Pour les actions européennes, l’engouement très timide manifesté début février par les investisseursn’aura été qu’un feu de paille. Après avoir engrangé 0,2 milliard de dollars durant la semaine au 6 février, les fonds d’actions européennes ont affiché des sorties nettes de 5,9 milliards de dollars durant la séquence hebdomadaire au 13 février, les deuxièmes plus importantes jamais enregistrées, selon l’étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les autres régions du monde ne sont guère mieux loties. Les fonds d’actions américaines ont subi des rachats nets de 0,6 milliard de dollars et les fonds d’actions japonaises ont également terminé la semaine dans le rouge. Seule exception à la tendance générale, les fonds d’actions émergentes qui continuent sur leur lancée des vingt dernières semaines avec des souscriptions nettes de 1,6 milliard de dollars. Toutes zones géographiques confondues, les fonds d’actions affichent des sorties nettes de près de 7 milliards de dollars, dont 2,3 milliards de dollars d’entrées dans les ETF mais plus de 9 milliards de dégagements sur les fonds ouverts. Face au désamour qui touche les actions, l’obligataire constitue désormais le nouveau havre de paix et de rendement qui attire les investisseurs. «I Love Yield», titrent cette semaine les analystes de Bank of America. Les fonds obligataires ont ainsi enregistré une sixième semaine de flux nets positifs, cette fois pour un montant de 8,8 milliards de dollars. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement («IG») ont engrangé pour 3,8 milliards de dollars et les fonds spécialisés sur les MBS un montant record de 2 milliards de dollars. Et dans le sillage des semaines précédentes, les fonds de dette émergente s’adjugent 1,2 milliard de dollars…
Le club de foot espagnol de Barcelone, le FC Barcelone, a utilisé un fonds d’investissement pour faciliter ses opérations financières, dans une tentative de concurrencer des clubs tels que Manchester City et Paris St Germain financés par l’argent des pays du Golfe, rapporte Reuters selon une source du club. Le financement par le biais de fonds d’investissement est sans précédent dans le football espagnol et peu commun dans le football international. La source a confié à Reuters que Barca avait reçu l’an dernier un financement de 140 millions d’euros (158,06 millions d’euros) de Pricoa Capital Group et de Barings, à rembourser dans cinq ans. Il a précisé que 90 millions d’euros étaient venus de Pricoa et 50 millions de Barings. «C’est un fonds glissant qui convient parfaitement au club car il a des taux d’intérêt très bas», a déclaré la source. «Le football européen devient de plus en plus compétitif, avec des clubs comme Manchester City et Paris St Germain financés par les Etats. Notre modèle est complètement différent du leur. Nous devons donc penser à des moyens imaginatifs de les affronter. C’est un très régime innovant. " Le financement provenant des fonds d’investissement ne servira pas à financer les travaux de rénovation du stade Nou Camp du club, qui coûtera 600 millions d’euros et qui seront achevés d’ici 2023, mais pourraient être dépensés en salaires et transferts.
Swiss Life Asset Managers a annoncé ce 14 février êtresur le point d’acquérirun portefeuille de bureaux prime de Terreïs dans le Quartier Central des Affaires (QCA) de Paris. Un protocole d’accord a été signé avec Terreïs pour un total de 28 actifs valorisés à 1,7 milliard d’euros. Le transfert de propriété devrait intervenir au deuxième trimestre 2019. Les actifs seront acquis par des fonds immobiliers gérés par des entités de Swiss Life Asset Managers situées en Suisse, France, Allemagne et au Luxembourg, offrant ainsi un accès unique au marché de bureaux de Paris QCA tant à ses clients habituels qu’à de futurs investisseurs. Un communiqué précise que 90% du portefeuille concerne des actifs de bureaux primes situés dans Paris QCA. «Au cœur de la capitale, ces immeubles de style « Haussmannien » sont principalement localisés dans les 1er, 2e, 8e, 9e et 10e arrondissements. Ces secteurs sont les plus recherchés aujourd’hui, avec une grande diversification des utilisateurs allant de l’industrie du luxe à celle des nouvelles technologies», indique le communiqué.
Le journal belge L’Echo a recueilli les propos duvainqueur de son Rallye boursier, Jordy Gladines. Cet étudiant en sciences commercialesa battu les 16 000 autres participants du concours virtuel organisé par le quotidien, notamment en investissant son portefeuille seulement dans des fonds d’investissement qu’il a choisi «au petit bonheur la chance». «J’avais déjà participé à plusieurs concours boursiers, et j’avais toujourscommis l’erreur d’acheter trop de titres au débutde la compétition. Cette fois, j’ai préféré attendre et voir l’évolution du climat boursier. Fin décembre, les médias étaient unanimes pour dire que la Bourse était au plus mal, et c’est alors que j’ai décidé de me jeter à l’eau.Pour le portefeuille virtuel, j’ai classé les produits qui avaient le plus chuté aucours des deux dernières semaines, et j’ai choisi parmi eux au petit bonheur la chance», dit-il à L’Echo qui l’interroge sur sa stratégie. Jordy Gladines dit n’avoir revendu aucun fonds pendant le concours et avoirchoisi des fonds faute d’ambition et de connaissances pour sélectionner des actions individuelles. L'étudiant a indiqué qu’il ne suivait «pas vraiment» les cours de la bourse, y compris pendant le concours de l’Echo. «Je me tiens au courant des tendances macroéconomiques pour savoir sur quel continent la situation est pire qu’ailleurs. J’ai compris que la Bourse finissait toujours par se reprendre. Par conséquent, j’essaie d’acheter au bon moment. Cette fois-ci, la méthode a très bien fonctionné,» a-t-il expliqué au quotidien. Jordy Gladines, qui a indiqué investir principalement dans des trackers dans la vie réelle, a vu son portefeuille afficher un rendement de 21,5% en dix semaines. Il a empoché la somme de 10 000 euros en remportant le Rallye Boursier de l’Echo.
Horizon AM, société de gestionimmobilière, a annoncé mardi 12 févriersa prise de participation dans une nouvelle opération située à Berlin. Ce projet, qui constitue la 11ème opération d’Horizon AM en Allemagne, se traduira à terme par la mise sur le marché de 200 logements construits en respectant de hautes normes environnementales. Ce nouvel investissement est situé sur la Pariser Straße (rue de Paris) dans le quartier de Charlottenburg-Wilmersdorf à l’ouest de Berlin. Il s’agit d’une opération « prime », située à proximité de la grande avenue commerçante de Berlin, Kurfürstendamm. Ce projet est réalisé en co-investissement avec Dolphin Trust, acteur du marché immobilier allemand, spécialisé en réhabilitation de monuments historiques. L’opération permettra de réhabiliter un bâtiment de 7.000 m² actuellement constitué d’une centaine de logements, pour en faire un ensemble résidentiel de 200 logements notamment destinés à des étudiants et des personnes seniors. Le projet de la Pariser Straße est associé à un horizon d’investissement de 3 ans avec un objectif de marge brute de 12,4% par an.
Le gestionnaire international d’investissements immobiliers Savills Investment Management a acquis une plateforme logistique à Belleville-Sur-Saône près de Lyon (69), pour le compte de son fonds paneuropéen European Logistics Fund 2 (ELF2). Cette acquisition a été réalisée dans le cadre d’une transaction hors marché. Il s’agit de la treizième opération effectuée pour le compte d’ELF2 Inauguré le mois dernier, ce centre de distribution qui s’étend sur une superficie de 70 450 m², est loué à long terme à Action, groupe néerlandais spécialiste du discount. Savills IM European Logistics Fund 2 (ELF 2) est un fonds ouvert qui investit dans des actifs logistiques «de qualité», sur des marchés européens core et liquides. Avec des engagements en equity supérieurs à 510 millions d’euros, le fonds a largement dépassé son objectif. «Conscient de l’appétit des investisseurs pour cette typologie d’actifs, Savills IM lancera en 2019 un nouveau fonds dédié à la logistique, en poursuivant la même stratégie», indique la société dans un communiqué. D’autres acquisitions en Pologne, Allemagne et Suède sont prévues dans les prochains mois.
KKR a annoncé le 11 février avoir finalisé l’acquisition de 60% de la société indienne Ramky Enviro Engineers, spécialisée dans la gestion des déchets, pour environ 510 millions de dollars (450,3 millions d’euros). C’est la deuxième acquisition de la firme dans l’impact investing. En décembre, KKR avait ainsi annoncé le rachat de Barghest Building Performance, une entreprise singapourienne proposant des solutions d’économies d’énergie, pour 33 millions de dollars. Cet investissement en Inde se fait via le fonds KKR Asian Fund III.
La société de gestion 123 IM, spécialisée dans le non-coté, vient de prendre une participation dans le capital de Sportvision, une société de marketing sportif. Cet investissement est la suite logique de la stratégie mise en place par 123 IM avec le recrutement de David Douillet pour la gestion d’un fonds dédié au sport-santé-bien-être baptisé LinkSport. Créée il y a 12 ans par Marc Loison et Jean-Luc Gripond, Sportvision développe son expertise dans tous les domaines du marketing sportif et de ses financements. «Ce partenariat va notamment permettre à Sportvision de bénéficier du savoir-faire de nouveaux actionnaires expérimentés et d’accélérer son développement en participant encore plus activement à la croissance actuelle du secteur du sportainment», précise Sportvision dans un communiqué. «Sportvision a développé une forte expertise dans le secteur du marketing sportif au cours des 10 dernières années. Nous sommes certains que l’investissement et l’accompagnement d’123 IM lui permettra de franchir une étape supplémentaire dans son développement», ajouteJohann Devaux, directeur associé et membre du comité d’investissement chez 123 IM.
Ardian, qui gère ou conseille quelque 90 milliards de dollars,a annoncé ce 11 février la signature d’un accord concernant l’acquisition de 100 % de Celli S.p.A., le leader italien de la distribution de boissons, actuellement détenu par Consilium, société de gestion spécialisée en private equity, et par la famille Celli. Le top management réinvestira aux côtés d’Ardian. Fondée à Rimini (Italie) en 1974, la société est spécialisée dans la conception, la fabrication, les tests et l’installation de systèmes de distribution de boissons innovants pour des marques de bière (incluant Heineken, Carlsberg, Asahi, Moslon Coors et Budweiser) et des marques de soda (incluant Coca-Cola et Pepsi). Le groupe propose également des distributeurs d’eau, une solution écologique permettant de réduire la consommation de bouteilles en plastique. L’entreprise compte plus de 400 employés répartis sur cinq sites de production en Italie et au Royaume Uni et a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 110 millions d’euros en 2018.L’objectif de l’investissement d’Ardian est de permettre à Celli de poursuivre sa croissance, notamment en renforçant la dimension internationale du groupe qui, à ce jour, exporte déjà ses produits dans plus de 100 pays.
La start-up genevoise AgFlow veut lever 5 millions de francs auprès de fonds de capital-risque, de brokers et de family offices pour doper le développement de sa plateforme de big data. La plateforme d’information spécialisée sur les marchés de gré à gré (OTC) pour les produits agricoles (céréales, protéines et huiles végétales), le fret maritime et les mouvements de cargo, procède ainsià sa quatrième levée de fonds, depuis sa création à Genève en 2013.
L’indice des fonds alternatifs au format Ucits calculé par Analytical Research AG a progressé au mois de janvier de 1,87% après une baisse de 1,64% en décembre. Durant le mois sous revue, la plupart des composantes de l’indice ont terminé dans le vert, à l’exception de l’indice CTA (-0,86%) et de l’indice de volatilité (-0,33%). Les meilleurs résultats du mois ont été enregistré par l’indice des marchés émergents qui progresse de 3,91% et l’indice long/short equity qui affiche un gain de 3,39% L’indice des fonds de fonds au format Ucits a de son côté enregistré une hausse de 1,65% après un recul de 1,53% en décembre.
Selon une étude la Cass Business School, les investisseurs ont tendance à écarter les analyses financières menées par ceux dont les noms de famille ont une sonorité étrangère.
Selon une enquête réalisée par Bloomberg Intelligence et Simmons & Simmons, les encours pourraient progresser de 21% d'ici à 2025 alors que les frais de gestion augmenteront de seulement 8%.
SyzCapital, la nouvelle société du groupe Syz spécialisée dans l’investissement et le conseil sur les marchés privés, a acquis une participation majoritaire dans Sinwa, l’une des principales sociétés de logistique, de ravitaillement en mer et d’équipements maritimes en Asie-Pacifique, approvisionnant des navires à Singapour, en Chine, en Thaïlande et en Australie. Cette transaction permettra à Sinwa, cotée à la bourse de Singapour depuis 2003 sous le nom de Sinwa Limited, de redevenir une société privée. Cette acquisition constitue le premier investissement direct de SyzCapital depuis sa création l’année dernière. ThomasZimmerhaeckel, partenaire de Syz Capital, a joué un rôle clé dans la réalisation de cette transaction. MarcSyz, managing partner, et ThomasZimmerhaeckel seront tous deux membres du Conseil d’administration de Sinwa.
SoftBank Group a dépensé au moins la moitié des 99 milliards de dollars de son Vision Fund en moins de deux ans, rapporte le Wall Street Journal. A un rythme de dépense d’environ 7 milliards de dollars par trimestre, le fonds n’a plus qu’un an et demi à tenir avec l’argent qui lui reste, voire moins. Depuis l’an dernier, le directeur général de SoftBank, Masayoshi Son, déclare qu’il voudrait démarrer un deuxième fonds. Toutefois, lever des dizaines de milliards de dollars pourrait ne pas être si facile pour SoftBank en ce moment, alors que les marchés deviennent volatils et que certaines économies comme la Chine ralentissent. Le fait que le prince Mohammed bin Salman d’Arabie, accusé d’avoir ordonné le meurtre de Jamal Khashoggi, soit le principal soutien du fonds, pourrait aussi décourager certains financements. Masayoshi Son a indiqué mercredi qu’il réfléchissait à quand et comment lever davantage de capitaux.
Blackstone Group a renoncé à son projet d’investir des milliards de dollars en Afrique, rapporte le Wall Street Journal. La société a accepté il y a environ un an de revendre Black Rhino Group, un développeur de projets d’infrastructures dans l’énergie qui était censé être le principal véhicule de Blackstone pour investir en Afrique, à son équipe de direction, a confirmé une porte-parole de Blackstone. La vente, qui doit encore être bouclée, n’avait jamais filtré. Au même moment, Blackstone a vendu les droits pour concevoir et gérer une usine d’énergie nigériane à Globeleq, une société britannique. Blackstone avait pris le contrôle de Black Rhino en 2014, en dépensant environ 2,5 milliards de dollars, dans l’espoir de se développer en Afrique.
Microsoft a participé à un tour de table de 250 millions de dollars, mené par le fonds d’investissement Andreessen Horowitz, et aux côtés de Coatue Management et de New Entreprise Associates, selon Bloomberg. Ils ont investi dans la start-up Databricks, spécialisée dans l’intelligence artificielle, qui a créé une solution destinée à aider les clients à traiter des données volumineuses. Créée en 2013, elle a levé en tout 500 millions de dollars. Elle a annoncé 100 millions de dollars de revenus récurrents annuels en 2018. Elle compte 2.000 clients, dont Amazon, HP, et Microsoft, qui utilise sa solution dans son service de «cloud» Azure.