Les conseillers financiers américains prévoient de réduire l’exposition de leurs clients aux fonds à 27 % en 2011 contre 30 % actuellement et 35 % en 2007, montre un sondage réalisé par Cogent Research auprès de 1.500 courtiers et autres conseillers gérant en moyenne 80 millions de dollars chacun, relayé par le Wall Street Journal. Cela profitera en partie aux ETF, qui se verront allouer 14 % des portefeuilles en moyenne en 2011 contre 8 % actuellement et 5 % en 2007. Les ETF sont moins chers que les fonds et plus transparents.
L’indice Morningstar 1000 Hedge Fund a enregistré au deuxième trimestre sa meilleure performance trimestrielle depuis sa mise en place début 2003. L’indice a progressé de 9,25% au deuxième trimestre, à comparer à un gain de 7,40% au deuxième trimestre 2003.L’indice Morningstar des marchés émergents et le US Small company Equity Hedge Fund Index ont enregistré des gains de respectivement 24,93% et 19,72% au deuxième trimestre. Ces gains ont été réalisés pour l’essentiel durant les deux premiers mois du trimestre.A noter également que le Morningstar 1000 Hedge Fund a battu à plates coutures l’indice de référence des fonds de fonds qui, avec un gain de 6,22%, accuse un déficit de plus de 300 points de base.
Pour ING IM, les marchés traversent actuellement une zone d’ombre «qui pourrait perdurer, et plus particulièrement lorsque nous prenons en compte le besoin de désendettement des consommateurs, des banques et des gouvernements», indique la société de gestion dans une note. Dans une telle période, les marchés d’actions pourraient fortement fluctuer par rapport à leurs niveaux actuels, «de + ou - 20%», juge ING IM. Concernant ses préférences sectorielles, le gestionnaire indique avoir légèrement réduit sa surpondération sur le secteur de la santé. «Nous restons positifs sur sa valorisation, mais il n’existe pas de stimulus permettant une nette augmentation des cours», précise-t-il. Le secteur des services publics lui semble différent. «L’augmentation des prix du pétrole aura un effet positif sur ses bénéfices en 2010, effet que les investisseurs vont anticiper». ING IM a également réduit sa légère surpondération sur les actions américaines pour adopter une position neutre. La sous-pondération de l’Europe a été légèrement amoindrie en raison des faibles valorisations.
Pour limiter efficacement les risques de perte des systèmes de retraite par capitalisation, il faut une réglementation qui tienne compte de manière réaliste des objectifs à atteindre. Le système des fonds à horizon peut s’avérer une solution satisfaisante, écrit Allianz Global Investors (AGI), dans l'étude publiée en tant que policy report de l’OCDE sous le titre «Investment Regulation and retirement Income fro DC Pensions Plans» et réalisée avec risklab (filiale d’AGI) et l’Institute of Financial and Actuarial Sciences.Les auteurs en arrivent à la conclusion que les normes nationales et le choix des plans d'épargne-retraite à contribution définie mériteraient d'être conçus de manière plus précautionneuse que cela n’a souvent été le cas jusqu'à présent.Parmi les autres conclusions, le document fait ressortir que la mise en place de plans à contribution définie adéquats doit tenir compte des spécificités nationales ainsi que de la propension culturelle de chaque pays à la prise de risques financiers.
Selon la dernière enquête de l’association britannique de la gestion (IMA), les investisseurs britanniques sont un peu plus optimistes sur les perspectives des marchés mais la probabilité d’une augmentation parallèle de leurs investissements n’a pas pour autant significativement évolué.Alors que 49% des personnes interrogées estiment que la période est favorable à l’investissement, ils ne sont que 36% à envisager un accroissement de leurs investissements au cours des six prochains mois, 41% indiquant qu’ils n’ont pas l’intention de le faire. On relève aussi que l’aversion au risque diminue puisque 23% de l'échantillon opte pour des produits défensifs contre 39% un an plus tôt. «Si la confiance des investisseurs continue de croître, les investisseurs pourraient revenir sur les marchés dans un avenir proche», estime Richard Saunders, chief executive de l’association.
Selon le Financial Times Fund Management, le secteur des centres de données informatiques, en pleine croissante, devient une classe d’actifs pour les institutionnels. Ainsi, Pinder Fry & Benjamin lance une offre institutionnelle de son fonds Data Centre. Cela intervient au moment où les législateurs demandent de plus en plus aux banques et autres sociétés de stocker leurs données électroniques de manière sécurisée, observe le FT FM.
Le marché actions russes joue aux montagnes éponymes… Après avoir été l’un des grands perdants de 2008, il enregistre depuis le début de l’année l’une des plus fortes hausses boursières (+40 %), malgré une forte correction en juin et juillet.Une correction qu’Angelika Millendorf, responsable des marchés actions émergentes de Raiffeisen Capital Management, juge d’ailleurs saine, expliquant que certaines valeurs avaient commencé à intégrer dans leurs cours une forte reprise économique, qui ne semble pas encore d’actualité. Sur le long terme, Raiffeisen Capital Management estime que les perspectives du marché actions russes sont bonnes. Mais dans la situation actuelle un peu instable, il convient de rester sélectif. Pour Angelika Millendorf, «certaines valeurs du secteur pétrolier et gazier présentent les meilleures perspectives actuellement, et certaines sociétés orientées vers la consommation affichent des valorisations attrayantes». En effet, «malgré l'éventualité de petits replis à tout moment, les prix du pétrole brut devraient profiter d’un bon soutien sur le plus long terme, les problèmes structurels du côté de l’offre étant un problème persistant, et ces problèmes pourraient même être exacerbés par le ralentissement économique mondial actuel». En revanche, Angelika Millendorf prône la prudence sur les actions des producteurs de métaux industriels et le secteur bancaire russe. Certains producteurs d’acier, toutefois, semblent attrayants.
Selon Les Echos, China Investment Corp (CIC) a digéré la perte de valeur de ses investissements dans les géants de la finance américaine et se lance dans une très agressive politique de diversification de ses placements. Le 20 juillet, le fonds a indiqué qu’il allait investir, pour la première fois, dans un gestionnaire d’actifs chinois en prenant, pour une somme estimée à 258 millions de dollars, une participation de 40 % dans le groupe de capital-investissement Citic Capital, lié au puissant holding public Citic. Le 21 juillet, c’est le premier groupe mondial de spiritueux, Diageo, qui a annoncé que CIC venait d’entrer à son capital et allait s’imposer comme l’un de ses grands actionnaires. Il y a deux semaines, le fonds souverain avait investi 1,5 milliard de dollars dans le groupe minier canadien Teck Resources.
Selon Les Echos, la décollecte du Livret A a atteint 1,9 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux en juin après 1,6 milliard en mai, sous l’effet notamment de la baisse du taux de rémunération. L’assurance-vie retrouve en revanche ses attraits. De janvier à mai, la collecte nette a progressé de 17%, à 22,8 milliards d’euros, tirée par les supports euros.
Au deuxième trimestre, les investisseurs ont procédé à un retour timide vers les actions, au détriment de classes d’actifs plus conservatrices, selon l’indice trimestriel Skandia Investment Attitude Chart, qui analyse les choix opérés sur la plate-forme de transactions de Skandia UK.Pour la première fois depuis le troisième trimestre 2008, les données de Skandia soulignent une popularité croissante des fonds equity britanniques au détriment des fonds de taux et du monétaire. Les ventes de fonds actions se sont accrues de 30% par rapport au trimestre précédent, l’activité sur les fonds obligataires affichant un gain de 7% alors que le monétaire reculait dans le même temps de 9%.
Dans une interview à Option Finance, Christophe Decerf, responsable des relations corporates chez Credit Agricole Asset Management (CAAM), souligne que, globalement, les tréosriers d’entreprises français sont très «placeurs» mais restent positionnés sur des fonds monétaires classiques, des fonds d’Etat ou des fonds avec composante crédit. Depuis un mois, toutefois, le manager constate l'émergence timide de demandes sur des maturités à six mois (dont certaines rémunérées à six fois l’Eonia) et, plus marginalement, à un an.CAAM a aussi lancé récemment un monétaire investi exclusivement des titres de maturité inférieure à 3 mois, CAAM Tréso Cash, dont la rémunération pourrait se situer à Eonia plus 20-30 points de base.
La poche hypothécaire du fonds Pimco Total Return (161 milliards de dollars d’encours) a été réduite en juin à 54 % contre 61 %, tandis que celle affectée aux emprunts d’Etat a été ramenée à 24 % contre 25 %, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Bill Gross, le gérant vedette de Pimco (groupe Allianz) a en compensation augmenté son allocation aux liquidités.
Dans un entretien à L’Agefi suisse, Paul Wetterwald, responsable de la stratégie d’investissement de Crédit Agricole Suisse, indique que la banque a revu sa politique d’investissement et est passé d’une sous-pondération en actions à une pondération neutre (40% pour les portefeuilles équilibrés). Du côté des obligations, le comité d’investissement a une préférence pour les échéances à 4-5 ans, car, ensuite, l’inflation pourrait refaire surface. En revanche, la banque reste maintenant à l’écart du high yield car les défauts, qui pourraient être nombreux, ne se sont pas encore concrétisés. «Tant qu’à prendre du risque, nous préférons le risque actions», souligne Paul Wetterwald, prônant une importante proportion d’émergents, en particulier les BIC (Brésil, Inde, Chine). Il n’affiche en revanche pas de préférence marquée par secteur. Ce changement signifie-t-il que l’établissement considère que les indices vont progresser? «Nous sommes proches de certaines résistances et nous estimons qu’il existe suffisamment d’éléments positifs pour les casser».
Dans une étude portant sur environ 400 sociétés du monde entier hors Canada et pays émergents, le suisse SAM Sustainable Asset Management et le département des stratégies quantitatives de Robeco (maison-mère de SAM) montrent que sur la période 2001-2008, investir dans les firmes les plus avancées en développement durable a généré une surperformance moyenne de 1,48 point de pourcentage avec un ratio d’information positif de 0,47.Stephanie Feigt, CIO de SAM, souligne que la surperformance provient de l’analyse de facteurs de développement durable «sous-étudiés» qui ont une incidence sur la valeur des entreprises sur le long terme. La création de valeur provient aussi bien de la concentration sur les pionniers en matière de développement durable que du fait d'éviter d’investir dans les retardataires. La surperformance d’un portefeuille long/short de ce type a été accentuée durant la crise du crédit de 2008.L'étude est disponible en anglais ou en allemand sur demande à l’adresse com@sam-group.com.
Les grandes fortunes espagnoles ont découvert l’attrait des contrats d’assurance-vie en unités de compte au Luxembourg, qui ont comme principal inconvénient d'être chères (3 %). Mais ils sont plus discrets vis-à-vis du fisc espagnol que les Sicav habituellement choisies par les particuliers très haut de gamme, souvent des chefs d’entreprise, et ils mettent à l’abri de saisies, rapporte Expansión.De plus, il est possible d’investir dans pratiquement n’importe quelle classe d’actifs et il n’y a pas besoin d'être au minimum 100 investisseurs comme pour une Sicav ; enfin, il s’agit d’un support très commode pour la transmission de patrimoine.On estime déjà à 2-3 milliards d’euros les montants placés ainsi par les grandes fortunes espagnoles dans des contrats en UC luxembourgeois ou irlandais, ce qui reste modeste par rapport aux 26 milliards d’euros d’encours des Sicav.
L’association européenne du capital investissement (Evca) a salué le 17 juillet les travaux des créateurs des principes pour l’investissement responsable (PRI) en faveur de l’intégration des questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG) dans le processus d’investissement du private equity (NewsManagers du juillet)."L’Evca salue les dernières recommandations du PRI comme un moyen de promouvoir les meilleures pratiques et de disséminer les meilleurs standards en matière de «due diligence» depuis longtemps établis au sein des codes de l’association», selon le secrétaire général de l’Evca, Javier Echarri.
Actuellement, environ 90 % du 1,5 billion de dollars d’encours des plans 401(k) et autres mutual funds à contributions définies sont investis en produits gérés activement, bien que beaucoup d'études prouvent clairement que les fonds indiciels ont tendance à surperformer leurs concurrents gérés activement, note The Wall Street Journal. Cela tient en particulier au fait que les fonds gérés activement «partagent les revenus» en aidant financièrement les administrateurs des plans à subvenir à leurs charges.Mais la situation commence à évoluer, comme le montre l’acquisition de Barclays Global Investors (BGI) par BlackRock. BGI fait partie des nombreuses sociétés de gestion qui ont lancé des programmes 401(k) destinés à faciliter la tâche des employeurs désireux d’insérer des ETF dans leurs plans.Les employeurs de taille moyenne ou modeste n’ont pendant longtemps pas eu accès à des fonds indiciels bon marché, mais ils réclament eux aussi des produits à gestion passive, et la solution est peut-être pour eux de suivre l’exemple du Hawaï Prosperity Plan, qui regroupe plusieurs entreprises et qui a basculé vers les ETF.
Les initiateurs des principes pour l’investissement responsable (PRI) viennent de publier deux documents qui devraient favoriser l’intégration des questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG) dans le processus d’investissement du private equity. Les documents ont été mis au point par un comité consultatif composé de grands investisseurs institutionnels, de fonds de fonds et de sociétés de capital investissement.A partir d’une série d'études de cas (dont Actis, Blue Wolf Capital Management, doughty Hanson, KKR, Perimra et Robeco), les auteurs démontrent comment une gestion améliorée des questions ESG peut permettre de dégager des rendements plus élevés.
Selon la Banque Sarasin, la stabilisation amorcée au deuxième trimestre sur les marchés financiers est à l’origine d’une diminution significative de l’aversion au risque du côté des investisseurs. Dans ce contexte, ses perspectives de placement pour le troisième trimestre 2009, anticipe une relance conjoncturelle mondiale d’ici la fin de l’année. De fait, la banque recommande aux investisseurs d’augmenter la part de valeurs cycliques dans leur portefeuille. Les secteurs en question vont continuer de profiter de la rotation sectorielle au détriment des secteurs défensifs. Ce phénomène est prévisible dans la mesure où, après une phase de destockage intense dans certains secteurs économiques, une relance cyclique doit se matérialiser au second semestre. Une condition cependant est nécessaire, précise la Banque Sarasin : " il faut que l’Etat continue de compenser la propension des ménages à épargner». D’un point de vue géographique, les marchés émergents ont les préférences de l'établissement. Outre les actions, les emprunts convertibles profiteront à la fois de la diminution des primes de risque et de la hausse attendue des marchés boursiers. Enfin, en cas de poussée inflationniste, les emprunts indexés sur l’inflation se montreront attrayants, prévoit la banque.
Dans un entretien à L’Agefi suisse, Philippe Graffart, gestionnaire de produits senior de Fidelity, estime qu’«une approche long/short permet d’exploiter avec plus de conviction les recommandations négatives des analystes actions». «Cette stratégie vise à optimiser le ratio d’information», précise Philippe Graffart. C’est-à-dire d’obtenir une performance bien supérieure à l’indice de référence sans prendre des risques démesurés. Les limites maximales appliquées sont celles d’un fonds 130/30 (exposition brute maximale au marché de 165%, positions d’achat jusqu’à 130% des avoirs sous gestion, tout au plus 30% de paris négatifs). Mais «le gérant n’est nullement obligé d’avoir tout le temps des positions short», souligne le spécialiste de Fidelity, l’exposition nette du fonds au marché actions fluctuant entre 90 et 110%. Cette stratégie vise aussi à mieux exploiter la recherche interne qui donne la priorité aux fondamentaux des entreprises.