L’optimisme est encore au rendez-vous en ce début d’année. Les craintes sur la détérioration de la conjoncture et le spectre d’une récession ne sont plus d’actualité.Les investisseurs sont 36% en net à envisager une amélioration de la croissance mondiale au cours des douze prochains mois, soit le plus haut niveau enregistré depuis février 2018, selon le dernier Fund Manager Survey de BofA Global Research réalisé entre les 9 et 16 janvier auprès d’un échantillon de 249 participants, totalisant 739 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Les participants au sondage sont 56% à s’attendre parallèlement à une accélération de l’inflation au cours des douze prochains mois, un niveau en hausse de 14 points de pourcentage par rapport au mois précédent qui n’avait pas été observé depuis novembre 2018. Et 62% des sondés continuent de tabler sur une croissance et un rythme d’inflation au-dessus de la tendance. Dans ce contexte, les niveaux de cash se maintiennent à 4,2% pour le troisième mois consécutif, leur plus bas niveau depuis mars 2013. La surpondération sur les actions internationales a augmenté de 1 point de pourcentage à 32%, un sommet de 17 mois. Depuis août, cette allocation actions est passée d’un sous-pondération de 12% à une surpondération de 32%, le plus gros écart depuis 2011 mais encore en retrait par rapport à la surpondération de 50% observée durant les précédents sommets de marché. «Les investisseurs sont optimistes mais pas euphoriques. Nous restons irrationnellement optimistes sur les actifs risqués jusqu’à ce que les pics d’allocation et de liquidité provoquent une hausse des rendements obligataires mondiaux et l’opportunité d’un «big short»», a commenté Michael Hartnett, stratégiste en chef chez BofA Global Research.
Les encours des fonds de placement distribués en Suisse s’élevaient fin décembre à 1.240,4 milliards de francs, en hausse de 179,4 milliards de francs (14,5%) par rapport à la fin de l’année 2018, selon des données recueillies par la Swiss Fund Data et Morningstar. La bonne tenue des marchés et une collecte nette de 36,2 milliards de francs ont contribué à cette évolution. «Les investisseurs sur le marché suisse des actions ont ainsi vécu leur meilleure année depuis 2005", notent les auteurs de l'étude publiée ce 17 janvier par l’association professionnelle, la SFAMA (Swiss Funds & Asset Management Association). Sur le seul mois de décembre, les fonds de placement ont accueilli des apports de 6,86 milliards de francs, pour l’essentiel dans des fonds en actions (5,55 milliards). Les fonds du marché monétaire ont attiré pour 1,26 milliard de francs et ceux des matières premières pour 444,1 millions. A l’inverse, les fonds obligataires ont a accusé des sorties nettes de 432 millions et les placements alternatifs de 158,2 millions.
Les ETF/ETP commercialisés à traversle monde ont enregistré au mois de décembre 2019 des entrées nettes de 93,97 milliards de dollars, ce qui porte les flux nets sur l’ensemble de l’année à 571,03 milliards de dollars contre 515,81 milliards de dollars en 2018, selon des données communiquées par ETFGI. Les actifs investis dans les ETF/ETP se sont ainsi accrus de 3,8% d’un mois sur l’autre, passant de 6.120 milliards de dollars au niveau record de6.350 milliards de dollars à fin décembre, affichant ainsi une progression de près de 32% d’une année sur l’autre alors que sur les 10 dernières années, la progression annuelle moyenne est de 18,6%. ETFGI précise que la collecte de décembre 2019 est la deuxième plus importante mensuelle dans l’histoire des ETF, qui fêteront leur 30 ans cette année. Les ETF/ETP spécialisés sur les actions ont attiré 70,9 milliards de dollars en décembre 2019, si bien que les entrées nettes dans ces véhicules depuis le début de l’année s'élèvent à 286,23 milliards de dollars, un montant en nette baisse par rapport aux 362,44 milliards de dollars enregistrés l’année précédente. En revanche, les ETF/ETP dédiés à l’obligataire ont engrangé un peu plus de 20 milliards de dollars en décembre, ce qui porte le total des entrées nettes à 227,82 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année, soit plus du double du montant observé pour 2018 (107,29 milliards de dollars). Les ETF/ETP de matières premières ont attiré 57 millions de dollars, ce qui porte les entrées nettes sur l’année à 18,51 milliards de dollars contre seulement 1,01 milliards de dollars l’année précédente.
Cosevad, société de courtage d’assurance et de conseil en gestion de patrimoine, filiale de Generali France, et le coutier en ligne Altaprofits ont annoncé la finalisation de leur fusion sous la marque Altaprofits. Ils avaient annoncé leur intention de rapprocher leurs activités fin décembre. La nouvelle entité sera présidée par Rodolphe Plouvier, membre du comité exécutif de Generali France, et la direction opérationnelle sera confiée à Stellane Cohen, directrice générale de Cosevad. Les actuels dirigeants d’Altaprofits - François Leneveu, Elisabeth Andrey et Hervé Tisserand - resteront dans l’entité pour assurer la transition.
Cosevad, société de courtage d’assurance et de conseil en gestion de patrimoine, filiale de Generali France, et le coutier en ligne Altaprofits annoncent ce jour la finalisation de leur fusion sous la marque Altaprofits. Après avoir annoncé leur intention de rapprocher leurs activités fin décembre, Cosevad a finalisé l’acquisition d’Altaprofits à la date du 15 janvier 2020. « Ce rapprochement valide la vision stratégique partagée par les deux entités, convaincues que l’approche «phygital» est la réponse adaptée aux nouvelles attentes des épargnants et à un marché de l'épargne en pleine mutation dans un environnement de taux bas », précise un communiqué.
Greg Jensen, le co-directeur des investissements de Bridgewater Associates, estime que l’or pourrait augmenter de 30 % et atteindre un niveau record au-dessus des 2.000 dollars l’once, selon une interview au Financial Times. Il pense que la Federal Reserve va laisser l’inflation chauffer pendant un certain temps et qu’«il n’y aura plus de tentative de la part des principales banques centrales du monde développé de normaliser les taux d’intérêt. C’est un gros problème ». Dans le même temps, Bridgewater anticipe des turbulences politiques multiples, le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis exacerbant le fossé entre riches et pauvres et alors que les tensions augmentent avec la Chine et l’Iran.
Serengeti Asset Management, un hedge fund de New York, a injecté 550 millions de dollars dans SecFi, une plate-forme qui permet aux employés de start-up de vendre leurs stock-options sans attendre que leur société soit cotée, rapporte le Financial Times. Ce pari de cette société est un autre exemple de la concurrence entre hedge funds et les autres investisseurs non traditionnels pour accéder aux investissements privés «late-stage», écrit le quotidien.
La lutte contre le déclin de la biodiversité, la sécurité minière, la gouvernance dans les marchés émergents, la décarbonisation des entreprises et des portefeuilles, et enfin, la juste rémunération des dirigeants, tels sont les nouveaux thèmes de dialogue retenus.
Dans sa traditionnelle lettre aux dirigeants d’entreprises ce 14 janvier, et qu’il envoie désormais chaque début d’année, Larry Fink, le dirigeant de BlackRock, estime être " à la veille d’une transformation fondamentale du secteur financier " face aux prises de conscience concernant le changement climatique. Constatant que " le changement climatique arrive presque invariablement en tête des problèmes évoqués par les clients de BlackRock à travers le monde», il estime que " ces questions entraînent une réévaluation en profondeur des risques et de la valeur des actifs». Selon le dirigeant de la plus grande société de gestion du monde (près de 7.000 milliards de dollars d’encours), «dans un avenir proche, plus proche que la plupart des gens ne l’anticipent, nous observerons une réallocation significative des capitaux». Dans une autre lettre adressée cette fois à ses clients, il détaille certaines initiatives qu’il veut en cohérence avec ces constats où il assure"que la durabilité doit devenir notre norme en matière d’investissement». Ainsi, le géant américain a l’intention de faire des fonds durables les éléments constitutifs standard de ses solutions d’investissement, «dans tous les cas où cela est possible». Il indique que «tous les aspects de cette approche seront mis en œuvre progressivement et en concertation avec nos clients. En outre, nous nous engageons à offrir ces solutions durables à des frais comparables à ceux des solutions traditionnelles». Le groupe entend dès cette année commencer à offrir des versions durables de ses portefeuilles modèles phares, y compris pour les modèles de la gamme «Target Allocation». Les ETF (exchange-traded funds), des fonds cotés qui suivent les indices de façon plus ou moins passive, ne seront pas oubliés puisque BlackRock prévoit également de lancer cette année des versions durables de ses fonds iShares d’allocation d’actifs. Larry Fink précise également que d’ici la fin2020, une intégration complète des facteurs ESG sera mise en œuvre dans l’ensemble des portefeuilles actifs et des stratégies de conseil. Autre mesure forte, le dirigeant indique que le groupe est en train de liquider dans ses portefeuilles d’investissement en gestion active discrétionnaire les titres publics (actions et obligations) de sociétés qui génèrent plus de 25% de leurs revenus à partir de la production de charbon thermique. Cette liquidation devrait être achevée vers le milieu de l’année2020. Il entend également mettre l’analyse ESG au cœur d’Aladdin, sa plateforme électronique de gestion des risques des investissements pour le compte des clients. Enfin, d’ici la fin2020, il s’engage à fournir des données «transparentes et publiques» concernant les caractéristiques des risques liés aux enjeux du développement durable (y compris des données concernant l’empreinte carbone et l’exposition aux secteurs controversés) – pour l’ensemble des fonds communs de placement de BlackRock. Cette fois, il ne s’agit pas d’une «fake letter» comme l’an dernier. Pour rappel, Larry Fink et BlackRock avaient été victimes en janvier 2019 d’une fausse publication de la lettre annuelle, postée également sur un faux site de BlackRock. Cette lettre assurait que le groupe comptait prendre des initiatives fortes en matière climatique.
IK Investment Partners a annoncé que son fonds IK Small Cap II a conclu un accord pour acquérir une participation majoritaire dans Acture auprès des fondateurs de la société. Les conditions financières de la transaction ne sont pas divulguées. Acture est un collectif d’entreprises qui fournit des services externalisés spécialisés aux entreprises néerlandaises et aux agences de travail temporaire pour gérer les cas de maladie ou d’invalidité de leur personnel. La société a été fondée en 2008 par l’actuelle directrice générale, Maudie Derks, et deux autres co-fondateurs «dans le but de réduire l’absentéisme et les coûts des employeurs dans le cadre du système de sécurité sociale néerlandais complexe et en pleine évolution», explique un communiqué. Maudie Derks reste directrice générale et réinvestit aux côtés du fonds.
Jean-Philippe Dorp, président de CFA Society France, revient sur les conséquences de MIF2 sur le secteur de la recherche financière et s'inquiète à la fois de la baisse du nombre d'analystes et du développement de la recherche sponsorisée sans cadre réglementaire.
La banque publique d’investissement va contribuer à hauteur de 165 millions d’euros au budget national, au titre de ses résultats 2019. Sa politique de dividende reste aléatoire.
A-t-on vraiment changé de millésime ? On pourrait en douter à lalecture des dernières données sur l'évolution des flux dans les fonds internationaux. Selon l'étude hebdomadaire de BofA Global Research, les fonds actions ont terminé la semaine au 8 janvier sur des sorties nettes, il est vrai modestes, de 0,5 milliard de dollars, avec 11,6 milliards de dollars engagés dans des ETF et un peu plus de 12 milliards de dollars retirés des organismes de placement collectifs. Et dans la lignée des 52 semaines de 2019, les fonds obligataires ont continué de faire la course en tête, avecdes entrées nettes exceptionnelles de 23,2 milliards de dollars. L’examen détaillé des flux obligataires montre bien que les investisseurs s’inscrivent complètement dans le sillage de l’année écoulée. Les investisseurs n’ont pas encore beaucoup d’appétit pour les actifs risqués. Le montant record des flux dans les fonds obligataires est dû pour beaucoup à l’engouement pour les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement («IG») qui ont attiré un peu plus de 14 milliards de dollars, indique l'étude qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Toutes les autres catégories de fonds à revenu fixe ont terminé en territoire positif. Les fonds d’obligations high yield ont attiré seulement 1,3 milliard de dollars mais les fonds de dette émergente ont engrangé 2,8 milliards de dollars. Les fonds d’obligations municipales, très recherchées l’an dernier, ont enregistré des entrées nettes record de 2,3 milliards de dollars. Pour la quatrième semaine consécutive, les fonds d’obligations indexées sur l’inflation, très bon marché actuellement, ont attiré 0,4 milliard de dollars. A noter aussi que les fonds de prêts bancaires ont enregistré leurs premières souscriptions depuis soixante semaines, pour un montant de 0,4 milliard de dollars. Et parallèlement, une approche sectorielle montre que les financières ont engrangé 1,9 milliard de dollars, le montant le plus élevé depuis novembre 2017. A croire que les investisseurs s’attendent à une inflexion de la courbe des taux... Du côté des actions, la prudence reste à la une, à quelques exceptions près. Les fonds spécialisés sur les actions américaines ont ainsi affiché des sorties nettes peu spectaculaires d’un peu moins de 5 milliards de dollars tandis que les fonds dédiés aux actions européennes enregistraient des dégagements de 1,7 milliard de dollars, les plus élevés des quatorze dernières semaines. En revanche, les fonds d’actions japonaises attirent 1,7 milliard de dollars, le montant le plus élevé des dix-neuf dernières semaines et les fonds de dette émergente engrangent près de 2 milliards de dollars, affichant ainsi une onzième semaine consécutive de flux nets positifs. Les investisseurs confirment ainsi leur regain d’intérêt pour l’univers émergent, avec des fonds actions qui ont attiré près de 20 milliards de dollars sur l’ensemble du quatrième trimestre 2019. Sur une période de trois mois, la collecte des fonds émergents actions et obligations totalise d’ailleurs 33,7 milliards de dollars, le montant le plus élevé depuis avril 2019. Les investisseurs semblent bien se positionner sur un dollar plus faiblequi aurait en tout cas atteint ses sommets.
Blackstone, avec son partenaire de co-entreprise Round Hill Capital, a accepté de vendre un portefeuille de biens immobiliers résidentiels au suédois Heimstaden Bostad pour 1,3 milliard d’euros, rapporte Financial News, citant une porte-parole de Round Hill. Heimstaden va ainsi devenir propriétaire du plus gros portefeuille privé d’actifs résidentiels en République tchèque. Blackstone et Round Hill avaient acquis le portefeuille en 2015.
Le terrain reste toutefois favorable aux actifs risqués. Mais cette stratégie d’investissement doit être mise en œuvre avec prudence et une grande sélectivité, assure le gestionnaire.
Les ETF internationaux adossés à l’or et les produits similaires ont enregistré l’an dernier des entrées nettes de 19,2 milliards de dollars ou 400 tonnes de métal jaune, selon des données communiquées par le Conseil mondial de l’or (WGC). Après un rebond en décembre, les encours des ETF ont atteint le niveau record de près de 2.900 tonnes ou un peu plus de 141 milliards de dollars au terme du quatrième trimestre, soit une progression de près de 14% d’une année sur l’autre. A l’origine de cette évolution, une demande soutenue et une hausse de 18,4% du prix de l’or. En Europe, les encours se sont accrus de 188 tonnes ou 8,8 milliards de dollars, soit une hausse de 13,6% d’une année sur l’autre à64,7 milliards de dollars ou 1.332 tonnes. Trois fonds basés au Royaume-Uni sont à l’origine de cette évolution. iShares Physical qui affiche un gain de 38 tonnes ou 1,8 milliard de dollars, soit une hausse de plus de 40%, WisdomTree Physical Swiss Gold, avec 37 tonnes ou 1,6 milliard de dollars supplémentaires, soit un bond de 218,5%, et Invesco Physical avec des augmentations de 25,9 tonnes ou 1,1 milliard de dollars, soit +22,7%. L’envolée du métal jaune, amorcée depuis juin 2019, était alimentée en ce début d’année par les tensions géopolitiques et le risque croissant d’une guerre entre l’Iran et les Etats-Unis. Pour UBS, la flambée des tensions entre Washington et Téhéran «montre bien l’importance d’une diversification mondiale et nous renforce dans l’idée que les valeurs refuges, comme l’or et le yen, peuvent permettre de réduire la volatilité des portefeuilles». «Les prix de l’or étant exprimés en dollars, une dépréciation du billet vert, sur laquelle nous tablons en 2020, devrait soutenir le métal jaune», ajoutentles spécialistes de la banque suisse.
Ardian a annoncéavoir conclu un accord en vue de la cession de sa participation dans RiemserPharmaGmbHà Esteve, une société pharmaceutique internationale dont le siège social est à Barcelone. Aucun détail financier de l’opération ne sera communiqué. La conclusion de la transaction reste soumise à l’approbation des autorités de la concurrence et devrait intervenir au premier trimestre 2020. Riemser, acquis en 2012 par Ardian,est un fabricant de produits pharmaceutiques de niche dans le domaine de la médecine humaine, dont les sièges sont basés à Greifswald et à Berlin. La société compte des filiales en Grande-Bretagne, en France et en Espagne, ainsi qu’un réseau de distribution international présent dans plus de 50 pays. Avec l’acquisition de Riemser, Esteveélargit son accès au marché hospitalier en forte croissance. Aujourd’hui, Riemserréalise environ 80 % de son chiffre d’affaires avec des produits destinés aux applications cliniques. De nombreux médicaments Riemsersont considérés comme des références dans leur domaine respectif.
KKR a annoncé avoir fait l’acquisition du Riata Corporate Park à Austin, au Texas, dans le cadre d’une opération évaluée à environ 258 millions de dollars. Riata Corporate Park est un campus de bureaux de classe A de huit immeubles. L’acquisition comprend un terrain adjacent qui a droit à un neuvième immeuble de bureaux. KKR prévoit un programme d’amélioration de 11 millions de dollars pour le campus, comprenant des installations telles que les centres de fitness, des cafés et des places extérieures. KKR a réalisé cet investissement par le biais de son fonds Real Estate Partners Americas Fund II.
Plus des deux tiers des gestionnaires d’actifs (69%) envisagent d’accroître leurs investissements dans le digital de 10% ou plus au cours des douze prochains mois, selon une étude publiée fin décembre par KPMG (*). Un sur cinq souhaitent maintenir leur niveau de dépenses tandis que seulement 1% prévoient de réduire leurs investissements de 10% ou plus. Les sociétés de gestion vont concentrer leurs efforts sur le front office avec un accent particulier sur le marketing, les ventes et la distribution (35%) ainsi que dans les activités d’investissement (32%). On compte en outre 22% de dirigeants qui vont privilégier la digitalisation des fonctions de contrôle et de support. KPMG relève que les sociétés dont les actifs sous gestion s’élèvent à 50 milliards de dollars ou plus concentrent leurs efforts sur le marketing, les ventes et la distribution, alors que les sociétés plus petites s’intéressent en priorité aux opérations d’investissement dans le middle office. Paradoxe, les sociétés de gestion estiment aussi que la digitalisation apporte peu de valeur au front office dans les domaines du marketing, des ventes et de la distribution alors qu’on l’a vu, elles sont plus d’un tiers à vouloir concentrer leurs efforts dans lesdits domaines. L’étude KPMG montre aussi que plus de la moitié des sociétés de gestion (52%) utilisent des ressources internes et des fournisseurs externes alors que seulement 16% d’entre elles s’appuient uniquement sur des ressources internes. Les sociétés de gestion externalisant à 100% à plusieurs fournisseurs externes ou à un seul fournisseur externe sont respectivement 9% et 4%. Dans l’organigramme des sociétés de gestion, la fonction de chief digital officer n’est pas très courante, seulement 21% d’entre elles ayant créé une telle fonction. Un pourcentage nettement inférieur au pourcentage de sociétés satisfaites du retour sur investissement de leurs efforts en matière de digitalisation. Preuve, selon KPMG, que la fonction est beaucoup moins importante que l’engagement des directions des sociétés de gestion affichant une stratégie digitale claire avec une large compréhension des bénéfices et résultats attendus. (*) KPMG International a interrogé 72 dirigeants de sociétés de gestion dans plus d’une vingtaine de pays. Environ 40% des participants travaillent dans des sociétés gérant plus de 50 milliards de dollars