Selon Royce & Associates, filiale de Legg Mason, les petites et très petites capitalisations américaines se sont renforcées et sont bien placées pour sortir les premières de la récession. Elles ont atteint leur point d’équilibre au deuxième trimestre 2009 alors que les entreprises fonctionnaient nettement en-deçà de leurs capacités.Au cours du deuxième trimestre, l’indice Russell 2000 des petites capitalisations américaines a enregistré sa plus forte progression depuis le second trimestre 2003. Royce pense que la prochaine phase du cycle, quoique probablement moins dynamique, sera caractérisée par des pics et des creux plus hauts."Le fait qu’un si grand nombre de petites capitalisations soient parvenues à progresser au cours des derniers mois, alors qu’elles fonctionnaient à moins de 50 % de leurs capacités, constitue un signe très encourageant de solidité et reflète leur potentiel de redressement. Nous pensons que les petites capitalisations ne doivent désormais plus être considérées comme une classe d’actifs périphérique, mais plutôt comme une classe d’actifs capable d’accroître la performance d’un portefeuille», souligne Whitney George, gérant du fonds Royce Smaller Companies.
Les fonds de placement et de pension cèdent leurs actions liées aux dépenses de consommation non essentielles des ménages américains, constate L’Echo. En effet, selon des données de State Street, les institutionnels ont vendu le mois dernier un montant record de 1,8 milliard de dollars d’actions des chaînes de magasins de vêtements, des groupes hôteliers et de spiritueux. «Tout est source d’inquiétude actuellement pour les consommateurs aux Etats-Unis : les perspectives d’emploi, mais aussi la valeur de leur bien immobilier et de leur fonds de pension, note Randy Bateman, responsable de l’investissement auprès du gestionnaire d’actifs Huntington Bancshares. Tant qu’il y aura des interrogations à propos de la capacité des ménages à dépenser, les actions liées à la consommation subiront des replis».
Selon le sondage mensuel d’août de Feri Institutional Management pour le Financial Times Deutschland, près d’un tiers des gestionnaires allemands ont l’intention de réduire l’allocation aux actions pendant au moins cinq ans ou davantage. Néanmoins, 80 % des 67 gérants interrogés (285 milliards d’euros d’encours au total) sont d’avis que les actions vont pouvoir récupérer à terme leur avance de rendement sur les obligations d’Etat.D’après Feri, les investisseurs institutionnels allemands ont considérablement réduit leur poche actions : avant la crise, elle représentait en moyenne 15 % du portefeuille, et début 2009 elle était à 8 %, voire 3 % pour les assureurs. Néanmoins, l’allocation aux actions a probablement augmenté avec la hausse observée depuis mars.
Lundi, des représentants du gouvernement norvégien ont indiqué lors d’un séminaire sur l’architecture financière environnementale à Delhi que le fonds de pension Government Pension Fund - Global a décidé d’affecter environ 1 % de ses 400 milliards de dollars d’encours à des actions «vertes» dans les pays en développement, rapporte le Financial Times. Dans le cadre de cette inflexion majeure de sa politique, le fonds a déjà investi 1,2 milliard de dollars dans 232 sociétés indiennes des secteurs du développement durable de l’environnement et des énergies propres.
Malgré la récente baisse du marché chinois, les Bourses émergentes ont enregistré une progression spectaculaire de 52 % depuis leurs points bas. On peut donc se demander s’il est encore temps pour «attraper l’Emergent Express», comme le formule Axa IM dans un récent commentaire. L’ampleur de la surperformance de ces marchés pourrait «devenir problématique», estime la société de gestion, notant que les valorisations sont élevées sur ces marchés. «Le PE historique du MSCI GEM par rapport aux MSCI Europe et Monde se situe à un écart type au dessus de sa moyenne de long terme depuis 1995. Par conséquent, les marchés émergents peuvent être considérés comme chers par rapport aux développés», explique AXA IM.Toutefois, ces valeurs «s’apprécient de façon exceptionnelle à mesure que les investisseurs recherchent des placements de plus en plus risqués dans un contexte de reprise mondiale», note le gestionnaire dans son commentaire. Pour jouer les marchés émergents, AXA IM mise sur des valeurs européennes fortement exposées aux pays émergents, un «bon compromis pour bénéficier de la reprise économique tout en ayant un profil défensif (une exposition plus faible aux matières premières)», souligne-t-elle.
Selon Les Echos, une étude récente ( «Are you smarter than a CFA’er?», Dincer, Gregory-Allen, Shawky, août 2009) montre que la formation du gérant a une influence notable sur son comportement futur en tant qu’investisseur. Ont ainsi été étudiés deux diplômes très répandus dans la communauté financière, le «chartered financial analyst» (CFA) et le «master of business administration» (MBA). Il en ressort que les gestionnaires détenteurs d’un MBA ont tendance à prendre davantage de risques, ce qui se reflète dans leurs fonds, alors que ceux qui sont détenteurs du CFA en prennent moins. Toutefois, au bout du compte, la performance ajustée du risque des portefeuilles des MBA et des CFA est équivalente.
Si les actions des marchés développés ont récemment surperformé les actions émergentes, cela est dû, selon Joost van Leenders, stratégiste allocation d’actifs de Fortis Investments, à plusieurs facteurs : le rebond des marchés émergents a été nettement plus prononcé que celui des marchés développés, le rebond du secteur manufacturier du secteur manufacturier dans les pays développés a surpris positivement, et enfin il existe une incertitude au sujet de la politique monétaire chinoise qui perturbe les actions émergentes. Joost van Leenders reste optimiste sur les valeurs émergentes. «Nous pensons que les craintes d’un resserrement de la politique monétaire chinoise sont exagérées. Le crédit bancaire s’étant relevé au cours du premier semestre de l’année, il est dès lors à présent tout à fait normal qu’il ralentisse», explique-t-il son point de vue.
Dans un entretien à L’Agefi suisse, Volker Buschmann, responsable du britannique M&G pour les ventes en Europe du nord (Suisse y compris), indique qu’en Suisse, les clients privés sont très réticents vis-à-vis des produits structurés «La discussion se centre sur les avantages de la gestion active ou passive de leurs biens», explique-t-il. «Les produits passifs comme les Exchange Traded Funds (ETF) constituent une forme de compétition dans le climat actuel. Par ailleurs, les family office ont effectué un changement d’orientation, en se concentrant à nouveau sur une solution long-only et en s’éloignant des investissements en hedge funds ou en produits structurés. Aujourd’hui, les «soft benefits» prennent plus de poids : la performance n’est plus l’argument principal pour choisir un fonds : c’est la transparence du produit qui compte».
Selon Les Echos, les investisseurs institutionnels français interrogés cet été par Multiratings maintiennent une place de choix aux obligations d’entreprise dans leurs portefeuilles. Cette classe d’actifs pèse environ 40% de l’ensemble de leurs investissements obligataires. Le «coeur» de leur portefeuille, le plus important, est constitué d’obligations de la zone euro et d’entreprises les mieux notées (catégorie «Investment Grade»). Ils investissent aussi plus modestement dans des titres plus risqués (obligations à haut rendement américaines). Les caisses de retraite et les assureurs prévoient d’accroître le poids de cette classe d’actifs dans leurs allocations. La majorité des sondés - 2 institutionnels sur 3 - optent pour le maintien du niveau de leurs investissements. Seuls 4% envisagent de les réduire.
Au deuxième trimestre, les hedge funds ont augmenté leur exposition aux actions de sociétés financières de 55 % à 70 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent, rapporte le Wall Street Journal, citant une étude de Goldman Sachs publiée lundi («Hedge Fund Trend Monitor»). Les fonds détiennent désormais 3,7 % de la capitalisation du secteur. Il s’agit d’un niveau jamais atteint. Parmi les valeurs favorites des fonds figurent les grandes banques, dont Bank of America et JP Morgan Chase.
Des sociétés d’Etat, notamment celles du Golfe, craignant une pénurie de produits alimentaires, achètent des terres arables à l'étranger. Mais des investisseurs privés font de même : la Deutsche Bank, Goldman Sachs ou BlackRock ont créé des fonds spécialisés, l’objectif étant de récolter non seulement des céréales mais des profits, comme le souligne un des dirigeants de Black Earth Farming, qui achète des surfaces cultivables en Russie, tandis que l’américain Jarch Capital possède déjà 400.000 hectares au Soudan et que l’allemand Agrarius prospecte dans toute l’UE. Die Welt note que les investisseurs choisissent souvent des pays d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud où peut régner la corruption et où le système juridique laisse les mains libres aux investisseurs. Toutefois, ces acquisitions peuvent parfaitement avoir un effet bénéfique, avec du savoir-faire et des capitaux, et elles peuvent contribuer au développement, si le partage des coûts et des bénéfices est équitable.
Pour Nicolas Walewski, gérant du fonds Alken European Opportunities interrogé par Le Temps, le marché haussier qui a débuté en mars a encore de beaux jours devant lui. Dans son portefeuille, il demeure «très prudent sur les matières premières». En revanche, le gérant a une légère surpondération aux valeurs financières, «sur lesquelles la dynamique est telle qu’il serait surprenant qu’elle s’arrête tout de suite», précise Nicolas Walewski. Il indique également être rentré il y a deux mois sur des valeurs industrielles en retard dans le rebond, comme des sous-traitants automobiles.
Avec la reprise des marchés et la dissipation des craintes chez les investisseurs, l’activité de fusions-acquisitions dans les services financiers sera davantage alimentée durant les douze prochains mois par des acquéreurs désireux d’accroître leur taille que par des vendeurs cherchant à survivre, estime Jefferies Putnam Lovell dans son étude «Winds of Change: First-Half 2009 M&A Activity in the Global Asset Management, Broker/Dealer, and Financial Technology Industries». Pour les auteurs, la motivation des vendeurs durant les neuf derniers mois, les besoins en capitaux et la survie, fera place à des catalyseurs plus classiques de l’activité de fusions-acquisitions comme la diversification des produits, la distribution et le capital nécessaire pour relancer la croissance, ainsi que les besoins de liquidités du côté des vendeurs.Jefferies Putnam Lovell estime que les établissements financiers qui se sépareront de gestionnaires d’actifs souhaiteront conserver des participations minoritaires, notamment afin de profiter de la reprise économique. Par ailleurs, la reprise des souscriptions et l’important décalage entre les multiples de vente entre sociétés cotées et non cotées devraient inciter les gestionnaires d’actifs à envisager un retour des introductions en bourse fin 2009 et début 2010. Les auteurs de l'étude considèrent que les gestionnaires indépendants pourraient redevenir vendeurs et commencer à tester les marchés à cette même période, notamment en ce qui concerne les fonds retail.Quant aux gestionnaires alternatifs, leur attitude devrait être dictée principalement par des efforts de survie et de positionnement en vue du prochain cycle haussier. Enfin, les capital-investisseurs, qui ont été largement absents durant la récente phase de cessions d’activités de gestion d’actifs, devraient se manifester comme acquéreurs pour employer du capital en quête de placement en une période où des gestionnaires d’actifs indépendants et de bonne qualité reprendront le chemin du marché des fusions-acquisitions.
Tirant les leçons de la crise financière, Jane Mendillo repositionne le fonds (endowment) de l’université de Harvard qu’elle dirige, rapporte le Wall Street Journal. Sa stratégie consiste à rapatrier la gestion des actifs. «Nous cherchons à gérer davantage d’actifs en interne dans les prochaines années. Cela nous permettra d’être plus agiles, plus transparents et plus liquides», déclare-t-elle.
Lorenzo Carcano, le gérant noté AAA par Citywire qui pilote Metzler European Smaller Companies, un fonds de 155 millions d’euros investi dans des petites sociétés européennes, s’est porté vers des entreprises de constructions immobilières britanniques, rapporte Citywire. Mais il est également revenu sur des titres défensifs délaissés par les investisseurs au cours du «rally» de cette année. Durant cette période, les petites capitalisations ont largement surperformé leurs homologues de plus grande taille. Depuis le début de l’année, le MSCI Europe Small Cap Index a augmenté de 37,2 % tandis que l’indice MSCI Europe a enregistré une hausse de 16,7 %. Quant au fonds de Lorenzo Carcano, il a progressé de 40,3 %. Un excellent rendement cette année dû en partie à un retour suffisamment tôt sur les valeurs cycliques. Désormais, le gérant accroit le poids des titres défensifs.
StartFragment--> «Même si nous sommes optimistes quant au potentiel haussier des marchés émergents, il faut garder à l’esprit que la volatilité demeure et devrait encore persister quelque temps», estime Mark Mobius, spécialiste du secteur de Franklin Templeton Investments, dans la dernière revue mensuelle des marchés émergents de la société de gestion. «Nous devons donc nous attendre à des mouvements baissiers et haussiers. Compte tenu des hausses de cours significatives observées, nous devons demeurer attentifs aux valorisations et aux perspectives à long terme de croissance des résultats afin d'éviter l’acquisition ou la détention de valeurs surévaluées. Les valorisations actuelles se situent en deçà du plus haut sur cinq ans et ne sont donc pas excessives», ajoute-t-il. Actuellement, «nos expositions les plus importantes se situent au Brésil, en Russie, en Chine, en Inde et en Afrique du Sud», poursuit Mark Mobuis. «Au niveau sectoriel, les matières premières sont en bonne place car certaines ont vu leur cours chuter nettement en deçà de leur valeur intrinsèque, et nous tablons sur la poursuite de la croissance à long terme de la demande mondiale de matières premières. Les valeurs de la grande consommation sont également favorisées. Avec la hausse du revenu par habitant et la demande soutenue en produits de consommation, les sociétés du secteur affichent de bonnes perspectives de croissance des résultats».
Selon les Echos, un nombre croissant de fonds souverains s’entendent pour des opérations d’investissement conjointes afin de réduire les risques et maximiser les rendements. A titre d’exemple, des fonds d’investissement appartenant à des Etats comme la Chine, Singapour, la Malaisie, la Corée, Abu Dhabi, ou le Koweit, ont signé des partenariats d’investissement.Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) français cherche aussi à investir conjointement avec le fonds d’Abu Dhabi Mubadala dans le secteur des biotechnologies français, à hauteur d’un peu plus de 10 millions d’euros chacun.Ce phénomène, compte tenu de la taille des entités, jouerait un rôle de stabilisateur sur les marchés.
«La récession mondiale est terminée», estime Joost van Leenders, spécialiste de l’investissement de Fortis Investments, en charge de la stratégie d’investissement, dans une lettre datée du 18 août. «Toutefois, même si la croissance économique pourrait faire son retour dans les trimestres à venir, elle devrait principalement être le fait de facteurs temporaires comme la reconstitution des stocks et les aides gouvernementales, nuance-t-il. «La vigueur et le caractère durable de la reprise continuent de nous inquiéter», précise-t-il.Dans ce contexte, Joost van Leenders privilégie les marchés émergents vu leurs fondamentaux solides et les dynamiques croissantes à l’intérieur et entre ces pays. «Mais il est important de garder à l’esprit que les forts taux de croissance que nous observons actuellement sont basés sur des niveaux déprimés», modère-t-il. Et malgré ces inquiétudes, Fortis Investments a pris davantage de risques dans le portefeuille modèle. Ainsi, le poids des actions émergentes a été augmenté, et une position longue a été bâtie sur les obligations à haut rendement. La société de gestion est aussi surpondérée dans les matières premières, le crédit «investment grade» et la dette émergente libellée en devises locales. En revanche, Fortis sous-pondère les actifs défensifs comme les actions américaines et les obligations gouvernementales nominales et liées à l’inflation.
Un hedge fund, dont l’identité n’est pas connue, a parié des millions de dollars que les prix du gaz naturel vont tripler d’ici à l’hiver, alors que les cours sont aux plus bas depuis 7 ans, rapporte le Financial Times. Le fonds a dépensé des millions pour le droit d’acheter du gaz naturel US à 10 dollars par mBtu en janvier et février, contre un niveau de 3 dollars mercredi.
Dans sa newsletter du 19 août, la société CA Chevreux indique que la fin de la saison des résultats semestriels et les signaux en provenance de Chine marquent la fin du «capitulation rally» . «Nous nous attendons à ce que la consolidation du marché se prolonge en Septembre», est-il précisé. Dans ce contexte, les recommandations de l'établissement ont été ajustées. Dans son portefeuille, la part consacrée aux liquiditées a été relevée et l’exposition au risque réduite. Ce qui se traduit par une augmentation du poids des secteurs des télécommunications, de l’alimentation et boissons, tandis que le poids des secteurs technologiques, du commerce de détail et des services financiers a été réduit.