La gestion responsable de l’eau est l’une des nouvelles priorités de Norges Bank Investment Management, la société chargée d’investir les actifs du fonds pétrolier norvégien, dans le cadre de l’exercice de ses responsabilités d’actionnaires. «La pénurie d’eau dans le monde représente un risque financier pour le fonds», explique NBIM dans un communiqué, ajoutant que ce sujet concerne 1.100 sociétés en portefeuille, représentant une capitalisation totale de 265 milliards de couronnes norvégiennes, soit 43 milliards de dollars (sur 2.385 milliards de couronnes). «Chez NBIM, nous pensons que les investisseurs devraient recevoir des informations suffisantes, afin d'être capables d'évaluer comment le risque lié à la pénurie d’eau et le coût des réglementations et de la purification d’eau peuvent affecter les bénéfices d’une entreprise, et d'évaluer la probabilité que cela se produise», indique Anne Kvam, directrice de gouvernance.Le fonds a identifié sept secteurs très exposés à une éventuelle pénurie d’eau : l’agroalimentaire, l’agriculture, la pulpe et le papier, l’industrie pharmaceutique, le secteur minier, la fabrication et la production d'énergie et l’approvisionnement d’eau. Au troisième trimestre, NBIM publiera «NBIM Investor Expectations: Water Management”, un document qui recensera les attentes du fonds à l'égard des entreprises en matière de gestion de l’eau en tant que ressources, et les risques afférents. La société, qui est très en pointe en matière d’investissements responsables, vient d’ailleurs de publier un document sur le changement climatique. Au deuxième trimestre, le fonds norvégien a affiché un rendement de 12,7 %. La part du fonds en actions a atteint 60,3 % à la fin du trimestre.