Le conglomérat allemand Thyssenkrupp a annoncé jeudi la vente pour 17,2 milliards d’euros de sa division d’ascenseurs à un consortium d’investisseurs mené par l’américain Advent, le britannique Cinven et la fondation RAG (qui finance les coûts à long terme provoqués par l’extraction de la houille en Allemagne). Le contrat a été signé et la clôture de la transaction est attendue pour la fin de l’année. Cette vente «est une solution favorable non seulement pour l’entreprise, ses actionnaires, ses clients et ses employés, mais aussi pour l’entreprise d’ascenseurs elle-même. Au sein du consortium, Thyssenkrupp a trouvé de nouveaux propriétaires qui possèdent une grande expertise industrielle et offrent à la main-d'œuvre un haut degré de sécurité. Les acheteurs ont une solide expérience de la croissance rentable et de l’encouragement des entreprises à devenir des champions mondiaux», assure le communiqué deThyssenkrupp. Dans le cadre de négociations avec les représentants des salariés et le syndicat IG Metall, les acheteurs se sont engagés à offrir «de vastes garanties en matière de site et d’emploi». En outre, il a été convenu que les acheteurs continueront à gérer Thyssenkrupp Elevator en tant que groupe mondial. L’entreprise restera également basée en Allemagne. Avec la vente de cette activité très rentable, le groupe Thyssenkrupp victime de la crise de l’acier, espère se donner les moyens de poursuivre sa restructuration, baisser son niveau d’endettement et voir sa note de solvabilité relevée par les agences de notation.
Le fonds souverain norvégien a généré un gain record de 180 milliards de dollars (1.690 milliards de couronnes norvégienne) et affiché un rendement de 19,9% grâce à la reprise des marchés boursiers en 2019. Ses encours ont augmenté de 26% sur les actions, de 7,6% sur les obligations et de 6,8% sur l’immobilier. Son allocation se répartissait entre 70,8% en actions, 26,5% en produits de taux et et 2,7% en propriétés immobilières en fin d’année. Pour le fonds le plus important au monde, 2019 est l’année où il a obtenu le feu vert pour réduire son exposition aux combustibles fossiles et a commencé la recherche d’un nouveau directeur général.
Le fonds souverain norvégien a généré un gain record de 180 milliards de dollars (1.690 milliards de couronnes norvégienne) et affiché un rendement de 19,9% grâce à la reprise des marchés boursiers en 2019. Ses encours ont augmenté de 26% sur les actions, de 7,6% sur les obligations et de 6,8% sur l’immobilier. Son allocation se répartissait entre 70,8% en actions, 26,5% en produits de taux et et 2,7% en propriétés immobilières en fin d’année.
Après une année 2018 difficile, 2019 aura finalement été une bonne année pour l’industrie européenne des fonds d’investissement, selon les dernières statistiques de l’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama). La bonne dynamique de novembre s’est confirmée en décembre avec des collectes nettes d’OPCVM et de FIA de +70 milliards d’euros, pour un encours total sous gestion de 17.796 milliards (+17,3%). Les fonds d’actions ont souffert de sorties nettes jusqu’en septembre, liées aux craintes dues aux tensions commerciales, pour aboutir à 20 milliards de décollecte sur l’année, alors que les fonds obligataires (+299 milliards) et les fonds monétaires (+84 milliards) ont connu une excellente année. Au total, la collecte des fonds Ucits atteint 386 milliards, à laquelle s’ajoutent les 145 milliards levés par les FIA, record absolu.
Blackstone prévoit d’utiliser l’argent d’un fonds d’infrastructure saoudien de 14 milliards de dollars pour investir au Royaume-Uni, dans le sillage de la victoire de Boris Johnson aux élections, plutôt qu’aux Etats-Unis comme c’était envisagé initialement, rapporte le Financial Times. La société d’actifs alternatifs a recruté Jonathan Kelly, de Brookfield, pour monter et diriger une équipe d’une dizaine de personnes à Londres pour dénicher des opérations au Royaume-Uni et en Europe. Les secteurs de l’électricité, de l’eau, de la fibre internet, des centres de données et des tours de télécommunications mobiles seront privilégiés.
SoftBank a indiqué lundi qu’elle menait un nouveau tour de table de 165 millions de dollars (152 millions d’euros) dans la start-up californienne Karius, qui va commercialiser un test permettant de détecter rapidement par de simples prises de sang des infections difficiles à diagnostiquer. Elle est valorisée environ 700 millions de dollars, selon Reuters. En outre, elle a investi 100 millions de dollars dans la firme new-yorkaise Behavox. Cette dernière recourt à l’intelligence artificielle pour analyser les données internes de sociétés.
SoftBank a indiqué lundi qu’elle menait un nouveau tour de table de 165 millions de dollars (152 millions d’euros) dans la start-up californienne Karius, et avait investi 100 millions de dollars dans la firme new-yorkaise Behavox. Les deux ont été annoncées alors que les investissements du conglomérat japonais sont scrutés par les marchés. Softbank essaie de boucler le financement de son deuxième fonds Vision Fund.
Warren Buffett a défendu samedi la décision de Berkshire Hathaway Inc d’investir massivement dans des actions de sociétés telles qu’Apple, et dans les assurances, dans une lettre annuelle aux actionnaires publiée sur le site de la société. Berkshire Hathaway a dégagé un bénéfice record de 81,42 milliards de dollars (74,9 milliards d’euros) pour l’année, soit le double de son précédent record de 2017, principalement en raison de modifications des règles comptables sur la détention de titres détenus en portefeuille. Pour autant, l’action Berkshire Hathaway a gagné seulement 11,7% ces 12 derniers mois, contre 20,3% pour l’indice S&P 500 sur la même période.
Altur Investissement annonce une prise de participation minoritaire au capital de la société qui détient les murs et le fond de commerce de l’hôtel Mercure Lyon Centre Château Perrache. Le part et le montant n’ont pas été dévoilés. Construit en 1903 et rénové en partie en 2015, l’hôtel, exploité sous l’enseigne Mercure, est situé dans le centre-ville de Lyon, et classé 4 étoiles.
Les fonds qui se vendent comme des placements durables ne sont pas nécessairement concentrées sur les entreprises qui luttent contre le changement climatique, conçoivent des turbines éoliennes ou favorisent la diversité des conseils d’administration, observe le Wall Street Journal. Nombre d’entre eux ressemblent plutôt à des portefeuilles de grandes valeurs technologiques. Les cinq entreprises du S&P 500 les plus communément présentes dans fonds actions durables gérés activement l’automne dernier étaient Microsoft, Alphabet, Visa, Apple et Cisco Systems, montre une étude de RBC Capital Markets citée par le WSJ. Les entreprises qui se concentrent sur les sujets comme l’énergie renouvelable, l’eau propre et la diversité des genres, sont relativement sous-représentées au sein de ces fonds. Par exemple, NextEra Energy est le principal opérateur au monde de fermes éoliennes et solaires. Il n’était pas dans la liste des valeurs les plus détenues par les fonds ESG. Mais les grandes valeurs techno comme Amazon et Facebook figurent dans la liste.
Le conglomérat financier japonais SBI Holdings s’attend à recevoir un déluge d’argent de banques régionales qui ont besoin de réinvestir du liquide après avoir racheté des obligations d’Etat. SBI pourrait voir ses actifs au moins doubler à 300 milliards de yens (2,47 milliards d’euros) cette année, indique Tomoya Asakura, dirigeant du groupe basé à Tokyo, cité par Bloomberg. Les 100 principales banques régionales du Japon ont été atteintes par les rendements décroissants de leurs valeurs locales en portefeuille après un assouplissement monétaire sans précédent, causé par la chute des taux d’intérêt à long terme.
Alors qu’il a publié il y a quelques jours une nouvelle politique de vote pour les sujets ESG (Environnement, social et gouvernance), le groupe BlackRock a critiqué ouvertement le groupe allemand Siemens sur un des projets les plus controversés au monde de mine de charbon en Australie, le projet Carmichael, porté par le conglomérat indien Adani, rapporte le Financial Times. Le plus grand gérant d’actifs du monde a ainsi estimé dans une lettre que le Financial Times s’est procuré au lendemain de l’assemblée générale de Siemens, que le groupe industriel a échoué à évaluer l’ampleur des risques, y compris les risques ESG, sur son contrat d’infrastructure. Siemens s’est en effet ngagé dans la construction de systèmes de signalisation pour des voies de chemin de fer lié à cette mine de charbon dans le Queensland qui a révolté de nombreuses ONG et provoqué des manifestations en Allemagne contre Siemens. Le sujet est d’autant plus sensible avec les incendies qui ont ravagé l’Australie. Le PDG de Siemens avait alors indiqué qu’il tiendrait ses engagements «avec regret» pour respecter sa parole donnée. Le Financial Times note cependant que BlackRock a tout de même voté pour toutes les résolutions présentées par Siemens lors de l’Assemblée générale.
Le fonds d’investissement Elliott Management a accumulé récemment une participation de plus de 2,5 milliards de dollars dans Softbank, et prône des changements au sein du conglomérat japonais pour redresser son cours de Bourse, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Au cours actuel, le montant représenterait une participation de 3% dans le capital du groupe japonais. Les discussions du fonds avec la direction de Softbank ont porté sur les moyens d’améliorer la gouvernance d’entreprise, ont indiqué ces sources. Elliott réclamerait plus de transparence et une meilleure gestion des décisions au sein du fonds Vision Fund, qui gère près de 100 milliards de dollars d’actifs. Il voudrait également que SoftBank rachète 10 à 20 milliards de dollars d’actions.
Le fonds d’investissement Elliott Management a accumulé récemment une participation de plus de 2,5 milliards de dollars dans Softbank, et prône des changements au sein du conglomérat japonais pour redresser son cours de Bourse, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Au cours actuel, le montant représenterait une participation de 3% dans le capital du groupe japonais. Les discussions du fonds avec la direction de Softbank ont porté sur les moyens d’améliorer la gouvernance d’entreprise, ont indiqué ces sources. Elliott réclamerait plus de transparence et une meilleure gestion des décisions au sein du fonds Vision Fund, qui gère près de 100 milliards de dollars d’actifs. Il voudrait également que SoftBank rachète 10 à 20 milliards de dollars d’actions.
Deux des plus grands gestionnaires du monde, UBS et BlackRock, estiment que les actions des pays émergents offrent de meilleurs perspectives que les actions américaines après que celles-ci ont enregistré une période inédite de hausse l’année dernière, rapporte le Financial Times. UBS Global Wealth Management a en effet revu de «surpondérer» à «neure» sa recommandation sur les actions américaines et indiqué surpondérer les actions émergentes. Un mouvement également adopté par le BlackRock Investment Institute. Ils indiquent que la chute des actions émergentes en raison de la menace du Coronavirus est une opportunité d’investissement.
L’investissement en immobilier d’entreprises a dépassé les 100 milliards d’euros au quatrième trimestre 2019, plus du tiers des 281 milliards investis sur l’année, un montant en progression de 3% par rapport au record déjà historique de 2018, selon BNP Paribas Real Estate. Un résultat d’autant plus notable que le plus gros marché historique, le Royaume-Uni, a été freiné (-18%) pour la deuxième année par l’incertitude autour du Brexit. Les Pays-Bas (quatrième marché) accusent également une baisse (-28%), compensée par les deux autres grands marchés, l’Allemagne (+19%) et la France (+19%), ainsi que par la performance d’autres marchés importants comme la Suède (+44%), l’Italie (+41%) ou l’Irlande (+84%). Le marché allemand a participé à cette augmentation à hauteur de 12 milliards, un record historique pour le pays, qui dépasse pour la première fois son niveau de 2007 grâce à Berlin et Munich (plus de 10 milliards). Le marché français a également dépassé pour la première fois les 40 milliards. Les bureaux représentent 47% des investissements (+6%), et les investisseurs non européens ont progressé de +10%, à 141 milliards.