La gestion responsable de l’eau est l’une des nouvelles priorités de Norges Bank Investment Management, la société chargée d’investir les actifs du fonds pétrolier norvégien, dans le cadre de l’exercice de ses responsabilités d’actionnaires. «La pénurie d’eau dans le monde représente un risque financier pour le fonds», explique NBIM dans un communiqué, ajoutant que ce sujet concerne 1.100 sociétés en portefeuille, représentant une capitalisation totale de 265 milliards de couronnes norvégiennes, soit 43 milliards de dollars (sur 2.385 milliards de couronnes). «Chez NBIM, nous pensons que les investisseurs devraient recevoir des informations suffisantes, afin d'être capables d'évaluer comment le risque lié à la pénurie d’eau et le coût des réglementations et de la purification d’eau peuvent affecter les bénéfices d’une entreprise, et d'évaluer la probabilité que cela se produise», indique Anne Kvam, directrice de gouvernance.Le fonds a identifié sept secteurs très exposés à une éventuelle pénurie d’eau : l’agroalimentaire, l’agriculture, la pulpe et le papier, l’industrie pharmaceutique, le secteur minier, la fabrication et la production d'énergie et l’approvisionnement d’eau. Au troisième trimestre, NBIM publiera «NBIM Investor Expectations: Water Management”, un document qui recensera les attentes du fonds à l'égard des entreprises en matière de gestion de l’eau en tant que ressources, et les risques afférents. La société, qui est très en pointe en matière d’investissements responsables, vient d’ailleurs de publier un document sur le changement climatique. Au deuxième trimestre, le fonds norvégien a affiché un rendement de 12,7 %. La part du fonds en actions a atteint 60,3 % à la fin du trimestre.
Pour Pimco (groupe Allianz), si la gestion indicielle fait des merveilles sur les actions, ce n’est pas le cas avec les titres du Trésor protégés contre l’inflation (Treasury inflation-protected securities ou Tips), rapporte le Wall Street Journal. Cela peut conduire à des opportunités manquées et des coûts cachés. L’étude de Pimco intervient alors que le iShares Barclays TIPS ETF remporte un franc succès, ayant attiré près de 5,6 milliards de dollars en 2009, remarque le WSJ.
La Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDQ) va recentrer son pôle immobilier sur ses métiers de base, rapporte L’Agefi. L’institution canadienne a accusé au premier semestre une perte de 4 milliards de dollars canadiens (2,57 milliards d’euros) en valeur de marché sur ses placements en dette immobilière et en immeubles. «Soit 70 % des pertes totales de son portefeuille, qui s'élèvent à de 5,7 milliards de dollars canadiens», précise le quotidien.
John Paulson, le gérant de hedge funds qui a gagné des milliards de dollars en pariant contre les subprimes et en vendant les banques à découvert ces deux dernières années, a acquis près de 2 % de Bank of America, rapporte le Financial Times. Le cours de la banque a pratiquement doublé au deuxième trimestre, lorsque John Paulson a acquis 168 millions d’actions portant sa participation à 2,2 milliards de dollars au 30 juin, selon la SEC.
Bob Doll, le CIO actions mondiales de BlackRock, pense que les marchés vont corriger à brève échéance, indique Citywire. «A notre avis, l’un des risques de la situation actuelle est qu’il est difficile, voire impossible, que les données continuent à surprendre agréablement, ce qui remet en question la vigueur du rallye actuel», indique-t-il.
Dans sa lettre d’information datée du mois d’août, Métropole Gestion revient sur les atouts du marché nippon, en dépit du désamour dont ce dernier souffre. Ce constat «contraste avec une réalité économique qui place l’économie japonaise parmi les plus importantes au monde, précise t-on chez Métropole Gestion, qui note que la Bourse fait mieux que le marché européen sur ces dix dernières années. Ainsi, note l'équipe de gestion, «en prenant comme référence la date de création de l’euro le 1er janvier 1999 jusqu’au 31 juillet 2009, l’indice MSCI Japon en euro surperforme le MSCI Europe de 5,4 %.» Tandis que le marché actions japonais se caractérise par sa profondeur et permet une large diversification, Métropole Gestion, spécialiste de la gestion «value», a favorisé ces derniers mois «l’achat de fleurons internationaux en raison de leur décote patente». Au sein d’un fonds comme Métropole Best of Japan Equities, les commentaires de gestion rappellent que Nissan Motor (Automobile), Fujitsu (Technologie) et Olympus Corp (Equipement médical) ont été les trois premiers contributeurs à la performance (+ 2,22 % sur un mois au 31 juillet, + 10,08% sur trois mois).
Le fonds souverain China Investment Corp, de 300 milliards de dollars, pourrait avoir publié des rendements de près de 13 % au titre de l’année dernière sur son portefeuille total, mais a préféré utiliser des normes comptables conservatrices pour évaluer sa performance, a indiqué un représentant du CIC. D’après son rapport annuel, le fonds a affiché un rendement de 6,8 % l’an dernier et une perte de 2,1 % sur son portefeuille d’investissements étrangers.
Tandis que Vincent Strauss, directeur des actions émergentes asiatiques chez Comgest, estimait récemment via Citywire que le rally boursier sur les marchés émergents, qui a vu les indices bondir de plus de 70 % en cinq mois, «pourrait avoir été trop loin», annonçant que des corrections à court terme étaient à prévoir, Eric Le Coz, directeur du développement chez Carmignac Gestion se montre plus optimiste. " les valorisations atteintes tiennent compte de la repriseéconomique de ces pays sans pour autant intégrer une prime significative que pourrait légitimement justifier le différentiel de croissance par rapport aux économies développées», explique t-il. Cela étant, le stratège de la société de gestion de la Place Vendôme concède «qu'à l’approche de niveaux techniques proches, la progression de l’ensemble des marchés boursiers pourrait ralentir, une pause ne paraissant pas déraisonnable».
Selon la Tribune, le China Investment Corp (CIC), qui détient plus de 200 milliards de dollars d’actifs, a annoncé une perte de 6,7 milliards de dollars en 2008 sur son portefeuille d’investissements. Le fonds souverain chinois a cependant indiqué avoir été moins affecté que d’autres fonds souverains. Pour l’essentiel (87,4 %), son portefeuille est resté en liquidités, en obligations d'État et dans des fonds sur le marché monétaire.
Legg Mason Capital Management (LMCM) prévoit que le S&P 500, qui a récemment dépassé les 1.000 points, devrait atteindre un niveau de 1.350 points dès le premier semestre 2010. La filiale de Legg Mason constate dans un communiqué que les entreprises américaines publient des résultats en nette amélioration et que l’économie américaine est sur le chemin du rétablissement.
A court terme, les perspectives en matière de croissance et d’inflation devraient «stimuler considérablement les obligations d’Etat », estime Robert Senz, Chief Investment Officer (CIO) Taux chez Raiffeisen Capital Management (RCM). Concernant les obligations d’entreprises, malgré une évolution de leur valorisation déjà très favorable au premier semestre, elles « restent intéressantes, principalement dans le secteur des obligations «Investment Grade». Fortes d’un rendement d’environ 4,3 % par an pour une durée résiduelle de 5 ans environ, elles affichent des performances supérieures de quelque 2 % aux obligations fédérales allemandes – soit une prime de rendement toujours considérable du point de vue historique », explique-t-il.Actuellement, RCM fait preuve de davantage de prudence concernant les obligations à haut rendement (High Yield), et ce, bien que leur taux de rendement à 5 ans, qui se situe actuellement à 14 % par an soit très attractif. « Compte tenu de la hausse de 30 % enregistrée par ces obligations depuis le début de l’année, le risque de renversement est considérable, d’autant plus que ces obligations sont fortement corrélées aux actions. Nous attendons une éventuelle correction des cours pour acheter ou renforcer nos positions sur ce segment de marché », conclut Robert Senz.
Vincent Strauss, directeur des actions émergentes asiatiques chez Comgest, estime que le rally boursier sur les marchés émergents, qui a vu les indices bondir de plus de 70 % en cinq mois, « pourrait avoir été trop loin ». Il estime que les investisseurs sont revenus sur les actions émergents trop vite depuis février et que des corrections à court terme sont à prévoir, a-t-il indiqué à Citiwire.
Henderson Global Investors (HGI) étudie actuellement plusieurs opportunités d’investissement sur le marché immobilier français. La société de gestion privilégie à ce titre les actifs « primes » dans l’immobilier de bureaux parisien et dans l’immobilier de commerce sur tout le territoire français, « deux segments dont les valorisations sont désormais attractives après des baisses de 30 à 40 % depuis le pic du marché durant l’été 2007 », note HGI. Sur le marché des bureaux, « après Londres, Paris devient le deuxième marché stratégique européen », affirme Andy Schofield, responsable de la recherche chez Henderson Global Investors. « Si la conjoncture économique demeure inchangée, nous pensons que les taux de rendement se stabiliseront entre 6 et 6,5 %. Toutefois, seuls les actifs situés dans des zones de premier plan et ceux loués à long terme à des locataires fiables aux prix actuels du marché pourront prétendre à de tels niveaux de rendement. Ces biens ne constituent qu’une infime part du marché et comme les investisseurs sont encore peu nombreux à s’intéresser à ce segment, nous pensons que leurs taux de rendement baisseront assez rapidement. En revanche, la plupart des biens dits secondaires, les biens ne répondant pas aux critères évoqués, devraient connaître une toute autre tendance », a-t-il souligné.
Au premier semestre 2009, d’importantes différences dans la tenue des secteurs peuvent être relevées, constate-t-on chez ING Investment Management ."Après un repli de plus de 25% au cours des trois premiers mois, le secteur financier a été la vedette du deuxième trimestre en affichant un gain de 30,8%», constate la société de gestion. De leur coté, le secteur industriel (+17,2%), les biens de consommation cycliques (+15,3%) et la technologie (+14,1%) se sont présentés comme d’autres secteurs cycliques en forme. La technologie a également surperformé au premier trimestre, tandis que le secteur de l’industrie était alors à la traîne. Très cyclique, ce dernier a néanmoins profité des premiers signes de reprise économique."Sur le plan sectoriel, la bonne stratégie aurait été d’éviter les secteurs défensifs, d’investir dans les secteurs cycliques et d’anticiper une reprise des financières», note l'établissement. «En conclusion, souligne ING IM, on peut dire que plus encore qu’au premier trimestre, les investisseurs ont été en mesure au deuxième trimestre de surperformer en sélectionnant les bons secteurs plutôt qu’en choisissant les bonnes régions».
Les facteurs de la croissance intérieure en Asie offrent des opportunités d’investissement attrayantes, estime Invesco.« Nous pensons depuis longtemps que le découplement asiatique prendra environ 20 ans ; à ce stade, la moitié du chemin a été parcourue », expliquent les spécialistes des marchés asiatiques de la société de gestion dans la dernière édition de Market Update. Si la crise mondiale actuelle a réaffirmé la dépendance élevée de l’Asie à l’égard des exportations, les analystes d’Invesco estiment que «cette récession pourrait également accélérer la transition des économies régionales vers des modèles davantage tirés par la demande intérieure». Des politiques destinées à encourager activement la consommation intérieure sont déjà mises en oeuvre, notamment en Chine. « Le secteur de la consommation chinoise en étant encore à ses prémices, les taux d’épargne élevés permettent aux ménages de devenir une solide source de croissance économique future », soulignent les experts Invesco. Ils avancent deux principaux catalyseurs de la reprise des marchés asiatiques: l’amélioration de l’économie mondiale et la montée en puissance des sources internes de croissance, qui permettront à l’Asie de réduire sa dépendance à la demande occidentale. Selon Invesco, ce changement fondamental dans le développement économique de l’Asie va probablement se faire progressivement. Pour l’heure, les experts d’Invesco n’ont pas de position offensive sur les secteurs exposés à la croissance mondiale en raison d’inquiétudes liées aux valorisations, mais ils détectent des opportunités attractives au sein des facteurs de croissance intérieure de l’Asie.
La Pax-Bank, une banque dépositaire des comptes d’institutions et de communautés catholiques allemandes, aurait investi à travers un fonds près de 1,6 million d’euros dans des fabricants de tabac (Imperial Tobacco et British American Tobacco), d’armes (BAE Systems) et de pilules contraceptives, a révélé l’hebdomadaire Der Spiegel.
Dans ses perspectives économiques et stratégie d’investissement du deuxième trimestre 2009, la société Carmignac gestion confirme tout l’intérêt qu’elle porte aux marchés émergents, y compris via des investissements obligataires. Les marchés en question ayant profité du retour des perspectives de croissance favorables, l'équipe de gestion de la société de la place Vendôme explique avoir bénéficié d’une part de l’attrait pour les pays bénéficiant d’un relais de croissance endogène (Brésil, Chine - via les pays susceptibles de s’indexer à la demande chinoise comme la Corée) et d’une autre, du mouvement de convergence européenne de pays comme la Pologne. Les investissements réalisés ont porté principalement sur des dettes libellées en devises fortes (dollar et euro). Carmignac Gestion a souscrit, par exemple, au lancement d’un emprunt d’État coréen en dollar à 5 ans en profitant d’un surcroît de rendement de 4% au-delà du Bon du Trésor américain de même maturité. Dans un autre genre, des positions ont été prises pour profiter sur une baisse des taux au Brésil, via l’achat de dette locale de maturité 2012 offrant un rendement de 11,5%. Bien que le poids de ces stratégies sur les pays émergents reste modeste dans un fonds phare comme Carmignac Patrimoine (3,7% du portefeuille), la société de gestion a annoncé son intention de doubler cette allocation au gré des opportunités de marché.
En dépit de la très forte hausse des marchés émergents depuis octobre 2008 (+55 %), la gestion de JP Morgan AM dans son bulletin hebdomadaire considère «qu’il serait dangereux de tirer sa révérence trop tôt». Certes, selon l'établissement, les valorisations sont un peu tirées mais, compte tenu de meilleures perspectives de croissance, d’un bon momentum sur les bénéfices, d’une politique monétaire toujours accommodante aux Etats-Unis - et qui devrait le rester - elles ne sont pas considérées comme excessives . «‘Ce n’est pas le moment de sortir des marchés à beta élevé, est-il ainsi précisé, ce qui justifie que la société de gestion reste - non sans nervosité - surpondérés sur les émergents et l’Asie.
Dirk Enderlein, gérant du Allianz RCM Europe Equity Growth et du Wachstum Europa d’Allianz Global Investors, anticipe un environnement inflationniste et pense que la croissance des bénéfices est de plus en plus difficile à trouver, rapporte CItywire.
Les fonds souverains retrouvent leur appétit pour les investissements sur les marchés occidentaux, note le Financial Times. Au premier trimestre 2009, ces investissements étaient descendus à leur plus bas niveau depuis 2005. Selon Monitor Group, les fonds souverains des pays du Golf et d’Asie ont réalisé 26 investissements d’une valeur de 6,8 milliards de dollars, soit une baisse de 50 % sur un an. Mais selon Stefan Kern, économiste à la Deutsche Bank, avec la hausse des marchés actions, les fonds souverains pourraient revenir sur les Bourses européennes et américaines.