Toujours convaincu du potentiel de croissance des pays émergents pendant encore plusieurs années – lié la «théorie du rééquilibrage» chère à Carmignac Gestion – Frédéric Leroux, gérant global et directeur de la gestion des risques, a admis, au cours de la conférence de presse trimestrielle de la société de gestion de la Place Vendôme, que l’histoire n'était peut-être plus aussi simple. Il faut désormais composer - du bon côté !- avec les Etats-Unis tandis que l’Europe suscite clairement des inquiétudes.Outre-Atlantique donc, la reprise se confirme, à la faveur des créations d’emplois et d’un redémarrage de l’investissement. «C’est une politique de l’offre très saine», a insisté Frédéric Leroux, qui a relevé parmi les plus grands atouts de l'économie américaine des coûts unitaires du travail très favorables aux entreprises, qui permettent à ces dernières d’améliorer leur profitabilité compte tenu aussi de l’amplification de la réduction des stocks voire, dans certains secteurs, d’un phénomène de restockage. Dans ce cadre, avec un investissement privé brut des entreprises qui reprend, la question d’un nouveau cycle d’investissement se pose selon le stratège de Carmignac Gestion pour qui l'économie américaine retrouve de la compétitivité. Seul le comportement des ménages peut venir ternir le tableau, conséquence du rebond immobilier qui tarde à se confirmer et de l'évolution du taux de salaire horaire nominal en baisse. «Cela étant», constate Frédéric Leroux, «l’emploi redémarre et l’on peut penser que cela permettra des évolutions salariales un peu plus favorable». En attendant, les Etats-Unis redeviennent exportateurs et tirent profit des importations chinoises et des autres pays émergents. Un exemple : 40 % de la population en Chine est «urbanisée» et l’on peut penser que le phénomène va sensiblement croitre au cours des années à venir. Or, on note une corrélation quasi parfaite par exemple entre la consommation d’acier (via l’indice UBS) et les indices UBS de mises en chantiers. De quoi mettre en évidence une croissance synchronisée entre les Etats-Unis et les pays émergents.A ce titre, sans surprise, Frédéric Leroux a de nouveau insisté sur la vigueur et le potentiel des pays émergents. Outre les indicateurs bien orientés en Inde sur l'évolution de la production industrielle ou les atouts démographiques et économiques du Brésil, il a aussi relevé une utilisation économiquement saine des crédits alloués dans l'économie chinoise. Via notamment l’importance de crédits à long terme dans l'économie qui se présentent comme beaucoup moins spéculatifs que les crédits de court terme. En outre, la part des crédits dévolus aux ménages est de plus en plus importante, à un niveau légèrement supérieur en 2010 à celle des entreprises dont on sait qu’elles peuvent être responsables d’un phénomène de surchauffe. «Nous sommes très optimistes à l'égard de la Chine qui a permis d'éviter le pire en 2008 et va peut-être sauver le monde aujourd’hui», a conclu Frédéric Leroux. A titre de comparaison, l’Europe paraît clairement en grande difficulté avec une survie du système monétaire en question. Le problème réside dans la politique économique du vieux Continent, avec de grandes divergences entre l’Allemagne par exemple qui axe son économie vers les exportations, et la France qui fait le pari de la consommation des ménages. Le chomage et la situation budgétaire tendue de la zone sont inquiétants, et la France avec des dépenses publiques (en % du PIB) en forte hausse - elles atteignent un niveau supérieur à celui de l’Italie - n’est pas des mieux loties. A ce jeu, «la mise en place de politiques budgétaires restrictives est nécessaire et doit aussi s’accompagner d’une politique monétaire toujours accomodante», note Frédéric Leroux pour qui «la faiblesse de l’euro va se poursuivre, et même s’amplifier…" Tout cela conduit la société de gestion à profiter, notamment pour son fonds vedette Carmignac Patrimoine au cours du deuxième trimestre, de la faiblesse durable de l’euro contre le dollar et les devises émergentes en investissant dans des actifs obligataires libellés en devises locales et en privilégiant les Etats-Unis en matière d’emprunts privés tout en recherchant du rendement. Cela étant, comme pour rassurer, Eric le Coz, directeur du développement de Carmignac Gestion a conclu la présentation de Frédéric Leroux consacrée à la stratégie d’investissements en précisant qu’une vision pessimiste de la zone euro n'était pas incompatible avec une vision positive des marchés boursiers de la même zone…
Selon Bloomberg, BlackRock tente de prendre une part significative du marché américain de la retraite, qui pèse quelque 2.700 milliards de dollars en utilisant son statut de numéro un mondial des ETF pour s’implanter durablement auprès des PME. BlackRock recherche les programmes de pension de 50 millions de dollars ou moins, très largement négligés par les poids lourds du secteur comme Fidelity Investments ou Vanguard. Les investisseurs dans les plans de retraite 401(k) ont acheté pour plus de 2 milliards de dollars d’ETF iShares depuis que BlackRock s’est intéressé à ce segment l’an dernier.Pour une petite entreprise, le recours aux ETF peut être un moyen de limiter les frais qui peuvent être négociés plus facilement par une grande entreprise. L’an dernier, le ratio de frais moyen s’inscrivait à 0,57% pour les ETF, à 0,99% pour les fonds indiciels et à 1,41% pour les mutual funds, selon les données de Morningstar.Le marché des plans de retraite 401 (k) pourrait progresser de 41% d’ici à fin 2014 pour totaliser 3.700 milliards de dollars, selon les prévisions de Cerulli Associates. Darek Wojnar, responsables de la recherche et de la stratégie de iShares, estime que les actifs des 401 (k) pourraient représenter environ 20% de la collecte nette de iShares dans cinq ans, soit quelque 10 milliards de dollars par an.
Le fournisseur de notations qualitatives sur les fonds Standard & Poor’s Fund Services a annoncé le 21 avril qu’il introduisait une nouvelle catégorie de rating pour distinguer les fonds qui ont conservé une notation pendant un minimum de cinq années consécutives.Cette nouvelle notation est accessible aux fonds notés A, AA ou AAA pendant cinq années ou plus et continuant à être notés. Dans un premier temps, plus de 260 fonds émanant de 64 sociétés de gestion sont éligibles à cette définition, dont 30 ont bénéficié d’une notation AAA pendant cinq années consécutives.Standard & Poor’s souligne dans son communiqué que cette information qualitative, très recherchée par les gérants et les conseillers en gestion de patrimoine, est particulièrement pertinente dans l’optique d’une gestion à long terme.
Selon Les Echos, l’assureur britannique Prudential aurait l’intention de s’introduire en Bourse à Singapour. L’information, révélée hier par le site Internet du «Financial Times», qui cite des sources proches du dossier, n’a pas été commentée par le groupe. Selon l’agence Reuters, «Pru» aurait par ailleurs déjà reçu le feu vert pour se coter à la Bourse de Hong Kong. L’assureur chercherait à séduire de nouveaux investisseurs, alors qu’il doit réaliser une augmentation de capital géante de 20 milliards de dollars pour financer ses ambitions dans la région au travers notamment de l’acquisition des activités asiatiques d’AIG.
Le spécialiste de l’immobilier londonien Black Katz vient d’annoncer le lancement d’un fonds dédié à l’immobilier résidentiel, selon Money Marketing.Le fonds, qui sera disponible auprès des conseillers en gestion de patrimoine (IFA), vise un rendement de plus de 12% par an. L’investissement minimal a été fixé à 20.000 livres.
Le Fonds stratégique d’investissement FSI a porté l’an dernier ses fonds propres de 20 à 20,5 milliards d’euros, grâce à l’appréciation des participations cotées qu’il a acquises, et à la revalorisation de celles apportées en juillet par ses deux actionnaires, la Caisse des Dépôts et l’Etat, selon Les Echos. Il a toutefois été contraint de déprécier la valeur de trois de ses participations non cotées et affiche une perte nette consolidée, part du groupe, de 65 millions d’euros sur l’exercice.
Après une période de forte récession, les grands pays occidentaux se trouvent actuellement dans une phase de reprise. Mais cette reprise est «molle», faisant de la croissance «un ingrédient différentiant et de plus en plus recherché», selon Ibra Wane, strategiste chez Amundi Asset Management. Tous les secteurs ne sont pas armés pour s’imposer dans ce contexte. «En combinant perspectives de croissances et levier opérationnel, les secteurs qui ressortent le mieux, avec, en moyenne, près de 30 % de croissance annuelle sont les matériaux, les biens d’équipement, les services aux consommateurs, les équipements et services médicaux et la consommation durable», précise Iba Wane dans une note. En revanche, avec de 1 à 9 % de croissance moyenne, des secteurs comme les télécoms, les médias, les tech hardware et les services collectifs «apparaissent largement surclassés», conclut-t-il.
Le fonds de pension du groupe Shell (10,5 milliards de livres) fait partie des derniers signataires des principes de l’ONU pour l’investissement responsible (PRI). Parmi les signataires récents figurent les français Alto Invest et EthiFinance. Les signataires sont désormais au nombre de 728, dont 386 sociétés de gestion.
Skandia Global Funds, l’entité de gestion d’actifs du groupe Skandia, continue à privilégier les pays émergents. «Nous conservons notre forte sur-pondération sur les marchés émergents. Ceux-ci vont en effet continuer à aligner, pour quelque temps encore, des taux de croissance très significativement supérieurs à ceux des économies développées. Ces dernières sont en outre affectées par d’importants déséquilibres, notamment un niveau de dette très élevé, ce qui n’est pas le cas des économies émergentes», explique Bogdan Popescu, directeur régional de Skandia Global Funds. Le gestionnaire privilégie toujours la zone Asie-Pacifique, où le taux de croissance économique et le niveau des profits des entreprises demeurent élevés. «Cette région a souffert ces derniers mois des craintes liées au retour et à la poursuite d’un cycle haussier des taux d’intérêt. Nous pensons que les marchés d’actions de la zone Asie hors Japon connaîtront une surperformance relative dès que la fin de ce cycle haussier sera clairement établie», ajoute-t-il.
Pour Pierre-Yves Bareau, managing director, responsable mondial de la dette émergente chez JP Morgan AM, la dette émergente est une classe d’actifs appelée à croître fortement. Pour de multiples raisons.Il y a bien entendu l’argumentaire macro-économique (croissance forte, faible endettement), avec pour corollaire une amélioration continue de la notation de la dette émergente, désormais en catégorie d’investissement. «Le rattrapage est récent mais il s’agit d’un mouvement structurel qui suscite de plus en plus d’intérêt», souligne Pierre-Yves Bureau.Dans ce contexte, les fonds de pension américains, exposés à seulement 0,3% à la dette émergente, devraient investir quelque 100 milliards de dollars pour atteindre la barre des 3%. Pour JP Morgan AM, les deux grands thèmes d’investissement sur les émergents sont les devises et les obligations corporate. Sur les devises, la préférence va au Mexique, à la Pologne et à la Corée. Mais en Asie, le «trade» ne peut fonctionner que si la Chine décide de réévaluer. Ce qu’elle pourrait faire sans donner l’impression de céder aux pressions américaines, en raison des craintes inflationnistes. Du côté de la dette corporate, les entreprises présentent des fondamentaux solides et les obligations corporate sont en catégorie d’investissement pour 70% à 80% d’entre elles. Selon Alain Defise, vice president, responsable (lead portfolio manager) de la dette corporate émergente, la reprise des émissions observée en mars, avec un volume de plus de 20 milliards de dollars (39,5 milliards de dollars sur le trimestre), devrait s’accentuer au cours des prochains mois. Le marché qui a déjà atteint une taille respectable (600 milliards de dollars) pourrait tutoyer la barre des 1.000 milliards de dollars d’ici à 2014. En attendant, JP Morgan AM prépare une stratégie sur la dette corporate qui pourrait être lancée d’ici au mois de juin.A l’instar d’autres banques qui recrutent des analystes sell side sur les émergents, JP Morgan AM souhaite profiter de l’intérêt croissant pour la dette émergente avec une équipe renforcée autour de Pierre-Yves Bareau, qui a rejoint la banque il y a six mois pour justement développer ce pôle, en étant présent non seulement à Londres et à New York, mais également à Hong Kong, Taipei, Bombay, Shanghai et Sao Paulo. Il faut être «global» mais aussi «local"…
La part des engagements en private equity des investisseurs dédiée aux marchés émergents va doubler à 11-15 % dans les deux ans qui viennent, indique un sondage de 151 institutions de Coller Capital et de l’Emerging Markets Private Equity Association (EMPEA) citée par le Financial Times.
Pictet envisage de lancer un fonds long/short sur les actions chinoises conforme au format OPCVM III d’ici à l’automne. Nouvelle preuve s’il en était besoin de l’attrait du pays pour les investisseurs. Le thème de la Chine reste très vendeur mais Lan Wang Simond, gérante du fonds Pictet Greater China (quelque 450 millions de dollars à fin mars), inconditionnelle de la Chine il y a un an, se montre certes tout aussi optimiste sur le moyen/long terme mais plus modérée sur les perspectives à court terme. «Beaucoup dépendra de l'évolution de l’inflation. Tout va se jouer au troisième trimestre», précise Lan Wang Simond. Le taux d’inflation, à 2,7% au mois de février, pourrait déraper dans les prochains mois en raison de la vigueur des trois piliers de l'économie chinoise, les exportations, l’investissement et la consommation. C’est ainsi que les exportations sont presque revenues à leur niveau d’avant-crise et ont effacé l’impact de la faillite de Lehman Brothers. La consommation reprend également et le mouvement n’est pas près de se dissiper car «la Chine va évoluer d’une croissance tirée par les exportations vers une croissance tirée par la consommation intérieure» qui ne représente que 35% du PIB actuellement, contre 70% dans les pays développés. Dans ce contexte, Lan Wang Simond privilégie la consommation et la santé tout en restant à l'écart des financières et des technologies. Le fonds qui comprend de 70 à 90 lignes comprend d’ailleurs un certain de valeurs moyennes et notamment des valeurs de consommation qui pourraient devenir des poids lourds de leur secteur à plus long terme. Cela dit, le fonds, lancé en 2003, est toujours surpondéré sur la Chine et reste très attaché à son processus bottom up. «Dans l’environnement actuel, le stock picking fait plus sens que jamais. On peut faire beaucoup de choses dans le cadre d’une gestion active», souligne Lan Wang Simond dont le fonds affiche une progression de près de 260% depuis son lancement.
Les investisseurs américains ont apporté 47,5 milliards de dollars dans les mutual funds au mois de mars, ce qui a porté la collecte nette du premier trimestre à 125,2 milliards de dollars, selon les statistiques comuniquées par Morningstar.Les investisseurs ont continué de préférer les fonds obligataires aux fonds actions dans des proportions considérables, une tendance constante depuis 27 mois consécutifs. Sur les fonds actions, la collecte a été positive en mars mais sur l’ensemble du trimestre, la collecte nette s'élève à seulement 1,6 milliard de dollars malgré la reprise du marché boursier. Les marchés étrangers ont eu la préférence des investisseurs. Les fonds d’actions internationales ont ainsi enregistré une collecte nette de 19,7 milliards de dollars au premier trimestre, le meilleur résultat trimestriel depuis le quatrième trimestre 2007.La décollecte sur les fonds monétaires s’est inscrite à 148,2 milliards de dollars au cours du seul mois de mars : sur l’ensemble du trimestre, elle atteint 324,4 milliards de dollars, un niveau jamais vu dans l’historique des statistiques de Morningstar.Du côté des ETF, la collecte s’est élevée à 19,7 milliards de dollars au mois de mars, ce qui a permis de dégager une collecte nette de 7,7 milliards de dollars sur l’ensemble du trimestre. Fin mars, l’encours des ETF s’inscrivait à 815 milliards de dollars, contre 764,6 milliards fin février et 484 milliards un an plus tôt.
Le groupe d’assurances canadien Manulife vient de recruter Annette King en tant que président et «chief executive» à Singapour, responsable des services financiers à destination du marché de la clientèle fortunée et du wealth management. Selon Asian Investor, elle a pris ses fonctions le 23 mars dernier et préside désormais le comité d’investissement. Elle succède à Darren Thomson, qui reste à Singapour au poste nouvellement créé de responsable régional du développement stratégique.Annette King était précédemment chez Axa Life à Singapour où elle était responsable de la stratégie et du marketing mais elle avait quitté son poste début 2008 pour se consacrer à sa famille.
La clientèle fortunée de Société Générale Private Banking France reste fidèle malgré tous les aléas de la crise financière mais «on ressent un besoin de présence accrue», a souligné hier Patrick Folléa à l’occasion de la présentation d’une étude sur les grandes fortunes. Ce besoin d’accompagnement, qui pousse certains clients à faire appel à des conseillers personnels, a pour corollaire une attention beaucoup plus grande aux choix d’investissement. «Quand ils prennent un risque, ils veulent savoir pourquoi», indique Patrick Folléa qui relève à ce propos une réappropriation complète de la classe d’actifs immobilière.Parmi les autres évolutions significatives, parfois déjà là mais qui ont pu s’accentuer, on observe l’intérêt croissant des grandes familles pour les OPCVM dédiés, monofamille, dans un souci de transparence mais aussi dans la perspective d’une transmission, ainsi que pour la gestion actif/passif.L'étude sur les grandes fortunes, parrainée par Société Générale Private Banking et réalisée par «The Economist Intelligence Unit» n’apporte pas de grandes nouveautés mais propose une synthèse de tendances clés apparues depuis la crise.C’est ainsi qu’en termes d’investissement, les grandes fortunes, beaucoup plus vigilantes, ont délaissé les produits complexes pour se tourner vers des placements plus simples, transparents et liquides. Mais la recherche de retours sur investissement plus élevés devrait les inciter peu à peu à revenir vers des produits plus complexes «qui devront toutefois être parfaitement transparents pour parvenir à contrer une prise de risque moins importante».Sur le chapitre de la philanthropie, l'étude indique que la récession a engendré une tendance générale à la baisse des dons philanthropiques. Toutefois, une grande majorité de cette clientèle prévoit de maintenir voire d’augmenter leurs dons. Mais en s’impliquant davantage, selon l'étude. «Les pressions à la baisse sur les dons issues de la crise financière, associées aux préoccupations déjà anciennes concernant l’efficacité de certaines organisations caritatives, accélèrent le changement vers une approche plus professionnelle du mécénat», souligne l'étude.
Selon Les Echos, la Banque Martin Maurel, qui détient une dizaine de participations, minoritaires et majoritaires, dans des sociétés de gestion qu’elle cherche à rationaliser, se dit prête à racheter de nouvelles structures de gestion ayant une conservation autour de 500 millions d’euros. La Banque Martin Maurel, spécialisée dans l’accompagnement des grandes familles, des entrepreneurs et des associations, se développe dans le financement -ses encours de crédit ont augmenté de 12% l’an dernier-et dans la gestion d’actifs -plus de 2milliards d’euros d’encours gérés. Son résultat net a progressé de 2,4% l’an dernier, à 18,1 millions d’euros.
Selon Les Echos, Philip Klapwijk, le patron de l’institut de recherche sur le marché de l’or (GFMS), ne croit pas à une envolée de l’or mais table sur un cours de l’ordre de 1.100 dollars l’once dans les mois à venir. «Les raisons d’un rally des cours au-delà des 1.150 dollars l’once pour les tout prochains mois sont peu nombreuses. Les pressions sur l’euro vont perdurer, et le cycle de restockage des bijoutiers est pratiquement terminé. Il faudra donc attendre la seconde partie de l’année pour un nouveau rally, quand les opérateurs prêteront davantage attention au déséquilibre budgétaire des Etats-Unis», déclare-t-il dans un entretien au quotidien.
Le marché japonais mérite qu’on s’y intéresse. Selon Guy de Tonquedec, responsable actions japonaises chez Lazard Frères Gestion, le marché japonais, déjà bien orienté, «devrait continuer à rattraper son retard, alors qu’il demeure encore largement délaissé par les investisseurs et que les valorisations demeurent attractives."Il n’y a pas de malédiction sur les actions japonaises. Le Japon amplifie toujours ce qui se passe sur les marchés globaux», a insisté Guy de Tonquedec à l’occasion d’une présentation sur cette thématique.Les actions japonaises constituent en effet un actif cyclique «classique» qui devrait offrir de très bonnes performances dans l’environnement actuel. Le commerce extérieur reste le moteur de l'économie japonaise, avec des exportations qui vont en Asie pour 56% d’entre elles et qui ont contribué au rebond «violent» de la courbe des ventes. En outre, la consommation joue un rôle non négligeable dans la reprise actuelle et la nette amélioration du marché de l’emploi devrait permettre à ce mouvement de se poursuivre. Même l’investissement est en train de redémarrer.Le fonds Lazard Objectif Japon, qui pèse un peu plus de 108 millions d’euros, affiche une progression de 16,20% sur le premier trimestre. Le portefeuille, qui compte actuellement 42 lignes, reste exposé aux cycliques, mais plus en aval (investissement, publicité). Il s’est renforcé sur les financières et a accentué l’exposition à l'économie domestique.
A l’heure des réflexions gouvernementales sur les deux enjeux majeurs –la retraite et la désindustrialisation – qui nécessitent une capacité renouvelée de mobilisation de l’épargne sur le long terme, et ce dans un contexte d’aversion au risque et de défiance vis-à-vis de l’industrie financière, Fidelity en France formule une série de 10 propositions visant à refonder la relation entre investisseurs et institutions financières. « Face aux enjeux démographiques et économiques, aux défis de la nécessité d’une épargne à long terme, il est impératif de réduire le risque de sclérose du système. Pour cela, il nous faut d’abord et avant tout provoquer un changement profond dans nos pratiques industrielles et remettre les épargnants au coeur de notre réflexion. Il n’y a pas véritablement d’alternative. La restauration de la confiance permettra de relever les défis du bien-investir et du bien vieillir en France. Les Français y sont prêts, ils ont compris les enjeux, ils agissent déjà. Il faut les accompagner pour mieux les impliquer, mais surtout les aider à faire le choix des bonnes solutions » résume Olivier Gourragne, président de Fidelity en France.Les dix propositions Redonner les repères aux investisseurs1. Conduire des campagnes nationales d’information (SIG) sur le « mieux épargner » à long terme.2. Stabiliser l’environnement législatif des outils d’épargne. Accroître la lisibilité et valoriser l’apport du conseil financier3. Elaborer une charte professionnelle qui favorise une plus grande séparation et spécialisation des métiers du conseil financier, dans ses rôles et ses modes de rémunération spécifiques.4. Mettre en place un examen obligatoire de qualifications professionnelles sous l’égide de l’autorité de tutelle pour encadrer les métiers du conseil financier.5. Formalisation la prescription patrimoniale et sa tarification.Favoriser la clarté des offres et de l’information6. Normaliser la classification des produits en fonction des niveaux de risque.7. Elaborer une charte de marketing responsable : lisibilité des documents et des outils depromotion.8. Généraliser une plus grande cohérence des frais de gestion entre produits similaires.Garantir une adéquation des solutions aux besoins des épargnants9. Simplifier l’offre de produits et promouvoir l’assurance-vie comme plateforme pour l’épargne de long terme à horizons 8, 15 et 30 ans.10. Instituer un bilan annuel visant à permettre une révision périodique de la stratégie patrimoniale.
Pour Alain Bokobza, stratégiste et directeur de l’allocation globale d’actifs de Société Générale CIB, s’il y a bien une erreur à ne pas commettre cette année, c’est de se détourner des actifs cycliques. Terme qu’il préfère d’ailleurs à celui «d’actifs risqués», qui devrait selon le spécialiste inclure les obligations d’Etat…En termes d’allocation d’actifs, Alain Bokobza préconise de suivre sept conseils, des points clés pour affronter au mieux le reste de 2010. Privilégier une allocation dynamique «Tout sauf du cash», insiste Alain Bokobza. Les banques centrales des pays développés différeront autant que possible les premières hausses de taux, rappelle-t-il. Le monétaire n’apporte pas de rendement, alors que la croissance mondiale atteint les 4 %. Le directeur de l’allocation globale d’actifs de Société Générale CIB conseille donc de privilégier les actions, les obligations privées et les matières premières, plutôt que les obligations d’Etat. Miser sur les matières premières C’est la classe d’actif préférée du spécialiste de Société Générale CIB. «Cette classe d’actif est soutenue par une croissance mondiale forte, des craintes d’inflations grandissantes et des flux financiers importants, en constante progression», souligne Alain Bokobza. «Je recommande une forte exposition aux matières premières, notamment le pétrole et l’or». D’ici à 2011, le baril de pétrole devrait selon lui atteindre les 100 dollars. Les marchés de change au cœur d’une allocation réussie La désynchronisation des cycles économiques et monétaires et l’intensification du risque souverain entrainant des variations sensibles des niveaux de change, «les marchés des changes sont au cœur d’une allocationmulti-actifs réussie», souligne Alain Bokobza. Il conseille d’adopter une stratégie à la baisse sur le yen et d’acheter un panier de devises émergentes et liées aux matières premières. Un peu par défaut, comme il l’admet, Alain Bokobza se dit positif sur le dollar. Les actions toujours intéressantes Pour Alain Bokobza, les actions offrent toujours un profil rendement/risque intéressant. Leur rendement devrait être de 15 % au cours des 12 prochains mois. «Il est conseillé de conserver une solide pondération sur les actions, en privilégiant les actions américaines et en renforçant l’exposition aux actions japonaises», précise le spécialiste de l’allocation. En revanche, les marchés émergents pourraient souffrir du resserrement des politiques monétaires et de l’appréciation de certaines devises. Revenir sur les actions américaines Il faut revenir sur les actions américaines, qui devraient bénéficier d’un retour de la croissance et des créations d’emploi ainsi que de la fin de la crise du dollar, estime le stratège de la Société Générale. Au sein du marché actions américaines, Alain Bokobza conseille de miser sur le secteur des technologies. Le Nasdaq devrait en effet être soutenu par les perspectives d’investissement dans la technologie des entreprises américaines. Rester en retrait des obligations Les obligations devraient pâtir du redressement régulier de l'économie et de l’accentuation des craintes d’inflation, note Société Générale CIB. En résumé, Alain Bokobza conseille de rester à l'écart des obligations d’Etat et de privilégier les bons du Trésor américain pour leur exposition au dollar. Jouer les devises sur les marchés émergents Pour investir sur les marchés émergentes, Alain Bokobza préconise d’investir sur un panier de devises émergentes, plutôt que sur les actions. «Sur le court terme, les pays émergents pourraient se trouver en surchauffe. Si les taux d’intérêt continuent de monter, les devises s’apprécieront, et le momentum sur le profit des entreprises sera négatif», explique-t-il.