L’indice des hedge funds Hennessee s’est inscrit en baisse de 0,50% en janvier, alors que le S&P 500 affichait un recul de 3,70% et le Nasdaq un repli de 5,37%.L’indice HFRI accuse pour sa part une baisse de 0,71% durant la même période après un gain de 20% en 2009. Dans la même veine, Eurokahedge indique que son indice composite Eurokahedge Hedge Funds Index a cédé 0,84 % sur le premier mois de l’année. En revanche, l’indice Credit Suisse/Tremont affiche selon les premières estimations (sur environ les trois quarts de l'échantillon) une hausse de 0,17% en janvier.
Selon les statistiques de Thomson Reuters et de Bloomberg, les fonds d’investissement étrangers détiennent au total 19,2 % du capital des sociétés de l’Ibex, rapporte Cinco Días. Le Santander, dont l’action a chuté de 13,04 % en seulement trois séances, est le plus exposé, avec une participation étrangère de 34,1 % et trois gestionnaires détenant chacun plus de 3 %, à savoir BlackRock (4,7 %), BNP Paribas (3,1 %) et Capital Research (5 %).Chez Gamesa, qui a perdu 13,94 %, les gestionnaires étrangers possèdent 30,8 % du capital. Il s’agit notamment de sociétés américaines pour 9,6 % et britanniques pour 8,4 %.La baisse des cours a été moins prononcée pour les entreprises où la présence étrangère est moindre. C’est le cas du Banesto (où les gérants étrangers détiennent seulement 0,5 % du capital), d’Endesa (1,1 %) ou de Criteria (1,7 %).
Selon le ministre espagnol du Développement, José Blanco, la forte chute de la Bourse espagnole la semaine dernière est imputable à une «attaque» de spéculateurs qui se seraient rendus coupables de manœuvres «quelque peu louches» pour punir l’euro et les économies les plus faibles de la zone euro, rapporte Cotizalia. Une enquête du site auprès des salles de marché montre que parmi les noms qui reviennent le plus fréquemment figurent les gestionnaires alternatifs Brevan Howard, Moore Capital et Paulson & Co.
Selon une étude que vient de publier Vontobel, les investisseurs ont tendance à sous-estimer le potentiel de la zone asiatique (hors Japon) en termes d’investissement durable.Les actifs sous gestion liés au développement durable pourraient passer de 20 milliards de dollars actuellement à environ 4.000 milliards de dollars d’ici à 2015. Ce chiffre de 20 milliards ne représente que 0,4% des actifs sous gestion durables dans le monde, relève l'étude. Avec l’information reccueillie et évaluée, «nous donnons pour la première fois la possibilité aux investisseurs d’identifier de façon certaine les facteurs de succès pour des investissements durables en Asie», souligne l’auteur de l'étude, Falko Paetzold.
China Investment Corporation, le fonds souverain chinois, utilise des ETF pour prendre des positions sur des secteurs comme la santé ou l’or, montre un document déposé auprès de la Securities and Exchange Commission cité par le Financial Times. Environ un quart de son portefeuille investi sur les Etats-Unis est placé sur des ETF, la plupart fournis par iShares (BlackRock).
Le taux de défaut sur les junk bonds est tombé à 0,3% contre encore 10,2% en décembre, selon JP Morgan cité par Bloomberg. Et BofA Merrill Lynch souligne de son côté que l’encours de titres distressed assortis d’un rendement d’au moins 10 points de pourcentage au-dessus des benchmarks est tombé à 117 milliards de dollars contre 250 milliards il y a six mois. «Les tendances récentes observées sur les prix des actifs ne vont pas modifier la tendance sur le taux de défaut», estime Peter Acciavatti, responsable de la stratégie sur le high yield et le leveraged loan chez JP Morgan, qui ajoute que les taux de défaut devraient continuer à baisser compte tenu de la meilleure tenue des marchés de capitaux au cours de l’année écoulée. Selon les données compilées par Bloomberg, les sociétés notées en catégorie spéculative ont émis pour 21,6 milliards de dollars depuis le début de l’année. Du jamais vu dans les statistiques disponibles. L’an dernier, elles avaient déjà émis pour un montant record de 162 milliards de dollars.
Les sociétés de gestion immobilière s’engagent à améliorer la performance environnementale de leurs portefeuilles, alors qu’il y a peu ou pas de preuve que cela va améliorer les rendements, rapporte le Financial Times Fund Management. D’une manière générale, les gérants anticipent l’introduction de pénalités pour les biens immobiliers non efficients d’un point de vue environnemental et cherchent à prendre cela en compte.
Dans un entretien aux Echos, José Manuel Campa, secrétaire d’Etat espagnol à l’Economie, estime que la remontée de la prime de risque sur la dette espagnole n’est pas un problème pour l’Espagne «dans le sens où cela ne va pas nous empêcher de placer notre dette, même si cela va nous coûter un peu plus cher. Et cela ne va pas arrêter notre potentiel de croissance. L’Espagne a un niveau d’endettement supportable».
Avec l’acquisition de iShares, BlackRock détient pour près de 9 milliards d’euros d’actions espagnoles, devenant ainsi le premier porteur de titres en lieu et place de Goldman Sachs, rapporte Cotizalia. Ces jours derniers, le gestionnaire américain a déclaré à la CNMV qu’il détient 4,77 % du Santander, ce qui représente environ 3,6 milliards d’euros, ainsi que 4,45 % du BBVA, soit 1,6 milliard d’euros. A cela s’ajoutent pour quelque 3,6 milliards d’euros des participations de 3,76 % dans Telefónica et de 3,53 % dans Repsol. BlackRock détient aussi 4,19 % dans Abengoa et 3,99 % dans Técnicas Reunidas, sans oublier 9,01 % dans Gamesa (203 millions d’euros).Aux Etats-Unis, BlackRock possède 5,6 % d’Apple, 5,9 % de Google, 5,2 % de Microsfot et 6,3 % de HP ainsi que 5,76 % d’Exxon Mobil.
Dans le sillage de bon nombre de ses concurrents (BlackRock, Fidelity, JP Morgan), Franklin Templeton a décidé d’introduire ses premiers produits offshore sur le marché indien. Selon Asian Investor, Franklin Templeton envisage de proposer, par le biais d’OPCVM nourriciers, une gamme de fonds domiciliés en Europe au cours des trois à six prochains mois.L'évolution de la législation indienne pourrait favoriser les distributeurs.de produits offshore. Cela dit, la législation ne permet toujours pas le recours aux produits dérivés dans les fonds distribués aux investisseurs tant institutionnels que «retail». Franklin Templeton ne peut donc pas offrir sa gamme d’OPCVM luxembourgeois, très souvent équipés de produits dérivés, et devra donc se limiter à des produits offshore classiques, qui n’affichent pas forcément les meilleurs track records.
Peter Oppenheimer, directeur de l’analyse sur les Bourses européennes chez Goldman Sachs, estime dans Expansión que les banques «domestiques» de l’Europe du Sud seront très vulnérables au renchérissement des CDS souverains si la crise des finances publiques se poursuit.Dès lors, Goldman Sachs a constitué un panier des banques les plus vulnérables, le Club Med Banks Basket, qui comporte cinq banques espagnoles (BBVA, Bankinter, Popular, Sabadell et Pastor), quatre grecques (EFG, Banque nationale, Alpha et Pirée), quatre italiennes (Intesa, MPS, Popolare et UBI) et trois portugaises (BPI, BCP et Espirito Santo).Les établissements de ce panier ont effectivement suivi en Bourse un parcours inverse de celui des CDS souverains.
Selon Les Echos, une enquête effectuée par MultiRatings courant janvier auprès de 43 investisseurs institutionnels français gérant un total de plus de 450 milliards d’euros de capitaux indique que les actions émergentes représentent un des thèmes d’investissement privilégiés en ce début d’année. Deux tiers d’entre eux souhaitent augmenter le poids de cette classe d’actifs en 2010, contre 6% un an plus tôt. Seulement 4% des sondés envisagent aujourd’hui de réduire leurs investissements.
Selon Les Echos, une étude réalisée par des chercheurs de l’University of California Irvine montre que quand la Bourse chute, les gérants les plus audacieux creusent l'écart avec le reste de leurs confrères, ce qui n’est pas du tout le cas quand les actions progressent. Ainsi, sur très longue période (1980-2008) et dans les phases de baisse des marchés boursiers, l'écart de performance annuelle entre les 10% de gérants les moins moutonniers et les 10% les plus moutonniers va de 4,5% à 6,1%, après avoir tenu compte de leur niveau de risques et commissions de gestion. Les premiers tirent l’essentiel de leur écart de performance de leur choix de valeurs («stockpicking») ou secteurs, et non pas de leur capacité à bien prévoir les soubresauts du marché («market timing»).
Les hedge funds ont terminé l’année 2009 sur de bonnes performances alors que leur modèle économique semble appelé à évoluer. Selon la lettre trimestrielle publiée le 5 février par l’agence Fitch, les hedge funds ont enregistré l’an dernier leur meilleure performance depuis dix ans. L’année écoulée aura été dominée par les stratégies top-down, l’approche bottom up étant marginalisée dans l’attente de temps meilleurs. Dans ce contexte, les stratégies les plus performantes ont été l’arbitrage de convertibles (tant du côté credit que actions), les actions émergentes et le crédit distressed.L’agence souligne que 2009 aura été le théâtre d’une évolution très intéressante avec le développement de hedge funds conformes à la directive OPCVM III, à même de proposer un accès liquide et transparent aux investissements alternatifs à la fois aux investisseurs institutionnels et aux investisseurs retail. Les comptes gérés constituent l’autre voie explorée l’an dernier.Fitch relève que les fonds de hedge funds ont souffert davantage que les single hedge funds. Les fonds de hedge funds peuvent-ils retrouver la faveur des investisseurs comme véhicule d’investissement privilégié danse l’univers des hedge funds ? En 2009, les performances des fonds de hedge funds n’ont pas été à la hauteur de celles des hedge funds. Toutefois, Fitch estime que l’utilisation de données de performance ajustées du risque ainsi que la solidité des rendements des fonds de fonds sur le long terme semblent suggérer que ces véhicules constituent de bons fournisseurs de beta pour les investssements alternatifs. Mais le débat est loin d'être tranché.
Selon Michael McCormack, directeur de Z-Ben Advisors, la China Investment Corporation (CIC) pourrait bénéficier avant le Nouvel An chinois (14 février) d’un apport de 200-250 milliards de dollars apportée par l’Office des changes (SAFE), ce qui doublerait son capital initial de 200 milliards de dollars. Et au moins 60 % de l’argent frais seront confiés à des fonds gérés par des tiers, notamment dans le private equity, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Tout récemment, on indiquait que la CIC avait acquis pour 685 millions d’euros une participation dans le fonds Apax Europe VII (11,2 milliards d’euros) ainsi que de 2,3 % d’Apax Partners. La presse chinoise indique que la CIC serait également en pourparlers pour acheter une participation dans Enel Green Power, ce qui n’a pas été confirmé. Mais la CIC a reconnu étudier des investissements directs sur les marchés du fer et de l’argent au Brésil et au Mexique.
Jeudi 4 février, le Credit Suisse a vendu en bloc, par l’intermédiaire de Cheuvreux, 1,5 % du Santander pour 1 milliard d’euros, une semaine après avoir fait irruption dans le capital de la banque espagnole en acquérant 3,15 % du capital pour plus de 2,4 milliards d’euros, rapporte Cotizalia. Le cours de l’action Santander a chuté jeudi de 9 %.Le même jour, BlackRock a déclaré avec retard détenir 4,7 % du Santander du fait de l’acquisition de iShares l’an dernier. Cela représente 3,5 milliards d’euros aux cours actuels.
Abu Dhabi Investment Authority, l’un des principaux fonds souverains dans le monde, a pris une participation de près de 15 % dans Gatwick, rapporte le Financial Times. Cette semaine également, le journal avait annoncé que le cinquième fonds de pension du monde, le National Pension Service de Corée du Sud, avait acquis 12 % de l’aéroport, un investissement d’un peu moins de 100 millions de livres.
Le chiffre d’affaires réalisé par les banques européennes auprès de la clientèle aisée a diminué de 10% en moyenne en 2009, selon le deuxième rapport annuel Efma-Finalta publié le 4 février. Malgré cette baisse, le segment de la clientèle aisée revêt une importance stratégique accrue dans un contexte de ralentissement économique marqué.La moyenne de 10% masque néanmoins d’importantes variations, certaines banques ayant enregistré des pertes de 25% et plus. Quelques banques ont toutefois réussi à afficher des chiffres en hausse, de quelques points seulement pour la plupart. Les banques d’Europe de l’Est ont enregistré une baisse supérieure à celle des établissements d’Europe de l’Ouest.Le rapport souligne par ailleurs que la satisfaction de la clientèle aisée a diminué de 2,6 % en moyenne en Europe de l’Ouest au cours de l’année 2009. Après plusieurs années consécutives de satisfaction client en hausse, ces pertes équivalent pour les banques à plus de deux ans de bénéfices dans ce secteur. Une réputation mise à l’épreuve, une clientèle toujours plus exigeante et la performance même des produits d’investissement comme de la qualité conseil expliquent cette baisse de la satisfaction client.Néanmoins, pour 76 % des banques, la clientèle aisée constitue malgré ce fléchissement un segment beaucoup plus important qu’il y a douze mois, ce qui s’explique principalement par le passage à un mode de financement basé sur le dépôt de détail plutôt que le dépôt en gros du fait de la crise.« Avec le focus sur un retour à la simplicité dans la banque, la clientèle aisée constitue un segment d’une importance désormais capitale en tant que source de revenus à long terme », affirme Remus Brett, directeur chez Finalta. « Toutefois, pour redresser le chiffre d’affaires, il faut savoir retenir la clientèle, ce qui requiert avant tout l’engagement de directeurs motivés, puis l’établissement d’un système de primes et une meilleure compétence conseil des directeurs de la relation client. »
BNY Mellon Asset Management a annoncé le 3 février le lancement de la Real Asset Strategy, une stratégie d’investissement institutionnelle élaborée pour les périodes de forte inflation et qui mise sur des rendements à long terme de 5% au-dessus de l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis.Le fonds Real Asset Strategy investit dans des actions sensibles à l’inflation, des obligations indexées sur l’inflation et des matières premières gérées activement.
Les événements inattendus survenus fin 2009 à Dubai n’ont pas altéré le point de vue positif des gérants sur la région, a indiqué le 4 février Standard & Poor’s qui, fin 2009, a interrogé 14 gérants de fonds de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).Dubai a surpris tout le monde, souligne Roberto Demartini, lead analyst chez S&P Fund Services. La plupart des gérants misaient sur une hausse des marchés et les fonds étaient pratiquement tous investis à 100% après une période où ils avaient maintenu une poche de cash.Dubai va-t-il décourager ce mouvement ? Une crise de confiance va probablement maintenir à l'écart quelques investisseurs, estiment plusieurs gérants, mais le cas de Dubai est un cas à part qui peut être isolé des autres pays où les perspectives sont bonnes, notamment au Qatar. Certains gérants restent toutefois prudents sur le Koweit. «Le message des gérants pour les prochains mois est celui d’une sélectivité extrême», conclut Roverto Demartini.