en mai 2017 qu’il souhaitait créer l’une des plus grandes plateformes de gestion d’actifs en Europe, «rassemblant sous son modèle multi-boutique des asset managers de premier plan reconnus pour leur expertise». Sycomore est la première boutique rachetée dans ce cadre en Europe. Dans un communiqué séparé, le groupe italien indique que «Sycomore intègrerait la plate-forme multi-boutique de Generali, coordonnée par Generali Investment Partners et constituerait une étape clef vers son objectif de devenir la plate-forme multi-boutique numéro une en Europe». Sur le vieux continent c’est pour le moment Natixis qui occupe cette place. «Cet accord avec Generali marque une étape majeure dans notre développement et va nous permettre de devenir le leader de l’investissement responsable en Europe. Nous sommes plus que jamais convaincus du bien-fondé de notre mission : générer une performance durable et apporter du sens aux investissements de nos clients», déclare Emeric Préaubert, associé-fondateur de Sycomore Asset Management. Generali assure de son côté que ce partenariat stratégique «s’appuie sur la relation commerciale existante et l’alignement stratégique entre Generali et Sycomore et vise à offrir un potentiel considérable de synergies, notamment grâce à l’accélération du développement international de Sycomore et au développement d’offres sur mesure à destination de clients privés et institutionnels». La réalisation de la transaction reste soumise à la consultation du Comité Social Economique de Sycomore Asset Management (conformément à la réglementation applicable) et à l’obtention des autorisations nécessaires en matière de contrôle des concentrations et en matière règlementaire (et en particulier l’autorisation de l’Autorité des Marchés Financiers). Réjane Reibaud
Les fonds ouverts éligibles au plan d’épargne individuel italien ont enregistré au deuxième trimestre de cette année des souscriptions nettes de 1,3 milliard d’euros, portant la collecte depuis le début de l’année à 3,3 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. Au total, ce sont 33 sociétés de gestion qui proposent de tels fonds.Sur le trimestre, les fonds ouverts ont enregistré des entrées nettes de 1,1 milliard.
Le courtier interbancaire Kepler Cheuvreux a annoncé jeudi matin un partenariat avec la Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC) qui distribuera en exclusivité au Canada sa recherche actions. L’accord porte sur l’analyse des grandes capitalisations d’Europe continentale qui sera proposée aux clients institutionnels de CIBC. « Ce partenariat marque le début d’une collaboration entre Kepler Cheuvreux et la CIBC qui aura vocation à s’élargir dans le futur », précise ce communiqué.
le pourcentage des 651 campagnes lancées par les fonds activistes sur l’année écoulée (juillet 2017-juin 2018) qui ont concerné des capitalisations boursières supérieures à 1 milliard de dollars. Sur ces 200 campagnes, 68 ont visé des groupes de plus de 10 milliards, selon une étude de JPMorgan, qui cite en exemple la participation de Trian Fund Management dans Procter & Gamble. En plus de cibler des entreprises plus grandes, ces fonds se déploient davantage sur des entreprises non américaines, notamment en Europe où 13% des campagnes ont porté sur des capitalisations de 5 à 10 milliards.
Symbole. Le prix du crédit d’émission d’une tonne de CO2 a quasiment triplé depuis le début de l’année, pour dépasser les 20 euros. C’est précisément le prix à partir duquel les industries lourdes européennes et les centrales électriques (soit plus 11.000 installations produisant environ 40 % du volume total de CO2 émis) seraient encouragées, selon certaines analyses, à se tourner vers les énergies renouvelables. Des think tank comme Terra Nova ou Vertis tablent plutôt sur un cours entre 20 et 30 euros comme incitation. Depuis 2012, du fait de la distribution excessive de quotas par le système d’échanges de quotas ETS (Emission Trading System) européen, le cours ne dépassait pas 5 euros. Grâce à la réserve de stabilité sur laquelle un accord entre le Parlement et le Conseil européen a été trouvé en novembre 2017, l’Europe s’est remise en capacité de remplir sa promesse faite dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, c’est-à-dire réduire d’au moins 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport à 1990.
Six mois après son entrée en vigueur, la réglementation sur les marchés financiers paraît créer de nouveaux déséquilibres. Le Brexit promet d’ajouter aux perturbations.
Via une tribune dans le Wall Street Journal, les universitaires Thomas Gilbert et Christopher Hrdlicka (Université de Washington) rappellent que « quand vous achetez une action Apple, vous n’achetez pas simplement une société technologique (...), vous achetez également une des plus grandes sociétés de gestion : Braeburn Capital, entièrement détenue par Apple », et dont ce dernier soutient le hedge fund à hauteur de 115 milliards de dollars sur 244 milliards d’actifs. Mais les autres entreprises du S&P 500 ont croqué dans la pomme et géraient 1.600 milliards de dollars d’actifs financiers non liés à leur exploitation en 2012, dont 40% d’actifs à risque, et la plupart du temps sans valeur ajoutée par rapport aux indices.
Au Japon, l’écart de performance entre les grandes et les petites capitalisations n’a jamais été aussi important. « Depuis début 2000, les small-caps japonaises ont constamment surperformé les grandes capitalisations », note Aneeka Gupta, stratégiste chez WisdomTree qui relève que cette surperformance s’est faite avec une volatilité assez proche de 12,4% contre 10,9% pour les grandes capitalisations. Les petites capitalisations japonaises sont les moins chères au monde malgré un taux de croissance moyen annuel des bénéfices de 15% au cours des 12 dernières années.
Deutsche Bank est appelée à sortir de l’indice EuroStoxx 50 de la zone euro, montrent des documents consultés hier par Reuters, une exclusion qui marquerait une nouvelle étape dans la descente aux enfers de la première banque allemande. Ce changement surviendrait alors que Deutsche Bank cherche à rebondir après trois années consécutives de pertes, un brusque remaniement à sa direction, un abaissement de sa note de crédit par S&P et un échec aux tests de résistance de la Réserve fédérale américaine. Selon un porte-parole de Deutsche Börse, qui réévalue périodiquement la composition de cet indice, le remaniement sur la base des données à fin août sera rendu public le 24 septembre.
L’AMF alerte sur le risque d’influence sur les cours de bourse, constatant une « augmentation du nombre d’informations diffusées, sur internet et les réseaux sociaux », sur des émetteurs faisant l’objet de spéculation à la baisse, notamment par un volume de ventes à découvert important.
A l’issue du mois d’août, l’encours des fonds communs de placement espagnols s’inscrit à 274,49 milliards d’euros, en repli de 247,7 millions d’euros (-0,1%) par rapport au mois de juillet, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. Depuis le début de l’année, les actifs sous gestion affichent toutefois une progression de 4,3% par rapport à fin décembre 2017, soit un gain de 11,36 milliards d’euros.Sur le seul mois d’août, la collecte nette est ressortie très modestement à 87 millions d’euros, après 713 millions d’euros de flux nets entrants en juillet. A l’issue des huit premiers mois de l’année 2018, les souscriptions nettes s’élèvent à un peu plus de 12 milliards d’euros (12,088 milliards).
Deutsche Bank est appelé à sortir de l’indice EuroStoxx 50 de la zone euro, montrent des documents consultés par Reuters mardi, une exclusion qui marquerait une nouvelle étape dans la descente aux enfers de la première banque allemande. Ce changement surviendrait alors que Deutsche Bank cherche à rebondir après trois années consécutives de pertes, un brusque remaniement à sa direction, un abaissement de sa note de crédit par S&P et un échec aux tests de résistance de la Réserve fédérale américaine.
Dans le cadre de la révision de l’intégralité de ses fonds dédiés entamée en 2014 (environ 95% de son portefeuille global), la CAVAMAC souhaite lancer cette année un appel d’offres afin de sélectionner un dépositaire/valorisateur unique. L’opération aura notamment pour objectif de rationaliser les remontées d’informations financières des gestionnaires et «d’améliorer la transparisation des actifs en prévision de l’application du décret de certaines caisses de retraites des professions libérales en janvier 2019", nous indique Pierre Maxime Duminil, directeur de la CAVAMAC. La caisse de retraite souhaiterait par ailleurs se faire aider d’un consultant externe pour mener cet appel d’offres. Pour rappel, la CAVAMAC a récemment attribué un mandat sur les actions européennes et compte investir dans de nouvelles classes d’actifs à horizon 2019. Elle compte ainsi dédier une cinquantaine de millions d’euros à de la dette privée (3 à 4% des encours), 130 millions d’euros à des fonds immobiliers (10% des encours), et 80 millions d’euros à du high yield. Pour cette dernière classe d’actifs, qui a d’ailleurs fait l’objet d’un appel d’offres au mois de juin, les prestataires seront connus avant la fin de l’année. «Nous restons tout de même prudents, développe le directeur de l’institution, et avons fait le choix de nous limiter à du BB. Nous nous sommes en effet aperçus que le risque de défaut augmente considérablement sur le CCC». Les investissements en dette se porteront quant à eux sur des fonds ouverts paneuropéens. AB.
Les fonds communs de placement aux Etats-Unis sont dans une situation difficile depuis quelques années et le mois d’août n’a pas arrangé leur cas cette année, rapporte un éditorialiste du Wall Street Journal. Ainsi le 10 août, Fidelity Investments a procédé à des fractionnements sur certains de ses plus gros fonds, réduisant leurs prix par action par 10 tout en offrant aux investisseurs 10 fois plus d’actions - un geste qui laisse les actionnaires exactement là où ils étaient auparavant. Le 22 août, Harbour Capital Advisors, qui gère le Harbour International Fund de 20 milliards de dollars, a annoncé qu’elle allait verser entre 35% et 42% de la valeur liquidative du fonds en gains en capital -- laissant plusieurs de ses investisseurs avec une facture imposable colossale. Et le 27 août, la Securities and Exchange Commission a imposé des sanctions de 98 millions de dollars à plusieurs entreprises impliquées dans le Fonds de revenu tactique Transamerica, alléguant qu’elles n’avaient pas correctement testé la stratégie du fonds avant son lancement. Les sociétés d’investissement doivent revoir les règles du jeu si elles veulent regagner la confiance des investisseurs, estime l’éditorialiste Jason Zweig.