Les investisseurs devraient remanier leur portefeuille et accroître leur exposition aux cycliques de début de cycle, telles que le secteur des biens de consommation cyclique, et réduire leur biais défensif en réduisant leur exposition aux «utilities», estime Axa Investment Managers, dans une note publiée récemment. La société de gestion ajoute néanmoins qu’elle ne procédera à ces remaniements que «lorsque nous sentirons que la crise est passée». Parmi les cycliques de début de cycle, Axa IM cite les médias, «qui a le plus de chance de bénéficier des premiers signes d’une reprise». En revanche, «notre exposition au secteur de la santé devrait également être réduite car le secteur a réalisé une performance exceptionnelle, mais est en train de s"essouffler. Ce secteur était extrêmement bon marché. Désormais, il est correctement valorisé par rapport à sa prime de risque historique, qui est exactement en ligne avec sa moyenne historique. De plus, nous nous rapprochons de la zone de danger 2010/12 où la plupart des médicaments vedettes des groupes pharmaceutiques ne seront plus protégés par leurs brevets», indique encore le gestionnaire. De même, «dans l"éventualité d"un nouveau marché haussier, les investisseurs ne devraient pas miser sur les secteurs qui ont été les plus touchés pendant le marché baissier. Surpondérer ces secteurs serait une mauvaise stratégie. De manière générale, les problèmes d"un secteur ne disparaissent pas dans l"euphorie d"un marché haussier, du moins à long terme (6 mois)», estime Axa IM.