Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos, Yves Perrier, directeur général d’Amundi, estime que « le Brexit et la nouvelle doctrine ‘America First’ des Etats-Unis mettent l’Union européenne au pied du mur ». « Au-delà des soubresauts politiques dans chaque pays, l’Union européenne est confrontée à un défi majeur, celui de s’affirmer comme une puissance dans un monde dont le centre de gravité se déplace de l’ouest à l’est, précise-t-il. L’Union européenne a d’abord été construite comme un grand marché. Le contexte actuel nécessite qu’elle recentre son action pour apporter des solutions concrètes aux enjeux clefs sur lesquels elle peut réellement avoir une valeur ajoutée : la maîtrise des flux migratoires, le soutien au développement économique des pays et régions à la « traîne », une politique commerciale qui vise à renforcer les acteurs européens face aux Etats-Unis mais aussi la Chine. »Interrogé sur la recomposition du paysage financier européen deux ans après le Brexit, Yves Perrier rappelle que pour l’industrie de la gestion d’actifs, la principale question en suspens est celle de la délégation. « Les gestionnaires d’actifs ayant des fonds domiciliés dans l’Union européenne ne savent s’ils pourront continuer à déléguer leur gestion à des entités situées hors d’Europe, évoque le patron d’Amundi. Le plus probable est que l’Esma laisse à chaque pays la possibilité d’apprécier la situation, mais il n’est pas exclu qu’elle donne des directives précises à chaque pays pour durcir les conditions de mise en œuvre. » Pour autant, il estime que « Londres restera une place financière forte ». « Cependant, tant les banques de financement et d’investissement que les sociétés de gestion vont renforcer leurs équipes en Europe continentale pour être plus proches de leurs clients », ajoute-t-il.Enfin, interrogé sur la réforme de l’épargne-retraite dans le cadre de la Loi Pacte, Yves Perrier y voit une « avancée importante, à la fois sur l’épargne retraite et sur l’actionnariat salarié ». « Il existe aujourd’hui de nombreux produits individuels ou collectifs (PERP, Madelin, Perco, Pere) mais l’épargne retraite reste limitée à seulement 200 milliards d’euros, observe le dirigeant. La loi Pacte harmonise, simplifie et rend ces produits transférables entre eux, donc plus attractifs. » Il juge, par ailleurs, que « la liberté totale de sortie à l’âge de la retraite en capital ou en rente – une nouveauté pour le PERP – est une excellente nouvelle ». Toutefois, il attend que « la fiscalité annoncée, notamment sur les versements volontaires déductibles de l’impôt sur le revenu soit confirmée par le projet de loi de finances ». « Enfin, nous suivrons ce qui va se décider au niveau européen avec le nouveau produit d’épargne retraite européen, le PEPP, actuellement en discussion au Parlement européen », conclut Yves Perrier.
Amboise a finalement obtenu le visa de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour son offre volontaire sur le capital d’Altamir, a indiqué la société dans un communiqué publié hier. Des investisseurs avaient récemment spéculé sur l’issue de cette procédure. «Le calendrier de l’offre sera déterminé par l’Autorité des marchés financiers», précise Altamir dans son communiqué.
Au cours du mois de mai, le secteur britannique de la gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 2,13 milliards de livres, après une décollecte nette de 6,4 milliards de livres en avril, selon des données publiées par The Investment Association, l’association britannique de la gestion d’actifs. Cette collecte nette a été principalement tirée par la clientèle de particuliers (« retail »), totalisant 1,9 milliard de livres de souscriptions nettes, après 2,36 milliards de livres en avril. La clientèle institutionnelle a renoué avec une collecte nette positive, affichant 229 millions de livres de flux nets entrants, après 8,76 milliards de livres de sorties nettes en avril.Sur le segment des particuliers, la collecte nette s’est majoritairement orientée vers les fonds de la catégorie « autres », avec 667 millions de livres de souscriptions nettes. Cette catégorie comprend les fonds « Targeted Absolute Return », « Volatility Managed » ou encore les fonds « Protected ». Les fonds diversifiés ne sont pas en reste, avec une collecte nette de 572 millions de livres au cours du mois de mai. Pour leur part, les fonds obligataires n’ont pas démérité, attirant 360 millions de livres de flux nets entrants. Enfin, les fonds actions et les fonds monétaires affichent respectivement une collecte nette de 264 millions de livres et 62 millions de livres. Seuls les fonds immobiliers sont en territoire négatif, avec une décollecte nette de 19 millions de livres.A la fin du mois de mai 2018, le secteur britannique de la gestion d’actifs affiche 1.232 milliards de livres d’actifs sous gestion, contre 1.212 milliards de livres à fin avril 2018.
Dans le sillage des semaines précédentes, le troisième trimestre a débuté par de nouveaux dégagements sur les fonds d’actions européennes et émergentes. La confiance des investisseurs est mise à mal par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, la hausse des prix du pétrole et la remontée des taux d’intérêt américains. Avec les sorties enregistrées durant la semaine au 4 juillet, les fonds d’actions européennes et les fonds d’actions émergentes affichent des flux nets négatifs de respectivement 24 milliards de dollars et 13 milliards de dollars sur les huit dernières semaines, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Cela dit, les célébrations de l’Independance Day aux Etats-Unis ont contribué à accentuer la prudence des investisseurs. Les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues ont bouclé la semaine sur des sorties nettes hebdomadaires de seulement 0,3 milliard de dollars (après des sorties massives de 29,7 milliards de dollars la semaine précédente) tandis que les fonds obligataires, toutes catégories confondues, enregistraient des entrées nettes de seulement 0,2 milliard de dollars. Les investisseurs ont continué de réduire leur exposition aux fonds d’obligations high yield et aux fonds d’obligations émergentes.
La part des engagements retraites se monte à 8 % dans les capitaux propres des groupes du CAC 40, En moyenne, 6 % de leur résultat est consacré au financement du coût des engagements retraite
L’opérateur boursier Euronext a annoncé hier avoir enregistré un volume quotidien moyen de transactions de 8,82 milliards d’euros sur ses marchés au comptant en juin dernier, soit une hausse de 2,1% par rapport à juin 2017 et une augmentation de 3,5% d’un mois sur l’autre. Le volume moyen sur les fonds indiciels cotés ETF est ressorti à 248 millions d’euros en juin, en hausse de 8% sur un an mais en baisse de 9,3% par rapport au mois précédent. Sur le marché des dérivés, les transactions ont porté en moyenne sur 582.375 contrats chaque jour, soit une baisse de 24,3% sur un an et de 9,7% sur un mois. Au cours du mois écoulé, sept sociétés se sont introduites sur Euronext, dont Adyen, la plus importante introduction d’une «licorne» européenne depuis cinq ans, a indiqué le groupe paneuropéen. L’ensemble de ces opérations a permis aux sociétés concernées de lever plus de 1 milliard d’euros.
L’indice des fonds alternatifs au format Ucits publié par Analytical Research AG a enregistré une performance négative de 0,67% au mois de juin. Sur les six premiers mois de l’année, l’indice affiche un rendement négatif de 1,10%.Durant le mois sous revue, seules deux composantes de l’indice ont terminé en territoire positif, l’indice event-driven (°0,34%) et l’indice CTA (+0,08%). Les autres indices ont cédé entre 0,32% (volatilité) et 2,70% (marchés émergents). Sur les six premiers mois de l’année, l’indice CTA affiche la plus mauvaise performance, avec une perte de près de 4%, devant l’indice marchés émergents (-2,94%). A noter par ailleurs que l’indice des fonds de fonds alternatifs a cédé 0,59% au mois de juin et 1,33% sur les six premiers mois de l’année.
Les tensions politiques en Europe sont manifestement passées par là. Les ETF/ETP cotés en Europe ont enregistré au mois de mai une collecte nette de 2,89 milliards de dollars, un montant inférieur de plus de 77% par rapport aux 12,7 milliards de dollars de flux nets positifs du mois de mai 2017, selon des statistiques communiquées par le spécialiste du marché ETFGI. Sur les cinq premiers mois de l’année, la collecte s'élève à seulement 27,4 milliards de dollars, contre 35,4 milliards de dollars entre janvier et mai 2017. Les encours des ETF/ETP s’inscrivaient à 820 milliards de dollars à fin mai contre 802 milliards de dollars à fin 2017.Les seuls ETF/ETP dédiés aux actions ont attiré 2,07 milliards de dollars en mai, ce qui porte porte la collecte des cinq premiers mois de l’année à 23,7 milliards de dollars, contre 32,6 milliards de dollars entre janvier et mai 2017. Les produits dédiés à l’obligataire ont affiché des sorties de 714 millions de dollars, si bien que la collecte depuis le début de l’année ressort à seulement 4,2 milliards de dollars contre 12,4 milliards de dollars sur les cinq premiers mois de 2017.
Plus de la moitié (53%) des investisseurs interrogés s’attendent à ce que le montant global investi dans les ETF obligataires atteigne 1.600 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2020, soit une hausse de 167% par rapport aux encours de 2016, selon un nouveau sondage réalisé auprès d’investisseurs institutionnels et gérants de fortune pour le compte de Tabula, un nouveau fournisseur d’ETF obligataires en Europe créé par Michael John Lytle, un ancien de Source.Il existe actuellement environ 400 ETF obligataires listés en Europe. Néanmoins, 64% des investisseurs interrogés prévoient qu’il y en aura plus de 500 d’ici 2020. Environ 17% pensent que ce nombre sera entre 750 et 1000 et 9% croient qu’il y en aura plus de 1000.Les raisons qui expliquent cette croissance sont, selon les investisseurs institutionnels et les gérants de fortune : les faibles coûts pour 67%, la facilité d’accès aux marchés pour 52% et enfin la transparence et la liquidité intra-day pour 24%.Par ailleurs, les résultats dévoilent que les flux sur les ETF obligataires devraient augmenter. Actuellement, environ 23% des actifs investis en ETF sont exposés au marché obligataire. L’année dernière les ETF obligataires représentaient 26% des flux ETF. 43% des investisseurs sondés s’attendent à ce qu’ils soient supérieurs à 30% en 2020 et seulement 22% pensent qu’ils seront plus faibles que l’année dernière.
Les particuliers ne semblent pas avoir pris pleinement conscience de l’importance du coût de la vie après le départ en retraite. Tel est le principal enseignement du Schroders Global Investor Study 2018, une étude réalisée par la société de gestion Schroders avec Research Plus auprès de 22.000 investisseurs dans 30 pays. De fait, les particuliers s’attendent à consacrer en moyenne 34% de leur revenu de retraite aux dépenses de subsistance de base (nourriture, vêtements, logement), « mais la réalité pour les retraités est qu’ils ont besoin de près de 50% de leur revenu pour assumer ces dépenses », observe l’étude. Ainsi, 15% des retraités dans le monde déclarent ne pas disposer d’un revenu suffisant pour vivre confortablement à la retraite. En France, ce taux atteint même 20%, soit un niveau largement supérieur à la moyenne mondiale mais aussi européenne (14%). En parallèle, 43% de tous les retraités indiquent qu’un peu plus de revenu serait utile, tandis que 42% ont déclaré avoir un revenu suffisant pour vivre confortablement à la retraite. En France, 36% seulement des retraités estiment avoir un revenu suffisant. « Les personnes âgées de 55 ans et plus qui s’approchent de la retraite risquent globalement de tomber de haut en raison de leurs anticipations trop élevées concernant leur futur revenu de retraite, note l’étude. Les retraités reçoivent un revenu de retraite inférieur à ce que les personnes qui approchent de la retraite s’attendent actuellement à percevoir. »De fait, à l’échelle mondiale, le niveau de revenu que les personnes âgées de plus de 55 ans estiment nécessaire pour vivre confortablement à la retraite dépasse le revenu perçu par les retraités de 13% en moyenne. Concrètement, ils prévoient qu’ils auront besoin de 74% de leur salaire ou de leur revenu actuel en moyenne pour vivre confortablement à la retraite. Or, « en réalité, les retraités du monde entier reçoivent, en moyenne, 61% de leur salaire final chaque année », avance l’étude. Cette différence est particulièrement prononcée en Asie où les actifs de plus 55 ans estiment avoir besoin de 76% de leur revenu actuel pour mener une retraite confortable alors que les retraités indiquent percevoir seulement 59% de leur dernier salaire en moyenne, soit un écart de 17%. En Europe, les actifs de plus de 55 ans pensent avoir besoin de 72% de leur revenu actuel pour vivre confortablement à la retraite alors que les retraités de plus de 55 ans indiquent percevoir 63% de leur dernier revenu, soit un écart 9%. En France, cet écart est nettement plus important : les actifs de plus de 55 ans jugent avoir besoin de 78% de leur revenu pour mener une retraite confortable alors que les retraités de plus de 55 ans disent percevoir 61% de leur dernier revenu, soit un écart de 17% !La disparité dans la perception des dépenses de subsistance est plus prononcée dans les Amériques où, en moyenne, les personnes non retraitées s’attendent à consacrer 32% de leur revenu annuel aux dépenses de subsistance. Au lieu de cela, le coût de la vie de base dans les Amériques représente 53% des revenus des retraités. En France, les non retraités prévoient de dépenser 30 % de leur budget à ces dépenses de subsistance, alors qu’en réalité les retraités y allouent 46% de leur revenu. « Le fait que les particuliers sous-estiment la proportion de leur revenu de retraite qui devra être affectée aux dépenses de subsistance de base et le montant dont ils auront besoin pour vivre confortablement à la retraite constitue un réel danger, en particulier dans le contexte actuel de faibles rendements et d’inflation croissante », juge Lesley-Ann Morgan, directrice mondiale de l’expertise retraite chez Schroders, citée dans un communiqué.Les retraités du monde continuent toutefois d’investir et d’épargner de façon significative, souligne l’étude de Schroders. A l’échelle mondiale, ils allouent ainsi 19% de leur épargne-retraite totale à des investissements. En revanche, les actifs ne prévoient d’investir que 9% de leur épargne-retraite ! Sur cet aspect, les Français interrogés sont en ligne avec la moyenne mondiale, puisque 20% des retraités allouent leur épargne-retraite à des investissements tandis que 8% seulement des actifs envisagent des investissements. Cependant, la répartition de l’allocation des retraités français est différente de la moyenne européenne et mondiale : les Français allouent en effet 11% de cette épargne à des dispositifs d’héritage pour leur bénéficiaire contre 7% en moyenne en Europe et dans le monde.Dans un tel contexte, quelle que soit la région du monde, en moyenne, les actifs estiment qu’ils devraient épargner 2% de plus de leur revenu actuel en vue de leur retraite que ce qu’ils épargnent actuellement afin de se garantir un niveau de vie confortable une fois retraités. Au sein des pays européens, les personnes interrogées estiment qu’elles auront besoin de 3% de moins que ce que visent les Asiatiques ou les citoyens du continent américain, en moyenne.
A partir des travaux du consultant FinFees, le régulateur a permis de confirmer les solutions les plus intéressantes pour les sociétés de gestion soumises ou pas à MIF 2.
L’avenir s’annonce sous les meilleurs auspices pour les fonds indiciels (ETF) adoptant une approche ESG. Tel est le principal enseignement d’une enquête réalisée par State Street Global Advisors, en partenariat avec PollRight, auprès de 45 investisseurs institutionnels et gérant de fortune. Ainsi, 83% des investisseurs institutionnels et des gérants de fortune anticipent une augmentation des flux vers les ETF intégrant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) entre 2018 et 2023. Mieux, 25% d’entre eux anticipent même une augmentation très importante de ces flux.Pour 63% des personnes interrogées, cette croissance sera surtout la conséquence de la demande accrue des investisseurs. Deuxième facteur cité par 28% des sondés : l’augmentation globale de la demande en faveur de stratégies ESG. Par ailleurs, 25% des participants pensent que la demande en faveur des ETF ESG sera alimentée par les réformes réglementaires qui rendent ces stratégies plus attrayantes. Interrogés sur les exclusions qui pousseraient les investisseurs à se tourner vers les ETF ESG, 61% mentionnent les fabricants d’armes et 44%, les entreprises intervenant dans le secteur des combustibles fossiles. Une proportion identique de participants a également mentionné les entreprises qui réalisent des tests sur les animaux. De même, interrogés sur les inclusions qui pourraient inciter les investisseurs à sélectionner des ETF ESG, 66% citent les énergies durables et 3 % la protection de l’habitat naturel. Plus d’un sondé sur quatre (26%) se dit également prêt à investir dans un ETF s’il met l’accent sur le concept de diversité. « Cela fait un moment que les fournisseurs d’indices et d’ETF manifestent un vif intérêt pour la gestion ESG, note Rory Tobin, responsable mondial des ETF chez State Street Global Advisors. En revanche, les clients n’ont pas vraiment eu voix au chapitre dans ce débat sur les ETF ESG. Nous savons que les critères ESG privilégiés par les clients peuvent varier et qu’il manque encore une méthodologie pour déterminer avec précisions les critères que les clients recherchent dans les ETF ESG. Les résultats de cette enquête montrent qu’il existe un large panel d’adeptes de la gestion ESG et que des progrès sont encore nécessaires pour trouver un consensus chez les clients et définir les bonnes pratiques du secteur. »
Interrogée sur ce qui pourrait déclencher une nouvelle crise financière, Janet L. Yellen, l’ancienne présidente de la Fed, a indiqué lors de l’Amundi World Investment Forum que différents chocs pouvaient survenir, mais elle a cité en premier lieu « la politique commerciale ». Dans une interview réalisée par Amundi en marge de la conférence, celle qui a en début d’année cédé sa place à Jerome Powell précise qu’elle ne soutient pas la politique commerciale de Donald Trump. Elle pense qu’elle sera préjudiciable à l’économie américaine et mondiale.Janet Yellen estime toutefois que « nous sommes mieux armés aujourd’hui si une nouvelle crise survenait ». Pour elle, « notre système bancaire est plus sûr, les fonds propres plus importants et nous avons plus de liquidité ». De plus, le système financier est moins endetté.Concernant l’économie, l’ancienne responsable de la Fed s’est dit « surprise qu’il n’y ait pas une pression plus forte sur les salaires et l’inflation compte-tenues des tensions sur le marché de l’emploi ». Selon elle, il est « possible que la productivité augmente comme dans la seconde moitié des années 90 », mais elle ne « parierai pas dessus ». Par ailleurs, elle a indiqué qu’il « existe un consensus parmi les analystes, les économistes et les recherches également, qui suggère que le nouvel équilibre pour les taux d’intérêt court terme sera autour de 1 % plutôt que 2 ou 2,5 % ».Enfin, Janet Yellen a reconnu que « l’indépendance de la Fed a souvent été menacée dans le passé, même si cela ne s’est pas concrétisé ». Et d’ajouter : « cela reste une préoccupation pour les acteurs sur les marchés ».
A l’approche de la fin du mois de juin, les investisseurs ont continué d’ajuster leurs portefeuilles, notamment leur exposition actions, pour tenir compte du resserrement progressif de la politique monétaire de la Réserve fédérale, de la hausse des prix du pétrole, des tensions commerciales persistantes et des aléas politiques et sociaux en Europe et ailleurs dans le monde, notamment en Amérique latine. Résultat, la Bérézina pour les actions. Durant la semaine au 27 juin, les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont affiché des sorties nettes de 29,7 milliards de dollars, les deuxièmes sorties nettes les plus importantes jamais enregistrées sur une semaine, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch, qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.Dans le détail, les fonds d’actions américaines ont subi des rachats d’un peu plus de 24 milliards de dollars, le troisième montant le plus élevé jamais enregistré. Les fonds d’actions européennes ont poursuivi sur la lancée des semaines précédentes, avec des sorties nettes de 3,9 milliards de dollars, enregistrant ainsi une seizième semaine consécutive de flux nets négatifs. Les rachats ont été plus marqués durant la semaine écoulée sur les fonds français et allemands. Même tendance sur les fonds d’actions émergente qui subissent des sorties nettes de 3,1 milliards de dollars. Les fonds d’actions japonaises ont en revanche bénéficié de souscriptions nettes significatives de 2,6 milliards de dollars.La situation est plus contrastée du côté obligataire avec une semaine qui se solde par une collecte modeste de 0,7 milliard de dollars. Les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement, a priori gage de sécurité, ont attiré près de 3 milliards de dollars. En revanche, les fonds de dette émergente ont subi des sorties nettes de 3,2 milliards de dollars, les plus importantes depuis le milieu du quatrième trimestre 2016. Les fonds d’obligations à haut rendement ont connu leur huitième semaine consécutive de sorties nettes, pour un montant de 2 milliards de dollars.