Oceanwood, un hedge fund activiste basé à Londres, appelle les gouvernements européens à changer radicalement leur politique en matière de transports pour encourager le rail et aider à lutter contre la pollution des émissions carbone, rapporte le Financial Times. La société, qui gère 1,3 milliard de dollars, a écrit aux ministres du Royaume-Uni, de la France, des Pays-Bas et de la Belgique. Il les exhorte à délaisser les vols courts et les ferries transmanche au profit du transport de passagers et de marchandises. Le hedge fund détient environ 0,75 % de Getlink, la société française qui a la concession pour exploiter le Tunnel sous la Manche jusque dans les années 2080 et gère aussi les trains entre l’Angleterre et la France.
Le fonds EQT Infrastructure V, géré par EQT, est entré en négociations exclusives en vue de l’acquisition d’une participation majoritaire dans Colisée, actuellement détenu par IK Investment Partners. C’est le premier investissement d’EQT depuis l’ouverture officielle de son bureau à Paris en juin dernier et le deuxième investissement d’EQT Infrastructure en France, après l’acquisition de SAUR, un acteur de la gestion de l’eau potable et des eaux usées. Créé en 1976, Colisée est un acteur européen du secteur des EHPAD et des services à domicile pour les personnes âgées. La société, dont le siège social est à Paris, a développé une présence géographique européenne avec environ 270 établissements et agences de services de soins à domicile en France, en Belgique, en Espagne et en Italie. Colisée emploie plus de 16.000 salariés et réalise un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros. EQT indique sur son investissement dans Colisée est en ligne avec les Objectifs de Développement Durable des Nations-Unies (ODD), notamment l’Objectif n°3 “Bonne santé et bien-être” et l’Objectif n°11 « Villes et communautés durables ». La transaction est soumise à la consultation et l’information des Instances Représentatives du Personnel ainsi qu’à l’obtention des autorisations des autorités de la concurrence et éventuellement de contrôle des investissements étrangers. Avec l’acquisition de Colisée, EQT Infrastructure V sera investi à hauteur de 5 à 10 % par rapport à son objectif de taille du fonds. Aucune décision n’a été prise à ce jour concernant la fin de la période d’engagement d’EQT Infrastructure IV et la date de début des commissions de gestion d’EQT Infrastructure V.
« L’or est extrait d’un trou en Afrique ou ailleurs. Ensuite, on le fond, on creuse un autre trou, on l’enterre à nouveau et on paie des gens pour le garder. Il n’a aucune utilité. Quelqu’un qui nous regarderait de la planète Mars resterait perplexe. » Quand il s’est agi de démontrer l’inutilité profonde des métaux précieux en tant que classe d’actifs, Warren Buffett (photo) n’a jamais été en manque d’inspiration. En entrant au capital du canadien Barrick Gold, l’un des principaux groupes miniers aurifères mondiaux, l’homme d’affaires – qui avait déjà fait une incursion dans cette classe d’actifs à la fin des années 90 – démontre à ses admirateurs que le pragmatisme peut tordre le coup aux convictions les plus affirmées.
Les fonds d’investissement américains General Atlantic et Sequoia Capital, actionnaires de ByteDance, la maison mère de TikTok, entendent jouer un rôle dans une éventuelle acquisition des activités américaines du réseau social, menacé d’interdiction par l’administration Trump. TikTok a indiqué avant-hier poursuivre l’administration Trump pour éviter l’interdiction. Les deux sociétés d’investissement, qui détiennent des participations importantes dans le chinois ByteDance, pourraient concurrencer Microsoft, qui a déclaré ce mois-ci avoir entamé des négociation sur un rachat des activités de TikTok aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Les fonds d’investissement américains General Atlantic et Sequoia Capital, actionnaires de ByteDance, la maison mère de TikTok, entendent jouer un rôle dans une éventuelle acquisition des activités américaines du réseau social, menacé d’interdiction par l’administration Trump, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. TikTok a indiqué hier poursuivre l’administration Trump pour éviter l’interdiction
Le Conseil fédéral suisse a adopté ce 19 août ce qu’il appelle «le message» visant à modifier la loi sur les placements collectifs de capitaux (LPCC). Le «Limited Qualified Investor Fund» (L-QIF) a pour propos de créer une catégorie de fonds qui offre aux investisseurs qualifiés une alternative aux produits étrangers similaires. L’association suisse des fonds, la SFAMA indique dans un communiqué soutenir ce projet, car sa mise en œuvre est une étape importante selon elle, vers l’amélioration de la compétitivité du marché suisse de gestion de fonds et de l’Asset Management ainsi que le renforcement de la place financière suisse. La SFAMA explique que l’élément central du projet est de mettre à disposition un placement collectif flexible en vertu du droit suisse, qui ne soit pas soumis à l’obligation d’autorisation de la FINMA et qui puisse donc être mis en place de manière beaucoup plus rapide et rentable. En même temps, ce produit innovant, qui ne doit être ouvert qu’aux investisseurs qualifiés, devrait assurer la qualité et la sécurité habituelles: les asset managers ou la direction de ce fonds doivent être un établissement soumis à la surveillance de la FINMA. Cette surveillance indirecte tient dûment compte des besoins des investisseurs qualifiés en matière de protection client. Le L-QIF doit être possible pour les placements collectifs ouverts et fermés selon la LPCC. L’univers de placement doit être flexible et offrir aux investisseurs le choix le plus large possible. En outre, le classement du L-QIF parmi les fonds suisses sur le plan fiscal est déterminant dans son succès. Après la commission chargée de l’examen préalable, le Parlement devrait examiner le projet lors de la session d’hiver 2020. Son entrée en vigueur est attendue pour 2022.
Alors que Berkshire Hathaway a augmenté sa position dans Bank of America au deuxième trimestre, il considérablement réduit ses participations dans les autres grandes banques américaines et investi dans l’or, un actif que l’oracle d’Omaha a longtemps dénigré, rapporte Les Echos.Selon des documents remis au régulateur, la société de Warren Buffett a vendu 85,6 millions d’actions Wells Fargo au cours du trimestre, réduisant sa participation de 7,9 % à 5,8 %. Le holding a également vendu 35,5 millions d’actions de JPMorgan,abaissant sa participation de 1,9 % à 0,7 %, et une minorité substantielle de sa participation de longue date de PNC Financial. L’investisseur a par ailleurs complètement fermé sa position dans Goldman Sachs. À la fin du trimestre précédent, Berkshire Hathaway détenait près de 2 millions d’actions de la banque d’investissement. Les participations dans M & T Bank,Bank of New York Mellon, US Bancorp, Mastercard et Visa ont toutes été réduites.Au total, Berkshire a délaissé 12,8 milliards de dollars d’actions au cours du trimestre. Mais le conglomérat a pris une participation de 1,2 % dans le groupe minier Barrick Gold, profitant de l’envolée des cours du métal précieux à des nouveaux sommets historiques, explique le quotidien.
Aberdeen Standard Investments prévient que les investisseurs pourraient être pénalisés si les Etats-Unis mettent à exécution leurs projets de forcer les entreprises chinoises à quitter les Bourses américaines si elles ne soumettent pas à un audit, rapporte le Financial Times. La société de gestion fait du lobbying auprès de la Securities and Exchange Commission pour mieux protéger les actionnaires minoritaires des entreprises chinoises cotées à New York en empêchant les parties liées de voter sur des offres de retrait de la cote. En faisant cela, ASI estime que les investisseurs minoritaires auront une meilleure chance d’obtenir un juste prix pour leurs actions. ASI estime que plus de 200 entreprises chinoises représentant une capitalisation de 1.000 milliards de dollars pourraient être délogées de Wall Street.
L’italien CDP Venture Capital SGR – Fondo Nazionale Innovazione va investir un total de 8 millions d’euros dans 50 startup dans le cadre du programme AccelerORA! Cet investissement, réalisé par le biais du Fondo Acceleratori, vise à soutenir rapidement les startup innovantes et méritantes en phase d’amorçage et de pré-amorçage et qui sont confrontés aux défis du Covid-19. Les secteurs ciblés sont la mode, l’agritech, la medtech, le commerce en ligne, l’éducation, les fintech, les logiciels B2B, la communauté numérique… Les investissements seront gérés par le Fondo Acceleratori. Certaines opérations basées dans le Sud de l’Italie seront en co-investissement avec le fonds Italia Venture II. Le programme a permis de générer des investissements pour un total de 22 millions d’euros grâce à des partenariats.
Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance n’ont fourni aucune protection particulière aux entreprises à risque lors de la chute des marchés provoquée par le Covid-19 en début d’année, selon une étude de Marty Fridson, directeur des investissements de Lehmann Livian Fridson Advisors. Cette étude citée par le Financial Times montre que les indices des obligations à haut rendement qui privilégient les entreprises très bien notées ESG ont mieux fait que le marché pendant la chute de mars. Mais cela n’a pas grand-chose à voir avec l’ESG. Marty Fridson montre que les investissements ESG ont tiré leur épingle du jeu parce que les émetteurs avaient des notations de crédit plus fortes en moyenne et que les fonds étaient moins exposés au secteur de l’énergie, touché par un crash historique du prix du pétrole. Pour lui, le plongeon du pétrole, qui a indirectement dopé plusieurs fonds ESG, n’a rien à voir avec les réglementations vertes ni avec une transition vers les sources renouvelables d’énergie. C’est une question d’offre et de demande.
Le secteur des données alternatives, telles que les images satellites et la mesure du sentiment sur les réseaux sociaux, connaît une explosion de la demande, alors que les hedge funds et les sociétés sont en quête d’indices sur la manière d’affronter la crise du coronavirus, écrit le Financial Times. Nombre d’investisseurs se sont tournés vers ces informations de niche après avoir constaté que les données officielles étaient trop lentes pour refléter la chute de l’activité économique provoquée par le Covid et la reprise. Avant même le coronavirus, Alternativedata.org prédisait que les dépenses annuelles totales des sociétés de gestion atteindraient 1,7 milliard de dollars cette année dans ce domaine, contre 400 millions il y a trois ans. Il existe environ 1.500 fournisseurs de données alternatives. BNP Paribas Asset Management dépense désormais environ 10 % de son budget alloué aux données de marché à des sources alternatives, contre un montant insignifiant il y a cinq ans, selon Frédéric Janbon, le directeur général. Certains gérants se demandent toutefois si les données alternatives conduisent souvent à des paris gagnants, même si elles mettent en lumière une tendance économique. Pour Anthony Lawler, responsable de GAM Systematic, les données alternatives apportent de la valeur aux fournisseurs, mais pas encore à l’investisseur.
LaSalle Investment Management a vendu à Deka Immobilien l’immeuble «Sainte-Cécile» situé dans le 9e arrondissement de Paris pour un montant de 165 millions d’euros. L’actif avait été acquis en mars dernier en même temps que l’emblématique «Bergère», dans le cadre d’un sale and lease-back entre BNP Paribas et le fonds ouvert pan-européen de LaSalle, Encore+. Localisé à deux pas des Grands Boulevards, «Sainte-Cécile» offre 9400m² de surface locative. Achevé en 2004, il est le résultat de la réunion de trois bâtiments adjacents, construits initialement au XXe siècle. En mars 2020, LaSalle avait également fait l’acquisition de l’immeuble «Bergère», l’iconique siège de BNP Asset Management (ancien Comptoir National d’Escompte de Paris), situé au numéro 14 de la rue éponyme.
Le spécialiste des gaz industriels a annoncé hier un investissement de 125 millions d’euros pour construire aux Pays-Bas une unité de séparation des gaz de l’air (ASU) pour la production d’oxygène. Située dans le port de Moerdijk, cette unité aura une capacité de production de 2.200 tonnes d’oxygène par jour et comprendra un système de stockage d'énergie allant jusqu'à 40 mégawattheures. Ce système permettra de stabiliser le réseau électrique et d’augmenter la quantité d'énergie renouvelable injectée. Cette nouvelle ASU produira de l’oxygène, de l’azote et de l’argon pour les marchés industriels, alimentaires et médicaux. Elle devrait être opérationnelle en 2022.
Le laboratoire allemand de biotechnologie CureVac a annoncé mardi que le fonds souverain Qatar Investment Authority avait pris une participation pour un montant non divulgué dans son capital, dans le cadre d’un tour de table de 126 millions de dollars (110 millions d’euros). Cette annonce intervient au lendemain d’une prise de participation de 10% du géant pharmaceutique GlaxoSmithKline dans le capital de la biotech pour 130 millions de livres (144 millions d’euros). C’est la quatrième injection de fonds dans CureVac en deux mois, qui a levé au total 640 millions de dollars. Le nouveau tour de table a été réalisé auprès de QIA et d’un groupe composé de nouveaux investisseurs et d’actionnaires actuels, a déclaré CureVac, sans préciser la répartition de chacun ni la part du fonds qatari.
La Caisse d’Epargne Hauts de France, le Crédit Agricole Brie Picardie et le Crédit Agricole Nord de France créent un Fonds Professionnel de Capital Investissement (FPCI), «Regain 340", «fruit d’un partenariat bancaire inédit, qui interviendra dès septembre 2020 en tant qu’investisseur dans le cadre d’opérations de capital-développement», indiquent les trois banques. Turenne Groupe a été retenu pour gérer ce fonds. Les banques apportent chacune 17 millions d’euros soit 51 millions au lancement, avec une cible de 200 millions d’euros devant attirer d’autres investisseurs. Les fonds compte intervenir pendant 2 à 7 ans auprès d’une cinquantaine d’entreprises non cotées des Hauts-de-France et de Seine-et-Marne «dont la situation était économiquement viable avant la crise sanitaire» et qui génèrent, de préférence, plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et dont le capital est détenu par les membres d’une même famille ou d’un groupe familial. Le fonds pourra avoir recours à différents instruments financiers (actions de préférence, obligations convertibles, obligations à bons de souscription d’actions -OBSA ) pour renforcer les fonds propres des PME. Les investisseurs et Turenne Groupe choisiront les entreprises selon des critères ESG. Ils s’attacheront à réduire l’empreinte environnementaledes participations, à un partage de la création de valeur au profit des collaborateurs au-delà des obligations réglementaires, et à un engagement en faveur de la parité hommes-femmes au sein des instances de gouvernance.
Le groupe agroalimentaire français Danone a annoncé hier son intention d’investir 100 millions d’euros en Chine afin de renforcer ses activités de nutrition spécialisée. Dans le cadre de ces investissements, le groupe va notamment créer un centre de recherche à Shanghai, acquérir le site local de production de lait infantile Murray Goulburn Dairy (Qingdao) et accroître son offre de produits alimentaires spécialisés à des fins médicales.
Les principaux actionnaires de NIBC Holding, le fonds J.C.Flowers et Reggeborgh Invest on accepté l’offre de rachat de Blackstone de la banque néerlandaise NIBC Holding à 1 milliard d’euros, soit 7 euros par action (7,53 euros avec la prise en compte du dividende pour 2019). Ce prix se révèle inférieur de 250 millions d’euros à la précédente offre 1,3 milliard d’euros atteints en février dernier. Cette baisse de prix est due aux conséquences du Covid-19, qui a affecté le secteur bancaire européen.
Détenu depuis 2011 par First Heritage Brands, fonds d’investissement contrôlé par une famille de Hong Kong, le chausseur de luxe fondé en 1981 Robert Clergerie a été racheté, pour un montant non dévoilé, par le fonds Mirabaud patrimoine vivant, rapporte Le Figaro.Ce fonds, géré par le groupe financier suisse Mirabaud, est déjà actionnaire des joailliers Mauboussin et Korloff, de la griffe de prêt-à-porter féminin Anne Fontaine, de la marque de sport Le Coq Sportif ainsi que des chausseurs Carel et Carvil.
La justice prud’homaleespagnole a tranché mi-juindans le conflit opposant le gestionnaire d’actifs espagnol Azvalor à son ex-responsable de l’analyse, Victor Moragas,renvoyé pour raisons disciplinaires en mai 2019. Selon le quotidien espagnol El Confidencial, le juge a considéré irrecevable et donc nulle licenciement de VictorMoragas, ordonnantà la boutique de gestion de le réintégrer dans ses effectifs. Une compensation financière de la part d’Azvalor n’est pas considérée comme une possible alternative à sa réintégration. Par ailleurs, il a donné raison à Azvalor sur le fait que la société n’avait violé aucun droit fondamental de son ancien salarié. Victor Moragas poursuivait la firme pour licenciement injustifié, affirmant avoir été renvoyé pour avoir dénoncé de mauvaises pratiques au sein de l’entreprise et demandé à être nommé formellement gérant de fonds ainsi quele salaire attenant à cette fonction.