Arrivé en août dernier à la tête de la multigestion d’Invesco (500 millions d’euros d’encours), Bernard Aybran a décidé de transformer le fonds de fonds Invesco Multi Complémonde en fonds investi à 100 % en ETF. Pour les autres produits de la gamme, il réfléchit également à renforcer le poids des ETF, qui est déjà important pour certains. Pourquoi avoir décidé de transformer le fonds Invesco Multi Complémonde en fonds investi à 100 % en ETF ? Bernard Aybran : Ce fonds monde hors Europe était déjà investi pour une bonne partie dans des ETF. Et sa première source de performance, perçue et recherchée par les clients, vient de l’allocation géographique et thématique. Ils n’attendent pas grand-chose de la sélection de gérants. Cette transformation était donc logique. Quel est l’intérêt des ETF ? B. A. : Sur les thèmes et les secteurs étroits, l’univers des valeurs est souvent restreint et la valeur ajoutée d’un gérant actif va être minime. Ainsi, si on veut saisir ce type d’univers, autant le faire via des ETF. En plus, dans bien des cas, les fonds gérés activement sont peu nombreux, de très faible volume et arrivent après les ETF. Pour les secteurs plus larges, comme la santé ou les valeurs technologiques, il peut y avoir des gérants relativement actifs. On n’a pas non plus de mal à trouver des fonds classiques sur des thèmes à la mode. Sur quels critères choisissez-vous des ETF ? B. A. : Le premier critère est celui de la qualité de réplication des indices. Ensuite, nous nous attachons à la liquidité, à la méthode de réplication, à un éventuel risque de contrepartie ainsi qu"aux niveaux de frais. Allez-vous continuer à étendre l’utilisation des ETF ? B. A. : Nous renforçons l’utilisation des ETF lorsque c’est nécessaire, et lorsque c"est possible. Sur les actions, c’est assez facile. En revanche, il y a des classes d’actifs où il n’y a pas d’ETF ou bien où c’est compliqué d’en avoir, comme sur la dette high yield et l’obligataire en général. Mais aujourd’hui, nous avons déjà une proportion importante d’ETF dans nos portefeuilles : 40,7 % pour Invesco Multi Patrimoine, 55,7 % pour Invesco Multi Réactif et 24% pour Invesco Multi Stratégie. Est-ce à dire que le gérant actif n’apporte pas grand-chose dans la performance d’un fonds de fonds ? B. A. : La première source de performance d’un portefeuille diversifié est l’allocation d’actifs, bien loin devant la sélection de gérants. A l"exception, très rares, de quelques gérants particulièrement libres et en mesure de mettre cette liberté à profit.
Giles Worthington, gérant de fonds européens chez M&G Investments, estime dans un entretien à l’Agefi Suisse que le climat actuel offre #une occasion d"investissement à long terme qui ne se présentera qu"une fois#, mais qu’ il faut savoir #choisir les titres gagnants, qui survivront la crise#. Le gérant se concentre sur les entreprises avec de forts bilans et trésorerie, celles qui peuvent réinvestir dans la recherche et le développement (R&D), qui peuvent compenser les pressions de marges et se retrouver dans une meilleure position par rapport à leurs concurrents après la récession.
Les sociétés de gestion anticipent une croissance de l’appétit des investisseurs pour les fonds devises, analyse Ignites Europe. Schroders s’apprête à lancer son premier fonds devises en juin après avoir recruté Clive Dennis, de Morgan Stanley. SEB Asset Management, Fidelity ou encore Investec Asset Management ont déjà une offre dans ce domaine.
La transparence est la principale raison de l’intérêt porté par les investisseurs institutionnels à l’investissement socialement responsable (ISR), selon une enquête réalisée par Bankinvest et l’université Leuphana de Lüneburg auprès de 225 investisseurs institutionnels dont Fonds professionnel a rendu compte. Plus de 70% des institutionnels interrogés considèrent l’ISR comme un bon moyen d’améliorer leur réputation ou d’entretenir leur image auprès d’une opinion publique très sensible à ces problématiques. Autre tendance observée avec beaucoup d’intérêt, le développement de l’ISR sur les marchés émergents. Environ 80% des institutionnels estiment que l’ISR sur ces marchés dégage une bonne performance et plus d’un sondé sur deux envisage d’investir dans ces pays au cours des trois prochaines années. L'étude montre par ailleurs que les angles d’attaque sont très divers : 55,6% de l'échantillon misent sur l’investissement écologique, 46,2% sur l'éthique et 38,2% sur les problématiques sociales. Les critères religieux ne jouent pratiquement aucun rôle.
Les fonds gérés activement créent bien de l’alpha, mais cette surperformance n’est pas durable. C’est la conclusion d’une étude menée par iShares, société spécialisée dans les ETF (actuellement en cours de vente par Barclays). Ainsi, en 2000 près de 39 % des fonds actions et taux analysés par iShares (représentant 750 milliards d’euros) ont battu leur indice de référence, les fonds actions affichant un meilleur score de surperformance, à 42 %. Entre 2000 et 2008, entre 25 % et 39 % des produits sous revue surperforment les indices. Mais cette surperformance n’est pas toujours durable. iShares prend l’exemple de 2005 où 24 % de tous les fonds avaient fait mieux que l’indice. En 2002, 57 % avaient réussi à maintenir cette surperformance, et l’année d’après ils n'étaient plus que 30 %. En ces temps agités, la démonstration est encore plus frappante. Ainsi, en prenant les fonds actions de 2006, 38 % avaient dépassé leur indice. Mais seuls 51 % de ces fonds ont surperformé en 2007 et 14 % seulement en 2008. iShares montre ensuite que les ETF (et en l’occurrence les siens) ont plutôt tendance à surperformer, et que cette surperformance se tient dans le temps. Cela amène tout naturellement iShares à prôner l’inclusion d’ETF dans les fonds de fonds, du moins comme c?ur de portefeuille, comme commencent d’ailleurs déjà à le faire certains acteurs de la gestion (lire l’interview de Bernard Aybran, d’Invesco). Pour Eric Wohleber, directeur d’iShares France, c’est d’ailleurs par ce biais que les ETF pourront toucher les clients «passifs».
L’assureur vie Aspects Lebensversicherung est le premier partenaire de Franklin Templeton à proposer l’inclusion de la stratégie «Marathon» dans ses contrats Aspecta IQ (pour Investment Qualität). Cela concerne les compartiments Franklin Templeton Global Fundamental Strategies Fund et Franklin Templeton Global Equity Strategies Fund de la Sicav luxembourgeoise FTIF, qui sont connus sous le nom de stratégie Marathon I et II (lire notre dépêche du 2 septembre 2008). Le premier investit dans les stratégies de deux fonds d’actions internationales et un fonds d’obligations et le second synthétise les stratégies du Templeton Growth Fund, d’un fonds d’actions mondiales de la gamme Mutual Series et d’un fonds marchés émergents mondiaux qui ne sont commercialisés qu’aux Etats-Unis.
Les activités mondiales de recherche de gestionnaires connaissent un ralentissement, les investisseurs concentrant leur attention sur les questions stratégiques, selon les données divulguées par Mercer dans son rapport sur l"évolution des activités de recherche de gestionnaires dans le monde en 2008 (2008 Global Manager Search Trends). Les baisses les plus notables ont été observées au Royaume-Uni, en Europe Continentale et en Australie, où les investisseurs ont concentré leur attention sur les problématiques stratégiques plutôt que sur le renouvellement et la structure de leur équipe de gestionnaires. Aux Etats-Unis en revanche, l"activité de recherche a progressé, les fonds de pension réagissant aux pertes importantes enregistrées sur les marchés des actions par un réexamen de leurs politiques de placement, des décisions tactiques de rebalancement de leurs actifs et le remplacement des gestionnaires présentant des performances particulièrement mauvaises.Les actions internationales ? comprenant les catégories « toutes actions mondiales », « actions EAFE » (Europe, Australie et Extrême-Orient) et « autres actions mondiales hors actions domestiques » ? demeurent la principale classe d"actifs recherchée, avec 155 recherches représentant près de 23,5 milliards de dollars d"actifs placés, contre 19,5 milliards en 2007. Les recherches dans le domaine des actions domestiques ont décliné en Europe continentale et auRoyaume-Uni, avec un montant cumulé en baisse à 1,7 milliard en 2008 contre 3,9 milliards précédemment. Les recherches dans le secteur de l"immobilier ont été quasiment réduites de moitié, passant de 62 en 2007 à 32 en 2008. Néanmoins, le montant placé a légèrement augmenté pour atteindre 1,9 milliard de dollars. L"étude met en évidence un déclin généralisé des activités de recherche non traditionnelles, un phénomène qui s"explique en grande partie par un important recul du nombre de recherches menées au Royaume-Uni dans le domaine du « Tactical Asset Allocation / Global Macro ». À l"inverse, on note une augmentation mondiale des recherches tant pour le capital investissement (de 5 à 22 en 2008) que pour les hedge funds multistratégies (passant de 9 à 20 en 2008).
Wendel serait prêt à vendre les actifs gaziers et pétroliers d’Oranje-Nassau, la holding conservant la branche " private equity», selon La Tribune, citant le journal néerlandais «Financieele Dagblad». La cesssion pourrait rapporter 500 millions d"euros.
Il est peu probable que l’investissement en actions mobilise les assureurs français, estime La Tribune. De 20 % d’actions, Groupama va passer entre 5 % et 7 %, selon Helman le Pas de Sécheval, directeur financier, et les 2 % des encours investis dans le private equity vont revenir à 0. Chez Axa, la part actions a déjà été réduite, et la part du private equity devrait être maintenue à son niveau d’aujourd’hui, selon Henri de Castries, président du directoire d"Axa. Par ailleurs, les assureurs français veulent infléchir les mesures d’application de la directive européenne sur les règles prudentielles Solvabilité 2.
D’après un rapport du cabinet d’avocats Moreno-Luque, les fonds espagnols facturent des commissions de gestion comprises entre 1,6 % (Segurfondo Inversión) et 3,4 % (Santander Banif Inmobiliario) alors que leurs homologues allemands ne perçoivent en règle générale que 0,75 %. De la sorte, les commissions «mangent» la totalité du revenu des loyers pour les fonds espagnols. Le cabinet précise que, pour la période 2003-2008, le Santander Banif Inmobiliario a perçu 640 millions d’euros de commissions, ce qui correspond au montant des loyers nets.
A fin avril, l’encours des fonds de valeurs mobilières distribués en Espagne est ressorti à 162,35 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 1,08 milliard d’euros ou de 0,7 % sur fin mars. C’est la première augmentation des actifs sous gestion après 23 mois mois consécutifs de baisses et elle s’est concrétisée malgré des sorties nettes de 624 millions d’euros, le montant le plus faible depuis août 2007. Les plus grosses sorties nettes ont été accusées par Santander Gestión de Activos avec 444 millions et par Ahorro Corporación Gestión avec 209,2 millions d’euros. Les souscriptions nettes les plus fortes ont été pour leur part enregistrées par Intercaixa Gestión, avec 1274,6 millions d’euros. Les deux premières sociétés de gestion par l’encours sont BBVA Asset Management avec 32,81 milliards fin avril, devant Santander Gestión de Activos avec 30,29 milliards. Le troisième est Invercaixa Gestión avec 11,88 milliards.
Selon Les Echos, les parallèles ne manquent pas entre le monde animal et celui de l’investissement. Deux activités essentielles, chercher sa nourriture et essayer de gagner de l’argent, comportent de nombreuses similitudes qui font de l’investisseur ou du gérant un mammifère affamé et calculateur, rationnel mais en proie aussi à ses instincts les plus profonds. Les comportements moutonniers sont perçus négativement comme un signe d’irrationalité ou d’inintelligence alors qu’ils correspondent en réalité à une forme d’apprentissage et de connaissance millénaire.
Selon Les Echos, une étude comparant l’attitude et les comportements des gérants de quatre pays - Etats-Unis, Allemagne, Japon et Thaïlande montre que le gestionnaire n'échappe pas à la culture de son pays d’origine, à ses valeurs et à ses normes. Elles l’influencent même dans ses décisions d’investissement et ont des effets sur son organisation et ses méthodes de travail.
L"un des rares secteurs de la gestion d"actifs à avoir enregistré des souscriptions l"an dernier est celui des fonds monétaires, qui représente désormais 4.000 milliards de dollars sous gestion, relate le Financial Times. Mais les sociétés de gestion de ces fonds n"en profitent pratiquement pas. Les taux d"intérêt étant tombés à près de zéro, la plupart des fonds ont renoncé à prélever des frais pour le moment afin d"offrir un rendement à leurs investisseurs. En outre, les fonds monétaires doivent faire face à une nouvelle réglementation.
Dans une interview au Financial Times, Daniel Och, le patron d"Och-Ziff Capital Management, un hedge fund de 20 milliards de dollars, déclare qu"il espère participer à la reconstruction de Wall Street. Ces dernières semaines, Och-Ziff a bâti des positions dans le domaine du crédit corporate. «Nous sommes récemment devenus plus agressifs dans les MBS», précise-t-il.
Selon Les Echos, CPR Asset Management table sur un CAC 40 à 3.200 points (au maximum) fin juillet. «Le rallye des marchés, qui s’est fait dans de faibles volumes et sur des nouvelles assez mitigées, ne devrait pas durer. On verra une alternance de phases haussières et baissières dans les trois prochains mois», anticipe Philippe Weber, responsable études et stratégie de la société de gestion.
Selon Les Echos, un sondage réalisé dans le courant du mois d’avril auprès d’une quarantaine d’investisseurs institutionnels français par MultiRatings confirme que la classe d’actifs des actions internationales est largement représentée dans les portefeuilles des investisseurs institutionnels puisque pas moins de 94 % d’entre eux y sont investis. En revanche, l’allocation sur cette classe d’actifs reste structurellement faible, à 2 % environ de leurs actifs totaux. Même si le poids des actions internationales dans les portefeuilles des investisseurs institutionnels a déjà fortement diminué du fait de la chute des marchés boursiers, le manque de visibilité et les incertitudes incitent la grande majorité des institutionnels à davantage de prudence.
Selon une étude réalisée à Londres à la mi-avril par Schroders auprès de ses clients distributeurs tels que les banques privées, les plateformes, les conseillers en gestion de patrimoine, etc, les actifs risqués suscitent à nouveau l"intérêt des conseillers financiers. Ainsi, à partir d"une population composée de plus de 80 professionnels il ressort qu"environ 45% d"entre eux compte accroître le poids des actifs risqués dans leur allocation au cours du prochain trimestre. Et d"ici à la fin de l"année, ce sont 80 % des personnes interrogées qui modifieraient leur allocation d"actifs en faveur des actifs risqués. Le changement est notable dans la mesure où la majorité d"entre eux sont encore aujourd"hui sous-pondérée en actifs risqués (actions, matières premières et obligations d"entreprise). De son coté, Schroders a enregistré une collecte nette positive depuis le début de l"année de près de 800 millions d"euros, en grande partie investie sur les fonds de sa gamme taux/crédit - dont Schroder ISF EURO Corporate Bond. Ce fonds a vu son encours multiplié par sept depuis le début de l"année pour atteindre 1,75 milliard d"euros fin avril.
Selon L"Agefi suisse, la banque a développé un nouvel instrument afin d"analyser le comportement des différentes classes d"actifs et des styles d"investissement pendant chacune des quatre phases du cycle économique: surchauffe, ralentissement, contraction et reprise. Compte tenu du fait que les marchés devancent généralement les cycles. Credit Suisse tire ainsi les enseignements des corrélations malencontreuses entre classes d"actifs induites par la chute des marchés.
Au cours des dernières crises boursières, les actions de haut rendement ont joué le rôle de valeurs refuge pour les investisseurs désirant de bénéficier de la résistance des dividendes par rapport aux bénéfices des sociétés. Mais aujourd’hui, le marché du haut rendement est particulièrement chahuté. Selon Axa Investment Managers, la récession actuelle devrait entrainer #un recul substantiel des bénéfices et donc, automatiquement, des dividendes distribués#, une baisse qui pourrait aller jusqu'à 63 %, estime la société de gestion. Dans ce contexte, quels sont les facteurs qui peuvent faire des valeurs de hauts rendements des stratégies payantes sur le moyen terme ? Les actions à haut dividende demeurent selon Axa IM une classe d"actifs particulièrement intéressante, car elles présentent un certain nombre d’avantages. #Tout d’abord, sur de très longues périodes (depuis les années 1970), la part des dividendes représente en moyenne 29 % du rendement total des actions pour un investisseur européen#, souligne à ce sujet Benoit Trioux, gérant des fonds AWF Optimal Income, Axa Optimal Income et AWF Europe Dividendes. Dans un contexte aux perspectives de gains incertaines, les dividendes sont selon lui #parfois le seul retour que peut attendre un investisseur qui parie sur les actions#, insiste le gérant. Par ailleurs, #les actions à haut dividende surperforment les indices à moyen terme et sont également beaucoup moins volatiles que les autres titres, les dividendes affichant une plus grande stabilité que les bénéfices#, ajoute-t-il. Enfin, le bas niveau des taux d"intérêt #contribue à rendre cette classe d"actifs particulièrement attrayante#, confirme Benoit Trioux, qui rappelle que sur le CAC 40, le rendement des dividendes peut atteindre en moyenne 6 %, ce qui est bien plus intéressant que le taux sans risque. Parmi les valeurs présentes dans ses fonds, on retrouve notamment France Télécom, Sanofi Aventis, Total, Eni, BP, GDF Suez ou encore Véolia et Vinci.