Le patrimoine financier mondial des ménages a augmenté l’an dernier de 12% en dollars pour s’établir à 201.900 milliards de dollars, selon le dernier rapport annuel Global Wealth 2018 sur la richesse mondiale publié ce 14 juin («Global Wealth 2018") par le cabinet de conseil BCG. Ce montant, qui représente 2,5 fois le PIB mondial. 2017 (81.000 milliards de dollars), se caractérise par le rythme de croissance annuelle libellé en dollar le plus rapide depuis cinq ans. Un rythme de croisssance qui a ainsi plus que doublé par rapport à la progression de 4% enregistré l’année précédente. Cette évolution a été favorisée pa la forte hausse des marchés dans les principales économies, avec une mention particulière pour les marchés d’actions, ainsi que pour les fonds d’investissement, ainsi que par le renforcement de la plupart des devises par rapport au dollar. En termes de classes d’actifs, 60% du patrimoine financier mondial, soit 121.600 milliards de dollars, a pris la forme d’actifs investissables, pour l’essentiel des actions, des fonds d’investissements, des dévises et dépôts, et des obligations, le reliquat de 80.300 milliards de dollars (40%) étant détenu sous forme d’actifs no investissables ou peu liquides comme de l’assurance-vie, des fonds de pension, et des actions dans des sociétés non cotées. Les fonds d’investissement ont enregistré une croissance de 23% l’an dernier, la plus importante parmi les différentes classes d’actifs. Les résidents nord-américains détiennent plus de 40% du patrimoine financier mondial, devant les résidents d’Europe occidentale (22%). L’Asie est la région du monde en plus forte croissance, avec une hausse de 19%. Si le rythme d’expansion actuel se poursuit sur les mêmes bases (tiré par les actions et les fonds d’investissement) au cours des cinq prochaines années, le patrimoine financier mondial pourrait enregistrer une croissance annuelle moyenne d’environ 7% en dollar entre 2017 et 2022, selon les experts du BCG. Le rythme de croissance future serait particulièrement significatif , de l’ordre de 11% d’ici à 2022, pour les fortunes de 20 à 100 millions de dollars. Compte tenu toutefois des incertitudes géopolitiques, la croissance du patrimoine financier mondial pourrait se limiter à environ 4% et, dans le pire des scénarios, tomber à moins de 1%.
France Invest, l’association des investisseurs pour la croissance (ex-Afic), a annoncé, hier, l’élection à l’unanimité de Dominique Gaillard à sa présidence pour un mandat de deux. Il succède ainsi à Olivier Millet.Actif depuis 28 ans dans le capital-investissement, Dominique Gaillard est président du directoire d’Ardian France. Il a rejoint la société à ses tout débuts en 1997 et dirige aujourd’hui les activités Buyout, Expansion, Croissance, Co-Investissement et Infrastructure. Il a été en particulier l’artisan du lancement de l’activité immobilière. Il a supervisé les levées de plus de 35 fonds pour un total de 20 milliards d’euros qui ont financé et accompagné plus de 400 PME et ETI françaises et européennes à des stades de développement divers. Il a intégré Charterhouse France en 1990 qu’il quitté en 1997 comme Membre du Directoire. Il a débuté sa carrière en 1986 chez Péchiney comme Directeur de la R&D, puis Directeur Marketing et Commercial de la filiale Comurhex.Dominique Gaillard a été administrateur de France Invest de juin 2011 à juin 2015, et vice-président et membre du bureau de l’association de juin 2013 à juin 2015. Pendant les 4 années de son mandat il a présidé la Commission Relations Investisseurs où il a contribué à enrichir le dialogue entre gérants et investisseurs institutionnels. Dominique Gaillard sera secondé dans sa mission par un nouveau bureau, organe de direction chargé de définir et de veiller à la mise en œuvre des choix stratégiques. Le nouveau bureau est composé de 3 Vice-Présidents et d’un trésorier, à savoir : Claire Chabrier, Antoine Le Bourgeois, Christophe Karvelis, et Paul Perpère, directeur général.En outre, l’Assemblée générale de France Invest a élu quatre nouveaux administrateurs : Marc Brière, Claire Chabrier, Dominique Gaillard, Antoine Papiernik, en remplacement de Luc Bertholat, Jérôme Faul, Olivier Millet et Caroline Rémus.
Unilever a douché hier l’espoir que le fabricant anglo-néerlandais de biens de consommation puisse rester coté au FTSE 100, l’indice de référence de la Bourse de Londres, après sa décision de réunir ses deux structures juridiques en une seule holding basée à Rotterdam. Unilever, qui possède actuellement une structure bicéphale avec une entité cotée au Royaume-Uni, Unilever PLC, et une autre cotée aux Pays-Bas, Unilever NV, a annoncé en mars son intention d'établir son siège unique aux Pays-Bas.
Après trois mois de décollecte, les fonds actions commercialisés en Suède ont enregistré en mai des souscriptions nettes de 7 milliards de couronnes suédoises, soit près de 700 millions d’euros, montrent les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds.La collecte a été tirée par les fonds actions monde (4,4 milliard de couronnes) et les fonds Amérique du Nord (1,5 milliard). En revanche, les fonds actions suédoises ont vu sortir 1,6 milliard de couronnes.Les fonds diversifiés ont également connu un joli mois de mai, avec des entrées nettes de 3,7 milliards de couronnes. En revanche, toutes les autres catégories de fonds sont dans le rouge. Au total, la collecte de mai s’élève à 7,2 milliards de couronnes suédoises. Depuis le début de l’année, les fonds suédois drainent 19,5 milliards.A fin mai, les encours des fonds suédois ressortaient à 4.233 milliards de couronnes suédoises, soit 417 milliards d’euros, dont environ 60 milliards en fonds actions.
Unilever a douché jeudi l’espoir que le fabricant anglo-néerlandais de biens de consommation puisse rester coté au FTSE 100, l’indice de référence de la Bourse de Londres, après sa décision de réunir ses deux structures juridiques en une seule holding basée à Rotterdam. Unilever, qui possède actuellement une structure bicéphale avec une entité cotée au Royaume-Uni, Unilever PLC, et une autre cotée aux Pays-Bas, Unilever NV, a annoncé en mars son intention d'établir son siège unique aux Pays-Bas.
Le meilleur indicateur de la confiance des investisseurs étrangers dans un pays sont les marchés actions. « Les achats d’obligations d’un pays par les non-résidents ne reflètent qu’un arbitrage entre le niveau des taux d’intérêt et la situation des finances publiques », jugent les économistes de Natixis. A cela s’ajoute l’avantage de détenir une monnaie de réserve qui attire des capitaux quelle que soit la situation économique. En revanche, les achats d’actions reflètent la perception de la situation économique globale du pays, de même que sa stabilité politique et financière. Si les investisseurs ont délaissé jusque-là les actions américaines en raison des politiques économiques menées par Donald Trump, leur positionnement évolue. Ils les surpondèrent pour la première fois depuis 15 mois selon la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch, les Etats-Unis étant la seule région offrant des perspectives favorables en matière de bénéfices.
Le groupe suisse UBS a renforcé l’an dernier sa place de numéro un mondial de la gestion de fortune. Selon le classement annuel publié le cabinet de conseil londonien Scorpio Partnership, UBS se maintient à la première place avec des actifs sous gestion de 2.403 milliards de dollars, devant ses rivaux nord-américains et européens. Le groupe suisse devance Morgan Stanley (2.223 milliards de dollars d’encours), Bank of America (2.206 milliards de dollars), Wells Fargo (1.899 milliards de dollars) et Royal Bank of Canada (907,9 milliards de dollars). Les acteurs américains occupent six des dix premières places, BNP Paribas, avec 436,7 milliards de dollars, se maintenant à la dixième place. Les gestionnaires de fortune ont profité de la bonne tenue des marchés financiers mais ils ont aussi réussi à attirer de nouveaux capitaux. Scorpio relève que la contribution de la collecte nette par rapport aux actifs gérés, qui avait stagné en 2016, a augmenté l’an dernier pour représenter 4,3% des encours des sociétés qui ont publié leurs données. L'étude souligne que les gestionnaires de fortune basés en Asie se sont particulièrement distingués l’an dernier avec une progression moyenne de leurs actifs sous gestion de 15,2%, contre 7,5% pour les acteurs européens et 13,8% pour ceux basés en Amérique. De nombreux gestionnaires de fortune basés en Asie ont continué de concentrer leurs activités dans la région l’an dernier. Dans plusieurs marchés émergents, les acquisitions stratégiques ont contribué à la croissance des encours. Bank of China, qui se retrouve pour la première fois dans les 25 plus importants acteurs de la gestion de fortune, a enregistré une progression à deux chiffres de ses encours pour la deuxième année consécutive. Scorpio relève par ailleurs que les coûts ont encore augmenté l’an dernier, avec une hausse d’un peu plus de 8% due pour beaucoup aux investissements technologiques. Malgré cette évolution, les revenus ont progressé encore plus vite, de 13,9% en moyenne, si bien que les bénéfices se sont accrus de plus de 25%. Les coefficients d’exploitation sont ainsi revenus à moins de 70% pour la première fois depuis 2007.
Dans un contexte de volatilité accrue sur les marchés financiers, la gestion active retrouve les faveurs des conseillers en gestion de patrimoine. Selon une étude de Natixis Investment Managers (Natixis IM), réalisée auprès de 2.775 conseillers financiers internationaux (dont 225 en France), 81% des CGP interrogés estiment en effet que le marché actuel est favorable à une gestion active. Ainsi, alors qu’ils affirmaient, lors de la dernière enquête menée en 20161, qu’ils envisageaient de ramener leurs investissements en gestion active à 63%, les conseillers ont finalement augmenté leurs allocations vers les stratégies actives de 68% en 2016 à 69%. Pour les conseillers français, l’augmentation est encore plus significative puisqu’elle passe de 64% à 74%, selon cette étude. « Ils expliquent que le choix des solutions passives est principalement motivé par leurs frais moins élevés, procurant aux investisseurs individuels un faux sentiment de sécurité », note Natixis IM.Pour 75% des conseillers français (80% au niveau mondial), la durée du marché haussier a rendu les investisseurs complaisants en matière de risque, et 72% pensent même que leurs clients n’ont pas conscience du risque encouru jusqu’à ce que celui-ci soit avéré dans leurs portefeuilles. « Cette tendance semble être en grande partie liée à leurs investissements passifs », souligne l’étude. De fait, pour 70% des conseillers français, les investisseurs individuels ne sont pas conscients des risques de la gestion passive, et 68% estiment que ce type de gestion leur procure un faux sentiment de sécurité. « La volatilité est revenue sur les marchés et les investisseurs doivent réapprendre à vivre dans l’incertitude, explique Mehdi Rachedi, directeur de la distribution externe France et Monaco chez Natixis IM, cité dans un communiqué. Pour naviguer à travers un tel environnement, il faut éviter de prendre des décisions d’investissement émotionnelles, mais surtout, il faut des approches actives de construction de portefeuille. »L’étude de Natixis IM met également en lumière la montée en puissance des investissements alternatifs auprès des CGP. Ainsi, 78% des conseillers français recommandent d’investir dans des investissements alternatifs pour améliorer la diversification des portefeuilles et réduire les niveaux de risque dans un environnement de marché de plus en plus volatil. En matière de diversification, les sondés privilégient surtout la gestion multi-alternative (48%), l’immobilier (39%) et les stratégies d’allocation d’actifs tactique globale (38%). Par ailleurs, afin de trouver des substituts aux instruments obligataires ou aux fonds en euros, le principal actif retenu pour procurer des revenus stables est l’immobilier (22%). Enfin, en matière de gestion de la volatilité, ils conseillent les stratégies « market-neutral » (28%) et « long-short » actions (16%).
Le « Brexit » va profondèment reconfigurer le paysage de la gestion d’actifs au Royaume-Uni. Selon le EY Brexit Tracker du cabinet EY (ex-Ernst & Young) – un outil qui analyse les déclarations publiques de 222 des plus grandes sociétés de services financiers au Royaume-Uni dont 57 gestionnaires d’actifs –, 39% des sociétés de gestion britanniques (soit 22 sur 57) envisagent ou ont confirmé leur intention de déménager certaines de leurs activités et/ou de leurs équipes en-dehors du Royaume-Uni. Sur les 57 sociétés de gestion analysés, 25% d’entres elles (soit 14 sociétés) ont confirmé leur nouvelle implantation. Dix sociétés ont ainsi choisi Dublin, les 4 autres ayant opté pour Luxembourg.Par ailleurs, 28% des gestionnaires d’actifs analysés (soit 16 sociétés sur 57) ont apporté, ou ont l’intention de le faire, des modifications réglementaires ou structurelles à leurs produits en raison du « Brexit ». Ces sociétés ont ainsi transféré les actifs de leurs clients du Royaume-Uni dans des fonds européens. Elles ont également lancé de nouveaux fonds à l’étranger ou ont créé des gammes de fonds à l’étranger via des sicav.Enfin, 23% des sociétés de gestion britanniques (soit 13 sur 57) ont annoncé avoir recruté de nouveaux collaborateurs depuis le référendum de juin 2016 en Europe ou au Royaume-Uni en conséquence directe du « Brexit ».« En termes de délocalisation des équipes, l’impact du Brexit dans le secteur de la gestion d’actifs semble moins prononcé que dans la banque d’investissement, nuance Gill Lofts, responsable de la gestion d’actifs et de fortune britannique chez EY, citée dans un communiqué. Toutefois, ces mouvements sont inévitables et, comme prévu, Dublin et Luxembourg semblent être les principaux bénéficiaires. » Pour la responsable du cabinet de conseil, « il y aura toutefois des changements structurels majeurs en matière de produits et de distribution pour permettre aux sociétés de gestion de continuer à servir leurs clients », ajoute-t-elle. Pour autant, « malgré les perturbations et l’obligation d’investir dans les activités, l’industrie semble prudemment optimiste quant à son potentiel de croissance », avance Gill Lofts. « Les sociétés semblent davantage vouloir augmenter leurs effectifs plutôt que de les diminuer, ce qui peut être considéré comme un signe positif, mais ce qui souligne aussi que l’accès aux talents restera primordial une fois que le Royaume-Uni quittera l’Union européenne », conclut-elle.
Selon le classement mondial des gestionnaires d’actifs de Investment & Pensions Europe, repris par Les Echos, les français Amundi et Natixis ont gagné deux places cette année pour atteindre respectivement les 9éme et 14éme rangs. Comgest (de la 272éme à la 253éme place) et DNCA (de la 281éme à la 261éme place) ont également réussi à imposer leur marque, se distinguant régulièrement pour leurs performances. Deux autres belles progression sont à souligner : celle de Rothschild AM qui gagne 25 places pour s’installer au 166éme rang et de La Française qui grimpe de 7 places pour s’imposer au 168éme rang. La boutique Sycomore AM fait également une entrée remarquée (375e place) au classement des 400 plus gros asset managers mondiaux, indique Les Echos. Pour sa part, Oddo BFH AM réalise une progression impressionnante de 35 places et se classe désormais au 181éme rang. A l’inverse, Carmignac recule de 8 places pour se retrouver au 186éme. Quant à Lyxor AM, la filiale de la Société Générale recule de 10 places au 122éme rang.
Le nombre de Plans d'épargne en actions (PEA) en France détenus par des particuliers est remonté à la fin de l’année 2017. Ainsi, il était de 4,24 millions à la fin du quatrième trimestre 2017 contre 4,07 millions au troisième trimestre 2017, indique des chiffres de la Banque de France, soit une hausse d’un peu plus de 4%. Pour rappel, en 2014, plus de 4,8 millions de Français détenaient un PEA. Depuis cette date, leur nombre n’a quasiment jamais cessé de diminuer. La bonne tenue des marchés financiers au quatrième trimestre semble avoir convaincu certains particuliers de se mettre à la Bourse dans un cadre fiscal avantageux. Les encours totaux sont toutefois en progression moins dynamique puisqu’ils sont passés de 92,26 milliards d’euros à 92,77 milliards (+0,5%). Le nombre de PEA-PME a quant à lui progressé de plus de 7,4%, passant de 65.529 à 70.409 en un trimestre. Son encours est aussi en hausse (+6,6%) à 1,17 milliard fin décembre contre 1,1 milliard trois mois plus tôt.
L’actualité cette semaine a surtout été marquée par des infos « people ». On notera ainsi l’exclu de NewsManagers sur la démission d’une partie de l’équipe taux Europe de BNP Paribas Asset Management, dont celle d’un de ses piliers en la personne de Patrick Barbe ; l’info de L’Agefi Hebdo sur la nomination d’Olivier Dubost de Cadalvène pour prendre la tête des activités de DWS en France. Un pays où le patron de DWS, Nicolas Moreau, estime que la société de gestion allemande « n’est pas encore à la place à laquelle nous souhaiterions être en termes d’encours ». Ont été aussi annoncés cette semaine l’arrivée de Bertrand du Guerny comme directeur général du fonds Emergence ; le départ de Pimco de Bettina Mazzocchi-Mallarmé pour rejoindre BlackRock France ; le prochain départ de Jean-Marc Didier de la direction de FIL Gestion; la nomination de Jean-François Bay en tant que directeur général de Quantalys; et surtout, l‘accession au poste prestigieux de Chef économiste de l’OCDE par Laurence Boone, actuelle Chef économiste du groupe Axa.Les fonds ont encore des progrès à faire côté réglementation : selon Better Finance, au moins 30% des principaux fonds Ucits actifs enfreindraient les règles de transparence. Enfin, notons la prise de participation par Idinvest et Allianz dans la plateforme de prêts participatifs Lendix et l’acquisition de la fintech Intelliflo par Invesco au Royaume-Uni.
Warren Buffett, PDG de Berkshire Hathaway, et Jamie Dimon, patron de JPMorgan, appellent les entreprises à ne plus annoncer d’objectifs pour leurs résultats trimestriels afin de sortir de la vision à court terme des marchés financiers qui nuit selon eux à l’activité économique. La pression pour atteindre à tout prix les estimations de résultats à court terme a contribué à la chute de bon nombre d’entreprises cotées, écrivent-ils dans un article publié mercredi soir par le Wall Street Journal. Pour autant, Warren Buffet et Jamie Dimon disent ne pas s’opposer aux publications trimestrielles qui assurent la transparence des entreprises cotées.
L’ISR de conviction a enregistré des souscriptions nettes de 1 milliard d’euros au premier trimestre de cette année, soit 20 % de la collecte du marché ISR global, qui s’est élevée à 4,9 milliards d’euros, montrent l’indicateur Novethic de l’ISR de conviction, qui réunit les fonds commercialisés en France et accessibles aux particuliers qui proposent les portefeuilles les plus impactés par l’évaluation ESG des émetteurs et de leurs activités. Dans le même temps, leurs encours sont en hausse de 9,3 % sur le trimestre, contre 2,4 % pour l’ensemble des fonds ISR.Le podium de l’ISR de conviction reste dominé par BNP Paribas (6 milliards d’euros) et Pictet AM (5,6 milliards d’euros). La Banque Postale AM fait son entrée en sixième position du Top 10 grâce au passage de 9 de ses fonds actions en ISR de conviction.Enfin, la palme d’or de la collecte revient au fonds Sycomore Sélection Responsable qui, avec plus de 248 millions d’euros de collecte, représente un quart des souscriptions ISR de conviction.
Le Pôle Finance Innovation fait évoluer sa gouvernance et annonce plusieurs nominations. Laurent Fléchet, directeur général délégué du groupe Primonial en charge des activités immobilières, est ainsi nommé vice-président de la filière immobilière. Il succède à Guy Marty, qui devient vice-président pour la recherche et la prospective. Jacques Richier, président directeur général d’Allianz France, est nommé vice-président pour la filière de l’assurance. Il succède à Antoine Lissowski, directeur général adjoint de CNP Assurances, en charge de la direction financière.Laurent Fléchet, nouveau membre du comité exécutif, veillera à établir un pont entre l’immobilier et les innovations digitales, comme la blockchain et l’intelligence artificielle. «Je suis très honoré de rejoindre le Pôle Finance Innovation qui accompagne très concrètement de nombreuses start-up à faire leurs premiers pas et à se développer, déclare -t-il. Je suis convaincu que l’immobilier est un secteur privilégié où notre pays peut montrer l’exemple en matière d’innovation», a déclaré Laurent Fléchet, cité dans un communiqué.A ce jour, le Pôle Finance Innovation, qui mène depuis sa création en 2007 des actions concrètes pour faciliter la création et le développement de projets innovants dans le secteur financier, a labellisé plus de 600 start-up françaises. Ce label leur permet de bénéficier d’un ensemble de services et de soutien, tels que des journées d’intervention offertes par des acteurs majeurs du conseil, des rencontres avec des investisseurs et des clients, des échanges entre fintechs, une présence préférentielle sur les réseaux sociaux du Pôle.Le comité exécutif de Finance Innovation est présidé par Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, et compte un vice-président par filière : -Jean-Louis Bancel, président, Crédit Coopératif, pour l’économie sociale et solidaire,-Muriel Faure, membre du conseil d’administration de l’AFG, pour la gestion d’actifs, -Laurent Fléchet, directeur général délégué, groupe Primonial, pour l’immobilier-Bernard Gainnier, président, PWC France et Afrique, pour les métiers du chiffre et du conseil, -Ronan Le Moal, directeur général, Crédit Mutuel Arkéa, pour la banque, -Guy Marty, président d’honneur de l’IEIF, pour la recherche et la prospective,-Albert Ollivier, conseiller Comité de direction, Caisse des Dépôts, pour le financement des entreprises, -Jacques Richier, président directeur général, Allianz France, pour l’assuranceAinsi qu’Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, et Joëlle Durieux, directrice générale du pôle, qui l’anime depuis l’origine et le représente à l’international.
Le marché italien du private equity et du venture capital conserve des rendements à deux chiffres, rapporte Il Sole 24 Ore. En 2017, selon une étude de KPMG et l’AIFI, le rendement brut des 91 désinvestissements étudiés a été de 12,5 %, en légère baisse par rapport à 2016 (14,5 %). Le nombre d’opérateurs ayant participé à l’étude reste constant à 39, mais le nombre de désinvestissement a augmenté de 42 %. L’étude montre que sur 2008-2017, les opérateurs de private equity ont investi environ 21 milliards d’euros en Italie.
Au cours du premier trimestre 2018, les fonds européens Ucits et AIF ont enregistré une collecte nette de 222 milliards d’euros, contre 189 milliards d’euros au quatrième trimestre 2018, selon des chiffres compilés par l’Efama, l’association européenne des fonds et de la gestion d’actifs.A eux seuls, les fonds Ucits ont totalisé 171 milliards d’euros de souscriptions nettes au premier trimestre, après 170 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017. Dans le détail, les fonds Ucits de long terme ont réalisé une collecte nette de 173 milliards d’euros à l’issue des trois premiers mois de l’année 2018. Les fonds actions Ucits se sont taillés la part du lion, avec 85 milliards d’euros de flux nets entrants sur ce premier trimestre 2018, contre 56 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017. Les fonds multi classes d’actifs Ucits n’ont pas démérité, captant 58 milliards d’euros de souscriptions nettes au cours du premier trimestre 2018, après 54 milliards d’euros au quatrième trimestre. En revanche, les fonds obligataires Ucits n’ont pas eu les faveurs des investisseurs, attirant 27 milliards d’euros de flux nets au premier trimestre 2018, contre 75 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017.En parallèle, les fonds monétaires Ucits ont subi une décollecte nette de 2 milliards d’euros au premier trimestre 2018, après déjà 3 milliards d’euros de sorties nettes au quatrième trimestre 2017.Au cours du première trimestre 2018, les cinq principaux pays collecteurs nets sont le Luxembourg (67,9 milliards d’euros), la France (32,9 milliards d’euros), l’Irlande (28,4 milliards), l’Espagne (10,1 milliards) et, enfin, la Suisse (9,4 milliards d’euros). Les autres grands pays européens n’ont pas démérité, le Royaume-Uni enregistrant 7,3 milliards d’euros de flux nets entrants tandis que l’Allemagne affiche une collecte nette de 5,3 milliards d’euros à l’issue de ce premier trimestre 2018. En outre, l’Efama note que l’appétit des investisseurs pour les ETF ne se dément pas. De fait, la collecte nette des ETF Ucits ressort à 23,3 milliards d’euros à l’issue du premier trimestre 2018, contre 9 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017. « La collecte nette des ETF Ucits au premier trimestre 2018 représentent 13,5% de la collecte nette totale des fonds Ucits », souligne l’Efama.Par ailleurs, la collecte nette des fonds AIF (fonds d’investissement alternatif) est ressortie à 51 milliards d’euros à l’issue du premier trimestre 2018, contre 19 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017, note l’Efama.A l’issue du premier trimestre 2018, les encours totaux de fonds européens ont diminué de 0,5% par rapport à fin 2017 pour s’établir à 15.541 milliards d’euros. Les actifs sous gestions des fonds Ucits ressortent à 9.669 milliards d’euros à fin mars 2018, en recul de 0,6% par rapport à fin 2017. Pour leur part, les encours des fonds AIF s’inscrivent à 5.872 milliards d’euros à fin mars 2018, en baisse de 0,4% par rapport à fin décembre 2017.
Warren Buffett, PDG de Berkshire Hathaway, et Jamie Dimon, patron de JPMorgan, appellent les entreprises à ne plus annoncer d’objectifs pour leurs résultats trimestriels afin de sortir de la vision à court terme des marchés financiers qui nuit selon eux à l’activité économique. La pression pour atteindre à tout prix les estimations de résultats à court terme a contribué à la chute de bon nombre d’entreprises cotées, écrivent-ils dans un article publié mercredi soir par le Wall Street Journal. « Par expérience, nous savons que les indications sur les performances trimestrielles conduisent à une fixation malsaine sur les profits à court terme au détriment de la stratégie et de la croissance de long terme », déplorent-ils.