CROISSANCE La Suède, suivie à bonne distance du Royaume-Uni, mène le bal boursier européen en termes de volumes traités sur les petites et moyennes entreprises, celles dont en l’occurrence la capitalisation est inférieure à 200 millions d’euros (voir illustration). Un point relevé par l’Esma, autorité européenne de supervision des marchés financiers, à l’occasion du lancement d’une consultation ouverte jusqu’au 15 juillet concernant le régime des marchés de croissance qu’il s’agit de dynamiser, typiquement en facilitant l’accès aux capitaux. L’Esma s’intéresse à l’avis des participants de marché sur les contrats de liquidité ou sur la liste d’initiés.
La nouvelle plateforme boursière à bas prix,Members Exchange (MEMX), qui doit se lancer au troisième trimestre, a déclaré mardi que BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, figurait parmi ses derniers soutiens financiers et stratégiques alors que la nouvelle bourse ambitionne de concurrencer la Bourse de New York et le Nasdaq. Le MEMX, qui a été fondé par certains des plus gros clients des autres Bourses, a indiqué que Wells Fargo, Flow Traders, Manikay Partners et Williams Trading, ont également participé à son récent tour de table de 65 millions de dollars. BlackRock siègera au conseil d’administration de la nouvelle Bourse, qui a levé 135 millions de dollars depuis sa création en janvier 2019.
Les OPCVM de droit français ont doucement renoué avec la collecte en avril, avec 170,27 millions d’euros d’entrées nettes, selon les statistiques d’EuroPerformance/SIX publiées mardi. En mars, ils avaient vu sortir près de 58 milliards d’euros. La collecte est tirée par les fonds de trésorerie, qui engrangent 756,84 millions d’euros, malgré des sorties de 3,7 milliards d’euros sur les fonds de trésorerie en euros. Les fonds immobiliers (dont les statistiques sont arrêtées fin février) ont aussi obtenu la faveur des investisseurs, avec des souscriptions nettes de près de 500 millions d’euros. Les deux autres catégories en positif sont les fonds obligations convertibles (+91,68 millions) et les fonds diversifiés (+89,75 millions). Plusieurs catégories ont fortement décollecté. C’est le cas des fonds actions, qui ont vu sortir 518,37 millions d’euros et des fonds obligataires avec -504,28 millions d’euros (dont -981,77 millions sur les fonds obligations euros). Les fonds à performance absolue ont essuyé des rachats de 938,64 millions d’euros. Les encours des 6.413 fonds de droit français ont vu leurs encours augmenter de 2,7 % en avril à 767,3 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, ils reculent de 10,5 %.
Le responsable de la banque privée à l’international du groupe britannique HSBC,António Simões, a été nommé responsable régional pourl’Europe au sein de la banque espagnole Santander. Il prendra ses fonctions le 1er septembre. Rattaché au directeur général José Antonio Álvarez, il supervisera les activités du groupe en Europe situées en Espagne, au Royaume-Uni, au Portugal et en Pologne. Il siégeraégalement aucomité de direction de Santander.
La Federal Reserve Bank of New York a annoncé qu’elle commencerait à acheter des ETF d’obligations d’entreprises à compter de mardi, rapporte le Wall Street Journal. La «Secondary Market Corporate Credit Facility» sera l’outil utilisé pour acquérir des ETF, qui seront principalement des obligations d’entreprises investment grade, même si certaines seront à haut rendement. BlackRock a été recruté pour gérer ce programme pour la Fed. Il s’agit d’une étape historique pour la Fed, qui n’avait jamais acheté d’ETF auparavant. La banque centrale a considéré les ETF comme un moyen d’injecter rapidement des capitaux sur les marchés du crédit, selon des sources proches du dossier.
En avril, les fonds actions commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 29,4 milliards de couronnes suédoises, soit environ 2,5 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds. Les investisseurs sont donc revenus sur cette classe d’actifs s’en être détournés massivement en mars. Le mois dernier, ces fonds avaient vu sortir plus de 80 milliards de couronnes. La collecte a surtout profité aux fonds actions monde (+6,4 milliards de couronnes) et aux fonds actions suédoises (+5,5 milliards de couronnes). Les fonds diversifiés ont aussi drainé 2,3 milliards de couronnes. En revanche, les fonds obligataires ont vu sortir 4,2 milliards de couronnes. Les fonds monétaires, qui avaient été les seuls à collecter en mars, ont accusé des rachats de 9,3 milliards de couronnes. Au total, les fonds commercialisés en Suède enregistrent en avril un solde positif, de 17,7 milliards de couronnes suédoises. Les encours ont progressé de 336 milliards de couronnes pour atteindre 4.607 milliards de couronnes, soit 434 milliards d’euros.
Le programme géant d’acquisition d’obligations d’entreprises de la Federal Reserve est sur le point d’être lancé, rapporte le Wall Street Journal. La banque centrale avait choisi BlackRock pour l’aider à diriger les capitaux vers des obligations d’entreprises nouvelles et déjà émises. La Fed a aussi confié à Pimco le rôle de l’aider dans ses achats de papiers commerciaux, un programme qui a déjà été activé. Les deux sociétés, qui gèrent ensemble plus de 8.000 milliards de dollars, pourraient in fine investir des centaines de milliards de dollars pour le compte de la banque centrale. Leur rôle en tant qu’agents de l’intervention de la Fed est le dernier chapitre en date d’un transfert de pouvoir dans la finance, avec la montée en puissance des sociétés de gestion face aux banques de Wall Street. D’autres sociétés pourront se porter candidates sur le travail de BlackRock et de Pimco pour la Fed dès cet été, ont déclaré des personnes familières avec les projets de cette dernière.
Le Nasdaq Composite a retrouvé jeudi dernier ses niveaux de début d’année 2020. L’indice qui regroupe une majorité de valeurs technologiques a touché après quelques heures de cotation un plus haut de séance à 8.988 points, repassant au-dessus des 8.972 points de fin 2019. Par rapport au point bas annuel touché le 23 mars dernier, à 6.631 points, le Nasdaq Composite a regagné 35%. En revanche, le S&P 500, qui comprend plus de valeurs industrielles ou énergétiques, affiche une baisse annuelle de 10%, mais a regagné 30% depuis son point bas de mars. Vendredi soir en clôture, le Nasdaq Composite s’est adjugé 1,6%, à 9.121 points. le Dow Jones a terminé sur un gain de 1,9%, à 24.331 points, et le S&P 500 a avancé de 1,7%, à 2.929 points. Les trois indices affichent des gains sur la semaine, le Nasdaq ayant pris 6%.
Comme si le Covid-19 était déjà de l’histoire ancienne. Le Nasdaq Composite a retrouvé jeudi ses niveaux de début d’année 2020. L’indice qui regroupe une majorité de valeurs technologiques a touché après quelques heures de cotation un plus haut de séance à 8.988 points, repassant au-dessus des 8.972 points de fin 2019.
L’opérateur de marché suisse SIX a donné jusqu’au 11 mai aux actionnaires de son homologue espagnol BME pour accepter son offre publique d’achat au prix de 33,4 euros par action. Plusieurs actionnaires ont déjà donné leur accord dont le principal, Corporación Financiera Alba, qui détenait12% du capital de BME. Mais le quotidien espagnol Cinco Días relève que SIX doit aussi composer avec une douzaine de hedge funds dont certains se sont «greffés"à l’opération très récemment, à l’instar de Syquant Capital ou de l’investisseur Emmanuel Boussard de Boussard et Gavaudan. Le prix de l’action BME avait alors chuté à 28 euros.Ensemble, ceshedge funds détiennent 20% du capital de BME et comptent bien faire pression sur SIX pour revoir le prix d’achat par action à la hausse. Cependant, Cinco Días souligne que la détention de 20% du capital ne sera pas suffisante à ces fonds d’investissement pour mettre en périll’OPA de l’opérateur boursier helvétique. Six doit convaincre les investisseurs réunissant plus de 50% du capital de BME d’accepter l’offre et il ne pourra pas retirer BME de la cote tant que les actionnaires minoritaires constituent toujours plus de 5% du capital.
Oligopole. Les revenus mondiaux du secteur de la fourniture d’indices financiers ont bondi l’an dernier de 8 % à un niveau inédit de 3,7 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros), selon le cabinet de conseil Burton-Taylor. Un trio continue de régner en maître, s’arrogeant 70 % du total : MSCI (24,74 %) au coude à coude avec S&P Dow Jones Indices (24,66 %), une longueur devant FTSE Russell (20,5 %). Loin encore de bousculer l’oligopole, Solactive enregistre, selon l’étude, le taux de croissance le plus élevé en 2019, de 21,9 %, tandis que Bloomberg affiche depuis 2015 une croissance annualisée de 72 %. Pour l’analyste de Taylor-Burton David Tabaka, les segments des indices ESG et factoriels continueront de « soutenir la croissance des revenus du secteur en 2020 et au-delà ».
La banque Mirabaud a dévoilé, dans son rapport annuel, une hausse de 7,4% de ses encours sous gestion en 2019,à 34,7 milliards de francs suisses. Cette progession provient uniquement de l’effet de marché sur l’année, puisque l'établissement genevois a subi 121,4 millions de francs suisses de retraits. Sa filiale de gestion d’actifs, Mirabaud Asset Management, a par ailleurs accueilli fin avril Ozan Kazim au sein de l'équipe commerciale de distribution au Royaume-Uni. L’intéressé arrive de Slater Investments, où il fut ces cinq dernières années directeur de la distribution.