Réalisé à partir d’un sondage adressé entre le 11 et le 23 juin 2009 à l’ensemble des fonds d’investissement français, le baromètre d’AeliosFinance a pour objectif d'étudier les prévisions d’activité de ces derniers pour les 6 prochains mois.A partir des 60 réponses recueillies, il ressort qu’en dépit d’une baisse des valorisations des entreprises à laquelle ils s’attendent, les fonds ne sont pas en position d’attentisme. Bien au contraire: 57% d’entre eux déclarent vouloir augmenter leur rythme d’investissement contre 26 % qui pensent maintenir un niveau similaire aux six mois passés et 17 % qui pensent réduire cette proportion. En outre, malgré l’ampleur de la crise, 39 % des fonds de capital-investissement continuent de recevoir un nombre croissant de dossiers par rapport aux six derniers mois, et 41 % estime que ce nombre est équivalent. Seuls 29 % ont noté une baisse comparé au semestre précédent. Quant à la qualité des dossiers, elle est jugée bonne pour 66 % des sondés – à rapprocher avec les 13 % qui les estime plutôt bons, les 17 % qui les jugent «plutôt mauvais» et le solde qui les considèrent de «mauvaise qualité». La crise a également laissé des traces dans les comportements. Ainsi, les fonds se montrent sélectifs et recherchent des sociétés plus mûres. Exemple : en matière de capital risque, les fonds étaient 81 % en janvier à vouloir investir à «l’amorçage», mais ne sont plus que 53 % en juillet. Autre exemple, dans le cadre d’une transmission-LBO, ils étaient 50 % en janvier à être partants en capital-développement (minoritaire), mais ne sont plus que 36 % en juillet. Cela étant, en dépit d’un contexte économique difficile, les capital-investisseurs font preuve de sérénité. Bien que légèrement inférieures à leur budget pour 54 % d’entre eux, les performances financières de leurs participations ont tendance à s’améliorer. Si aucun ne juge les performances financières de leurs participations actuelles nettement supérieures à celles réalisées entre janvier et juillet, ils sont toutefois 22 % à les estimer en ligne. En outre, beaucoup n’ont pas de problème de collecte ou anticipent une collecte bonne (20 % des sondés) ou moyenne (30 % des sondés). Reste que pour les fonds de capital risque, le problème majeur est la baisse importante des opportunités de sortie (en forte diminution selon 53 % d’entre eux). Mieux vaut faire le gros dos et laisser passer la tempête comme le pensent la plupart des personnes interrogées. A ce titre, 72 % estiment que la faible capacité de financement bancaire va se poursuivre dans les 6 prochains mois, contre 13 % qui pensent qu’elle va se débloquer. On notera également que pour les fonds de transmission et de développement, le problème d’accès à la dette constitue un frein majeur qui est appelé à perdurer. A noter également que certains craignent par ailleurs les évolutions réglementaires en discussion actuellement.