Avec la reprise des marchés et la dissipation des craintes chez les investisseurs, l’activité de fusions-acquisitions dans les services financiers sera davantage alimentée durant les douze prochains mois par des acquéreurs désireux d’accroître leur taille que par des vendeurs cherchant à survivre, estime Jefferies Putnam Lovell dans son étude «Winds of Change: First-Half 2009 M&A Activity in the Global Asset Management, Broker/Dealer, and Financial Technology Industries». Pour les auteurs, la motivation des vendeurs durant les neuf derniers mois, les besoins en capitaux et la survie, fera place à des catalyseurs plus classiques de l’activité de fusions-acquisitions comme la diversification des produits, la distribution et le capital nécessaire pour relancer la croissance, ainsi que les besoins de liquidités du côté des vendeurs.Jefferies Putnam Lovell estime que les établissements financiers qui se sépareront de gestionnaires d’actifs souhaiteront conserver des participations minoritaires, notamment afin de profiter de la reprise économique. Par ailleurs, la reprise des souscriptions et l’important décalage entre les multiples de vente entre sociétés cotées et non cotées devraient inciter les gestionnaires d’actifs à envisager un retour des introductions en bourse fin 2009 et début 2010. Les auteurs de l'étude considèrent que les gestionnaires indépendants pourraient redevenir vendeurs et commencer à tester les marchés à cette même période, notamment en ce qui concerne les fonds retail.Quant aux gestionnaires alternatifs, leur attitude devrait être dictée principalement par des efforts de survie et de positionnement en vue du prochain cycle haussier. Enfin, les capital-investisseurs, qui ont été largement absents durant la récente phase de cessions d’activités de gestion d’actifs, devraient se manifester comme acquéreurs pour employer du capital en quête de placement en une période où des gestionnaires d’actifs indépendants et de bonne qualité reprendront le chemin du marché des fusions-acquisitions.