Selon la dernière enquête réalisée outre-Manche par l’AIC (Association of Investment Companies), la confiance des investisseurs actifs s’est hissée à son plus haut niveau depuis trois ans et demi. La confiance est aussi de retour dans le grand public, généralement plus prudent, qui ne s’est jamais montré aussi bien disposé vis-à-vis du marché actions depuis 2004.Quelque 52% des investisseurs actifs envisagent d’accroître leur exposition au marché actions au cours des tout prochains mois, contre 33% en septembre 2008 et 33% également en septembre 2007. Quelque 62% des investisseurs actifs estiment que les actions devraient faire mieux que l’immobilier au cours des douze prochains mois.L’appétit pour le risque est également orienté à la hausse, 17% des investisseurs actifs considérant les petites sociétés comme des cibles attractives, soit deux fois plus qu’en février dernier. On observe aussi, après six mois de rally boursier, que parmi les 9% d’investisseurs actifs diminuant leur exposition actions, plus d’un quart (27%) indiquent qu’ils prennent leurs bénéfices.
Dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Frank Hagenstein, membre du comité directeur de Deka Investments indique que les obligations fédérales (bunds) ne représentent plus que 10 à 30 % des portefeuilles des fonds obligataires de Deka, en fonction du niveau de risque recherché. De plus, les bunds peuvent être remplacés par les titres d’Etat français. Par principe, Deka n’entre pas dans son portefeuille des émissions illiquides et se concentre sur les valeurs suivies étroitement par son département de recherche.Frank Hagenstein s’attend à un débordement de l’endettement de l’Etat, ce qui plaide plutôt en faveur des obligations d’entreprise.
Pour Duilio Ramallo, gérant chez Bostons Partners, filiale d’expertise de Robeco pour les actions américaines value, de nombreuses raisons permettent aujourd’hui d'être optimiste quant au rétablissement de l'économie américaine. Il rappelle par ailleurs que les marchés américains ont fortement rebondi depuis le plus bas au mois de mars. Ce qui veut donc également dire que des corrections à court terme sont à prévoir. Mais il n’est pas trop tard pour investir dans les actions américaines. «Les investisseurs auraient tort de se focaliser sur le court terme», souligne Duilio Ramallo. Car sur 10 ans, les actions américaines présentent des perspectives de rendement plus intéressantes que les obligations ou le monétaire. De 8 % à 10 % environ, estime le gérant. Le fonds Robeco US Premium Equities géré par Duilio Ramallo est un fonds toutes capitalisations de 4 milliards de dollars d’encours. Pour la sélection de valeurs, la priorité est donnée à la recherche du meilleur rapport prix/rentabilité. A fin septembre, les premières lignes du portefeuille se composent de JPMorgan Chase & Company, Loews Corp, International Business Corp, Amgen et eBay.
Selon Les Echos, la banque britannique Nationwide mène cette semaine une opération de titrisation portant sur au moins 3,5 milliards de livres sterling de créances immobilières adossées à des crédits résidentiels (RMBS). Après Lloyds Banking Group et Volkswagen. Ces opérations ne marquent pas pour autant un retour à la normale car l’offre de Nationwide présente un maximum de garanties pour rassurer des investisseurs encore prudents. Le rating préliminaire de Fitch prévoit ainsi la notation maximale («AAA») pour les deux premières tranches alors que le montage choisi devrait conduire Nationwide à conserver 5% des créances structurées dans ses livres, ce qui est un gage sur la qualité des actifs sous-jacents.
Les fonds actions reviennent en force dans les portefeuilles au quatrième trimestre 2009. Selon une enquête réalisée par Schroders auprès de ses clients distributeurs, 36% des investisseurs vont favoriser les actions, alors qu’ils ne sont que 12% à vouloir donner la priorité aux fonds obligataires. Un changement spectaculaire par rapport au trimestre précédent où les investisseurs favorisaient les fonds obligataires (45%), devant les fonds monétaires 36% contre seulement 8% cette fois) et les actions (16%). Même si l’on ne retrouve pas les niveaux d’avant-crise, où 55% des clients favorisaient les fonds actions, «l’appétit pour le risque augmente lentement», estime Achim Küssner, porte-parole de la direction de Schroder Investment Management pour l’Allemagne, l’Autriche et le Benelux.L’enquête indique aussi que dans les 24 prochains mois, 63% des investisseurs professionnels de l'échantillon veulent surpondérer les marchés émergents et l’Asie. L’Europe reste toutefois une zone attractive puisque 42% des investisseurs veulent y investir dans de fortes proportions. Plus de la moitié des clients interrogés s’attendent à une reprise en «W» et 60% considèrent l’inflation comme étant la plus grande menace, plutôt que la déflation.
A partir de dix critères complémentaires entre eux, tels que la performance, la volatilité, la liquidité, la taille des encours et leur fort potentiel de diversification, la société Vie Plus dédié aux conseillers en gestion de patrimoine (CGPI) - groupe Suravenir - a sélectionné huit OPCVM parmi la gamme de fonds référencés dans ses contrats. Les 8 fonds figurant dans une offre baptisée «Philarmoniques» doivent permettre aux CGPI de proposer à leurs clients une répartition optimisant le couple rendement/risque. Caractéristiques Fonds composant les Philharmoniques Vie Plus : • ALIENOR OPTIMAL (Alienor Capital) • CAAM DYNARBITRAGE VAR 4 (Crédit Agricole Asset Management) • CAMGESTION ACTIVE 20 (CAMGESTION) • DWS INVEST ALPHA STRATEGY (DWS Investments) • EXANE GULLIVER FUND P (Exane Asset Management) • NOAM OPTIMUM (Neuflize OBC Asset Management) • PALATINE ABSOLUMENT (Palatine Asset Management) • RIVOLI EQUITY FUND (Rivoli Finance)
Un hiatus significatif. Les établissements bancaires intègrent de plus en plus les problématiques de responsabilité sociale et environnementale mais les clients ne s’en rendent pas vraiment compte. Selon une étude européenne réalisée par PricewaterhouseCoopers Advisory pour le compte de FNCE (Fédération nationale des caisses d'épargne) et l’Efma (European Financial management and Marketing Association), seuls 15% des clients interrogés citent les banques comme un secteur investi dans les problématiques de développement durable alors que l’automobile est mentionnée par 35% des répondants.Et alors que plus de moitié des banques (55%) a défini une politique d'éco-conception de ses agences (économies d'énergie entre autres), les résultats de l’enquête témoignent d’un déficit de notoriété de cette politique et la majorité des clients interrogés (68%) considère que la prise en compte des enjeux environnementaux est insuffisante dans les agences bancaires. «Nous constatons un décalage criant entre les actions mises en place par les institutions bancaires et leur perception par les clients», a indiqué hier à l’occasion d’un point de presse Joël Guerriau, directeur général de la FNCE.Près de la moitié des clients ayant déjà entendu parler des différents types d’offres de produits et de services durables développés par le secteur bancaire ne sont pas en mesure d’indiquer si leur banque propose effectivement ce type d’offres. Ce qui n’est pas si étonnant puisque 90% des banques ne disposent pas de force de vente dédiée aux produits développement durable. «L’implication des collaborateurs est vraisemblablement le plus fort levier à disposition des banques pour développer leur communication envers leur clientèle. Parmi les actions à envisager, les institutions bancaires ont tout à gagner à mobiliser leurs équipes pour mieux faire connaître leur offre auprès des clients», estime Pascal Baranger, directeur au sein du département développement durable de PwC France.L'étude conclut qu’il est certes difficile de quantifier le bénéfice à s’engager proactivement dans la voie du développement durable en promouvant des offres de services durables, mais qu’il existe un risque majeur à ne pas le faire dans la mesure où ce positionnement va devenir la norme. Et ce risque ne peut qu'être aggravé par un déficit de communication.La FNCE, qui souligne que les caisses d'épargne, de par leur statut coopératif, sont un acteur majeur du développement durable, a bien l’intention de tirer les conséquences pratiques de l'étude. «Nous sommes durables du seul fait de notre statut», souligne Joël Guerriau. «Nous avons acquis un savoir-faire. Il serait dommage de ne pas le faire savoir», poursuit-il en rappelant que, pour la troisième année consécutive, les caisses d'épargne vont réaliser leur opération Coup de Cœur qui récompensera à la mi-décembre le projet local le plus pertinent dans le domaine environnemental. Et une campagne de communication radio est programmée pour très bientôt…
A fin septembre, l’encours de Carmignac Gestion se montait à 29,37 milliards d’euros contre 12,67 milliards neuf mois plus tôt. Pour 70 %, cette hausse s’explique par des souscriptions nettes, l’effet de marché étant responsable des 30 % restants, indique Frédéric Leroux, directeur de la gestion des risques et gérant global.Ce dernier, qui compte sur une reprise en racine carrée plutôt qu’en «W», table sur les obligations indexées sur l’inflation, sur les obligations d’entreprises qui ont solidifié leurs bilans pour 3-4 ans (Carmignac les conserve pour 3-5 ans), ainsi que sur les subordonnées bancaires en pariant sur les grands noms européens et d’une manière générale sur les survivants potentiels, thématique que l’on retrouve également dans les choix sectoriels pour les actions. Enfin, Carmignac Gestion s’intéresse à la dette des pays émergents, qu’il s’agisse d’obligations d’entreprises ou d'émetteurs souverains. L’idée est «d’ajouter des gains de change aux gains de portage», explique Frédéric Leroux.Concernant les actions, deux thèmes «marchés émergents» retiennent en particulier l’attention du gestionnaire français : la maturation de la demande, avec l’enrichissement des populations, et les matières premières. Dans le premier registre, Carmignac met par exemple en exergue le secteur automobile indien (Tata Motors) ou l’immobilier chinois.D’autre part, Frédéric Leroux observe que les stocks de produits d’aluminium et d’acier sont historiquement bas aux Etats-Unis tandis que le multiple de valorisation valeur d’entreprise/ebitda est très proche de ses plus bas dans le domaine des services pétroliers.Carmignac adopte une posture défensive en misant sur l’or ainsi que sur les secteurs comme la santé et les biens de première nécessité qui ont perdu leur prime naturelle et affichent une valorisation très basse. Dans le domaine bancaire, Frédérice Leroux recherche également la sous-valorisation et priorise les établissements anglo-saxons potentiellement survivants comme JP Morgan Chase, Wells Fargo, US Bancorp ou Barclays.
S’imposant une périodicité trimestrielle pour l’actualisation de ses recommandations, LCF Rothschild, conforté par une évolution d’ensemble conforme à ses prévisions, n’a pas eu fin octobre à modifier son message. Comme l’expliquait jeudi Dominique Netter, présidente du comité stratégique d’allocations d’actifs, le gestionnaire français continue de privilégier les obligations d’entreprises bien notées, pour le portage, sachant que si l’essentiel des gains sur ce segment semble réalisé, conserver ce type de papier demeure intéressant dans un environnement de faible rendement. La même considération de portage s’applique aux obligations de pays émergents.LCF Rothschild maintient son attitude positive sur les convertibles pour leur sensibilité au marché des actions et, sur ce dernier, il favorise les actions européennes sous-valorisées. Olivier Huet, gérant actions Europe chez Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM) préconise «les valeurs négligées des secteurs de la santé et des télécommunications, défensives en relatif».. Ce sont des valeurs de rendement, vu le niveau actuel des taux long, avec des retours assez sécurisés de l’ordre de 5 %. Le gérant recommande aussi les valeurs pétrolières et des services publics, qui ont peu profité de la remontée du pétrole. LCF Rothschlid conseille en outre les valeurs des pays émergents exposées à la consommation intérieure.Normalisation partielle des spreadsVu les incertitudes ambiantes, Dominique Netter suggère aussi de garder «les deux primes d’assurance que sont les emprunts d’Etat et l’exposition à l’or», tandis qu’Etienne Gorgeon, responsable de la gestion taux et crédit chez Edmond de Rothschild Invetsment Managers (EDRIM) souligne que la maison est actuellement «toujours longue sur le crédit et les taux, le seul segment où elle est neutre étant celui du haut rendement.Dans une phase de résorption des spreads sur les obligations d’entreprise, qui reviennent progressivement à la normalité qui prévalait dans les années 2001-2002 (80 %) sans renouer avec les niveaux de 60 % prévalant avant la crise, la priorité doit être donnée à la sélection de valeurs. EDRIM a repris sa rotation sectorielle. Après avoir profité de la prime de risque sur les cycliques en début d’année, le gestionnaire français est maintenant revenu sur les papiers bancaires, essentiellement des subordonnées bancaires de bonnes adresses avec des rendements échelonnés entre 6 et 10 % par an. D’autre part, EDRIM «commence à lâcher les corporates» et se repositionne de manière sélective sur les télécommunications, les collectivités locales et les banques.
Après avoir confié des milliards à Apollo Global Management, Calpers cherche à faire le bilan de son partenariat avec la société de private equity, rapporte le Wall Street Journal. Cet examen porte sur les commissions, la performance et la relation dans son ensemble.Au printemps, alors que les investissements en private equity de Calpers souffraient, le fonds a recruté un conseiller externe pour analyser ses engagements avec Apollo qui représentent maintenant 4 milliards de dollars environ. Calpers a même pris une participation dans la société il y a deux ans.
Selon L’Agefi suisse, on observe un regain de confiance pour les produits structurés mais cette remontée est lente. On observe aussi une simplification et une meilleure transparence des produits ainsi que l’émission de produits garantis, sous l’égide de l’Association Suisse Produits Structurés (ASPS), selon Daniel Manser, rédacteur en chef de Derivative Partners payoff.ch et André Michel, directeur de la plateforme Cash. Ceux-ci ont mené une étude en coopération avec l’institut de sondage Demoscope sur les produits structurés en Suisse qui indique par ailleurs que le critère d’achat le plus important pour l’utilisateur de produits structurés est le conseiller bancaire, devant les portails Internet et les journaux économiques.
A moins d’un nouveau plongeon de l’activité économique mondiale, Axa Investment Managers estime que les contraintes d’offre à court terme soutiendront les prix des matières premières. C’est notamment le cas pour l’énergie, certains produits agricoles et pour des métaux comme le cuivre et le platine. «Face aux tendances de long terme auxquelles nous sommes confrontés (changement démographique, industrialisation des pays émergents, pénurie d’eau), nous sommes convaincus que le marché des matières premières continuera d’offrir de bonnes opportunités d’investissement», explique Hervé Lievore, stratégiste chez Axa Investment Managers. Sebastien Lagarde, gérant chez Axa Investment Managers, souligne par ailleurs qu’il n’est pas trop tard pour jouer la reprise cyclique. «Les matières premières présentent des avantages intéressants pour l’investisseur. D’une part, elles sont décorrélées des autres instruments financiers tout en offrant une corrélation positive avec l’inflation et protègent donc contre la hausse des prix. D’autre part, elles améliorent le profil risque/rendement des portefeuilles et offrent historiquement et sur le long terme une performance élevée avec une volatilité similaire à celle des actions», précise-t-il.
L’agence munichoise oekom research souligne au terme de son analyse sectorielle annuelle consacrée à la chimie selon des critères environnementaux et sociaux que le secteur n’a réalisé pratiquement aucun progrès depuis l’enquête de l’an dernier.Sur une échelle allant de A+, le maximum, à D-, le minimum, la note moyenne des 24 plus grandes sociétés chimiques cotées dans le monde s’est située à C. Les trois meilleurs élèves, avec des notes B-, ont été l’allemand BASF, suivi de l’américain Praxair et de l’allemand Linde Group. Rhodia et Air Liquide se classent respectivement 5ème et 18ème.D’une manière générale, souligne oekom research, l’efficacité nettement supérieure des nouveaux produits est annulée par un degré considérablement plus élevé de risque, et le remplacement de produits par des substances environnementalement moins nocives s’avère trop rare et trop lent. De plus, la transparence quant au contenu et à l’objectif des tests de toxicité est insuffisante.
Le chef stratégiste de Feri Finance, Heinz-Werner Rapp, s’attend à «davantage de chocs que par le passé sur les marchés des capitaux». Dans un entretien au Handelsblatt, Heinz-Werner Rapp estime que les bulles spéculatives seront aussi plus nombreuses que par le passé, car les problèmes économiques n’ont pas été résolus et il y a beaucoup trop d’argent en circulation."Nous sommes dans les tout premiers stades d’une bulle obligataire», selon Heinz-Werner Rapp.
L’immobilier coté est-il en train de sortir de l’ornière ? Assurément."Après un premier trimestre difficile, deux phases de rebond se sont succédé. «Dans un premier temps, entre mars et le début de l'été, nous avons assisté à une correction des excès de la baisse précédente. Une phase de rattrapage tout à fait normale. Par la suite, une deuxième vague de hausse est intervenue qui correspond plutôt à l’anticipation par le marché d’un environnement plus porteur», a expliqué le 20 octobre à l’occasion d’un point de presse Pierre Dinon, responsable de la gestion de l’immobilier coté chez Allianz Global Investors France.Il y aura sans doute des corrections dans les prochains mois mais «nous sommes tout proches d’une sortie de crise», estime Pierre Dinon, qui ajoute que vers la mi-2010, «un nouveau cycle immobilier pourrait s’amorcer».En attendant, les signaux positifs se multiplient même si les ajustements en cours peuvent prendre un peu de temps. Sur le marché locatif de bureaux, on observe des pressions à la baisse sur les loyers, avec de fortes disparités. Mais cette baisse est moins la conséquence d’une offre excédentaire, comme en témoignent des taux de vacance (6,5% en Ile-de-France) très modérés et pas préoccupants du tout, que d’une demande plus hésitante. On devrait assister à un ralentissement de la baisse, suivi d’une reprise progressive. Mais le mouvement peut aussi prendre jusqu'à dix-huit mois ou deux ans.Du côté de l’investissement, on relève aussi des signes encourageants. Les transactions redémarrent progressivement à la faveur de la reconstitution d’une prime de risque de 250 à 300 points de base qui redonne de l’intérêt au marché.Dans cet environnement plus favorable qui pourrait malgré tout connaître quelques à-coups, les foncières ont dégagé des résultats semestriels solides grâce notamment à une croissance de 5 à 10 % des revenus locatifs totaux. Et, souligne Pierre Dinon, elles ont toutes renégocié leur dette.Allianz Global Investors France retrouve aussi des couleurs. Ses deux fonds d’investissement, Allianz Foncier pour la zone euro et Allianz Immo pour l’Europe, gèrent 400 millions d’euros après avoir touché un plus-bas autour de 220 millions d’euros au plus fort de la crise et culminé, il est vrai, à 1 milliard d’euros début 2007. Pierre Dinon se félicite au passage du regain d’intérêt des investisseurs institutionnels sur l’immobilier et rappelle la volonté du groupe Allianz de se renforcer sur cette classe d’actifs, dans laquelle il est investi à hauteur de seulement 4 %…
Pour Hiroshi Yoh, CIO chez Tokio Marine Asset Management International et gérant du fonds Nordea 1 - Far Eastern Equity Fund, l’Asie devrait continuer de surperformer les autres grands marchés d’actions. Il évoque le taux de croissance de la région Asie, qui se situe entre 6% et 8%, grâce à une augmentation de la demande intérieure. Le gérant rappelle également que la réduction des exportations vers les Etats-Unis a été compensée par un accroissement du commerce intra-régional. Par ailleurs, «du point de vue des flux, les investisseurs étrangers reviennent progressivement», note Hiroshi Yoh.Constitué d’environ 150 lignes, le fonds Nordea 1 - Far Eastern Equity Fund gère près de 150 millions de dollars. L’univers d’investissement réunit les actions asiatiques, hors Japon, sans distinction de capitalisation. L’allocation privilégie actuellement les secteurs financier, technologique et industriel. D’un point de vue géographique, le gérant apprécie Hong Kong, la Corée, Taiwan et la Chine.
La moindre aversion au risque n’a pas conduit les investisseurs à revenir massivement sur les fonds investis en actions mais à reprendre goût graduellement au risque. Dans ce cadre, les fonds d’obligations ont été largement bénéficiaires de cette réexposition. Et dans cette classe d’actifs, les investisseurs les plus téméraires qui se sont portés sur les fonds à haut rendement ont enregistré des performances très élévées. F&C rappelle à ce sujet que les titres à faible notation de crédit CCC ont enregistré, au 30 septembre 2009, des performances de 80,27 % depuis le début de l’année. «Au fur et à mesure que le rally continue et que la confiance dans une reprise économique grandit», précise un communiqué de la société de gestion, «des secteurs plus cycliques dont la construction de logements et l’industrie du divertissement, sont de plus en plus attrayants».Ce qui n’est toutefois pas sans contrepartie : les taux de défaut pour le haut rendement ont augmenté cette année s’établissant à 12,04 %. Cela étant, Kevin Mathews, co-gérant du fonds F&C European High Yield Bond avec Andrew Lake parie sur des défaillances plus faible en nombre l’an prochain. Un phénomène lié à une reprise de nouvelles émissions en Europe et aux Etats-Unis et au fait que «les sociétés ont désormais accès au crédit pour lequel les maturités court terme ont été rallongées, et à davantage de liquidité». En termes de gestion, au cours du troisième trimestre, F&C European High Yield Bond a réalisé un gain de 15,76 %. Les secteurs du textile, du logement, du retail, des mines et métaux ont été les principaux contributeurs à la performance, tandis que les secteurs plus défensifs (santé, télécommunications et électricité/utilities) ont sous-performé. L'équipe de gestion a augmenté le risque du portefeuille en vendant des positions générant moins de rendement et en se recentrant sur les titres notés B ainsi que certains à faible notation de crédit CCC, précise t-on chez F&C. En conclusion, l'équipe de gestion annonce se concentrer désormais sur les titres qui conservent un potentiel d’appréciation et n’est plus persuadée du bien fondé de se focaliser actuellement sur le segment le plus risqué et hautement spéculatif.
Depuis le début de l’année, environ 200 sicav ont profité de leur assemblée générale annuelle pour faire valider un changement de la politique d’investissement, ce qui leur permet de placer désormais plus de la moitié de leur encours directement en titres vifs, actions et obligations, rapporte Cinco Días. Ces véhicules d’investissement privilégiés par les grandes fortunes espagnoles étaient obligés jusqu'à l’amendement de la loi sur l’investissement collectif en 2007 d’investir au moins la moitié de leurs actifs en parts de fonds. La décision de «flexibiliser» la politique d’investissement ne vient pas uniquement des grandes fortunes, qui veulent éviter de nouveaux Madoff et Lehman, mais également des banques qui gèrent les Sicav.Depuis le début de l’année, l’encours des Sicav s’est accru de 2,7 %. Au 31 août, en termes agrégés, les actions y sont la classe d’actifs la plus représentée, avec 7 milliards d’euros.
Le danois Jyske Fund Management indique avoir adopté le processus MOVE (pour momentum, value, evaluation) pour sa gestion obligataire, rapporte Fondsprofessionell. Dans une première étape, l’analyse quatitative fournit des indicateurs de tendance sur le marché obligataire et servent de base à une stratégie d’ensemble sur la duration, le risque crédit et les fluctuations des taux de change. Ensuite, la due diligence permet de vérifier les résultats de l’analyse quantitative. La sélection de titres n’intervient que dans un troisième temps, a précisé Wieland Thyssen, qui dirige le bureau allemand de Jyske Invest.