Dans un contexte de faible visibilité à moyen terme, Robeco estime qu’il faut donner la priorité à la flexibilité, à la maîtrise des risques et à des stratégies moins agressives. Après le large rebond des actifs à risque, la préférence ira sur les valeurs défensives (télécoms, santé, consommation alimentaire et distribution, pétrole), et notamment les valeurs à bonne visibilité et les titres à rendement élevé des dividendes. Le marché du crédit reste intéressant pour toutes les parties : il y a toujours de la demande et les émissions sont bien accueillies. Sur les obligations souveraines, dont les rendements sont peu séduisants, le marché pourrait jouer sur les différences de signatures entre Etats européens, compte tenu de l'émergence de nouveaux points de fixation.Sur la problématique des marchés émergents, devenus chers, notamment l’Inde et la Chine, la probabilité d’une bulle est jugée plutôt faible. Robeco estime que le scénario de la formation d’une bulle spéculative dans les émergents est peu vraisemblable car, dans cette hypothèse, la Chine devrait se retrouver au cœur de la spéculation. Or, il se trouve que les indices chinois sous-performent les émergents depuis plusieurs mois.
Selon BlackRock les actions asiatiques devraient bénéficier en 2010 d’un regain d’appétit des investisseurs américains pour les exportations asiatiques, du redressement des résultats des entreprises en Asie et de la vigueur relative des dépenses de consommation. «En 2010, les actions asiatiques devraient rester bien orientées, mais leurs performances seront probablement inférieures à celles de l’an dernier et dépendront davantage de la vigueur des bénéfices des entreprises que du niveau des valorisations», analyse la société de gestion dans une récente note. La Chine devrait continuer de dominer la région. «Nous restons optimistes à l’égard des actions chinoises pour 2010. Les résultats des entreprises chinoises continueront d’augmenter à la faveur d’un redressement des exportations, d’une hausse de la consommation et des nouvelles mesures adoptées par les autorités pour relancer l’économie. Nous préférons les valeurs du secteur de la consommation discrétionnaire, mais la sélection de valeurs jouera un rôle vital cette année», estime Jing Ning, gérant de BlackRock Global Funds (BGF) China Fund.
Dans un entretien aux Echos, Evy Hambro, gérant du fonds BlackRock World Mining, estime que la volatilité des prix des matières premières restera «très élevée». Néanmoins, poursuit-il, «le cuivre est installé pour longtemps à des niveaux historiquement hauts. Les prix contractuels du minerai de fer devraient augmenter de 35% au moins. Le platine fait partie de mes choix pour l’année, avec la demande industrielle qui reprend et les nouveaux trackers qui vont attirer les investisseurs financiers. Je suis très optimiste sur la potasse. Il en va de même pour l’or. La banque centrale chinoise est probablement en passe d’en acheter davantage ces temps-ci».
D’après le dernier Baromètre des fonds établi par Lipper, les grands gestionnaires espagnols ont réduit leur allocation à l’actif sans risque à une moyenne de 18,92 % de leur portefeuille en janvier contre 20,19 % en décembre, rapporte Cinco Días. C’est le niveau le plus bas depuis juin 2008, trois mois avant la faillite de Lehman. Les professionnels ont augmenté leur exposition aux actions (41,6 % contre 41,1 %) et aux obligations (36,39 % contre 35,6 %).Par ailleurs, 92,3 % des gérants interrogés indiquent que leur société de gestion va lancer de nouveaux produits dans les six mois à venir, tandis que 71,4 % pensent que la plupart des nouveaux fonds de cette année seront des fonds garantis.
AlphaValue ne s’est toujours pas départie d’une vision très prudente de l'évolution des marchés actions européens en 2010. «Nous demeurons prudents. Nous n’anticipons qu’une très faible hausse, comprise entre 0% et 5% des marchés actions à l’horizon de la fin 2010", a indiqué hier à l’occasion d’un point de presse, Pierre-Yves Gauthier, président du directoire d’AlphaValue.Les marchés ont pourtant renoué avec la hausse mais les incertitudes sont encore nombreuses concernant l’ampleur du coût économique de la crise : combien de temps prendront les ajustements ? Quel nouvel équilibre pour la croissance mondiale avec la plus forte contribution de la Chine, encore mal connue au sein de la communauté financière européenne ? Quelle évolution pour le coût du capital ? AlphaValue souligne que le rebond attendu des profits en 2010, qui pourrait se situer autour de 30% après un recul de l’ordre de 20% en 2009, est largement tributaire des banques, qui pourraient contribuer à hauteur de 25 % à cette évolution (contre 19 % pour les pétrolières, 14 % pour l’assurance et 11 % pour les métaux et les mines. Elles seules permettent un retour en 2010 au niveau de profits observé en 2008, à savoir 423 milliards d’euros contre 408 milliards en 2008, mais encore loin des 590 milliards d’euros de 2007. Les valeurs industrielles ne regagneront en 2010 que la moitié du terrain perdu entre 2007 et 2009, soit quelque 160 milliards d’euros.La société de recherche indépendante, forte de quelque 25 analystes, relève aussi les questions plus délicates, comme celle du goodwill, qui semble toutefois avoir perdu de son acuité, ou encore le dossier des fonds de pension. Le déficit par rapport aux engagements représente plus de 650 milliards d’euros en 2010, contre un peu plus de 600 milliards en 2009 et 273,82 milliards en 2007. D’où la prudence affichée par AlphaValue qui estime, qu’en l’absence actuelle de visibilité, il est peut-être préférable de se donner six mois d’observation au terme desquels les perspectives pourraient être un peu plus positives.
Selon une étude de Standard & Poor’s publiée le 1er février («Islamic Finance Is Likely To Advance In 2010 On Firm Growth And Widening Geographic Reach»), la croissance de la finance islamique est restée forte l’an dernier malgré les turbulences financières et devrait demeurer vigoureuse cette année. En 2009, les actifs des 500 principales banques islamiques ont progressé de 28,6% à 822 milliards de dollars, contre 639 milliards en 2008."Nous estimons que la finance islamique s’est imposée comme un segment spécifique de la finance et que ses perspectives sont encore très bonnes», indique dans un communiqué Mohamed Damak, analyste crédit chez Standard & Poor’s. Il subsiste toutefois un certain nombre d’interrogations importantes pour le développement futur de cette activité, notamment dans les pays non musulmans. En Europe, ces questions concernent entre autres l’importance de la demande pour des produits conformes à la charia, l’environnement réglementaire et fiscale, le soutien de la communauté financière et des politiques, l'émission de sukuk souverains et la possibilité de la mise en place d’une stratégie commune pour le développement de la finance islamique en Europe.
Le fonds de pension coréen National Pension Service investit uniquement 10 % de son portefeuille de 240 milliards de dollars à l’étranger. Jun Kwang-woo, le président du fonds, cherche à multiplier par quatre cette part internationale pour qu’elle atteigne 100 milliards sur 400 milliards de dollars d’ici à 2014.
Le groupe américain AMG (Affiliated Managers Group) et l'équipe dirigeante de la société de gestion britannique Artemis Investent Management ont annoncé le 1er février avoir conclu un accord définitif pour reprendre 100% du capital d’Artemis à Fortis Bank, tombé récemment dans le giron de BNP Paribas. Selon les modalités de la transaction, AMG détiendra une participation majoritaire dans Artemis IM, le management de la société britannique prenant une part «substantielle» au capital tout en continuant de piloter les activités au jour le jour. Artemis constitue la deuxième opération d’investissement d’AMG sur le sol britannique : en 2004, la société avait racheté Genesis Investment Management, une société de gestion spécialisée sur les marchés émergents à la tête de quelque 14 milliards de livres sous gestion.Fondée en 1997, Artemis est une société spécialisée dans la gestion active à destination d’investisseurs retail et institutionnels, outre-Manche, en Europe et au Moyen Orient. Avec des bureaux à Londres et à Edimbourg, Artemis gère quelque 10 milliards de livres d’actifs. La transaction devrait être bouclée au début du deuxième trimestre 2010.AMG a fait état pour l’exercice 2009 d’un résultat net de 59,5 millions de dollars contre 1,3 million l’année précédente, pour un chiffre d’affaires de 841,8 millions de dollars (contre 1,15 milliard de dollars). Les actifs sous gestion agrégés des sociétés de gestion d’AMG s'élevaient au 31 décembre dernier à environ 231 milliards de dollars.
Les fonds de pension mondiaux poursuivent la révision de leur allocation d’actifs et de leurs gérants initiée dans la foulée de l’affaire Lehman, selon la troisième édition du «bfinance Pension Fund Asset Allocation Survey». Confirmant leurs intentions exprimées lors de la deuxième édition en mars 2009 (61 % déclaraient avoir l’intention de réviser leurs gérants au cours des prochains mois), les fonds de pension (62 %) ont poursuivi la révision de leur politique d’investissement et de leurs gestionnaires initiée dans la foulée de la crise Lehman. De fait, parmi eux, 41 % ont engagé une revue formelle, 25 % ont mis un ou plus de leurs gérants sous surveillance et 14 % ont lancé un appel d’offres pour remplacer certains managers. Pour 80% des fonds de pension, cette révision a débouché sur des changements de gérants pouvant représenter jusqu'à 10% des actifs sous gestion. Une proportion significative (20%) a mis plus de 50% de son portefeuille sous revue. En termes de classes d’actifs, les fonds de pension ont confirmé le renforcement de leur allocation cible en actions, mais, face à l’amélioration de la perception de l’environnement économique, c’est l’immobilier qui a profité en premier lieu de ce repositionnement vers les actifs risqués ou diversifiant (matières premières, infrastructures et private equity).Parallèlement, les fonds de pension sont mitigés à l'égard des obligations à horizon un an et restent à l'écart des hedge funds à court terme.En revanche, la tendance est significativement négative pour les actions à horizon 3 ans et les fonds de pension projettent de s’intéresser également à l’ISR, la performance absolue, aux devises et à l’alpha portable.
Le nombre de fonds de pension cherchant à investir de l’argent dans des hedge funds a doublé en 2009, selon le Financial Times qui cite Hewitt Associates. Les administrateurs sont en effet en quête de stratégies d’investissement performantes pour les aider à compenser les pertes de 2008.
Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué ce week-end qu’il travaillait à la création d’un fonds vert doté d’un montant pouvant aller jusqu'à 100 milliards de dollars par an pour aider les pays à faire face aux changements climatiques. Les détails du projet, notamment son financement, seront présentés dans quelques semaines.
Après les obligations catastrophe (cat bonds), le secteur financier envisage de faire supporter aussi par les marchés le risque de longévité, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela devrait soulager les assureurs et les fonds de pension d’une part du fardeau.C’est pourquoi Axa, Prudential, Swiss Re, la Deutsche Bank, Legal & General, JP Morgan, Pension Corporation et Prudential viennent de créer la Life and Longevity Markets Association (LLMA) qui va jeter les bases d’un négoce de ces risques, notamment en développant des indices et des contrats.
«Sur les quinze derniers cycles économiques, la récession n’a duré en moyenne qu’un peu plus de 20 % du temps et la gestion value n’a sous-performé la gestion growth que durant les périodes de fin de récession, alors que, sur le long terme, elle l’a surperformée de manière proprement impressionnante», a expliqué vendredi Marie Ballorain, senior relationship manager au bureau de Paris de Sparinvest, en présentant l'étude réalisée par l’universitaire Henrik Amilon, spécialiste du prix des actifs financiers.Dans la mesure où le danois Sparinvest a toujours été un tenant sans concession de la gestion value, ses représentants s’attachent à souligner qu’avec le début de la reprise le moment est venu de souscrire aux fonds de la gamme. De fait, explique Benoît Schouler, directeur général du bureau français, les titres ne sont entrés en portefeuille qu’avec une marge de sécurité importante (une décote d’au moins 40 % par rapport à la valorisation estimée) après une analyse approfondie des fondamentaux de chaque entreprise, sans biais spéculatif ou de mode et toujours dans une optique rationnelle et de long terme. Cela donne des portefeuilles «contrarian» avec par exemple des surexpositions sur le Japon (26 %) et l’Europe (60 %) pour le fonds Global Value (monde hors pays émergents), un produit de 756 millions d’euros comportant une centaine de lignes et où les valeurs américaines ne représentent en revanche que 6,57 % du total. Le groupe Sparinvest a terminé 2009 avec un encours de 12,3 milliards d’euros, alors que les actifs sous gestion étaient tombés 10,8 milliards fin avril. Le gestionnaire a enregistré des souscriptions nettes de 60 millions d’euros pour son fonds d’obligations d’entreprises, de 100 millions pour son fonds haut rendement et de 100 millions également pour son fonds immobilier danois, entre autres.Concernant l’activité en France, Benoît Schouler se borne à indiquer que le bureau de Paris est rentable et vient d’ailleurs de recruter Frédéric Sallerin (ex-LFP). Unique précision chiffrée sur l’activité : Paris a collecté 40 millions d’euros sur le produit obligations d’entreprises.
Après une forte baisse du nombre et du montant des opérations de fusions-acquisitions en 2009, l’activité devrait reprendre cette année. C’est en tout cas le pari des experts d’AXA IM qui estiment que le rebond des opérations observé au quatrième trimestre 2009, avec une hausse de près de 50% par rapport au trimestre précédent, est une tendance qui devrait se poursuivre en 2010. Plutôt dans le courant du second semestre et au-delà.Le pari sur le retour des fusions-acquisitions s’appuie sur de multiples facteurs. Les conditions de crédit sont plus flexibles, les entreprises ont pris des mesures préemptives pour faire face à la crise et certaines disposent d’un matelas de cash important. Les valorisations redeviennent raisonnables et on observe l’apparition de nouveaux prédateurs venus des pays émergents. «A présent que les moyens de faire de la croissance externe sont réunis, les opérations vont pouvoir reprendre. 2010 signera le retour des F&A, autrement dit le début de la vague. Cela ne veut pas dire que nous allons retrouver les niveaux record de 2007 mais Il y a manifestement du potentiel pour retrouver un niveau normalisé», a estimé hier Hervé Mangin, gérant du fonds AXA Europe Opportunités chez AXA IM, à l’occasion d’un point de presse.AXA IM prévoit notamment des consolidations dans les secteurs trop fragmentés ou en transformation, notamment le secteur financier, où les restructurations devraient se poursuivre, ainsi que dans les services publics, le secteur des médias, l’énergie, l’ingénierie et la santé. La course vers la croissance qui se situe dans les pays émergents va également être l’une des thématiques les plus importantes concernant les opérations de F&A en 2010-2011.Le fonds AXA Europe Opportunités, qui pesait quelque 50 millions d’euros fin 2009, est essentiellement investi sur les cibles potentielles, avec une concentration sur la pharmacie, l'énergie, les télécoms et la chimie. «Nous essayons donc de nous placer avant acquisition. Nous nous focalisons avant tout sur les prédateurs, leurs intérêts stratégiques et financiers à faire de la croissance externe. Nous nous concentrons sur les sociétés qui ont du cash et qui doivent faire face à des défis en termes de croissance, de diversification, et dont le prix est sous estimé», explique Hervé Mangin.Le fonds, constitué de deux fonds jumeaux, une sicav qui pèse quelque 35 millions d’euros et un fonds luxembourgeois (15 millions d’euros), comporte actuellement une soixantaine de lignes. Conjoncture oblige, le portefeuille est désormais investi aux deux tiers dans les fusions-acquisitions et pour un tiers dans des changements structurels qui peuvent déboucher sur des opérations de F&A. Parmi les paris de conviction, figurent notamment Linde (4,4%), International Power (4,5%), Symrise (2,4%) ou encore KPN (2,2%). L’an dernier, le fonds a dégagé une performance de quelque 30%.
Le groupe néerlandais Robeco est à nouveau à l’offensive en Asie, où il a signé ces derniers mois plusieurs accords touchant à la distribution, à des mandats institutionnels ou encore à des partenariats de conseil. Selon Asian investor, le Robeco Teda Sustainable Private Equity Fund a notamment reçu l’autorisation de lancement en décembre dernier, et last but not least, il a également obtenu l’agrément de la National Development and Reform Commission ou NDRC, qui lui permet de figurer dans la liste des fonds susceptibles d'être sélectionnés par les compagnies d’assurances, les fonds de pension ou les fonds du gouvernement chinois.Le fonds de Robeco est à ce jour le seul approuvé par la commission qui soit dédié aux technologies propres et au développement durable.Robeco enregistre des avancées également à Taiwan où il attend des autorisations définitives pour la distribution de ses fonds.
Dans un environnement où la reprise économique mondiale est loin d'être assurée, Schroders estime qu’il est préférable de donner la priorité à la diversification et à une gestion très active. Les facteurs guidant les primes de risque évoluent. «Par conséquent, investir dans un large panel de primes de risques permet de minimiser les risques», a estimé hier à l’occasion d’une réunion investisseurs Johanna Kyrklund, responsable des solutions multi-asset monde hors Asie chez Schroders. Cela dit, Johanna Kyrklund ajoute que la seule diversification ne suffit pas : les turbulences de 2008 ont ainsi montré que l’allocation d’actifs doit obéir à une très forte dynamique pour offrir une meilleure protection. Au sein du fonds Schroders Global Diversified Growth, les stratégies crédit ont été réduites mais sont encore privilégiées par rapport aux liquidités. «Il y a encore du potentiel dans les obligations corporate», estime Johanna Kyrklund. La recherche de rendement s’infléchit par ailleurs vers les actifs réels, à savoir les actions et l’immobilier, des actifs à rechercher lorsqu’on aborde le début d’une reprise. Au sein de la poche actions, l’exposition aux actions émergentes et asiatiques a été réduite, en raison du risque à court terme d’une phase de sous-performance après un très long rally. Le portefeuille ne conserve par ailleurs que peu de liquidités, la valorisation des actifs risqués étant «attractive».
Selon Les Echos, le CyclOpe qui a livré hier sa vision des marchés des matières premières, estime que le cours des commodities sera en 2010 à nouveau fortement influencé par les marchés financiers, via notamment les variations des taux de change. «A rebours de l’enthousiasme actuel, c’est la prudence qui s’impose pour 2010. Les marchés ont «acheté» la reprise bien avant que celle-ci ne soit une réalité et se trouvent dans une position bien inconfortable de dépendance vis-à-vis d’un débouché chinois beaucoup plus aléatoire qu’on ne le pense à l’horizon de 2011», selon Philippe Chalmin, professeur à l’université Paris Dauphine et animateur du cercle CyclOpe qui regroupe les spécialistes des ressources naturelles.
Selon une étude réalisée du 17 novembre au 1er décembre auprès de 411 conseillers financiers indépendants (IFA) dans le cadre du ABC of Bonds Roadshow organisé par Axa Investment Managers, Baring Asset Management et Cazenove Capital (lire notre dépêche du 1er octobre 2009), 66 % des personnes interrogées estiment que les conditions de marché seront porteuses pour l’obligataire en 2010 tandis que 20 % ont l’intention de recommander à leur clients d’augmenter leur exposition à cette classe d’actifs sur les douze prochains mois, même si 17 % leur conseilleront de la réduire. 54 % pensent que l’allocation actuelle est correcte.L’un des traits marquants de cette année devrait être une plus grande diversification, 86 % des IFA indiquant qu’ils vont préconiser une diversification au sein de l’obligataire. Ils seront 65 % à recommander les fonds obligataires «stratégiques», 57 % à préconiser des fonds obligataires de performance absolue et 53 % à conseiller des fonds d’obligations d’entreprises. La moitié des conseillers estime que leurs clients devraient allouer entre 11 et 25 % de leur portefeuille à l’obligataire et 35 % pensent qu’une proportion de 35 % serait appropriée.Enfin, l’enquête a montré que 85 % des clients attendent de leur portefeuille obligataire une performance comprise entre 3 et 5 %, tandis qu’un sur huit espère 6 % ou davantage.
Selon Les Echos, Amadeis indique qu’en 2009, les institutionnels français ont lancé 109 appels d’offres, portant sur un montant total de 17,5 milliards d’euros. Sur ce montant, 6,5 milliards d’euros sont toutefois liés au seul renouvellement des mandats obligataires du Fonds de réserve pour les retraites (FRR). Le crédit, le monétaire et la gestion diversifiée ont été parmi les expertises recherchées par les investisseurs de l’Hexagone.
Le Merseyside Pension Fund (4,2 milliards de livres sous gestion) a lancé un appel d’offres pour trois mandats placés sous le signe de l’investissement responsable pour un montant de 500 millions de livres, selon Responsible Investor. Les trois mandats concernent les actions des marchés émergents, le Japon et la zone Pacifique. Ils étaient jusqu’ici gérés tous les trois par Nomura Asset Management qui pourrait postuler au nouvel appel d’offres après un mandat de sept ans, le maximum autorisé par le fonds.