Lors de l’émission par la Banque mondiale des pandemic bond en 2017, la demande avait été deux fois plus importante que l’offre, rappelle Plus24, le supplément hebdomadaire du journal italien Il Sole 24 Ore. Les émissions, totalisant 320 millions de dollars, arrivent à échéance le 15 juillet 2020. Elles fonctionnent comme une assurance. Si sur les trois ans de vie de ces obligations, il n’y avait eu aucune pandémie, les souscripteurs auraient perçu le remboursement du capital à échéance, en plus des coupons. Une éventualité encore possible puisqu’un certain nombre de critères doivent être respectés pour que le Covid-19 soit qualifié de pandémie. Sinon, les investisseurs perdront leur capital, qui est transféré aux pays affectés. Plus24 a identifié les fonds qui détiennent les deux obligations pandémiques. La société de gestion la plus exposée est Baillie Gifford, avec 25 millions de dollars investis dans le fonds Diversified Growth. Suit la filiale américaine de Pioneer Investment IM. L’une des émissions figure aussi dans le fonds Pioneer Obbligazionario Globale High Yield géré par Amundi Sgr. Le fonds Azimut AZ Fund 1 Cat Bond détenait 500.000 dollars d’obligations pandémiques. Cet investissement a été pratiquement entièrement vendu fin janvier. Les autres maisons de gestion à avoir misé sur ces obligations sont Stone Ridge, pour 9 millions de dollars, et OppenheimerFunds, qui a liquidé une grande partie de ses positions.
Teleios Capital Partners a franchi en hausse le 19 mars les seuils de 15% du capital et des droits de vote de Maisons du Monde, a indiqué le fonds d’investissement dans une déclaration publiée jeudi par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Teleios a ainsi renforcé sa position de premier actionnaire du groupe d’ameublement et de décoration, dont il avait indiqué début mars détenir 13,3% du capital. Le titre Maisons du Monde a dévissé de 36% depuis la fin février, pénalisé par la fermeture de ses magasins en France et ailleurs en Europe. Depuis deux ans, le cours a été divisé par quatre. Dans une lettre publiée au début du mois, Teleios avait souligné les contreperformances du groupe au cours des deux dernières années, et appelé à un renforcement de sa gouvernance. Teleios avait également demandé à être rassuré sur le fait que le conseil d’administration de Maisons du Monde ne chercherait «ni à faciliter ni à encourager une offre d’achat opportuniste», étant donné la faiblesse actuelle du cours de Bourse de la société.
C’est la perte de valeur enregistrée par le portefeuille de CalPers (California Public Employees’ Retirement System) depuis le mois de janvier 2020. Le principal fonds de pension américain disposait alors de 409 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
La société de gestion américaine Nuveen a annoncé des changements de stratégie de certains de ses fonds «en réponse aux récentes conditions du marché, dont la volatilité extrême continue dans le secteur de l'énergie». Sont concernés le Nuveen Energy MLP Total Return Fund (JMF ) et le Nuveen All Cap Energy MLP Opportunities Fund (JMLP ). Le JMF et le JMLP ont arrêté leur effet de levier financier. En outre, JMLP a levé l’interdiction d’acheter les 10 plus grandes composantes de l’indice Alerian MLP en fonction de la capitalisation boursière.
Dans une note publiée vendredi 20 mars, Candriam a indiqué reprendre un peu de risques sur les marchés en rachetant des actions avec l’objectif de revenir à «neutre» dans les semaines à venir. S’intéressant plus particulièrement aux chiffres d’activité américains publiés la veille, il estime qu’elles ne représentent pas une surprise. L’indice américain de la Fed de Philadelphie, qui mesure l’activité globale des entreprises dans la région, a fortement chuté, passant de 36 en février à -12,7 en mars.Les demandes initiales d’allocations de chômage aux États-Unis ont fait un bond de 70 000 la semaine dernière pour atteindre 281 000, le niveau le plus élevé depuis septembre 2017, les entreprises du secteur des services ayant licencié des travailleurs en raison de la pandémie de coronavirus qui a fracturé l’activité économique. L’indice Ifo du Climat des Affaires allemand est tombé à 87,7 en mars, contre 96 en février, soit la plus forte baisse depuis 1991. L’indice est maintenant à son niveau le plus bas depuis août 2009. «Les données économiques d’hier ne représentent pas une surprise. L’activité économique a été frappée de plein fouet dans le monde entier dans l’objectif de contenir la propagation du coronavirus. Les prévisions de croissance seront bien inférieures à nos estimations initiales. Dans le secteur des entreprises, tout cela se traduira à terme par des révisions à la baisse des bénéfices et des réductions de leurs dividendes. Dans notre scénario principal - dans le cadre duquel nous maintenons l’idée que la pandémie entraînera un choc profond mais temporaire - ce flux de nouvelles économiques négatives est déjà largement pris en compte sur les marchés aujourd’hui, mais avec un risque baissier non négligeable. Nous avons progressivement commencé à augmenter notre exposition aux actions avec l’objectif de passer à «neutre» dans les semaines à venir», explique Candriam
Blackstone a accepté une opération de 120 millions de livres pour acquérir 22 sites logistiques au Royaume-Uni, alors que les courses en ligne explosent en réponse à la pandémie du coronavirus, rapporte le Financial Times. L’acquisition du portefeuille à Clearbell Capital, un gestionnaire de fonds immobiliers, fait suite au rachat par KRR de Viridor, une société britannique de recyclage, pour 4,2 milliards de livres, la semaine dernière.
L’investisseur activiste Carl Icahn a progressé dans ses négociations avec le groupe pétrolier Occidental Petroleum. Il serait proche d’un accord dans le cadre duquel il décrocherait notamment deux sièges au conseil d’administration, pour ses lieutenants Andrew Langham et Nicholas Graziano, selon le Wall Street Journal. Un troisième administrateur indépendant pourrait aussi être nommé, Margarita Palau-Hernandez, déjà au board de Herbalife Nutrition. Cet accord pourrait être rendu public lundi.
Le hedge fund Bridwater a déclaré une position courte sur le titre BNP Paribas en date du 18 mars 2020, peut-on lire dans un document transmis à l’Autorité des marchés financiers. Cette position est de 0,68% du capital. Depuis quelques jours en raison de la crise des marchés, les fonds qui ont des positions courtes nettes importantes sur les actions de certaines entreprises doivent les déclarer au régulateur français.
BlackRock a publié mercredi ses priorités en matière d’engagement actionnarial pour 2020, alors que le monde est aux prises avec le coronavirus. Les cinq priorités identifiées par la plus grande société de gestion du monde sont la qualité du conseil d’administration, les risques et opportunités environnementaux, la stratégie d’entreprises et l’allocation de capitaux, la rémunération pour promouvoir le long terme et, enfin, la gestion du capital humain. Ces priorités 2020 sont dans la continuité de celles de 2019, selon BlackRock. «Chaque priorité inclut des critères d’accompagnement pour 2020 alignés avec les attentes de BlackRock pour des données et actions mesurables vers la création de valeur à long terme pour les actionnaires», précise la société de gestion. BlackRock s’en prendra aux administrateurs les plus importants ou ceux qui sont en place depuis le plus longtemps lorsque les entreprises qui font l’objet d’un engagement sur une ou plusieurs des priorités n’ont pas réalisé de progrès. «Nous pensons que rendre les administrateurs responsables est la manière la plus efficace de parvenir à des changements au sein d’une entreprise». En 2019, BlackRock a voté contre des administrateurs ou s’est abstenu de voter 4.800 fois dans plus de 2.700 entreprises dans le monde.
Patience. Les corrections qualifiées d’historiques qu’ont connues les Bourses depuis le 12 mars pourraient donner à certains l’envie de faire leur marché à la baisse. « En un mois, l’indice MSCI des actions mondiales en dollars a perdu 420 points, sa plus forte baisse mensuelle jamais observée depuis son origine en 1994. A titre de comparaison, au pire de la correction de 2008, l’indice avait perdu 260 points en un mois le 27 octobre. En valeurs relatives, la baisse actuelle est également exceptionnelle, en l’occurrence peu éloignée des 33,7 % de chute record enregistrée à cette même date : plus de 27 % entre le 12 février et le 12 mars », constate Véronique Riches-Flores, économiste indépendante et fondatrice de RichesFlores Research.
«L’Italie affronte avant les autres pays européens l’urgence liée à la diffusion du coronavirus et pourrait aussi être la première à en sortir», estime Massimo Trabattoni, responsable des actions italiennes de Kairos, société de gestion italienne du groupe Julius Baer, dans un commentaire de marché. «Toutefois, les problèmes sont aggravés par la situation structurelle italienne, qui voit depuis plusieurs années une croissance économique plutôt anémique et une dette publique élevée», nuance-t-il. «En tout cas, il faut être sélectif dans cette phase, parce qu’aujourd’hui le marché présente trop d’incertitudes». La Bourse italienne a vu sa capitalisation fondre de 40 %, perdant quelque 200 milliards d’euros. «Les cours sembleraient intégrer une bonne partie d’un scénario négatif. La question toutefois n’est pas de savoir si le marché peut encore reculer, parce que personne ne peut exclure que les indices puissent accuser de nouvelles baisses, mais quand on peut espérer sortir de cette situation, c’est-à-dire quand le pays retrouvera une vie et une activité normales», analyse Massimo Trabattoni. Le responsable de Kairos estime qu’il existe des opportunités, notamment dans les utilities. «L’une des certitudes sur lesquelles nous pouvons nous fonder est que les taux d’intérêt resteront faibles. En conséquence, ces titres de sociétés capables de dégager des rendements, et moins liées à des variables difficiles à estimer aujourd’hui, ont certainement une valorisation relative plus attrayante par rapport au reste du marché», écrit-il. Le discours pour les financières est différent. «Je crois que la BCE n’a pas intérêt à faire faire des bénéfices aux banques mais plutôt à les tenir en vie, assurant de cette manière que les «autoroutes financières» n’interrompront pas le flux de financements vers les entreprises. D’un côté, donc, nous avons l’assurance que les banques ne feront pas faillite parce que le régulateur leur permet de faire «presque tout» pourvu qu’elles restent en activité, tandis que de l’autre côté, il est bon de se souvenir que générer des profits ne sera pas du tout simple dans le scénario qui se présente». Concernant les petites et moyennes entreprises italiennes, Massimo Trabattoni fait la distinction entre investisseurs particuliers et gérants de fonds. «En effet, si le scénario est que, à un moment où à un autre dans les deux années qui viennent, on trouve une solution à l’épidémie, en se basant sur le fait que sur les deux prochaines années, il y aura beaucoup de liquidité dans le système, il y a différents titres qui sont certainement intéressants à ces prix. L’investisseur individuel qui a des liquidités à utiliser dans une optique moyen long terme, sans contrainte immédiate de budget, peut commencer à prendre en considération, de manière sélective, certaines de ces opportunités. Un gérant de fonds, au contraire, doit considérer la liquidité du portefeuille. Au cas où des rachats importants et inattendus arriveraient, il ne doit pas se trouver contraint à vendre des positions qui puissent générer des pertes importantes, car on ne peut exclure de nouvelles fortes corrections, même sur ces valeurs déjà massacrées».
«Le début de l’année nous semble lointain», a commenté Bernard Aybran, directeur de la multigestion d’Invesco, lors de son dernier point presse qui s’est tenu mardi matin par téléphone. «Nous redoutions une flambée du prix du pétrole», rappelle-t-il. «Le prix du pétrole a été divisé par deux en quelques mois. C’est allé très vite». Les prévisions économiques publiées il y a à peine trois semaines paraissent elles aussi «surréelles» aujourd’hui. Dans ce monde qui a basculé en raison de la propagation mondiale du coronavirus, Bernard Aybran pointe l’absence de valeur refuge. «Depuis le 9 mars, le prix de l’or à baissé d’une douzaine de pour cent. Je n’ai pas d’explication à cette baisse. C’est une belle illustration de l’absence de valeur refuge dans ce contexte», dit-il. «Les obligations n’ont pas protégé non plus, elles ont ajouté à la baisse des actions». Où se tourner dans ce contexte? Pour Bernard Aybran, le bon sens doit prévaloir. «Si on ne sait pas pourquoi un actif baisse ou monte, on n’y va pas». Les obligations étaient le meilleur placement de ces vingt dernières années en performance absolue et en performance par rapport au risque, selon Bernard Aybran. Pour autant, cela sera-t-il aussi le meilleur des 20 prochaines années. «Vu le rendement duquel on part, cela semble compliqué», tranche-t-il. Sur le moyen/long terme, la question est pour lui de savoir quelle va être la profondeur de la récession dans laquelle nous allons tomber, selon le directeur de la multigestion d’Invesco. «Le monétaire est le meilleur médicament» En attendant, de nombreux investisseurs se positionnent sur les fonds monétaires, comme l’ont montré les dernières statistiques de Bofa Global Research. Sur la semaine du 7 au 12 mars, les fonds monétaires ont collecté un montant record de 136,9 milliards de dollars. «Nous avons aussi ajouté un peu de monétaire», indique Bernard Aybran. «Le monétaire peut-être le meilleur médicament», selon lui. «Quand nous voudront réinvestir, ce sera sur les actions», avance Bernard Aybran, sachant que la situation s’éclaircira lorsque la crise sanitaire sera terminée. «Dès qu’on aura de la visibilité, les actions seront le meilleur réceptacle pour profiter d’une reprise». La bonne nouvelle, selon Bernard Aybran, est qu’il n’y aura pas de nouvelle crise de liquidité comme celle de 2008. « Tous les grands établissements financiers sont là. Il n’y pas de Lehman.Les régulateurs sont toujours très forts pour éviter la crise précédente», commente-t-il. La vraie question sera sur l’économie réelle. «Tout le monde doit réaliser que le problème n’est pas monétaire, ni financier, mais sur l’économie réelle. Nous attendons des mesures budgétaires», lance Bernard Aybran.
CBRE Global Investors, a fait l’acquisition pour le compte d’un «client international en compte séparé» resté anonyme, de l’immeuble Premier Place à Londres, auprès de Greycoat et d’une filiale de Morgan Stanley Real Estate Investing. L’immeuble de bureaux de catégorie A, situé dans la City de Londres, a récemment fait l’objet d’une rénovation complète et est entièrement loué à deux locataires de bureaux avec des engagements fermes. Il y a également trois unités de vente au détail au rez-de-chaussée. L’objectif du bâtiment est d’obtenir le label BREEAM «Excellent».
Après 60 semaines de collecte positive, les obligations municipales américaines ont enregistré leur première décollecte au cours de la semaine du 2 mars.
En temps utile. Acheter au son du canon et vendre au son du clairon : voici un dicton dont les investisseurs feraient bien de se souvenir, au vu des conclusions de l’étude « Mind the Gap » de Morningstar. Le groupe de services financiers a calculé l’impact des biais comportementaux sur la performance des placements des investisseurs, qui ont tendance à investir au plus haut des marchés et à en sortir à leur plus bas. Résultat : sur l’ensemble des classes d’actifs européennes, pour la période 2010-2018, la différence entre la performance calendaire des fonds et celle perçue in fine des investisseurs atteint 53 points de base. Morningstar invite ces derniers à éviter les effets de mode et à privilégier « prudence et patience » pour éviter de telles déconvenues.
L’assureur allemand Allianz a annoncé le lancement d’une gamme de cinq fonds espagnols qui seront gérés par Inversis Gestión, filiale de gestion d’actifs du groupe Inversis. Ces produitsincluentquatre fonds profilés investis en actions internationales et espagnoles ainsi qu’un fonds obligataire comprenant plusieurs stratégies dynamiques de gestion alternative.