Benjamin Melman, directeur de l’allocation et de la gestion de Quadrim 4 chez Edmond de Rothschild Investment Managers (Edrim), a indiqué jeudi que le fonds de performance absolue Quadrim 4 affiche pratiquement 300 millions d’euros d’encours contre 30 millions voici un an. Ce produit n’a pas, et de loin, épuisé son budget de volatilité de 4 % (il a évolué avec une moyenne de 1 %), ce qui ne l’a pas empêché de générer des rendements supérieures à l’Eonia de 119 points de base pour 2008 et de 126 points de base pour 2009. Depuis le début de cette année, la surperformance par rapport à ce taux sans risque est de 36 points de base (au 21 mai). Le produit a un coeur monétaire et investit le reliquat en futures, l’objectif idéal étant de générer une surperformance de 200 points de base par rapport à l’Eonia. Cela posé, le fonds a suffisamment convaincu les banques privées et les investisseurs institutionnels (banques et assurances pour leurs fonds propres) pour qu’Edrim réussisse à commercialiser le produit hors de France, avec notamment un cinquième de l’actif environ provenant d’Espagne, mais aussi de bons scores en Italie et en Suisse. Le Quadrim 4 commence également à intéresser les multigérants.Le Quadrim 4 mutliplie les stratégies pour éviter la corrélation, sachant que, pour Benjamin Melman, la diversification ne se situe pas simplement à l'échelon des classes d’actifs mais réside dans les styles de stratégies. Dans ce cas précise, Edrim mise sur des stratégies de rendement pour le moyen/long terme, soit value, soit en portage, sur des éléments techniques en utilisant les ressources du comportemental, et sur une analyse macroéconomique.Actuellement, compte tenu d’un aversion au risque très forte, Quadrim 4 n’est pas du tout exposé aux actions (ni d’ailleurs aux matières premières), mais mise sur les valeurs exportatrices en achetant des futures sur le Dax et en vendant des futures sur le S&P 500. Sur le plan technique, les gérants sont vendeurs de petites capitalisations américaines et acheteurs de grandes capitlisations, puisque les premières sont susceptibles de sous-performer les premières dans une «deuxième jambe» de baisse. Concernant les monnaies, le fonds est acheteur de francs suisses, tout en se positionnant pour profiter du rally du dollar, le billet vert remontant généralement en période de sortie de crise et/ou de «flight to quality». Enfin, dans l’optique rendement, Benjamin Melman signale que le fonds est sorti de la dette émergente mais a gardé du real brésilien (2,5 % du portefeuille) et qu’il maintient des positions en couronnes suédoises.