Les conseils d’administration des entreprises sont de plus en plus ouverts aux thématiques extra-financières, selon une étude publiée hier sur les pratiques de gouvernance extra-financière des groupes du CAC 40 réalisée conjointement par l’agence de communication Capitalcom, l’Institut français des administrateurs (IFA), et l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE).Peu présents jusqu’en 2008, les enjeux extra-financiers sont de plus en plus abordés dans les travaux des différents comités au sein des conseils, qu’il s’agisse de nomination/rémunération, de stratégie, de développement durable, ou encore d’audit/risque. Un tiers des conseils du CAC 40 ont ainsi communiqué sur l’inscription, à leur ordre du jour en 2009, de questions liées à la responsabilité sociale et environnementale, par exemple la politique des ressources humaines ou encore les augmentations de capital réservées aux salariés.Preuve que ces enjeux sont pris au sérieux, onze groupes du CAC 40 sont dotés en 2010 d’un comité extra-financier au sein de leur conseil, alors que l’on en dénombrait que cinq en 2007. Deux sociétés ont même fusionné la stratégie et le développement durable au sein d’un même comité : Lafarge et Veolia Environnement.Autre signe de l’implication croissante du conseil dans ces thématiques extra-financières, le traitement de ces sujets par les autres comités (audit, risques,…). L'étude montre que 40% des groupes en 2009 (contre 15% l’année précédente) ont abordé des questions relatives à la RSE dans le cadre des travaux de leurs comités, hors comité extra-financier. C’est ainsi que un quart des groupes examine dans le cadre du comité de nominations et/ou rémunérations sa politique ressources humaines et, plus particulièrement, le développement de son actionnariat salarié.L'étude relève par ailleurs qu’un nombre croissant de groupes mobilisent le top management sur les enjeux extra-financiers, entre autres par le biais de l’indexation d’une partie de la rémunération variable des managers sur des indicateurs extra-financiers. Près de la moitié (17 sur 40) des groupes ont mis en place cette pratique en se fondant sur des critères environnementaux et une dizaine d’entreprises communiquent cette année sur l’intégration de critères sociaux. Chez LVMH, les critères environnementaux peuvent représenter jusqu'à 15% de la rémunération variable. Autre illustration de l’engagement dans la RSE, près des deux tiers des sociétés du CAC 40 font état de partenariats avec les organisations de place : 25 sociétés communiquent sur les adhésions et les partenariats avec des institutions telles l’ORSE ou le Pacte Mondial et 14 d’entre ellese détaillent leurs politiques publiques et positions de lobbying. A noter enfin que 80% des groupes du CAC 40 sont dotés d’une fondation d’entreprise. Un phénomène qui n’est certes pas récent mais qui s’est accéléré ces dernières années, avec la création de près d’un tiers d’entre elles en l’espace de trois ans. Rattachées aux instances dirigeantes, ces fondations jouent un rôle majeur dans l’engagement citoyen des grandes entreprises à l’attention des publics externes, mais également internes. Près de 40% des fondations ont pour mission prioritaire la solidarité, principalement envers les jeunes, à travers la promotion de l'éducation et de l’insertion professionnelle.A côté de cette implication croissante dans l’extra-financier, l'étude relève une autre grande évolution : la composition des conseils d’administration s’ouvre «lentement mais sûrement» à la diversité. Près d’un tiers des administrateurs du CAC 40 sont issus de la diversité, au sens large, avec 24% d'étrangers et 11,4% de femmes. Une vingtaine de femmes administrateurs seront d’ailleurs proposées au vote des actionnaires en assemblée générale cette année alors que seulement six nouvelles femmes ont fait leur entrée dans l’un des conseils du CAC 40 en 2009 contre 12 en 2008. Autre signe de cette diversité, la présence d’une vingtaine de scientifiques et d’universitaires (3%) au sein des conseils.Selon Caroline de la Marnierre, présidente de Capitalcom, « cette dynamique d’ouverture à la diversité des profils – qui devrait se poursuivre si la proposition de loi visant à instaurer un quota de 40 % de femmes dans les Conseils d’administration est adoptée – peut se révéler être un formidable levier qui encouragerait les conseils à intégrer les enjeux extra-financiers dans leur gouvernance. »
Dans une interview à Die Welt, Andy Bosomworth, qui dirige la gestion de portefeuille chez Pimco (Allianz Global Investors) estime que le rendement actuel des obligations d’Etat grecques avec 5,5 % sur deux ans se situe presque au niveau des crédits octroyés par l’UE et le FMI, qui seraient des créanciers prioritaires, alors que le risque de défaut pour un particulier est plus élevé. Andy Bosomworth serait éventuellement prêt à reconsidérer sa position si le rendement remontait à 7,5 %. Il précise que, sur le fond, Pimco attache davantage d’importance à être remboursé qu'à obtenir un rendement élevé. Il existe en tous cas des rendements semblables à ceux des titres grecs avec un risque de défaut moins élevé, par exemple dans les pays émergents comme le Brésil.
Selon le Financial Times, la Hong Kong Monetary Authority, qui fait office de banque centrale, va gérer ses réserves de manière plus agressive, en investissant davantage dans les hedge funds et le private equity. KKR aurait reçu des capitaux de l’autorité ; Bain et Blackstone font partie de ceux qui se sont vus confier de l’argent ou ont négocié avec la HKMA.
L’optimisme semble bien revenir sur le devant de la scène. Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à anticiper une reprise de l'économie mondiale, et une reprise vigoureuse, selon le dernier sondage (avril) auprès des gérants (197 participants gérant 546 milliards de dollars) réalisé par BofA Merrill Lynch.Le nombre d’investisseurs prenant des risques au-dessus de la normale dans leur portefeuille s’est ainsi retrouvé à son plus haut niveau depuis janvier 2006. Les participants au sondage sont plus nombreux à prévoir une croissance forte conjuguée à une moindre inflation : 32% contre 21% en mars. Les craintes inflationnistes restent très mesurées et 42% des participants (contre 38% le mois précédent) ne prévoient pas de relèvement des taux d’intérêt de la Fed avant 2011.Conséquence de ce regain d’optimisme, 52% du panel en net est surpondéré sur les actions contre 33% en février. Un retour en fait au niveau de janvier, avec une sous-pondération sur les financières et une exposition accrue sur les cycliques.En termes d’attraction géographique, l’aversion à la zone euro, liée aux inquiétudes relatives à la dette grecque alors même que les investisseurs européens continuent de qualifier les actions européennes de bon marché (28% contre 29% un mois plus tôt), a profité au Japon : 12% des allocataires sont surpondérés sur les actions japonaises, un niveau jamais vu depuis juillet 2007 alors que 18% du panel était sous-pondéré sur les actions de la zone euro.
Selon une étude réalisée par Russell Investments (Are your FX fees too high ?), les commissions de change payées par les gérants sont excessivement élevées. Sur une période de 40 ans, les commissions sur les transactions de change pourraient représenter jusqu'à 2% de la valeur totale d’un portefeuille, indique Russell.Russell a analysé 40.000 transactions de change réalisées par des gérants avec des conservateurs ou d’autres contreparties entre janvier 2008 et décembre 2009 sur des actifs institutionnels totalisant 19 milliards de dollars. Le coût d’une transaction s’est ainsi élevé à environ 9 points de base, contre une fourchette moyenne de 1 à 3 points de base pour les devises les plus traitées. Des conclusions très semblables à celles d’une étude réalisée en 2004 sur 36.000 transactions.Ces coûts ont été trop longtemps négligés, estime l'étude qui suggère d’utiliser les services d’un agent comme Russell pour les faire baisser ou en tout cas mieux les contrôler.
John Hancock Funds vient d’annoncer le lancement d’un fonds dédié aux ressources naturelles, le John Hancock Natural Resources Fund, dont les actifs seront investis à au moins 80% dans des titres de sociétés liées aux ressources naturelles dans tous les pays du monde, y compris les pays émergents.Ce fonds sera par ailleurs le second géré par Wellington Management.Au 31 décembre 2009, John Hancock Funds, qui appartient à John Hancock Financial, gérait plus de 53 milliards de dollars de fonds pour le compte d’investisseurs institutionnels ou particuliers.
Seul un épargnant européen sur trois s’est vu proposer par son établissement financier un produit n’appartenant pas à la gamme maison, montre une étude de TNS sofres réalisée pour Fidelity Investments auprès d’investisseurs de 11 pays. Un résultat qui semble montrer que l’architecture ouverte est loin de s'être généralisée. En France, le marché est encore plus fermé, puisque seulement 22 % des épargnants se sont vus offrir un produit tiers et 16 % se sont vu proposer un produit qui n'était pas de son établissement lors du dernier achat. Cela étant, même si deux tiers des épargnants européens jugent «important» d’avoir le choix parmi les placements de différents établissements, plus de 4 sur 10 estiment que cela complique les choses et qu’ils ont assez de produits actuellement. En France, 48 % pensent que cela est important, mais 60 % pensent avoir accès à un nombre suffisant de produits.A cela s’ajoute le fait que bien que les deux tiers des épargnants européens se déclarent 100 % autonomes pour gérer leurs placements, à peine plus de la moitié affirme avoir une bonne connaissance des placements financiers. Dans ce contexte, la profusion d’offres n’est pas forcément un cadeau. Ce dernier point semble conforter le rôle du conseiller financier, même si la confiance dans ce professionnel s’est légèrement érodée dernièrement avec la crise, surtout en France. Uniquement 4 épargnants sur 10 pensent que leurs intérêts passent en premier. 60 % des Européens disent notamment savoir que les commissions versées aux conseillers varient selon les produits et qu’elles peuvent être plus élevées sur certains produits. Dans ce contexte, les investisseurs se montrent plus ouverts au paiement du conseil : 44 % en Europe. En France, ils ne sont que 36 % à se sentir prêts à payer des honoraires sur le temps passé par le conseiller plutôt qu’une commission sur les produits.
Confiant dans la pertinence de sa sélection de titres, Ashraf El Ansary, gérant principal du fonds de droit luxembourgeois JPM Emerging Markets Alpha Plus (LU0258923134), insiste beaucoup sur la priorité donnée à la prévention du risque, l’idée étant «d'éviter les pertes importantes et de se prémunir contre les risques macro-économiques de court terme». Cette attitude, qui peut paraître défensive, même si cela s’entend sur la totalité du cycle, doit permettre de battre l’indice MSCI Emerging Markets Investable Markets Index (net) avec une volatilité nettement plus faible, «environ 60 % de celle du marché ", précise Ashraf El Ansary.Depuis le lancement en août 2006, le fonds (50-60 lignes) affiche une performance annualisée de 9,94 % contre 7,97 % pour l’indice (au 28 février 2010). L’encours se situait à 258,7 millions de dollars au 9 avril.Le gérant attribue environ 40 % de la performance à la sélection des titres et les 60 % restants à l’allocation d’actifs. L’objectif de la sélection de valeurs consiste à surperformer sur la longueur du cycle. Le portefeuille comprend deux parties. La première est le cœur «stratégique» du fonds, dont les positions tournent sur deux-trois ans afin d’extraire de la valeur des actions «que nous aimons fondamentalement, même si les valorisations ne sont pas favorables». Elle représente 60 % du fonds. La seconde est une poche « tactique » dont les positions font l’objet d’un taux de rotation de 100 %. Par ailleurs, Ashraf El Ansary recourt à des instruments de couverture du risque de marché, principalement au moyen de futures et de swaps sur indices. «La volatilité du fonds se situe historiquement entre celles des obligations et des actions. Nous visons à capturer environ 80 % de la hausse du marché et seulement 40 % de la baisse». L’horizon de placement recommandé est de cinq ans.Concernant l’allocation d’actifs, le gérant souligne que lorsqu’il est haussier le portefeuille est investi à 100 % en net, et lorsqu’il est particulièrement baissier cette proportion peut tomber à 10 %. A la mi-mars, le fonds était investi à 80-85 %. Il ne montera à 100 % que lorsque la crise de l’obligataire européen et le durcissement de la politique monétaire chinoise seront derrière nous.Parmi ses favoris actuels, Ashraf El Ansary surpondère les financières et les immobilières chinoises ainsi que les banques turques et d’Europe orientale. Globalement, le gérant se veut neutre sur l’Asie, surpondéré sur l’Europe orientale et sous-pondéré sur l’Amérique latine de même que sur les télécommunications et les utilities.Interrogé sur ses critères, Ashraf El Ansary souligne que pour les titres inclus dans la partie «stratégique» du portefeuille, il s’attend simplement qu’ils battent l’indice «d’une large marge» sur 2-3 ans. Pour ce qui est de la partie «tactique», il faut que les valeurs promettent une hausse de 15-20 % par an.
L’utilisation des ETF par les investisseurs institutionnels des Etats-Unis (fonds de pension, fondations…) a augmenté à environ 14 % selon Greenwich Associates. Malgré cette part relativement modeste, les institutionnels représentent en fait près de la moitié des actifs investis dans les ETF aux Etats-Unis. Près de la moitié de ces investisseurs indiquent qu’ils utilisent les ETF dans le cadre de la gestion tactique de leurs portefeuilles. Environ 20 % les emploient pour des décisions d’investissement stratégiques ou de long terme et une part équivalente le font à la fois pour des raisons tactiques et stratégiques.
Les investisseurs des Etats-Unis commencent enfin à succomber aux charmes des OPCVM coordonnés, les Ucits, selon le Financial Times Fund Management. Ils sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la nouvelle génération de hedge funds logés dans des Ucits III, les Newcits, comme alternative aux hedge funds des Caïmans ou des Iles vierges britanniques.
Selon Les Echos, une étude montre que les hedge funds profitent de leur goût prononcé pour le secret. Les «hedge funds» présents dans les médias enregistrent en effet des performances inférieures de 3,5% par an (1999-2008) à celles des fonds qui ne sont pas médiatisés. Cet écart est d’une ampleur similaire à celui qui existe entre les actions peu présentes dans les médias et celles qui le sont, que d’autres travaux ont estimé à 3%. Cette contre-performance des «fonds médiatiques» est particulièrement forte aux deux extrémités du spectre, chez les fonds qui ont été les plus et les moins performants dans un passé récent. Exemple: le fait qu’un «hedge fund» ait droit aux honneurs de la presse après une très bonne année est plutôt un mauvais présage qu’un bon pour sa performance à venir.
Selon un sondage réalisé par Knight Frank et Citi Banca Privada, environ 80 % des grandes fortunes mondiales ont l’intention de privilégier l’investissement immobilier cette année. Après la crise subie par le secteur en 2008 et 2009, les personnes interrogées estiment que le moment est venu de s’intéresser de nouveau à ce secteur, et elles comptent le faire tout particulièrement en achetant des actifs sur le marchés émergents ainsi que dans les zones de première qualité des grandes villes, rapporte Expansión.Les trois marchés les plus performants en 2009 ont été Shanghai (52 %), Pékin (47 %) et Hong-Kong (41 %), devant Johannesbourg et Singapour (17 %).En ce qui concerne les grandes fortunes européennes, l’immobilier représente 48 % de leur portefeuille, contre 21 pour le cash, 14 % pour les actions et 10 % pour les obligations. Les dérivés et les hedge funds représentent respectivement 5 et 4 %, l’or, 2 %.
Pendant la crise, les investisseurs institutionnels ont poursuivi la révision de leur politique d’allocation d’actifs et de leur gestionnaire et, pour cela, ils sont de plus en plus nombreux à solliciter les services d’un gérant de transition, explique la Tribune.Dans sa version «basique», la transition consiste à liquider les actifs d’un portefeuille et à donner le cash au nouveau gérant pour construire le nouveau portefeuille. Mais ce n’est pas sans coût, sans risque et sans impact sur la performance. Exemple : l’investisseur doit payer les frais de transaction et court le risque, lorsqu’il est en cash, de manquer une hausse des marchés. Le gérant de transition a donc pour mission de réduire les frais et les risques occasionnés par un changement de gérant ou d’allocation d’actifs en optimisant la transition, précise le quotidien.
Selon Les Echos, les «hedge funds» ont souvent sur les actions un interlocuteur attitré au sein des «brokers», un vendeur expérimenté qui effectue pour eux sa propre sélection des idées de recherche des analystes de sa société de Bourse. Un filtre qui se révèle efficace sur les actions européennes, montre une étude de chercheurs qui travaillent aussi au sein du «hedge fund» GLG, à Londres. Les hedge funds privilégient le contact «intuitu personae» avec un vendeur expérimenté en charge de leur proposer et trier les meilleures idées de ses analystes. Ses recommandations d’achat délivrent d’ailleurs des performances supérieures à celles de l’ensemble des analystes financiers: selon les années, elles génèrent un excès de rendement cumulé de 1% à 1,7% cent jours après avoir été émises et par rapport aux recommandations de tous les analystes.
En 2009 déjà, l’encours du suisse Reyl Asset Management avait doublé à 600 millions d’euros. Sur les trois premiers mois de cette année, les actifs sous gestion ont bondi à 961 millions d’euros, grâce à l’effet de performance et à quelque 300 millions d’euros de souscriptions nettes, indique le CEO Thomas de Saint-Seine. A l'échelon du groupe, l’encours à fin mars se situait à 2,5 milliards d’euros contre 1,6 milliard au 31 décembre 2009.Pour Reyl AM, ce gonflement est attribuable à un compte géré important (un mandat obligataire de 230 millions) ainsi qu'à un retour de l’appétit pour les actions dans le creux de la correction du premier trimestre, manifestement de la part d’investisseurs qui avaient manqué la remontée de l’an dernier. Il y a aussi un engouement indéniable pour les marchés émergents, phénomène qui a probablement encouragé le gestionnaire genevois à transformer son fonds Asian Equities en Emerging Markets Equities. Et puis l’environnement a changé avec une volatilité plus contenue, ce qui favorise les stock-pickers comme Reyl AM.Reyl Asset Management pratique pour la plupart de ses fonds actions (marchés émergents, Europe, Etats-Unis), qui pèsent au total 295 millions d’euros, une stratégie quantitative fondamentale avec une stricte sélection de valeurs en fonction de la génération et de la croissance des flux de trésorerie ainsi que de la gestion financière des sociétés. Le modèle est repondéré toutes les 4 à 6 semaines et le taux de rotation se situe entre 20 et 30 % par mois, les portefeuilles affichant entre 250 et 350 lignes. «Le stock picking a généré 5 points de performance depuis le début de l’année pour le fonds Reyl European Equities, 7 points pour le fonds marchés émergents et 3 points pour le fonds d’actions américaines», précise Thomas de Saint-Seine avant d’ajouter que, sur les cinq derrières années, «la stratégie a surperformé notamment en Europe dans 62 % des cas en environnement de marché haussier et dans 68 % des cas sur des marchés baissiers». Une gamme complète"Notre crédibilité tient dans la discipline, dans le contrôle de l’allocation du risque et dans celui de la liquidité, nous ne faisons pas de market timing», explique encore le CEO qui avertit toutefois que ce type de gestion quantitative actions nécessite une période de détention minimum de trois à cinq ans. En ce qui concerne le fonds European Equities, il a ainsi surperformé l’indice Stoxx 600 TR de 41,24 % depuis septembre 2004, la sélection de valeurs expliquant 33,28 points de cet écart et l’allocation des 7,96 points restants. Depuis 2003, la performance totale est ressortie à 102,21 % contre 70,12 % pour le benchmark et la performance moyenne annuelle s’est inscrite à 10,33 % contre 7,70 % pour le Stoxx 600. Le tout avec une voalitié de 19,7 % contre 20,4 % pour l’indice.Cela posé, la maison genevoise (qui gère aussi des fonds alternatifs) a également dans sa gamme des produits comme le Reyl European Opportunities où le beta se situe entre 0 et 0,5, contre environ 0,8 pour l’European Equities ou l’Emerging Market Equities. Ce produit subit moins la baisse mais profite aussi moins des hausses.La gestion obligataire représente pour sa part 543 millions d’euros, avec principalement deux gros fonds commercialisés en Suisse. D’autre part, depuis l’arrivée de Raphael Kassin au début de cette année (en provenance du Credit Suisse), Reyl AM a lancé un fonds d’obligations émergentes en monnaies internationales. Il s’agit d’un produit concentré, de forte conviction pour lequel le gérant n’a pas souhaité investir en monnaies locales pour ne pas ajouter le risque de change. Ce fonds conforme à la directive OPCVM III peut en cas de besoin monter jusqu'à 100 % en cash et il a drainé plus de 60 millions de dollars en deux mois.
PGGM, la société de gestion des retraites des secteurs de la santé aux Pays-Bas, va proposer à ses clients de réduire le nombre d’entreprises dans lesquelles elle est investie ou bien d’adopter une politique d’exclusion, rapporte IPE.com. L’objectif est de diminuer le nombre de lignes en portefeuille afin de mieux les connaître et d'être un investisseur plus actif et engagé. Johan van der Ende, le CIO de PGGM, estime qu’"il n’est pas très confortable de ne pas toujours savoir avec précision dans quoi nous sommes investis».
Dans la dernière livraison de son bulletin «News in Brief», F&C Investments indique que son équipe de multigestion a acheté récemment un certificat lié au fonds Harewood Vol Edge, un produit géré par Harewood Asset Management, filiale de BNP Paribas. Cette nouvelle ligne représente 2,25 % du Multi Manager Balanced Portfolio (277 millions de livres) et a été financée par la vente de la ligne Fidelity Strategic Bond.Selon le gérant Paul Carne, la volatilité tend à augmenter durant les périodes de correction et le potentiel de performance du Harewood Vol Edge a une corrélation positive avec la volatilité de l’indice DJ Euro Stoxx 50.F&C précise que le Harewood Vol Edge a aussi été intégré, à hauteur également de 2,25 %, dans le portefeuille du fonds Multi Manager Growth (128 millions de livres), les liquidités nécessaires ayant été générées par un allègement des positions sur l’Artemis Income, le Neptune Income, et le BlackRock UK Absolute Alpha.
Skandia Investment Group (SIG) a annoncé le 7 avril l’intégration d’une stratégie obligataire long/short dans la palette des stratégies disponibles dans le Skandia Alternative Investments Fund. Cette évolution a été mise en œuvre par le biais d’un investissement dans le JPM Income Opportunity Fund et d’une réduction parallèle de l’exposition aux infrastructures qui ont produit d’excellents résultats au cours des douze derniers mois.Le JPM Income Opportunity Fund est géré par Bill Eigen dont l’objectif est de générer de l’alpha sur l’ensemble des stratégies de fixed income.
Selon les Echos, La principale Bourse américaine des options, le Chicago Board Options Exchange (CBOE), propose à compter de ce vendredi des options à échéance trimestrielle sur le tracker or le plus investi au monde, le SPDR Gold Trust (GLD). Les premières expirations sont fixées en juin, septembre, décembre et mars 2011.
Selon un sondage effectué pour le compte d’Union investment par l’institut Forsa auprès de 500 «décideurs financiers» dans des ménages (20-59 ans), 32 % des Allemands estiment que les placements «développement durable» sont attrayants contre 27 % qui les jugent peu intéressants. Dans la tranche d'âge 20-29, la proportion de réponses favorables aux investissements «verts» est de loin la plus élevée, avec 45 %.D’autre part, 63 % des personnes interrogées se disent prêtes à se contenter d’un rendement moins élevé au profit du développement durable, tandis que 35 % indiquent ne pas vouloir sacrifier une partie du gain financier escompté.