Les fonds communs de placement en actions, obligations et crédit ont tous subi des décollectes importantes la semaine dernière, tandis que les fonds monétaires ont connu les entrées les plus importantes jamais enregistrées, à 137 milliards de dollars, selon les chiffres EPFR repris par Barclays. Les fonds d’actions monde ont enregistré d’importantes sorties, de 4,7 milliards, tandis que les fonds de crédit high yield américain et euro ont enregistré respectivement 6,9 milliards et 2,3 milliards de sorties. «Les fonds obligataires mondiaux ont enregistré des sorties de capitaux de 25,9 milliards, (...)ce qui a probablement contribué à l’aggravation des conditions de liquidité», note la banque britannique.
L’Italie et l’Espagne ont interdit les ventes à découvert sur des dizaines de titres après la dégringolade historique des marchés actions européens jeudi. Le régulateur espagnol a annoncé jeudi soir que l’interdiction s’appliquerait à 69 titres. En Italie, l’interdiction s’appliquera à 85 titres. De nombreux pays avaient interdit les ventes à découvert à divers niveaux pendant les crises de 2008 et 2010.
L’Italie et l’Espagne ont interdit les ventes à découvert sur des dizaines de titres après la dégringolade historique des marchés actions européens jeudi. Le régulateur espagnol a annoncé jeudi soir que l’interdiction s’appliquerait à 69 titres, recoupant toutes les actions liquides dont le cours a reculé jeudi de plus de 10%, et toutes les actions non liquides dont le cours a chuté de plus de 20%. En Italie, l’interdiction s’appliquera à 85 titres.
Les fonds communs de placement en actions, obligations et crédit ont tous subi des décollectes importantes cette semaine, tandis que les fonds monétaires ont connu les entrées les plus importantes jamais enregistrées, à 137 milliards de dollars selon les chiffres EPFR repris par Barclays.
Les marchés actions européens rebondissent ce matin au lendemain d’une chute historique sur front d’inquiétude sur les conséquences économiques du coronavirus et la capacité des dirigeants politiques et des institutions monétaires à faire face à cette crise.
La propagation rapide du coronavirus fait craindre une récession mondiale, intégrée dans les cours de Bourse, face à laquelle les politiques semblent démunis.
La Bourse de New York a de nouveau ouvert en très forte baisse jeudi, dans la foulée du krach sur les marchés européens. La Bourse américaine a essuyé sa deuxième interruption temporaire des échanges de la semaine en réaction aux restrictions de voyages aux Etats-Unis annoncées par Donald Trump pour lutter contre la propagation du coronavirus. Il a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi que l’entrée aux Etats-Unis serait interdite à toute personne non américaine en provenance de l’espace Schengen pendant 30 jours.
Le CAC 40 a connu ce jeudi la plus forte chute de son histoire. L’indice de référence de la Bourse de Paris a plongé de 12,28% à 4.044,26 points, emporté par une série de mauvaises nouvelles liées à l'épidémie de coronavirus et à son impact sur l'économie. La plus forte chute du CAC 40 remontait au 6 octobre 2008, après la faillite de Lehman Brothers. L’indice avait alors chuté de 9,04%. Le CAC 40, qui a officiellement vu le jour le 31 décembre 1987, n’avait pas connu le krach du 19 octobre 1987.
L’ensemble des places boursières mondiales sont confrontées à un jeudi noir, minées par les restrictions annoncées par le président américain, Donald Trump, pour endiguer la propagation du coronavirus aux Etats-Unis. Vers 11h20, l’indice Euro Stoxx 600 chutait de 5,7% à 314,1 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 reculaient de respectivement 5,7% chacun. A Francfort, le DAX 30 perdait 5,8% tandis qu'à Londres, le FTSE 100 abandonnait 5,6%.
Les indices européens chutaient lourdement à l’ouverture, pénalisés comme les places boursières asiatiques par les mesures annoncées par Donald Trump pour limiter la contagion du coronavirus aux Etats-Unis.
Le bon marché revient cher, y compris dans les solutions d’accès au marché, dirait-on. La plate-forme de courtage actions Robinhood, qui exécute sans frais des opérations sur les marchés, vient ainsi de coûter cher à ses membres. Elle s’est arrêtée de fonctionner à deux reprises, en des moments de surchauffe, les 2 et 3 mars pour commencer, quand les actions ont connu leur plus grand rally depuis décembre 2018. Les investisseurs – essentiellement des millennials américains – ont dû rester spectateurs face à des opportunités de gains record. Le 9 mars encore une fois, un plantage est survenu en pleine tourmente de volatilité, sur fonds de coronavirus étendu. La fintech, qui était valorisée 7,6 milliards de dollars à sa dernière levée de fonds en août 2019, risque gros avec ces incidents : après avoir été injoignable pendant que son système ne répondait plus aux ordres, elle a prévu de dédommager ses clients au cas par cas, ce qui promet une belle pagaille…
Par nature, un « cygne noir » apparaît toujours là où on ne l’attend pas. Alors quand deux de ces volatiles font planer en même temps leur ombre sur l’économie mondiale et les marchés financiers, c’est la panique assurée. A la crise sans précédent provoquée par l’épidémie de coronavirus est venue se greffer une guerre des prix du pétrole (lire page 16), et la correction des Bourses s’est transformée en krach retentissant. L’écho de ces craquements convoque immanquablement les mauvais souvenirs de la grande crise de 2008, mais les comparaisons s’arrêtent là. Le bulletin de santé du secteur financier inspire davantage confiance ; celui de la coopération internationale, beaucoup moins.
Les indices boursiers américains se rapprochaient à nouveau mercredi de leurs points bas de l’année, effaçant leur rebond de mardi. Vers 17h40 heure française, l’indice S&P 500 abandonnait 3,8% à 2,773 points. L’indice Dow Jones perdait quant à lui 1.060 points, en recul de 4,2%.
La Bourse de Milan ne s’arrête pas. Au sein du Palazzo Mezzanotte, siège du marché italien, il n’y a désormais presque plus personne, raconte Il Sole 24 Ore. Depuis que la première personne contaminée par le coronavirus à Codogno, Borsa Italiana s’est convertie progressivement au «smart working», assurant le fonctionnement normal du marché. «Nous réussissons à tout faire fonctionner à distance, sans qu’il ne soit besoin d’avoir du personnel physiquement présent au bureau», assure à Il Sole 24 Ore l’administrateur délégué de Borsa Italiana, Raffaele Jerusalmi. Les négociations au cours des dernières séances agitées n’ont pas connu d’obstacle, les intermédiaires n’ont signalé aucun problème et les échanges sont restés fluides, et ont même été plus vifs que d’habitude avec 6 milliards d’euros de contrevaleur lundi, soit près du triple par rapport à la moyenne quotidienne de l’année dernière. Raffaele Jerusalmi juge par ailleurs que cela n’a pas de sens de fermer la Bourse, vu que les titres peuvent s’échanger ailleurs. La situation interfère aussi sur la bonne marche des entreprises. On ne sait pas encore comment ni quand se dérouleront les assemblées générales, avec le risque concret que la distribution des dividendes soit retardée. «Bien sûr, c’est un problème, mais je ne crois pas que cela soit insurmontable», indique Raffale Jerusalmi.
La Bourse de New York a terminé en forte hausse mardi au lendemain d’un plongeon quasi-historique, alors que les investisseurs espèrent de nouvelles mesures de soutien à l'économie américaine pour l’aider à surmonter les répercussions de l'épidémie de coronavirus. Après un passage dans le rouge en cours de séance, l’indice Dow Jones a finalement terminé sur un gain de 4,89%. Le S&P 500 a progressé de 4,9%, et le Nasdaq Composite a pris 5%. Le marché d’actions américain avait connu lundi son plus fort recul en une séance depuis 2008, la chute des cours du pétrole ayant fait chanceler des marchés déjà déstabilisés par l'épidémie de coronavirus.