Le rebond actuel des marchés actions constitue-t-il un rallye de marché baissier ou bien est-ce le début d’un nouveau cycle haussier?John Conti, vice-président de SeaBridge Investment Advisors et conseiller du fonds PIM America de PIM Gestion, n’en a aucune idée. Mais, pour lui, ça n’a pas vraiment d’importance. Ce qu’il pense, c’est que le marché peut encore monter par rapport à aujourd’hui sans qu’il y ait de reprise économique. «Après deux mois de rallye, le marché actions se situe encore à un niveau inférieur de 35 % par rapport à décembre 2007 et en retrait de 34,6 % sur un an», observe John Conti. «La récente performance du marché n’anticipe pas une reprise économique. Elle reflète plutôt le déclin de la probabilité selon laquelle nous allons vivre une dépression», analyse-t-il. Dans l’environnement actuel, John Conti, qui conseille le fonds PIM America depuis trois ans, commercialisé en France, continue de gérer selon une approche thématique. Depuis quelques années, il joue le thème de l'émergence d’une classe moyenne, qui se décline en plusieurs sous-thèmes comme la croissance de la demande alimentaire, la croissance de la demande en énergie, le développement des infrastructures… Une approche qui offre une certaine flexibilité. D’ailleurs, un nouveau sous-thème est selon lui en train d'émerger : la normalisation des relations commerciales des Etats-Unis avec Cuba. Parmi les sociétés de son portefeuille qui pourraient en profiter figurent Banco Latinoamericano, banque de financement basée au Panama, Western Union, dont l’activité est le transfert d’argent à travers le monde et Nicor, pour son activité de navigation. Au 30 avril, le fonds PIM America (en euros) a progressé de 3,11 %, tandis que l’indice recule de 3,72 %. En 2008, le fonds avait perdu 31,16 %, contre -42,67 % pour l’indice.
Selon L’Agefi suisse, la place financière des Emirats Arabes Unis continue d’attirer les gestionnaires de fortune et les banques internationales, notamment les établissements suisses. Mais le style de gestion diffère de ce qui se pratique à Genève, les clients du Moyen-Orient cherchant plutôt une appréciation de leur capital sur une période de moyen/long terme.
International Petroleum Investment Corp, un véhicule d’investissement de la famille royale d’Abu Dhabi, a annoncé lundi soir qu’il allait vendre sa participation dans Barclays, empochant une importante plus-value moins de sept mois après un investissement de 3,5 milliards de livres, rapporte le Financial Times.
Selon Romina Graiver, sous-directeur actions internationales chez BNP Paribas Asset Management (BNPP AM), il existe suffisamment d’indices pour estimer que le pire de la crise est passé mais, en termes boursiers, il ne faut pas céder à un excès d’euphorie, parce que les valorisations ne sont déjà plus extrêmement basses.Interrogée par Cinco Días sur les secteurs les plus intéressants aux Etats-Unis, l'économiste argentine souligne que BNPP AM s’est efforcé de désensibiliser son portefeuille : son modèle quantitatif lui interdit pour l’instant d’investir dans les banques, même si ce compartiment l’intéresse. Le gestionnaire apprécie les technologies, les services de santé et l’industrie sous l’angle infrastructures ou du traitement des eaux et des résidus, qui vont profiter des changements de législation. De plus, BNPP AM considère très intéressant d'être exposé à l'énergie.
Les gérants présents à la Morningstar Investment Conference flairent actuellement de bonnes affaires dans les actions, même s’ils s’interrogent sur la vigueur de la reprise, rapporte le Wall Street Journal. Pour Jeff Mortimer, directeur des investissements de Charles Schwab Investment Management, le marché a touché son point bas le 9 mars. Par ailleurs, les gérants value ont déclaré qu’ils n’avaient pas modifié leur approche en matière de sélection de valeurs, malgré les pertes de l’année dernière. Enfin, nombre de gérants pensent que l’activité repartira comme avant une fois que la reprise sera amorcée, relate le WSJ
Face au récent rebond spectaculaire des valeurs cycliques, les investisseurs peuvent se poser la question de leur valorisation. Axa IM invite dans le contexte actuel à rester prudent. «Bien que les révisions à la baisse des profits se soient réduites, l’environnement économique demeure fragile, avec encore le risque de mauvaises surprises», estime la société de gestion. A ce stade, elle lui semble donc raisonnable «de penser que la très forte surperformance des cycliques que nous venons de connaître est plutôt derrière nous».
Skandia Investment Group a procédé à la repondération annuelle de l’allocation du fonds Skandia Global Best Ideas, ce qui s’est traduit par une réduction d’un point (à 15 %) de l’exposition aux Etats-Unis et de 0,1 point (à 6,4 %) à l’Asie hors Japon.En revanche, l’allocation au Royaume-Uni est demeurée inchangée à 50 %, dès lors que le produit est principalement destiné aux investisseurs britanniques. La pondération de l’Europe hors Royaume-Uni a été majorée de 0,5 point, à 14,5 %, celle des marchés émergents passe à 9,4 % contre 9 % et celle du Japon est réviséeà 4,7 % contre 4,5 %.L’allocation d’actifs se fonde sur le PÏB mondial tel que déterminé par le MSCI AC World GDP Index.
Le rapport annuel 2008 de db x-trackers, le spécialiste des ETF du groupe Deutsche Bank, montre selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung que l’ETF sur le Dax de ce promoteur comportait 33 % de valeurs japonaises, 30 % de suisses, plus des titres israéliens, danois et norvégiens, les actions du Dax ne représentant qu’un peu plus de 19 % du total. Il en va de même pour le tracker Dax de Lyxor, avec environ la moitié d’actions françaises, puis des italiennes et enfin 10 % de suisses et 10 % d’allemandes.Cela n’est pas interdit, et les conditions générales de comstage (Commerzbank) précisent bien que le fonds peut utiliser des techniques dérivées, comme les swaps. Répliquer exactement le Dax coûte trop cher et comporte un handicap fiscal en Allemagne, ce qui explique que, depuis huit ans, la performance du iShares, qui reproduit fidèlement le Dax, est en retard de plusieurs points de pourcentage sur l’indice. Ni iShares ni ETFlab (Deka) ne sont des jusqu’au-boutistes de la réplication exacte, et ETFlab compte proposer à l’avenir des trackers utilisant les swaps.
Selon L’Agefi suisse, Vernes & Associés mise sur un effort de transparence et de pédagogie pour séduire la clientèle. La boutique genevoise a dévoilé hier sa propre version de la gestion core-satellite. Un fonds maison permet ainsi d’investir une partie des actifs sans risque de perte ou en déterminant un niveau de perte globale sur le portefeuille fixé à l’avance en mobilisant une partie des actifs pour acheter des obligations sans risque avec une maturité correspondant à la durée de l’investissement. La performance additionnelle provient alors de la part investie en actions, soit directement, soit via des fonds, notamment maison. Mais sans levier ni vente à terme.
Hubert Keller, le patron de la geston d’actifs parmi les associés-gérants de Lombard Odier, a décidé d’une part qu’il devrait y avoir une convergence entre les stratégies long/short et le long-only. Dans ce contexte, précise Jean-Louis Nakamura, président du directoire de Lombard Odier Darier Hentsch Gestion à Paris, l’un des pôles d’excellence choisis par la maison helvétique est celui des marchés émergents.De fait, Lombard Odier n’a pas hésité à mettre des moyens en face de ses ambitions en formant une équipe de huit personnes sous la tutelle de Curtis Butler, qui a rejoint à l’automne dernier et qui a recruté l’essentiel de ses collaborateurs. L'équipe comprend deux gérants de portefeuille, pour l’Europe-Moyen-Orient-Afrique (EMEA) et l’Amérique Latine l’autre pour Asie hors Japon. A la suite de reclassements et de fermetures du fonds, la gamme comprend actuellement quatre produits de conviction, un Global Emerging Markets (87 millions de dollars au 12 mai, 50-60 lignes), un Pacific Rim (170 millions, 40-50 lignes), un Greater China (75 millions) et un EMEA (24 millions), ces deux derniers avec 30-40 valeurs. D’après Curtis Butler, ce nouveau pôle a vocation à monter à 5 milliards de dollars, l’encours qu’il gérait chez Batterymarch (Legg Mason). L’univers se compose d’environ 2.000 actions.
Pierre-Olivier Pourcelot, directeur général de Robeco (Suisse) SA, se dit «très prudent sur les actions européennes», notamment «par crainte d’un été social très chaud», indique-t-il dans Le Temps. Mais en bourse, les actions ne devraient pas redescendre au plus bas de mars, le marché disposant selon lui de plus d’informations sur le système bancaire. Sur le plan géographique, Pierre-Olivier Pourcelot préfère les Etats-Unis et la Chine à l’Europe, précise le quotidien. Du côté des obligations, à 12 mois, Robeco recommande, face au risque de hausse des taux, «des obligations avec une duration qui peut changer ou des produits à duration négative», ajoute Le Temps.
La plupart des classes d’actifs, y compris les actions, les matières premières et la dette corporate, ont réussi à délivrer des rendements positifs ces deux derniers mois, rapporte le Financial Times Fund Management. Mais il y a une exception notable : la dette gouvernementale. Les obligations du Trésor US à 10 ans ont par exemple affiché une perte de 6,5 % depuis le début de l’année, après avoir enregistré un gain de 21,2 % en 2008. Même si l’inflation est maîtrisée, nombreux sont ceux qui redoutent que les programmes de relance économique mis en place à travers le monde se traduisent à terme par des pressions inflationnistes, ce qui mettra notamment à mal les obligations souveraines, commente le FT fm.
Pour Hugh Hendry, fondateur du hedge fund londonien Eclectica Asset Management, «les 15 prochaines années seront très dures pour l’économie et la Bourse», rapporte Il Sole – 24 Ore. Le gérant, qui se vante d’avoir mis l’Islande en faillite, se prépare à «un marché baissier de long terme» et à «un changement d’époque», comme ce fut le cas dans les années suivant la crise de 1929. Hugh Hendry ajoute que «les prévisions sur la croisance économique formulées par les gouvernements et les banques centrales sont aussi crédibles que les rendements élevés promis par Bernie Madoff».
«Dans les pays industrialisés, a indiqué Dominique Sabassier, directeur général délégué des gestions de Natixis Asset Management, au cours d’une rencontre avec les journalistes de la presse économique, les mesures de relance des pays occidentaux font office de radeau dans la tempête, mais la reprise économique viendra clairement des pays émergents. Ces derniers disposent d’atouts importants, notamment sur le plan démographique, en mesure de tirer la croissance mondiale demain». D’ores et déjà, le plan de relance chinois qui se concentre sur les infrastructures (rails, etc) - et de fait sur l’industrie lourde et l’emploi - représente quatre cent soixante milliards d’euros. En attendant, en Europe, Maurice Gravier, directeur de la gestion actions de Natixis A.M. a relevé quelques changements dans l’état d’esprit des investisseurs. «Le risque a changé. C’est la peur de manquer la hausse qui prime désormais, a-t-il indiqué, dans un environnement où les actifs sans risque ne rapportent presque plus rien». A propos de l’actuel «rally» boursier, Maurice Gravier a également noté que «l’on a adoré ce que l’on avait détesté». Et de citer le cas des banques ayant accusé une baisse d’environ 40 % entre la fin 2008 et le 9 mars 2009, pour progresser de plus de 100 % entre le 9 mars et le 11 mai 2009. Autre exemple, après une baisse de 25 %, le secteur auto s’est bien repris (+40 %). Dans ce cadre, Maurice Gravier maintient une stratégie d’investissement avec désormais un taux d‘investissement proche de 100 %.
Selon Les Echos, la gestion alternative n’a pas tenu ses promesses et son image a été écornée par la crise. C’est le constat dressé par le cabinet Image & Finance dans une étude sur les investisseurs institutionnels français et les «hedge funds». Ces derniers ont été présentés un peu vite comme pouvant générer une performance positive, quel que soit l’environnement, et cela avait été en grande partie le cas par le passé, comme le soulignaient leurs promoteurs. Mais les «hedge funds» ne constituent pas une classe d’actifs en tant que telle, qui serait comme immunisée contre les aléas des marchés. La moitié des institutionnels interrogés prévoient un statu quo de leurs investissements dans les douze prochains mois.
La cinquième vague de l’enquête «Fund Managers’ Engagement Survey» de l’Investment Management Association (IMA) montre que les gérants de fonds s’investissent davantage que deux ans plus tôt dans une stratégie d’engagement auprès des compagnies dont il détiennent les titres. L’enquête a porté sur 32 sociétés de gestion détenant 68 % des actions britanniques gérées, pour les deux années à fin juin 2008. Toutes les sociétés de gestion interrogées établissent un rapport sur l’engagement et 28 d’entre elles le publient sur leur site Internet. Toutes exercent les droits de vote attachés à leurs actions britanniques et le font de manière réfléchie. Enfin, 24 sociétés de gestion contre 2 en 2003 rendaient publique la manière dont elles avaient voté lors des assemblées générales.
Selon Fonds professionell, une étude réalisée par Henrik Amilon, senior research analyst chez Sparinvest, qui a comparé les comportements des titres growth et value dans les phases de récession, montre que les titres value se redressent aussitôt que la fin d’une récession est en vue. Conséquence logique de cette conclusion, «qui veut repérer à l’avance un rebond de l'économie doit suivre avec attention l'évolution des titres value», estime Henrik Amilon. Autre observation intéressante, au terme des dernières 80 années parsemées de nombreuses secousses plus ou moins récessives, le portefeuille value pèse dix fois plus que le portefeuille growth. Autrement dit, mieux vaut être investi en titres value par tous les temps.
Selon L’Echo, la demande d’or a explosé de 38 % au premier trimestre pour atteindre plus de 1 015 tonnes. Selon le Conseil mondial de l’or qui compile ces chiffres, la demande de la part des investisseurs a dépassé pour la première fois les achats émanant de l’industrie joaillière. Les investissements en or ont en effet triplé pour atteindre 595,5 tonnes, alors que la demande de l’industrie joaillière a chuté de 24 % à 339,4 tonnes, pénalisée par les prix élevés du métal jaune. Selon certains stratégistes, la progression du métal précieux est loin d'être terminée.
L’optimisme sur les marchés internationaux a atteint de nouveaux sommets, sept investisseurs sur dix prévoyant que l'économie mondiale devrait s’améliorer au cours des douze prochains mois, selon l’enquête Merrill Lynch des fund managers pour le mois de mai. Compte tenu des perspectives positives sur les bénéfices des entreprises, les gestionnaires de portefeuille mettent en œuvre leur optimisme en réduisant leur poche cash. Les avoirs moyens en cash se sont repliés à 4,3% en mai contre 4,9% en avril. Toujours sous-pondérées dans les portefeuilles, les actions reviennent néanmoins en vogue, notamment les cycliques supposées bien se comporter en période reprise. Pour la première fois depuis le mois d’août, les investisseurs se retrouvent en sous-pondération nette sur les obligations. De nombreux investisseurs reviennent sur les marchés émergents, l’optimisme sur l'économie chinoise étant à son plus haut niveau depuis six ans. Selon Michael Harnett, co-responsable de la stratégie d’investissement internationale de Banc of America Securities-Merrill Lynch, «cette forte propension à prendre des risques, notamment dans les marchés émergents, rappelle un comportement de bulle. Un niveau record de 40% en net des gérants envisagent de surpondérer la région au cours des douze prochains mois».
Dans un entretien à L"Echo, Bill Eigen, managing director chez JPMorgan qui gère un fonds d’opportunités et qui investit notamment dans la finance structurée adossée à l"immobilier américain, estime que « les prix immobiliers vont encore baisser de 10 %, que les inventaires vont encore souffrir, qu’il y aura encore des dépréciations, particulièrement du côté des CMBS. Tout est une question de dosage : oui, je suis en position longue sur pas mal d’actifs, mais je suis également à la baisse sur d’autres. Particulièrement sur les CMBS synthétiques récents, comme ceux de 2007 et 2008, qui se traitent bien trop généreusement. Ils évoluent mal. On va voir des dépréciations dans le portefeuille des institutions financières et des assureurs ».