La fédération des gérants de fonds allemands (BVI) indique qu’une actualisation d’une étude réalisée en août 2008 vient confirmer que les fonds immobiliers ouverts constituent un élément essentiel d’une allocation d’actifs efficace. Dans un environnement de crise, un investisseur privé peu enclin au risque peut réduire le risque de son portefeuille de 22% en intégrant une poche de 25% de fonds immobiliers ouverts, selon les nouvelles estimations. L'étude publiée l'été dernier donnait un pourcentage pratiquement équivalent de 21%. Pour un investisseur plus ouvert au risque, la réduction du risque peut même atteindre 42% pour une poche de fonds ouverts de 30%. Ce résultat est également valable pour le portefeuille d’un investisseur institutionnel qui bien souvent n’est pas autorisé à porter son allocation de fonds immobiliers ouverts à plus de 25% de son allocation globale. L'étude indique par ailleurs que les fonds immobiliers ouverts sont très peu sensibles aux fluctuations des marchés actions.
Une enquête réalisée en février par Schleus Marktforschung pour le gestionnaire Union Investment (banques populaires) auprès de 256 investisseurs institutionnels montre que 64 % ont déjà mis en place des stratégies d’investissement #développement durable#, alors que pour 36 % d’entre eux les critères de ce type ne jouent aucun rôle. Seules 48 % des personnes interrogées sur ces stratégies ont aussi une dimension économique.75 % de ceux qui n’effectuent pas d’investissement ISR expliquent qu’il s’en abstiennent pour des raisons de coûts et 73 % pensent que cela plombe la performance.Les sceptiques pensent aussi qu’il s’agit d’un phénomène de mode. Et même les partisans du développement durable y voient un élément secondaire. Seuls la moitié d’entre eux en espèrent un surcroît de performance. Mais ils sont 70 % à justifier ce type d’investissement par l’amélioration de leur image de marque (la proportion atteint 81 % dans les banques et 78 % dans les grandes entreprises) et 67 % à considérer que cela optimise leurs chances en matière de marketing.Nombre d’investisseurs professionnels utilisent aujourd’hui des procédés qui ne sont ni complexes ni onéreux pour gérer leurs investissements durables. 95 % se reposent sur de simples critères d’exclusion et 67 % recourent à un screening négatif tandis que seulement 22 % utilisent la formule du best-in-class.
Selon Andreas Hoefert, chef économiste d’UBS Wealth Management, la prudence est plus que jamais à l’ordre du jour. #Nous venons de supprimer notre surpondération sur le marché actions compte tenu notamment d’une volatilité toujours extrême#, a souligné hier à Paris Andreas Hoefert qui estime que la crise financière est loin d'être terminée et que la sortie de crise s’accompagnera probablement d’une flambée d’inflation. Dans ce contexte, #nous privilégions toujours les obligations d’entreprise en catégorie d’investissement du secteur non financier et nous cherchons à assurer le risque d’inflation en sous-pondérant voire en vendant des obligations gouvernementales#, indique Andreas Hoefert qui privilégie les échéances courtes, de deux à cinq ans. De son point de vue, nous nous trouvons actuellement dans une récession longue, profonde et diversifiée. Malgré la difficulté de prévoir la sortie de crise compte tenu de multiples incertitudes (notamment cartes de crédit, immobilier commercial aux Etats-Unis, Europe de l’Est) le scénario central est celui d’une amélioration vers les troisième ou quatrième trimestres 2008 mais avec des taux de croissance très bas. Cela dit, l’ampleur des stimuli monétaires et fiscaux devraient éviter le scénario de la dépression. Il faut néanmoins s’attendre à une forte poussée de l’inflation dans certains pays dont les Etats-Unis, une fois la crise financière résorbée et la sortie de récession en vue. #Le scénario inflationniste est voulu par les Etats-Unis. Ils font marcher la planche à billets pour écarter le risque de dépression. Par ailleurs, une inflation forte permettra de résorber la dette tant de l’Etat que des particuliers#, estime Andreas Hoefert.
Société de gestion suédoise spécialisée sur l'Europe de l'Est, East Capital mise aujourd'hui sur la Russie. Karine Hirn, directrice et co-fondatrice de la société, présente les atouts de ce marché.
Le scheik Hamad bin Jassem al-Thani, premier ministre du Qatar, a indiqué dans une interview au quotidien pro-gouvernemental Al-Arab que l’Emirat envisage «sérieusement» d’acquérir une participation dans l’allemand Porsche. Il y a déjà eu des négociations entre les deux parties, mais aucune décision n’a encore été prise. Le scheik est également le CEO du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), rappelle le Handelsblatt. Porsche a pour l’instant refusé de commenter.
La Sud-africaine Karin Petra Schoeman, qui gère de Londres le compartiment Commodity World de la Sicav luxembourgeoise Fortis L Fund, surpondère les matières premières agricoles comme le soja et le maïs, pour des raisons liées au risque de pénurie, mais aussi le blé, compte tenu du risque climatique
Mardi, Robeco a indiqué qu’il se fixe pour objectif d’intégrer les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans tous les processus d’investissement de toutes ses activités. Afin d’y parvenir, le gestionnaire a choisi quatre priorités pour 2009 et 2010. Il s’agit d’abord d’introduire des principes d’investissement responsable dans la gestion actions, obligataire et de private equity. Ensuite, Robeco se propose de fournir aux investisseurs un ensemble d’outils d’analyse ESG. Troisièmement, les facteurs ESG seront intégrés à toutes les analyses et décisions d’investissement. Enfin, Robeco ambitionne de créer du cash flow brut par des produits d’investissement responsables et des services #d’engagement#.
Avril a été un bon mois pour les obligations convertibles européennes : quelque 3,21 milliards de dollars ont été levés, selon les statistiques de Dealogic relayées par le Wall Street Journal. Les banquiers pensent que les émissions de convertibles vont rester dynamiques sur le reste du trimestre, tant que les marchés actions restent stables.
Selon une étude du cabinet de consultants Mercer, les gestionnaires des plans d'épargne retraite espagnols ont porté depuis le début de l’année à 61 % leur exposition à l’obligataire, contre 49 % en 2008, rapporte Cinco Días. L’allocation aux actions a baissé à 32 %, soit 8 points de moins que fin 2006.
Les investisseurs institutionnels italiens ne sont que 9 % à investir dans l"immobilier de façon indirecte (via des fonds), préférant acheter directement des biens immobiliers, rapporte Il Sole - 24 Ore, citant les intervenants d"un séminaire organisé par Fimit SGR.
Le premier pays à connaître une accélération de son activité économique devrait être la Chine, devant l'ensemble Etats-Unis/Mexique/Asie hors Japon, puis le Japon et enfin l'Europe. Cela posé, il faut être patients et attendre que les indices de reprise se confirment, estime la société.
Les niveaux de levier des hedge funds ont atteint des niveaux historiquement très bas, selon l’association professionnelle internationale de ce secteur, Alternative Investment Management Association (AIMA) . Le niveau moyen de levier des hedge funds en Europe ne serait que d’une fois les actifs nets, et se trouve «bien plus bas que les leviers moyens des banques», selon Andrew Baker, président d’AIMA, qui s’appuie sur les dernières données de la BCE et de la FSA. Le montant des encours mondiaux des actifs de hedge funds auraient également beaucoup diminué, atteignant 1800 milliards de dollars à la fin de 2008. «Les banques ont réduit l’industrie mondiale des hedge funds à l'état de nain» et les «dirigeants politiques internationaux devraient s’en apercevoir quand ils établiront un cadre réglementaire» pour cette activité, estime Andrew Baker.
Pour David Ganozzi, directeur Général de la société de gestion de Fidelity à Paris, l"analyse du récent rebond boursier, qui a duré 6 semaines après sept mois de baisse, milite #en faveur d"une allocation sectorielle bien diversifiée#. Les secteurs suivant des cycles, les plus dégradés hier peuvent performer demain, à l"instar des financières dans le cycle actuel. #Il est donc essentiel pour les investisseurs en actions d"être présents sur l"ensemble des secteurs boursiers y compris sur ceux qui ont été pénalisés récemment#, insiste-t-il. Dans une étude, Fidelity a en effet constaté sur la période de hausse allant du 09/03/2009 au 16/04/2009, une dispersion des performances assez éclatée pour les secteurs avec un écart de 46,7 points de performance. C"est le secteur de la finance qui s"est démarqué avec le plus de vigueur, avec un rebond de 53,6 %. #Plus globalement, les valeurs cycliques (consommation cyclique, produits de base, industrie, technologie?) surperforment les valeurs défensives (santé, services collectifs, consommation non cyclique, télécoms?)#, indique l"étude.
Durement touchés par la débâcle boursière de l’an dernier, les fonds de pension et les institutions de retraites européens cherchent de nouveaux moyens d’optimiser leur gestion du risque. Ces institutionnels font de plus en plus souvent le choix de l’alternatif. C’est ce qui ressort de l"enquête annuelle #European Asset Allocation Survey# de Mercer. Menée auprès de plus de 1.000 fonds de pension et institutions de retraite en Europe, gérant plus de 400 milliards d"euros, l'étude indique que #35 % des plans de retraite britanniques et 60 % des plans de retraite européens (hors Royaume-Uni) prévoyaient d"introduire de nouveaux types d"investissements dans leurs portefeuilles afin d"en améliorer le profil rendement/risque#. En 2008, les allocations à des classes d"actifs non traditionnelles ont augmenté sur un an de 10 à 11 % en Allemagne, de 9 à 11 % aux Pays-Bas et de 4 à 6 % au Royaume-Uni. En France, elles représentent entre 5 et 10 % selon les institutions. Autre enseignement de l'étude, l’exposition aux actions a été sous l"effet de la crise et du raccourcissement des passifs de retraite à prestations définies. #Au Royaume-Uni, l"allocation est tombée de 58 à 54 % et en Irlande de 67 à 60 %. L"exposition aux marchés actions est restée faible dans les autres marchés européens, dont la France#, détaille l'étude de Mercer, ajoutant que les obligations continuent à être la classe d"actifs dominante dans la plupart des pays européens.
State Street Global Markets a indiqué mardi qu'à partir du 26 mai, son indice de confiance des investisseurs institutionnels sera amélioré pour fournir des informations plus précises sur le niveau d’appétence pour le risque. Dorénavant, la base de l’indice sera recalculée pour qu’un niveau supérieur à 100 indique que les investisseurs institutionnels accroissent leur exposition aux actifs à haut risque, tandis qu"un niveau inférieur à 100 témoignera d’une réduction de leur exposition. Cet ajustement sera effectué séparément pour l"indice global et pour les indices régionaux. D’autre part, la publication des indices aura lieu désormais le dernier mardi de chaque mois afin de mieux aligner les résultats avec les développements mensuels et trimestriels.
L’indice global de confiance des investisseurs institutionnels élaboré par State Street Global Markets est ressorti pour avril à 79,6 contre 70,2 en mars (initialement il avait été annoncé à 70 (lire notre dépêche du 25 mars). Il marque ainsi sa troisième hausse en quatre mois après avoir commencé l’année à 60,2 (contre 48,2 pour décembre). L’indice de confiance des investisseurs institutionnels américains passe à 70,2 contre 60,2 en mars, tandis que celui pour l’Europe augmenté à 68,9 contre 63,9 et que celui pour l’Asie progresse à 87,3 contre 86,6. «Malgré la hausse de l"indice global, nous pensons qu"une dose de prudence est de mise», indique Paul O"Connell, de State Street Associates. «C"est la première fois depuis septembre 2008 que les investisseurs institutionnels dans le monde accroissent leur allocation d"actifs à haut risque, mais de nombreuses questions restent posées quant au rythme de la reprise économique. (?) «En raison de la nature mondiale de la crise financière actuelle, les estimations du temps nécessaire à la reprise économique faites en fonction d"exemples tirés de l"histoire spécifique de certains pays sont peut-être trop optimistes, et ce souci risque de peser dans les esprits des investisseurs au deuxième trimestre».
Steve Rodosky, head of Treasury and derivatives trading chez Pimco (groupe Allianz), a estimé mardi que les achats de Treasuries par la Fed ont contribué à améliorer la situation sur les marchés du crédit, qui semblent avoir commencé à fonctionner plus normalement, rapporte The Wall Street Journal. Même si les progrès n’ont pas été aussi rapides que tout le monde l’espérait, cela a ajouté une note plus optimiste dans des marchés risqués, indique le gérant obligataire.
Selon le dernier sondage «allocation d’actifs» de bfinance auprès de 60 fonds de pension (52 % basés en Europe et 48 % en Amérique du Nord), 46 % des gestionnaires interrogés en mars avaient l’intention d’accroître leur allocation aux actions dans les douze prochains mois, contre 19 % cinq mois plus tôt.Durant ces cinq mois, 44 % des fonds ont augmenté leur exposition aux obligations. Pour les douze mois à venir, 25 % prévoient d’accroître leur allocation aux obligations sur les douze prochains mois alors que 42 % prévoient de la réduire. Il y a cinq mois, les proportions correspondantes ressortaient à 30 % et 11 % respectivement.
Moins de 10 % des investisseurs actifs individuels parviennent à générer une performance positive, nette des frais de transactions, sur une durée minimale de cinq mois, selon une étude réalisée par deux professeurs en partenariat avec Zonebourse, rapporte Les Echos. Pour Philippe Bernard, codirecteur du master d’ingénierie économique et financière de Dauphine, et Thami Kabbaj, universitaire et ancien trader, ces résultats sont dus aux frais de courtage mais surtout à des «biais psychologiques». Les gérants gagnants sont ceux qui parviennent à garder une distance par rapport aux tendances de marché et qui recherchent des gains réguliers
Frank Naylors, directeur des investissements chez Hermes Pensions Management, a indiqué à Reuters que le BT Pension Scheme a l’intention d’augmenter à 15-20 % son allocation à des classes d’actifs alternatives telles que les hedge funds d’ici à trois ans, rapporte le London Stock Exchange. Cette proportion était de 13 % fin 2007. Le fonds a déjà investi 1,2 milliard de dollars dans deux fonds de hedge funds gérés par Hermes BPK, dont 900 millions dans un nouveau fonds multistratégies et 300 millions dans un fonds de restructurations lancé en janvier.