En dehors des obligations à haut rendement, celles des pays émergents, surtout en monnaie locale, comptent parmi les préférées des gérants de fonds comme par exemple Pierre-Yves Bareau (JPMorgan AM) ou Steven Gardyn de KBC.Pour les investisseurs allemands, le choix est limité : ils ne trouvent sur place que des titres hongrois, tchèques, sud-africains, brésiliens et argentins, note la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Mais les rendements plus élevés par rapport aux émissions en euros des mêmes émetteurs ne prémunissent qu’imparfaitement le souscripteur allemand contre le risque de change, même si, dans certains cas, ce type d’investissement peut s’avérer fructueux.
Les hedge funds ont augmenté leurs investissements dans les banques l’année passée, notamment en achetant des actions au quatrième trimestre, constate le Wall Street Journal. Ces fonds détiennent désormais 19 % de Popular, plus de 9 % de SunTrust Banks, 6 % de CItigroup et Zions Bancorp et plus de 4 % de Wells Fargo & Co.
LaSalle Investment Management vient de nomer Susan Lloyd-Hurwitz au poste de managing director pour l’Europe. Dans ses nouvelles fonctions, elle sera responsable de la stratégie de LaSalle, selon Fundstrategy. Susan Lloyd-Hurwitz, qui était précédemment chez Macquarie Group Property Advisors, va également rejoindre le global management committee de LaSalle.
Selon les calculs de Bloomberg, les pertes (réalisées ou potentielles) des fonds d’Abu Dhabi, de Norvège, de Singapour ou d’ailleurs atteindraient 20 milliards de dollars sur un total de 69 milliards de dollars investis dans les institutions financières américaines et européennes en 2007 et 2008, rapporte La Tribune.Ainsi, le fonds souverain de Singapour (Government Singapore Investment Corp. ou GIC) devrait mettre dix ans, selon les analystes, à récupérer sa mise de départ dans la banque suisse UBS.
Les fonds souverains, affectés eux aussi par une crise qu’ils n’avaient pas anticipée, reviennent sur le marché. Selon une étude publiée par International Financial Services London (IFSL), leurs investissements sont passés de 10 milliards de dollars au premier semestre (rythme le plus faible depuis 2005) à 50 milliards de dollars au second semestre, pour l’essentiel en Europe et aux Etats-Unis. Le fonds souverain chinois a été particulièrement actif, avec des investissements de l’ordre de 15 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année.Les deux tiers des actifs des fonds souverains, soit quelque 2.500 milliards de dollars fin 2009, sont aux mains des fonds alimentés par les exportations de matières premières, principalement le pétrole et le gaz, de leur pays. La part des actifs des autres fonds, dont les ressources proviennent pour l’essentiel des réserves de change, devrait progresser à 38% d’ici à 2012 contre 34% actuellement.Toutefois, les actifs sous gestion des fonds souverains ont reculé de 3% sur l’ensemble de l’année à 3.800 milliards de dollars. Selon les estimations d’IFSL, les actifs des fonds souverains pourraient s’établir autour de 5.500 milliards de dollars d’ici à 2012.
Selon Les Echos, un nombre croissant de fonds américains investis en obligations d’entreprises ont recours aux Credit Default Swaps (CDS) à des fins de spéculation plus que de couverture. Une étude montre que leur performance en est affectée notablement. L'écart de performance entre les utilisateurs et non-utilisateurs de CDS est de 1,2% à 1,6% par an et au bénéfice des seconds.
Les poches de liquidités des multigérants sont à leur plus bas niveau depuis dix-huit mois, selon la société de recherche defaqto, soulignant le regain de confiance des gérants dans le marché.Le cash, qui a représenté jusqu'à 40 % ou 50 % de certains portefeuilles, s'établit actuellement autour de 2 % contre encore près de 15 % début 2010.
Selon L’Agefi suisse, le GIC, l’un des deux grands fonds souverains de Singapour, doit convertir le 5 mars en actions le prêt qu’il avait accordé au groupe bancaire suisse UBS. Les 11 milliards de francs prêtés en 2007 à UBS vont donner au GIC une part d’au moins 6% d’une capitalisation estimée à 59,453 milliards de francs. Ces 11 milliards ont toutefois perdu quelque 70% de leur valeur en deux ans, soit une perte potentielle d’environ 5,5 milliards, allégée il est vrai de quelque 2 milliards de coupons. Il paraît donc peu probable que le GIC cherche à se séparer dans l’immédiat de sa part qu’il pourrait conserver au moins jusqu’à ce qu’il puisse récupérer sa mise.
En écho à des perspectives de croissance instables, aux problèmes qui se profilent sur la dette souveraine et des risques «contenus» d’inflation, BlackRock a augmenté son allocation aux Treasurys, rapporte The Wall Street Journal. Le gestionnaire a en revanche «sensiblement» réduit sa surpondération pour d’autres catégories d’obligations comme les obligations d’entreprises et les MBS, qui ont connu un rally important l’an dernier. En fait, BlackRock est maintenant neutre sur les Treasurys alors qu’il était précédemment sous-pondéré sur cette variété de titres.
Aquitaine Investment Advisors lance un fonds dont la stratégie est de prendre des participations dans des sociétés de gestion alternative asiatiques, selon Asian Investor.Le Crescent Fund, basé aux îles Caïman, a un objectif de 200 millions de dollars. Il est commercialisé auprès des fondations américaines et des family offices asiatiques.
Sous ce titre accrocheur publié par Cinco Días, Baldwin Berges, directeur général de Silk Invest, se lance dans un plaidoyer pour les investissement en Afrique pour profiter de la montée en puissance des pays émergents. Il trouve dans le Nigeria et l’Afrique du Sud des similitudes avec le Brésil : des populations de plus de 200 millions de consommateurs, d’abondantes richesses et l’avantage d'être leaders dans une région de 500 millions d’habitants.De même, l’Egypte et le Maroc sont comparables à l’Inde : peu de ressources propres, mais une pyramide démographique en croissance et des avantages concurrentiels sur l’Europe en termes de coûts de production et de services.
L’Université de Versailles Saint-Quentin-en Yvelines (UVSQ) et L’Ecole Européenne d’Intelligence Economique (EEIE) ont annoncé le 2 mars qu’elles s'étaient rapprochées pour créer le nouveau master professionnel «Intelligence Economique et Développement Durable». Ce double diplôme sera lancé en septembre 2010."La bataille de l’intelligence économique et du développement durable étant devenue primordiale dans un marché hautement compétitif, les sociétés ont pris conscience de l’importance de la maîtrise de l’information et de leur responsabilité sociétale, et recherchent des spécialistes capables de répondre à ces nouvelles exigences. Cette double compétence en intelligence économique et développement durable, répondra aux demandes croissantes des entreprises, confrontées à des enjeux environnementaux de plus en plus contraignants», indiquent les deux établissements dans un communiqué. Ce nouveau master 2, intégré parmi les 103 masters de l’UVSQ, permet aux étudiants de l’EEIE de bénéficier des enseignements reconnus de l’université dans le domaine du développement durable et de supports académiques de haut niveau largement éprouvés et appréciés dans les entreprises. L’EEIE, quant à elle, offre aux étudiants de l’UVSQ un approfondissement et une mise en application concrète de l’intelligence économique par des acteurs majeurs dans ce domaine. Selon une étude du Boston Consulting Group (BCG), 450 milliards d’euros devraient être générés d’ici 2020 dans les domaines d’activités de l’économie verte et permettre la création de plus de 600.000 emplois, en particulier dans les secteurs de la construction, des transports et des énergies renouvelables.
Le hedge fund Elliott Associates, qui détient 8,5 % de Novell, a propose de racheter le reste de la société pour environ 1,8 milliard de dollars, rapporte le WSJ.
De nombreux hedge funds s’inquiètent de plus en plus des critiques virulentes des politiques européens selon lesquelles leurs paris sur certains pays (et notamment la Grèce) auraient accentué la crise de confiance dans certains marchés, observe le Financial Times. Brevan Howard, le plus gros hedge fund européen, a déclaré avoir clôturé toutes ses positions sur la dette souveraine européenne. Moore a indique n’avoir aucune position vendeuse nette contre la dette grecque. Paulson & Co aurait aussi fait de même. Néanmoins, les positions «shorts» contre l’euro seraient estimées à 12,1 milliards de dollars, selon la CFTC.
Sigbjørn Johnsen, ministre des Finances de Norvège, a annoncé l’adoption de deux nouvelles directives pour les pratiques d’investissement responsable du Government Pension Fund Global (GPFG), l’ancien Fonds pétrolier. Les normes éthiques de 2004 sont remplacées par deux ensembles de directives, l’une sur l’exclusion et l’observation des entreprises et l’autre sur la gestion responsable et l’exercice des droits de propriété par la Banque de Norvège (Norges Bank).Le ministre a souligné que, dans certains cas, il peut être plus utile de mettre une société sous surveillance plutôt que de l’exclure, notamment s’il subsiste des incertitudes sur la manière dont la situation va évoluer. Le GPFG va surveiller de près les sociétés placées sur la liste pour vérifier si elles prennent des mesures pour remédier à la situation avant qu’une décision définitive d’exclusion soit ou non prise.Les nouvelles directives ménagent une marge d’appréciation un peu plus large avant une exclusion pour comportement grossièrement contraire à l'éthique. Le ministère des Finances pourra déterminer si un exercice actif du droit de propriété ou une mise sous surveillance sont de nature à réduire le risque de violations persistantes des normes.Les nouvelles normes imposent d’intégrer dans la politique d’investissement des exigences «ambitieuses» d’intégration des considérations de bonne gouvernance, d’environnement et de social.Sigbjørn Johnsen a précisé qu’en plus des nouvelles directives, le ministère a l’intention de mettre en place de nouvelles mesures concernant notamment un progremme d’investissement environnemental et un projet majeur de recherche sur le changement climatique et son impact éventuel sur les marchés financiers.Le ministère des Finances a également signé les Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI).
La société de gestion britannique JOHambro Capital Management (JOHCM) a annoncé le 1er mars le recrutement de deux spécialistes des marchés émergents, Emery Brewer et Ivo St Kovachev. Ces nominations interviennent alors que JOHCM prépare le lancement du JOHCM Global Emerging Markets Fund. Emery Brewer, qui gérait précédemment le Driehaus Capital Management Emerging Markets Growth Fund, a une quinzaine d’années d’expérience sur les marchés émergents. Ivo St Kavachev, qui a co-dirigé le Driehaus European Opportunities Fund, a plus de quinze d’expérience dans le secteur de la gestion.
Calpers envisage de réduire le taux de rendement prévu qu’il utilise pour prendre ses décisions d’investissement, rapporte le Wall Street Journal. Depuis 2003, le fonds de pension des employés du secteur public en Californie fait l’hypothèse que la valeur de ses participations en actions, obligations et autres augmenterait de 7,75 % par an. Mais il est peu probable qu’un tel objectif soit tenable compte tenu de la conjoncture actuelle. Un taux de 6 % pourrait être choisi.
Dans la dernière livraison de son «Investment Outlook» publiée lundi, Bill Gross, le gérant star du Pimco Total Return Fund (200 milliards de dollars) s’attend que les rendements et les spreads des souverains s’alignent progressivement sur ceux des marchés qu’ils s’efforcent de garantir avec leurs plans de sauvetage, rapporte The Wall Street Journal. Cela place un plafond potentiel sur la dette qui pourrait être créée pour sortir de la crise de la dette, et les particuliers ne pourront plus se fier à l’hypothèse selon laquelle les obligations d’Etat sont insubmersibles. Les investisseurs devront donc se focaliser sur ceux de souverains dont les fondamentaux comportent des risques de crédit ou d’inflation plus faible. L’Allemagne et le Canada figurent en tête de cette liste, tandis que la galerie des mauvais élèves comprend évidemment la Grèce, les autres membres comparables de la zone euro et le Royaume-Uni.
Le regain d’intérêt pour les fonds obligataires apparu l’an dernier devrait se poursuivre cette année, mais avec des flux modérés, estime Moody’s dans un rapport sur le secteur. Les spreads, qui avaient atteint des niveaux historiques, se sont nettement contractés. L'émission de dette corporate va diminuer et, dans ce contexte, la sélection sera la clé de la performance, estime Moody’s.Les profils de crédit des fonds obligataires devraient se stabiliser compte tenu de la baisse attendue des défauts et du retour à des conditions normales de trading. En ce qui concerne les paris sur la duration, Moody’s anticipe peu de mouvements au premier semestre mais ajoute que le second semestre pourrait offrir davantage d’opportunités d’arbitrage à mesure que les Banques centrales mettent un terme à leurs politiques monétaires expansionnistes.Sur les neuf premiers mois de 2009, les fonds obligataires ont drainé quelque 190 milliards d’euros aux Etats-Unis et 50 milliards d’euros en Europe. Cette tendance devrait se poursuivre dans la plupart des segments de l’obligataire. Elle devrait toutefois être plus prononcée pour les fonds à duration courte, les fonds de performance absolue ainsi que les ETF.
Les fonds souverains se détournent de la gestion active au profit de la gestion passive, montre une étude de State Street Global Advisors, citée par le Financial Times FM, auprès d’une dizaine de fonds souverains européens, moyen-orientaux et asiatiques. En septembre 2009, ces fonds avaient 11 mandats actifs, contre 15 en décembre 2008, tandis que le nombre de mandats passifs est passé de 14 à 16.