«Le premier trimestre a été exceptionnel en termes de nombre de fusions et acquisitions annoncées», estime Fabienne Cretin, co-directrice de la gestion des fonds ADI et responsable des stratégies sur actions au sein d’OFI, et notamment de la stratégie risk arbitrages.Pour elle, malgré la crise, le cycle des fusions et acquisitions reprend progressivement, autour de trois thèmes. Le premier est celui des rachats opportunistes par de participations minoritaires, les actionnaires estimant qu’il est intéressant de le faire à des niveaux de prix assez faibles. Il y a aussi des fusions défensives, autrement dit des opérations de sociétés qui cherchent à grossir pour être plus fortes face à la crise. Enfin, Fabienne Cretin évoque des rachats de sociétés en détresse, même si ce cas de figure reste encore assez rare. Par ailleurs, la co-directrice de la gestion des fonds ADI estime que les offres auxquelles nous allons assister seront plus souvent hostiles qu’amicales, et seront financées en cash et en titres. «Les acquéreurs sont des entreprises au bilan solide, tandis que les cibles sont plutôt de petite taille avec des besoins de financement», poursuit-elle. Enfin, les secteurs qui devraient être concernés sont la pharmacie, l'énergie, l’automobile et la chimie. Parallèlement à cette recrudescence des opérations, Fabienne Cretin souligne la réduction du nombre de concurrents dans le domaine de l’arbitrage de fusions et acquisitions, ce qui se traduit par des opportunités plus importantes (spreads plus larges) et par un rendement supérieur pour les acteurs qui restent. Dans ce contexte, OFI estime qu’il est opportun de mettre en avant le fonds ADI Risk Arbitrage, un fonds monétaire dynamique dont le moteur de performance est l’arbitrage de fusions et acquisitions annoncées. Et ce, d’autant plus que les investisseurs institutionnels commencent désormais à rechercher des placements un peu plus risqués. Ce fonds, créé en mars 2000, a un objectif de rendement supérieur à l’Eonia. Au 22 mai, le fonds était investi à hauteur de 21,39 % en risk arbitrage, correspondant à 15 lignes. Les principales positions sont Wyeth, Sun Microsystems INC, Metavante Technologies Inc, Ciments Français. Ses encours sous gestion ressortent à 41,9 millions d’euros au 22 mai.