Depuis le début de l’année, environ 200 sicav ont profité de leur assemblée générale annuelle pour faire valider un changement de la politique d’investissement, ce qui leur permet de placer désormais plus de la moitié de leur encours directement en titres vifs, actions et obligations, rapporte Cinco Días. Ces véhicules d’investissement privilégiés par les grandes fortunes espagnoles étaient obligés jusqu'à l’amendement de la loi sur l’investissement collectif en 2007 d’investir au moins la moitié de leurs actifs en parts de fonds. La décision de «flexibiliser» la politique d’investissement ne vient pas uniquement des grandes fortunes, qui veulent éviter de nouveaux Madoff et Lehman, mais également des banques qui gèrent les Sicav.Depuis le début de l’année, l’encours des Sicav s’est accru de 2,7 %. Au 31 août, en termes agrégés, les actions y sont la classe d’actifs la plus représentée, avec 7 milliards d’euros.
Après deux années à effacer des compteurs, le marché européen du high yield est en train de revenir sur le devant de la scène. Selon une enquête réalisée par Financial News et l’Association européenne du high yield (EHYA, European High Yield Association) auprès de plus de 70 gérants de fonds, banquiers, émetteurs et spécialistes du private equity, plus de 50 % des financiers interrogés estiment que les taux de défaut sur le papier en catégorie spéculative devraient culminer au premier semestre de cette année.Le taux de défaut moyen sur les obligations en catégorie spéculative devrait atteindre 12,72 % dans le courant du deuxième trimestre, estiment-ils. A fin septembre, le taux de défaut pour cette catégorie s’est inscrit à 9,3 % contre seulement 0,7 % il y a un an, selon Moody’s. Plus de 50 % des répondants s’attendent à ce que, en Europe, entre 20 % et 40 % de la dette bancaire soit refinancée sur les marchés obligataires au cours des 24 prochains mois. Depuis la réouverture du marché en mai dernier, les émissions d’obligations en catégorie spéculative sont en tout cas en hausse. Depuis le début de l’année, le high yield a été la classe d’actifs la plus performante, avec un rendement de plus de 48 % à fin septembre, selon Morgan Stanley. Les rendements devraient retomber à 8,87 % au cours des six prochains mois pour s'établir autour de 10,87 % dans les douze mois. Pour les deux tiers de l'échantillon, le montant des émissions devrait se situer entre 10 milliards et 30 milliards d’euros en 2010, un cinquième des répondants avançant un montant compris entre 30 et 40 milliards d’euros. L’an dernier, les émissions d’obligations en catégorie spéculative libellées en euro et en dollar avaient atteint en équivalent 32 milliards d’euros. Cette année, quelque 15 milliards d’euros ont été émis depuis le début de l’année et certains estiment que d’ici à la fin de l’année, le montant pourrait avoisiner les 20 milliards d’euros.
«Les rendements actuariels moyens des obligations privées et des obligations convertibles émises par les grandes entreprises européennes restent élevés en raison de la surestimation par les investisseurs à la fois du risque de défaut et du risque de liquidité», estime Muriel Blanchier, gérante obligations convertibles d’Oddo Asset Management. Or, Muriel Blanchier pense que nombre de grandes entreprises conservent des bilans sains et juge excessive la crainte des investisseurs concernant la probabilité de défaut. Dans ce contexte encore porteur, l'équipe taux et obligations convertibles d’Oddo AM, dirigée par Xavier Hoche, a créé un nouveau fonds daté, Oddo Rendement 2015. Cette fois, elle s’intéresse à un segment particulier des obligations, celui situé dans la zone frontière entre le bas de l’"investment grade» et le haut du «high yield». Ainsi, quatre types d’obligations sont privilégiées : celles qui ont vu leur notation récemment dégradée mais qui sont susceptibles d'être rehaussées à moyen terme, comme Wendel ; les obligations de qualité «investment grade» fortement décotées, comme Volvo ; les notations de qualité «high yield» en phase de devenir «investment grade», comme Pernod Ricard ; et enfin les obligations non notées mais dont les fondamentaux sont jugés solides, comme Artemis-PPR.En principe, entre 30 % et 50 % du portefeuille seront investis dans des titres non notés, et donc principalement dans des obligations convertibles puisque 40 % de cette classe d’actifs n’est pas notée. Entre 20 % et 40 % du fonds seront consacrés d’une part aux titres «investment grade» et aux titres high yield. L’idée est d’avoir une cinquantaine de positions.L’objectif du nouveau fonds est d’obtenir une performance supérieure aux obligations émises par l’Etat français en euros à échéance 2015. Aujourd’hui, le fonds, qui intéresse notamment les particuliers qui n’osent pas encore revenir sur les actions, a recueilli 10 millions d’euros. L’objectif serait d’attendre 25 millions d’euros d’ici à la fin de la période de souscription, fixée le 29 juin 2010.
Selon le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier, Cerberus Capital Management prépare une introduction en Bourse de Freedom Group, une société peu connue regroupant plusieurs fabricants d’armes à feu et de munitions. Cette société est sur le point de dégager environ 900 millions de dollars de ventes cette année.
Selon L’Agefi suisse, Sequoia Asset Management voit dans les comptes gérés la solution aux problèmes rencontrés par les hedge funds l’an dernier. Pour la société genevoise, ces «managed accounts» permettent de résoudre le problème de la liquidité et de la transparence. Mais pour éviter les coûts importants que nécessite la mise en place d’une telle stratégie, la société de gestion s’appuie sur trois plateformes externes, dont Lyxor. Cette dernière sélectionne et suit les gérants, tout en leur mettant une infrastructure à disposition. Sequoia peut ainsi faire son choix parmi les 120 gérants proposés et offrir «l’équivalent d’un fonds de fonds sans le problème de la liquidité et de la transparence à ses clients», explique Pierre-Noël Formigé, fondateur et président exécutif de la société. Les investisseurs ont ainsi accès aux décisions des managers des fonds en temps réel et bénéficient d’une liquidité hebdomadaire. Ce système impose néanmoins certaines contraintes, comme l’impossibilité de mettre en place des stratégies illiquides, parfois aussi plus rémunératrices.
En réaction à l’imminente absorption de Cintra par sa maison-mère Ferrovial, le fonds de pension britannique Universities Superannuation Scheme (USS) a liquidé sa participation d’environ 2 % (soit environ 95 millions d’euros) dans la société d’infrastructures, rapporte Cinco Días. Avec les fonds australiens CP2 et Magellan ainsi que l’américain New Jersey Division of Investment, l’USS avait constitué un front du refus parce qu’il jugeait le nouveau groupe trop exposé au secteur de la construction et parce que les termes de l'échange ayant filtré dans la presse ne lui plaisaient pas. USS, qui est également présent dans le capital du BBVA et de Telefónica, a finalement préféré jeter l'éponge.
«A moyen terme, nous nous orientons vers une croissance modérée. Dans cet environnement, les grandes capitalisations connaîtront une croissance également limitée contrairement aux petites valeurs qui devraient tirer leur épingle du jeu», estime Anne-Selime de Murard, gérante de Robeco spécialisée dans les petites et moyennes capitalisations européennes. Elle note que les révisions à la hausse des bénéfices sont plus fortes sur les petites et moyennes capitalisations européennes que sur leurs grandes sœurs et que, malgré le rebond, les valorisations restent favorables. Dans ce contexte, le stock-picking sera plus que jamais déterminant pour dégager de la valeur, indique encore Anne-Selime de Murard. Une méthode qu’elle applique pour le Robeco European MidCap Equities, un fonds de moyennes capitalisations géré avec Dominique Dequidt. Les deux gérants qui travaillent ensemble depuis plusieurs années ont un portefeuille de 60 à 80 actions de croissance valorisées raisonnablement. Aujourd’hui, dans leurs critères de choix, ils s’intéressent moins aux PE «car les résultats sont trop déprimés», mais ils se concentrent sur l’entreprise value/ Ebitda ou l’entreprise value/ventes. Actuellement, après voir longtemps sous-pondéré l’Espagne, en 2007-2008, Anne-Selime de Murard et Dominique Dequidt reviennent sur le pays «car on dispose d’un vivier de sociétés qui permettent d’avoir des investissements en Amérique latine et notamment au Brésil». Parmi leurs valeurs préférées figurent SEB, Prosegur ou Unit 4.
Selon Les Echos, les multigérants ont été durement affectés par une crise qui a mis en lumière leurs difficultés à apporter une vraie valeur ajoutée. Depuis le début de la crise, certains acteurs ont réduit la voilure dans cette activité quand d’autres en sortent en catimini. Et, pour cause, les fonds de fonds français ont connu des sorties nettes de 10,5 milliards d’euros en 2008 et une chute de 39 % de leurs encours.
Selon Les Echos, le rapport annuel sur l’Etat actionnaire que le gouvernement s’apprête à publier montre que les entreprises dont l’Etat est actionnaire ont plutôt bien traversé la crise. La récession a néanmoins marqué une rupture en matière de performances financières. Le portefeuille de participations cotées de l’Etat a chuté de 128,5 milliards d’euros au 15 septembre 2008, à 104,6 milliards un an après (l’effet prix se limitant à 17,8 milliards), soit une baisse de 14,8 % (contre 17 % pour le CAC 40). La marge opérationnelle de l’ensemble des entreprises du périmètre « se dégrade passant à 9 % en 2008, contre 12,9 % en 2007 » (une fois neutralisé l’impact de la reprise de dépréciation chez Réseau Ferré de France).
Dans une lettre datée du 14 octobre et publiée dans certains quotidiens, Edouard Carmignac, le fondateur de Carmignac Gestion, attire l’attention des politiques sur le cours de l’or. «Nos politiques devraient prêter davantage attention au cours de l’or, relique barbare, mais aussi thermomètre infaillible des craintes des épargnants». Selon lui, "(…) la plupart des Etats des pays développés vivent au-dessus de leurs moyens».
Selon the Wall Street Journal, le fonds souverain China Investment Corp (CIC) va investir 300 millions de dollars dans une transaction complexe par laquelle la société hong-kongaise Kaisun Energy Group tente de prendre le contrôle du producteur russe de pétrole Nobel Holding Investments. En fait, la CIC achète 45 % de Nobel Oil Group pour financer l’expansion de ce dernier durant les neuf prochains mois tandis qu’Oriental Patron Financial Group, actionnaire de Kaisun Energy, achète 5 % de ce même Nobel Oil. Dans un communiqué séparé, Kaisun Energy indique avoir signé une accord de principe (MOU) pour racheter Nobel Holdings à ses actionnaires actuels, dont CIC et Oriental Patron.
Interrogé par Newsmanagers sur l’intérêt d’un investissement sur les marchés émergents aujourd’hui, Martial Godet, responsable des investissements sur les nouveaux marchés chez BNP Paribas, fait une distinction entre investisseurs. «Si il s’agit d’un particulier par exemple n’ayant aucune exposition sur les marchés émergents, explique t-il, il est préférable de s’intéresser à un fonds BRIC dans la mesure où la dynamique dans ces pays est la plus forte». A l’inverse, si l’investisseur est déjà exposé sur ces marchés, Martial Godet recommande de priviligier les marchés dont les valorisations sont les plus faibles, en premier lieu les marchés russes et brésiliens, soutenus par les « commodities ». En d’autres termes, il s’agit de profiter d’un effet valorisation sur ces titres en premier lieu via les marchés russe et brésilien notamment. En Asie, les marchés chinois et indiens sont intéressants mais le premier, pour son potentiel, est plus séduisant que le second. Enfin, dans une optique plus défensive, Martial Godet insiste sur l’intérêt actuel des obligations émergentes.» Il est intéressant d’investir sur ces titres, confirme-t-il, en privilégiant les obligations d’Etat libellées en devise locale, à l’image d’obligations souveraines brésiliennes dont le rendement est compris entre 9 et 10 % sur un an.»
Selon l’enquête mensuelle de Lipper, les gérants de fonds espagnols ont désormais augmenté leur exposition aux actions à une moyenne de 41,07 %, le niveau le plus élevé depuis septembre 2008 et la faillite de Lehman, souligne Funds People. En juillet 2009, l’allocation aux actions était encore de 38,68 %.Parallèlement, la poche de cash a diminué sur le mois dernier de 2 points, à 22,02 %.
Le groupe immobilier allemand IVG a l’intention de monter avec des partenaires un fonds dédié à l’immobilier britannique, le UK Recovery Fund, qui devrait avoir un volume de 200 millions d’euros et dans lequel il aurait une participation comprise entre 10 et 20 %, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le nouveau produit se focalisera sur Londres. Actuellement, le portefeuille britannique d’IVG représente 91 millions d’euros en valeur vénale, mais le groupe allemand estime que le marché britannique sera le premier à sortir de la crise et devrait offrir un bon potentiel pour les 12 à 24 mois qui viennent.
Oddo Private Equity a annoncé le 15 octobre le lancement du FIP Ecosolaire dédié majoritairement à l’investissement dans des sociétés de production d’électricité solaire. Ce nouveau FIP s’inscrit dans la continuité du développement depuis plusieurs années d’une expertise originale de l’équipe axée sur l’éco-innovation et les énergies renouvelables.Il répond également aux convictions qu’elle s’est forgées : la France a un retard en matière d’énergies renouvelables comparé aux autres pays européens et l’énergie solaire présente en France l’un des potentiels de croissance les plus forts. D’autant plus fort que le gouvernement a confirmé l’objectif d’atteindre, d’ici 2020, 20% d’énergies renouvelables, ce qui va nécessiter des efforts industriels et financiers considérables. C’est autour de ces convictions communes qu’Oddo Private Equity et le Groupe Akuo se sont retrouvés afin de former un partenariat original. Akuo est un acteur majeur en France et en Europe dans le développement de sociétés de production d’énergies renouvelables. Particularité assurant la rentabilité des projets, au-delà du développement et du cofinancement de ces sociétés, Akuo en assure la bonne exploitation. Le Fip Ecosolaire bénéficiera des synergies de ce partenariat afin de sélectionner les meilleurs projets. Le FIP sera investi dans les 4 quatre régions du grand Sud les plus ensoleillées de France : PACA, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes. Caractéristiques du fonds Code ISIN : Part A : FR0010788869 Part B : FR001081444Société de gestion : Oddo Asset ManagementDépositaire : Oddo & CiePériode de souscription : jusqu’au 31 décembre 2009 Valeur liquidative de départ : 1000 € par partValorisation : semestrielleDurée du fonds : 8 ans prorogeables deux fois de 1 an Période de bloquage : 7 ansDroits d’entrée : 5 % TTCCommission de gestion : 3 % TTC (incluant frais de dépositaire, de CAC, et d’opérations)
Bill Gross, gérant du plus grand fonds obligataire mondial le Pimco Total Return Fund (185,7 milliards de dollars), a réduit sa poche hypothécaire à son niveau le plus bas depuis quatre ans, rapporte Cinco Días. Le patron de Pimco (groupe Allianz) est convaincu que la crise débouchera sur une croissance économique inférieure à la norme et que dès lors le meilleur pari est celui des obligations d’Etat, qui constituent 48 % du portefeuille actuellement.
Selon L’Echo, les données de Lipper Feri montrent que les ventes nettes de fonds en Belgique ont reculé de 10,9 milliards d’euros sur les huit premiers mois de l’année. Le meilleur vendeur de fonds du pays est la banque privée Degroof. Selon Lipper Feri, elle a collecté des ventes nettes de 781,5 millions d’euros. La banque Delen se classe en deuxième position, avec 154,3 millions d’euros de souscriptions nettes. Les grandes firmes de gestion d’actifs du pays brillent par leur absence : le montant de leurs souscriptions a été effacé par les demandes de remboursement.
La reprise conjoncturelle et le calme relatif sur les marchés sont trompeurs, estime Andreas Hoefert, qui dirige désormais les 150 analystes de la division gestion de fortune d’UBS. De plus, il paraît vraisemblable que l'économie mondiale va connaître une récession à double détente (en W) et qu'à la sortie la croissance sera tendanciellement moins forte qu’avant la crise. Quant à savoir quel scénario primera, l’inflationniste ou le déflationniste, Andreas Hoefert reconnaît humblement qu’il est incapable de se faire une opinion pour l’instant, compte tenu des impondérables.Cela ne signifie pas pour autant qu’UBS laisse ses clients dans le flou. Pour un portefeuille équilibré, la banque conseille à ceux qui ont le goût du risque d’inclure 5-10 % de hedge funds. Mais pour la grande majorité, les conseillers soulignent que les obligations d’Etat son actuellement très chères et qu’il serait bon d'être neutre sur les actions, mais en privilégiant celles de la zone euro et celles de pays émergents comme la Corée du Sud, l’Indonésie et, dans une moindre mesure la Pologne et l’Afrique du Sud.Les bénéfices ayant été pris sur les obligations d’entreprises fin septembre, l’idée serait plutôt de miser actuellement sur le haut rendement, où le risque est davantage celui de défaut que celui de taux, dans un environnement où justement les taux d’intérêt promettent d'être très volatils. D’autre part, Andreas Hoefert recommande d'être prudent sur les convertibles, du fait que le rally des actions peut se poursuivre quelque temps il n’est pas terminé «mais presque»).En ce qui concerne les monnaies «le carry trade est de retour», et il convient de privilégier les monnaies à haut rendement et de pays à matières premières.
En octobre, l’appétit pour le risque des investisseurs a atteint son plus haut niveau depuis plus de trois ans alors que se sont dissipées les craintes d’une récession en W, selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch auprès des gérants de fonds (Survey of Fund Managers, October).Les répondants ont été une majorité à estimer qu’une récession globale au cours des douze prochains mois était peu probable, contre 47 % un mois plus tôt. Ils sont en outre 72 % en net à estimer que les bénéfices des entreprises vont s’améliorer dans les douze prochains mois, contre 68 % en septembre.Corollaire de cet optimisme, les poches de cash se retrouvent à leur plus bas niveau depuis janvier 2004 et les répondants sont désormais surpondérés en actions (38 % en net) contre 27 % en septembre.A noter aussi que l’optimisme pour l’Europe est assez marqué. En net, 30 % des gérants considèrent que les actions de la zone euro sont sous-évaluées par rapport à d’autres régions, son plus haut niveau depuis avril 2001. Ils sont 9 % en net à vouloir surpondérer la région au cours des douze prochains mois, contre 7 % un mois plus tôt. Le Japon apparaît en revanche comme la région la moins intéressante pour les douze prochains mois alors que les perspectives sur la Chine restent excellentes.
Les partisans de l’ISR peuvent respirer. Selon Les Echos, une étude réalisée par Andreas Hoepner, de l’université de Saint Andrews, et Stefan Zeume, doctorant à l’Insead, révèle que le «fonds du vice», investi dans le tabac, l’alcool, les jeux et l’armement, n’apporte aucune valeur réelle aux investisseurs. Au contraire, son gérant aurait plutôt tendance à détruire de la valeur pour ses clients. La seule étude précédente consacrée au fonds du vice avait abouti à la conclusion opposée. Seulement, elle portait sur une période plus courte (trois ans au lieu de six) et ne neutralisait pas les biais de style de ce produit. En effet, sa sur-performance par rapport à son indice de référence, ce fonds ne la devait qu'à son exposition très forte sur les petites et moyennes valeurs, à une période où celles-ci étaient en vogue, ainsi qu'à son pari fort sur l’industrie du tabac.