Pour ING Investment Management, la stratégie high dividend (6,4 milliards d’euros à fin janvier 2010), qu’elle pratique depuis près de onze ans, devrait revenir sur le devant de la scène. Dans un contexte de moindre croissance économique et de moindre croissance des bénéfices, les rendements seront plus faibles et les marchés moins porteurs. «Le rôle du dividende devrait donc grandir», a souligné le 21 mai Nicolas Simar, responsable de la stratégie high dividend chez ING IM, à l’occasion d’un point de presse. Après une contraction significative au titre de 2009, les dividendes devraient repartir à la hausse en 2010, avec probablement une croissance à deux chiffres compte tenu de la bonne situation financière des entreprises. Nicolas Simar rappelle au passage l’importance du dividende qui sur le long terme représente plus de 80% du retour sur investissement pour l’actionnaire. L’histoire montre aussi que la volatilité des dividendes est moins forte que la volatilité des bénéfices, surtout en période de contraction de l’économie. Mais Nicolas Simar précise aussitôt que la recherche de dividendes élevés doit être très sélective. C’est ainsi que rechercher du high dividend ne signifie pas pour autant se concentrer sur les dividendes les plus élevés. «Je dis toujours que nous recherchons des dividendes élevés et pérennes. Autrement dit, l’élément de soutenabilité est essentiel dans notre démarche», explique Nicolas Simar. Le niveau de dividende recherché à l’échelle européenne se situe autour de 2,5% alors qu’il est de seulement 2% aux Etats-Unis qui ont pourtant été les grands bénéficiaires des toutes dernières années dans les indices high dividend. «Mais ce ne sont pas les indices qui dictent la formation de notre portefeuille. C’est le choix des valeurs qui permet de trouver des rendements attractifs», insiste Nicolas Simar.
Dans un entretien avec Juan Manuel Vicente, de Lipper, relayé par Cinco Días, Rose Ouahba, la gérante du fonds Carmignac Sécurité (5,1 milliard d’euros d’encours) précise que la gestion de la duration modifiée (entre - 3 et + ans) ainsi que l’allocation entre dette publique et privée sont les deux principaux outils utilisés pour la gestion du fonds qui est passé d’une exposition de 15 % aux obligations d’entreprises fin 2006 à 60-70 % ces derniers mois.Actuellement, la dette publique en portefeuille se résume à des obligations allemandes et une obligation française qui arrive à échéance cet automne. En ce moment le portefeuille, pour les obligations d’entreprises, fait une large part aux cycliques et aux financières, mais uniquement senior.Carmignac Gestion commence à estimer que les spreads de crédit se rapprochent de leur juste valeur, de sorte que l’exposition a été réduite ces derniers temps. La recherche de performance pour l’avenir pourrait provenir de positions longues sur la duration en profitant de la baisse des rendements, au moyen de stratégies utilisant les CDS et avec des options sur le dollar.
La nomination de Sam Peters comme co-gérant du Legg Mason Value Trust (4,2 milliards de dollars) aux côtés de Bill Miller pourrait avoir quelques répercussions sur la composition du portefeuille, note Expansión.En effet, une seule des dix valeurs favorites de Sam Peters, eBay, faisait partie des préférées de Bill Miller au 31 mars.Et les trois premières lignes du Legg Mason Special Investment Trust de Sam Peters, Assured Guaranty, Continental Airlines et KKR Financial Holdings, ne figurent pas parmi les 30 favorites de Bill Miller.
Selon L’Agefi suisse, un rapport de Barclays Wealth indique que les riches investisseurs affichent des opinions très divergentes sur la reprise de l'économie mondiale, largement influencées par leur expérience sur le marché local. Les Suisses figurent parmi les plus pessimistes, 17% des personnes interrogées étant convaincues que l’économie mondiale va encore se détériorer. En revanche, les personnes interrogées dans les pays du Golfe (CCG) sont particulièrement confiantes quant à une future reprise mondiale.
Union Investment (banques populaires), qui se veut le plus gros gestionnaire ISR allemand avec près de 3 milliards d’euros d’encours, a publié son deuxième sondage annuel consacré à la perception du développement durable par les investisseurs institutionnels allemands. L'étude a été menée en mars et avril 2010 par le cabinet Scheus Marktforschung auprès de 242 investitutionnels (fonds de pension, assureurs et organisations ecclésiales) dont les actifs sous gestion représentent 920 milliards d’euros.Il en ressort que 68 % des sociétés du panel avait effectué des investissements écologiques, sociaux ou éthiques au printemps 2010, contre 64 % un an plus tôt. La part des investissements durables dans le portefeuille total s’est accrue de 76 % en un an. Cependant, souligne Andreas Drechsler, membre du directoire d’Union Investment responsable des relations avec les investisseurs institutionnels, les professionnels continuent d’avoir une relation très contrastée avec l’ISR. Les motivations économiques ou écologiques ne jouent qu’un rôle secondaire dans la prise de décision (40 % contre 50 % en 2009. En revanche, les personnes interrogées citent à 74 % et 72 % des motivations soit l’amélioration de leur image, soit de meilleures perspectives sous l’angle des relations publiques et du marketing.Si 74 % des investisseurs déjà positionnés sur l’ISR citent pour raison de leur investissement une amélioration de leur gestion du risque, Union constate aussi une désaffection qui se traduit à l'échelon des perspectives pour les cinq prochaines années : cette année, le panel prévoit d’augmenter ses investissements ISR de 51 % sur la période, alors qu’en 2009, il était encore question de les gonfler de 106 %.
D’après un sondage de l’agence de notation Telos et de la société de conseil Kommalpha auprès de 150 investisseurs institutionnels affichant 340 milliards d’euros d’encours, 38 % du panel envisagent pour cette année de lancer des Spezialfonds, et 10 % n’y sont pas encore résolus, mais y songent, après un an d’abstinence.Les réponses sont différentes d’une catégorie à l’autre, les plus volontaristes en la matière étant les «corporates», les fondations et les banques (notamment les caisses d'épargne et les banques populaires).Les investisseurs potentiels sont en revanche assez unanimes pour rejeter l’idée de lancer des fonds d’actions. Ils favorisent principalement des véhicules obligataires, devant les diversifiés.Les principaux bénéficiaires de cette manne (59 %) seront les gestionnaires capables de fournir des stratégies de performance absolue.
Le fonds souverain sud-coréen, le Korea Investment Corporation (KIC) envisage de porter la part de ses investissements alternatifs à 20% de son portefeuille contre 7% actuellement. Selon Asian Investor, le responsable de l’investissement de KIC, Scott Kalb, estime que «nous nous trouvons au début d’un cycle positif pour la dette distressed», notamment dans l’immobilier, le crédit et le private equity.L’an dernier, le fonds a dégagé un rendement de 18,7% mais il avait chuté de 13,7% en 2008. Depuis son lancement en 2005, le fonds affiche un gain de 12%.Dans un premier temps, KIC va surpondérer le capital risque et le LBO.
La société de gestion basée à Londres Newton, filiale de BNY Mellon, a annoncé que Newton Investment Management a remporté un mandat de gestion active sur les actions européennes auprès du fonds national de sécurité sociale de la Chine.
L'édition 2010 du palmarès des 50 pays suivis régulièrement par le munichois oekom research sous l’angle du développement durable fait une nouvelle fois la part belle aux scandinaves, La Suède (2ème en 2009) prend la tête du classement à la Norvège, 2ème devant la Finlande et le Danemark. Le cinquième est toujours l’Autriche.L’Allemagne se classe 7ème (elle était 6ème) et la France recule de trois places, au 14ème rang. Les Etats-Unis demeurent en 40ème position.L’agence de notation consacre une partie importante de son étude à l’Afrique du Sud, 50ème alors qu’elle était 48ème dans le précédent classement. Oliver Rüdel constate que si les investisseurs considèrent les obligations d’Etat sud-africaines comme stables et si le couple rendement-risque est «défendable», ceux qui recherchent un placement correspondant à des critères écologiques et sociaux seraient bien inspirés d'être très prudents.L’Afrique du Sud se caractérise par une utilisation inefficiente des ressources, de forts rejets de CO2 et une prise en compte insuffisante des droits humains, sans oublier des carences importantes en matière de sécurité, de situation du marché de l’emploi et d'éducation. De plus, il faut mentionner les déplacements forcés de populations liés à la préparation de la Coupe du monde de football. oekom research veut espérer toutefois que cette coupe du monde ne fera pas que donner un coup de fouet à l’activité économique locale mais fera monter la pression internationale pour que le pays fasse des progrès en matière de développement durable.
Dans une étude très complète sur le marché de l’investissement socialement responsable ou ISR, (http://www.dbresearch.com/PROD/DBR_INTERNET_EN-PROD/PROD0000000000257607.pdf), Deutsche Bank Research souligne que le marché est actuellement contrôlé à 90 % par les investisseurs institutionnels, mais que la part du retail s’accroît.Cela posé, DB Research met aussi en exergue, au-delà des questions de performances comparées du financier pur et de l’extra-financier, que le nombre d'émetteurs s’agrandit (le cercle n’est plus désormais restreint à un petit nombre d’instituts spécialisés) et que la gamme de produits s'élargit.Jusqu'à présent, l’offre se cantonnait surtout aux actions, mais le centre de gravité devrait à l’avenir se déplacer vers les obligations et les titres similaires, grâce notamment au fait que les principaux investisseurs sont des institutionnels. DB Research s’attend aussi à un accroissement de l’offre d’investissements immobiliers indirects, surtout dans un environnement où les professionnels de l’immobilier doivent eux-mêmes faire face à des normes plus sévères en matière de respect de l’environnement.
Selon les données définitives, l’indice hedge fund Credit Suisse/Tremont a enregistré une progression de 1,24% au mois d’avril. Neuf stratégies sur dix ont enregistré des performances positives.Les meilleures performances ont été réalisées par les stratégies managed futures (+1,89%), event driven (+1,89% également) et global macro (+1,65%). Le dedicated short bias s’est en revanche replié de 4,37%.
Dans son tout premier rapport sur la responsabilité sociale (2009), le fonds de pension danois ATP indique qu’il a exclu Nissan Motor de son univers d’investissement en raison des ventes d’armes de l’entreprise au Soudan par le biais de sa joint venture avec le chinois DongFeng Motor. Le comité de la responsabilité sociale d’ATP a décidé d’exclure la société en mai 2009. Sont également exclus les chinois DongFeng Motor, DongFeng Automotive ainsi que le coréen Hyundai Motor sur des problèmes de corruption.
Russell Investments a annoncé le 19 mai que Rayan Asset Management prolongeait son contrat de représentation et de distribution des produits multi-gérants et d’OpenWorld® de Russell Investments (Russell) au Moyen-Orient.Rayan présentait depuis 2002 les solutions de placement de Russell aux investisseurs du Moyen-Orient. «La prolongation de cette collaboration va permettre aux investisseurs de la région d’accéder aux services de conseil de Russell et aux clients existants de profiter de son aide dans la restructuration de leurs placements internationaux et dans la définition de politiques, directives et solutions d’investissement de premier plan», souligne un communiqué de Russell Investments.Le succès de ce partenariat a contribué à la croissance de Rayan, et à la nomination récente de Jean Abi-Mourad au poste de Managing Director.
Alors qu’ils ont connu une croissance zéro au second semestre 2009, les encours gérés par les sociétés de gestion pour le compte d’investisseurs institutionnels français à fin décembre 2009 sont, sur l’ensemble de l’année, en augmentation de 10 % par rapport à décembre 2008, à 650 milliards environ, indique bfinance dans sa dernière étude sur le sujet. Une progression qui résulte pour l’essentiel de l’effet marché, tant pour les actions que les obligations. Hors monétaire, les encours ressortent à 400 milliards, en hausse de 9 % au second semestre 2009 et de 15 % sur l’ensemble de l’année, témoignant d’une stabilité du taux de délégation par rapport au montant total estimé des avoirs des institutionnels français, 1.800 milliards (source : Af2i), en-dessous de 25 %. Les encours actions gérés pour le compte d’institutionnels français approchent la barre des 200 milliards d’euros, en hausse de 21 % sur le second semestre 2009 et de 23 % sur l’ensemble de l’année, progressions à rapprocher de celle de l’Eurostoxx 50 par exemple, soit respectivement 23,5 % et 21 %. Avec l’augmentation des encours actions, et parallèlement le recul des encours monétaires, la ventilation par classes d’actifs s’est rééquilibrée, même si, sans surprise, l’allocation taux / actions reste largement en faveur des taux : 69 % / 31 % comparé à 73 % / 27 % en décembre 2008, note bfinance. Concernant les acteurs de la gestion institutionnelle, Amundi ravit la première place du classement général à BNP Paribas IP, qui reste néanmoins leader sur le monétaire, et qui talonnerait de très près Amundi, voire pourrait éventuellement reprendre la première place, suite à l’intégration de Fortis. Natixis AM arrive troisième, devant Lyxor AM, Axa IM, CM CIC AM, Allianz GI, La Banque Postale AM, Groupama AM et BFT Gestion. Bfinance note par ailleurs que les évolutions des marchés et le jeu de réattribution des mandats actions ont été particulièrement profitables à Rothschild et Cie Gestion (hausse des encours de 57 %), OFI AM (52 %), CPR AM (45 %) et Comgest (37 %), dont la majorité des encours sont investis sur les pays émergents. A l’inverse, les encours actions ont diminué au second semestre pour Quilvest (11 %), Pioneer (7 %), Schroders IM (3 %) et CM-CIC AM (1 %), mais chacun d’eux ressort toutefois en hausse sur l’ensemble de l’année.
Selon L’Echo, lors du premier trimestre 2010, John Paulson, le gérant du fonds Paulson & Co., a acheté 17 millions d’actions Bank of America. Il a par ailleurs gardé intacte sa part dans Citigroup, soit plus de 500 millions d’actions.Mais la plus grande position du fonds Paulson reste dédiée à l’achat de lingots d’or, via SPDR Gold Trust dont il détient 8,5%. Il a par ailleurs augmenté sa part dans la société sud-africaine AngloGoldAshanti.
Selon Responsible Investor, CalPERS (California Public Employees’ Retirement System) envisage d’attribuer des contrats de recherche en gouvernement d’entreprise aux sociétés basés au Royaume-Uni Trucost et F&C. Les autres sociétés sélectionnées sont Board Advisor, Creative Investment Research, Wilcox Miller & Nelson, Business Integrity Alliance, Brock Capital Group, Arup North America, The Corporate Library, InvestorCom et KPMG.
Alors que l’Europe traversait une zone de turbulences sans précédent, les investisseurs ont cherché refuge sur les marchés américains, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 7 et 13 mai auprès de 202 gérants à la tête de 530 milliards de dollars.Les investisseurs internationaux, qui gardent toute leur confiance en le dollar, ont donné la préférence aux actions américaines. La proportion des investisseurs surpondérés sur les actions internationales a chuté à 30% en net contre 52% en avril mais les Etats-Unis sont désormais la région d'élection des investisseurs, qui anticipent à 66% que le dollar sera la monnaie de réserve qui s’appréciera le plus au cours des prochains mois. L'écart de confiance sur l'évolution des bénéfices en Europe et aux Etats-Unis a touché son plus haut niveau depuis sept ans.Les inquiétudes des investisseurs n’ont pas seulement concerné l’Europe mais également les marchés émergents. Du coup, le nombre d’investisseurs prévoyant un renforcement de la croissance mondiale au cours des douze prochains mois est tombé à 42% contre 61% en avril. Même tendance pour les bénéfices, avec des perspectives d’amélioration pour seulement 47% de l'échantillon contre 67% le mois précédent.Les perspectives sur les marchés émergents se sont brouillées mais c’est surtout l’Europe que boudent désormais les investisseurs. Ils sont 46% à prévoir une dépréciation de l’euro, soit le double du pourcentage enregistré le mois précédent. Et 30% du panel envisagent de sous-pondérer l’Europe contre 13% en avril.
Cometa, le fonds de pension italien des ouvriers métallurgistes et mécaniciens représentant 5,2 milliards d’euros d’encours, a choisi les sociétés de gestion qui géreront ses encours pendant cinq ans à compter de juillet. Selon les informations de Il Sole – 24 Ore, CAAM, Halbis, State Street Russell et UBS ont été retenus. En revanche, BNP Paribas, Duemme et Axa perdent leurs mandats. Eurizon fait son retour parmi les gestionnaires et Allianz, Generali et Pioneer ont été confirmés. Le quotidien italien croit savoir que Generali et Eurizon s’occuperont de la gestion monétaire, tandis qu’Allianz et CAAM se sont vus confier respectivement la gestion active actions et obligataire avec protection du capital. Les autres ont obtenu des mandats passifs, et Russell sera chargé du risque devises.
L’encours de l'épargne solidaire s’est élevé à plus de 2,4 milliards d’euros au 31 décembre dernier, en hausse de 47% sur un an, grâce à la croissance exceptionnelle de l'épargne salariale qui a doublé en 2009, selon les chiffres du 8ème baromètre Finansol-La Croix-Ipsos.Les investissements solidaires ont franchi la barre des 500 millions d’euros, en progression de 34% d’une année sur l’autre à 507 millions d’euros. Concrètement, ce sont plus de 120 millions d’euros supplémentaires qui ont financé l’an dernier des activités économiques utiles à la lutte contre l’exclusion, à la cohésion sociale et au développement durable, avec 26.000 emplois créés ou consolidés et 2.000 familles logées ou relogées.« Cette année, l'épargne solidaire devrait augmenter d’au moins un milliard d’euros, contre un peu moins de 800 millions en 2009) », indique François de Witt, président de Finansol, association qui labellise les placements financiers solidaires et les opérateurs de finance solidaire. En 2009, les placements solidaires comme les livrets, les sicav, les actions de financeurs solidaires ou l’assurance vie ont connu une progression tout à fait remarquable, de l’ordre de 20 à 25% selon les cas. Mais surtout, les montants placés par les salariés dans les Fonds Communs de Placement d’Entreprise Solidaires (FCPES), ont pratiquement doublé, passant d’un peu plus de 500 millions à plus de 1 milliard d’euros. Pour les trois quarts, ce déplacement de l’épargne des salariés vers l’épargne salariale solidaire résulte de la transformation de FCPE « classiques » en FCPE solidaires. « Les directions d’entreprise ont compris qu’en ces temps difficiles, leurs salariés sont favorables à l’idée de financer des activités à forte utilité sociale. Les prévisions pour 2010 devraient confirmer cette mutation », observe François de Witt. Cette mutation est d’autant plus remarquable qu’elle est intervenue avant l’entrée en vigueur au 1er janvier de cette année de l’obligation faite aux entreprises de proposer un fonds solidaire dans tous les plans d’épargne entreprise.Tout en occupant une place encore modeste dans la collecte de l'épargne autant que dans les investissements, le solidaire semble disposer d’un potentiel de développement considérable. Entre autres parce que sa reconnaissance ne cesse d’augmenter. Selon le sondage Ipsos réalisé pour le baromètre de la finance solidaire, un Français sur deux en a entendu parler contre 40% en 2009. Selon François de Witt, «l’important est que cette activité se développe. Les chaires consacrées à l’ISR et au développement durable se multiplient et de nombreux étudiants souhaitent sortir de la logique de la rentabilité à tout prix pour accepter une faible rentabilité mais une forte utilité sociale». Une réponse à la crise qui pourrait être durable…
Beaucoup de gestionnaires en appellent à la conscience de leurs clients et leur vendent des titres écologiques, dont l’action BP qui se retrouve dans beaucoup de fonds de développement durable, comme s’il n’y avait pas eu la marée noire, constate le Handelsblatt, qui dresse une liste de 10 fonds dans ce cas (3 de Dexia, un de GLG, un de Parvest, un d’UBS, un de Pictet, un de SAM, un de MEAG et un de Liga-Pax/Union). Ce paradoxe est expliqué d’un côté par le fait que l’actualisation des portefeuilles n’a pas encore été effectuée et de l’autre par le bon résultat de BP selon les analyses «best-in-class».D’aucuns procèdent autrement. Swisscanto rejette par principe les valeurs liées à l’exploitation sans retenue des énergies fossiles. Et le comité du Natur-Aktien-Index a aussi exclu tout le secteur des énergies fossiles. Si BP communique sur le thème «Beyond Petrol», dans la pratique, cette compagnie réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires grâce au pétrole, qui n’est fondamentalement pas durable.