L’indicateur du climat dans l’immobilier outre-Rhin du consultant King Sturge s’est encore amélioré au mois d’octobre pour atteindre 78,2 points. Une progression de 3,4% contre 17 % en septembre qui marque la sensibilité au risque d’investisseurs qui restent malgré tout confiants.Cette évolution repose pour l’essentiel sur la composante investissement qui affiche un gain de 6,6 % à 84,4 points alors que la composante location s’est repliée de 0,3 % à 66,8 points.
Dans le cadre de sa politique visant à réduire ses participations dans le secteur bancaire, Allianz a vendu des titres Commerzbank et ne détient plus qu’un peu plus de 10 % de cet établissement contre 13,5 %, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
L’introduction par les autorités brésiliennes de l’IOF, l’impôt sur les transactions financières de 2 % sur les apports en devises étrangères «va créer à court terme des conditions défavorables pour les actions locales comme pour le real brésilien», indique HSBC Global Asset Management. Selon Jose Cuervo, gérant d’un fonds d’actions brésiliennes, l’impôt devrait générer une volatilité à court terme. Mais cet impôt ne devrait pas avoir, selon le gérant, un impact significatif à long terme, «car les facteurs favorables aux actions et au réal restent positifs», indique un communiqué. Par conséquent, HSBC Global Asset Management conserve une approche positive vis-à-vis du marché brésilien.
Selon Les Echos, le cabinet américain de recherche et de conseil Tabb Group estime que les dark pools captent 4,1% des volumes échangés en valeur sur le vieux Continent. Les échanges opaques de titres pourraient s’accélérer dans les douze prochains mois pour atteindre 7% en 2010, prévoit Tabb Group.
Selon une enquête réalisée outre-Manche par la société de conseil NMG et commandée pa National Ethical Investment Week et l’Association des conseillers financiers indépendants, 87% des conseillers en gestion de patrimoine (IFA) conseillent désormais l’investissement éthique et vert, contre 70% il y a un an.La proportion des IFA estimant que l’information sur l’investissement responsable est appropriée est passée de 15% l’an dernier à 34% cette année. Un tiers des conseillers interrogés indique qu’il est encore difficile de trouver l’information ISR, contre 37% l’an dernier.
Alfred Strebel, responsable de Fidelity, s’attend à une hausse de 20% des actions à l’horizon d’un an, sous l’impulsion des bons résultats des entreprises et de l’abondance des liquidités. Ce rally de qualité ne signifie pas que la hausse évitera les marchés émergents. Une gestion active sur l’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique fait beaucoup de sens, selon Alfred Strebel.
Les actions conformes à la charia ont sous-performé les marchés dans leur ensemble dans les Etats membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG, Arabie saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Qatar, Bahrein et Oman), aux Etats-Unis et en Europe au troisième trimestre, selon le dernier Shariah Scorecard publié par Standard & Poor’s. Les investisseurs islamiques ont adopté une attitude attentiste alors que le secteur des financières repartait à la hausse.Le S&P global BMI Shariah Index a dégagé un rendement de 15,46% sur les trois mois au 30 septembre tandis que le non-Shariah S&P Global BMI Index, dont la pondération sur les financières est plus élevée, a progressé de 18,67% sur la même période.
Selon Les Echos, le sondage réalisé par MultiRatings au cours du mois d’octobre 2009 auprès d’une cinquantaine d’institutionnels français souligne le désarroi des investisseurs face au niveau des taux actuels. En effet, 46% d’entre eux vont maintenir en l'état le poids de cette stratégie dans leur allocation d’actifs dans les prochains mois, alors que 36% vont la diminuer et 18% l’augmenter. Des niveaux de taux d’intérêt historiquement très bas n’incitent pas les professionnels à augmenter leurs investissements dans des actifs dans lesquels ils sont déjà investis à plus de 60%, dont près des deux tiers pour les titres d’Etat.
L’action de la société sur laquelle le gérant a le plus de conviction, celle qu’il sur-pondère le plus dans son fonds, enregistre une performance très supérieure aux autres titres de son portefeuille de 1% à 4% par trimestre, selon une étude évoquée par Les Echos («Best Ideas», Randy Cohen, Christopher Polk, Bernhard Silli, London School of Economics & Harvard Business School, mars 2009). C’est aussi le cas du Top 5 de leurs participations. Ces meilleures idées, les gérants de Wall Street vont les trouver surtout du côté des valeurs moins liquides, délaissées par les autres investisseurs et analystes financiers, et donc peu populaires. Ils ne les partagent pas avec les autres puisque 7 sur 10 de ces placements sont choisis par un seul gestionnaire, 2 sur 10 par deux gérants, et seulement 8% par trois professionnels.
Selon Les Echos, plusieurs pays émergents, dans le sillage de l’Inde et d’Israël, envisagent de lever des diaspora bonds, c’est-à-dire de la dette via des obligations destinées à leurs résidents à l'étranger. Les Philippines et la Jamaïque, qui ont une diaspora importante dans des pays à hauts revenus, seraient bien placés pour réussir.
Au troisième trimestre 2009, les fonds diversifiés ont dégagé un rendement médian net de 18,4% contre 6,9% au deuxième trimestre, selon la dernière enquête trimestrielle réalisée par BNY Mellon Asset Servicing. C’est la troisième meilleure performance jamais enregistrée depuis que BNY Mellon suit le secteur. Un tel niveau de rendement ne s'était pas vu depuis le premier trimestre 1975, où l’on avait observé un rendement de 26,5%, le record remontant au deuxième trimestre 1974 avec un rendement de 37%. La pondération des fonds diversifiés au sein de l’allocation a augmenté de 0,7% par rapport au deuxième trimestre à 37,5%. Une évolution due pour l’essentiel à la performance relative. Au sein de la classe actions, le secteur European hors UK a dégagé le rendement le plus élevé (28,1% contre 29,3% pour le benchmark) alors que le Japon arrive en queue de peloton avec seulement 9,3% (contre 9,3% pour l’indice de référence). Seuls deux secteurs ont réussi à faire mieux que leur benchmark, Overseas (21,7% contre 21,6%) et Emerging Market (24,8% contre 24,6%). Du côté des obligations, le secteur UK Bond affiche un rendement de 8,4% contre seulement 3,1% pour le benchmark. La poche International Bond a fait un peu mieux avec un rendement de 10,1% contre 9,5%, les obligations britanniques long terme culminant à 10,4% contre 5,9% pour le benchmark.
Dans le bulletin «Perspectives» daté d’octobre de la société de gestion Franklin Templeton AM, Mark Mobius, son président exécutif, milite pour une diversification sur les marchés émergents. Dès lors que l’investisseur affiche une exposition raisonnable sur ces pays, les petites capitalisations – inférieures à deux milliards de dollars – permettent, compte tenu d’une faible corrélation aux marchés émergents en général, d’atténuer les risques. Parmi les arguments avancés, outre le fait que les plus petites capitalisations constituent un marché peu exploré et doivent donner de plus forts rendements en raison d’une liquidité relativement plus faible, «les portefeuilles de petites capitalisations donnent aux investisseurs l’opportunité de bénéficier d’un investissement dans des sociétés qui pourraient devenir les grandes entreprises de demain», précise Mark Mobius. Cette classe d’actifs donne également accès à des industries où les valorisations des entreprises de grandes capitalisations pourraient être trop chères. «Actuellement, par exemple, l’un de nos thèmes d’investissement les plus importants est la consommation, ajoute le responsable de Franklin Templeton AM, et nous croyons fortement au potentiel de croissance dans ces marchés des entreprises liés à la consommation, étant donné la croissance économique forte, la grande population, le revenu par habitant en hausse, et la demande croissante pour les produits de consommation et services. " Nous pouvons donc, avec un portefeuille de petites capitalisations, avoir une exposition plus directe au comportement des consommateurs dans ces marchés», conclut Mark Mobius qui souligne que les valorisations continuent à être intéressantes et où des entreprises présentent de faibles ratios prix/bénéfices, des valorisations prix/valeur comptable plus faibles et des rendements à fort dividende.
Selon L’Agefi suisse, Lombard Odier remet en question la pertinence des benchmarks pour les investisseurs en crédit. «Les benchmarks actuels sont créés sur la base des capitalisations des titres qui les constituent. Par conséquent, ils donnent un poids important aux entreprises qui empruntent le plus», déplore Stéphane Monier, responsable global du Fixed Income et des devises au sein de la banque privée genevoise. «Cette classification force les investisseurs en obligations à surpondérer la dette des entreprises fortement endettées, ce qui n’est pas à l’avantage des investisseurs», estime-t-il. C’est pour cette raison que Lombard Odier a eu l’idée de constituer des indices qui sont plutôt fondés sur la contribution au risque car ils correspondent mieux aux intérêts de leurs clients. Notamment en tenant compte de la volatilité comme élément pour sur- ou sous-pondérer chaque émetteur dans l’indice. En outre, pour gérer le risque d’un portefeuille d’obligations plus efficacement, Lombard Odier propose un indice «equally risk weighted». Ce produit d’investissement passif sera tout d’abord focalisé sur les pays émergents.
En plein boom depuis le début de l’année, le marché des obligations d’entreprises appelle à une vigilance accrue de la part des investisseurs, selon Lombard Odier. «L’acheteur doit désormais se méfier des entreprises dont l’avenir est flou, en particulier celles qui ont dû recourir aux soutiens des pouvoirs publics. Leurs modèles d’affaires doivent être soigneusement étudiés», a expliqué au Temps Ralph Geiger, spécialiste des produits à revenu fixe auprès de la banque privée genevoise.
Dans un entretien à Asian Investor, Tony Rochte, senior managing director chez State Street Global Advisers (SSgA), estime qu ‘«on parle beaucoup des ETF actifs mais le démarrage a été relativement lent. Cette évolution est due au fait que les investisseurs qui recherchent des ETF actifs veulent voir un historique de performance de un, trois ou cinq ans. Pour les investisseurs qui veulent vraiment payer des commissions supplémentaires, la performance doit être là. Autrement dit, nous n’avons pas encore d’opinion arrétée sur les ETF actifs mais cela ne signifie pas que nous ne sommes pas intéressés. Nous avons d’ailleurs déposé des dossiers pour le lancement aux Etats-Unis d’un ETF actif et d’un ETF à horizon».Tony Rochte indique par ailleurs que SSgA n’a pas l’intention dans l’immédiat de lancer des ETF inversés ou à effet de levier.
Le fondateur de Pimco, Bill Gross, estime que le rally boursier des six derniers mois a touché son point haut et que la Fed devrait maintenir ses taux en l'état pour encore dix-huit mois.Dans son dernier commentaire publié sur le site de Pimco (novembre 2009), Bill Gross explique que dans le contexte d’après-crise, presque tous les actifs semblent surévalués à long terme, ce qui a pour conséquence que les responsables des politiques monétaire et économique doivent maintenir les taux d’intérêt artificiellement bas et prendre des mesures d’accompagnement pour soutenir la croissance.De son point de vue, la Fed pourrait attendre jusqu'à dix-huit mois avant de relever ses taux d’intérêt. «Mon sentiment est que le PIB nominal doit manifester des signes tangibles de stabilisation autour de 4% pour que la Fed soit disposée à prendre le risque de relever les taux», écrit Bill Gross.En attendant, un investisseur dans les titres du Trésor américain ne doit pas s’attendre à des miracles : 0,15% sur les bons du Trésor, moins de 1% sur les notes à deux ans et un maigre 3,4% sur le papier à 10 ans. Et l’ensemble du marché obligataire américain, corporate y compris, ne produit qu’un rendement de l’ordre de 3,5%.Il ne faut pas compter sur beaucoup plus et les risques liés au high yield, au «distressed " ou aux actions dépassent de loin les retombées positives à ce point de la conjoncture.
BlackRock estime que les investisseurs institutionnels devraient à nouveau s’intéresser aux actifs alternatifs.Certaines classes d’actifs alternatifs semblent actuellement très bon marché. Les nouveaux fonds de private equity vont ainsi investir à des niveaux de valorisation très bon marché, dans le bas du cycle économique et ils n’auront pas besoin de beaucoup de levier pour générer du rendement. Les entreprises en difficulté pourraient également offrir des opportunités.Les fonds de pension pourraient ainsi faire de l’alternatif une composante clé de leur allocation. Selon une étude BlackRock, une allocation de 25% d’un portefeuille actions internationales dans un panier d’actifs alternatifs aurait réduit, sur la période courant de janvier 1990 à décembre 2008, la volatilité de 18% à 16% par an tout en accroissant la rentabilité annuelle moyenne de 0,6%.
Selon L’Agefi suisse, China Investment Corp, le fonds souverain chinois, a annoncé qu’il investirait 500 millions de dollars dans SouthGobi Energy Resources, une division du canadien Ivanhoe Mines, opérant une mine de charbon en Mongolie. SouthGobi gère la mine d’Ovoot Tolgoi, dans le sud du désert de Gobi, la région où Ivanhoe Mines et son partenaire Rio Tinto doivent investir 4 milliards de dollars pour développer une mine de cuivre et d’or, Oyu Tolgoi, qui pourrait devenir une des plus grandes mines de cuivre au monde.
State Street Global Markets a annoncé que son indice de confiance des investisseurs institutionnels est tombé pour octobre à 108,4 contre 118,4 en septembre, la plus forte baisse - de 12,8 points à 101,1- étant accusée par l’indice régional de l’Amérique du Nord. En Europe, l’indice recule de 9,3 points, à 101,8 alors que l’indice asiatique progresse à 95,3 contre 92,9, le niveau 100 représentant un niveau neutre auquel où les investisseurs institutionnels ne procèdent à aucune augmentation ou réduction dans leurs allocations en actifs à haut risque. Octobre est le septième mois consécutif où l’indice demeure au-dessus de cette barre des 100 points.Selon Ken Froot, le professeur de Harvard qui a développé l’indice avec State Street Associates, bien que les résultats trimestriels aient été relativement robustes jusqu’à présent, «le nombre de bonnes surprises dans les données de l’emploi, des ventes au détail, de la production manufacturière et du commerce se sont faites beaucoup plus rares, et ceci peut avoir eu un impact sur l’appétit des investisseurs» pour la prise de risque.
Selon Les Echos, les investisseurs institutionnels français, interrogés par le consultant bfinance, veulent se donner les moyens d'être plus réactifs face aux crises et à la volatilité. Cela passe notamment par un recours accru à des techniques de gestion comme l’allocation tactique. Sept investisseurs institutionnels français sur dix (sur un panel de 30 acteurs interrogés) ont revu leur allocation d’actifs. Actuellement, un peu plus de la moitié de leurs encours sont placés en obligations, 20% en actions, 17% en monétaire et 11% sur des placements alternatifs. Ces six derniers mois, ces investisseurs ont eu tendance à alléger leurs portefeuilles investis sur le monétaire, les «hedge funds» (fonds de fonds) et les fonds diversifiés, afin d’investir davantage sur les obligations et dans une moindre mesure les actions.