Le sondage annuel de Pioneer Investments auprès de gérants de fonds de fonds avec un encours de plus de 25 milliards d’euros en Allemagne montre que les professionnels accordent une place croissante à la classe d’actifs marchés émergents, qui atteint parfois 12 % de leur encours. Presque tous ont des fonds marchés émergents dans leur portefeuille.En revanche, si la moitié des multigérants interrogés prend en compte les critères de l’investissement socialement responsable (ISR) et/ou gère des mandats ISR, cette thématique ne joue aucun rôle pour l’autre moitié du panel.Le sondage fait aussi ressortir que les gérants de fonds de fonds évitent les produits dont la politique d’investissement n’est pas transparente ou qui ont connu des fluctuations extrêmes de leur performance, souligne Dominique Kremer, directeur général de Pioneer Investments pour l’Allemagne. Depuis la crise, la protection du capital passe avant une maximisation de la performance.Enfin, les réponses ont fait ressortir que, comme en 2008, les gérants de fonds de fonds utilisent les ETF et des dérivés pour couvrir leurs positions, mais que le recours aux ETF n’a pas augmenté sensiblement l’an dernier. Ces produits sont surtout utilisés dans le cadre de l’allocation d’actifs tactique.
Le iPath VStoxx Short-Term Futures Total Return ETN que vient de lancer Barclays Bank sur la plate-forme électronique Xetra de la Deutsche Börse est le premier produit permettant aux investisseurs de participer à l'évolution de la volatilité du marché des actions européens, rapporte la Börsen-Zeitung.La gamme iPath comporte à présent 9 ETN sur des matières premières et 3 sur des indices de volatilité. Le segment ETN de la Deutsche Börse cote pour sa part 14 ETN sur des indices de volatilité, des indices de devises et des indices d’actions.
51 % des 300 capital-investisseurs allemands interrogés par le cabinet de consultants Rödl & Partner seraient prêts à prendre des participations minoritaires dans des PME, et 27 % se contenteraient de moins de 25 %, rapporte le Handelsblatt. D’autre part, l’horizon s’allonge, puisque plus des trois quarts des responsables interrogés sont disposés à s’engager pour une période pouvant atteindre 10 ans. D’une manière générale, 80 % des firmes de private equity actives en Allemagne ont désormais jeté leur dévolu sur les PME, mais pas n’importe lesquelles : elles préfèrent les sociétés d’informatique, des équipements médicaux et environnementaux et du secteur des biotechnologies, voire des énergies renouvelables, mais elles évitent le textile, l’alimentaire ou la construction automobile.
Un sondage effectué par l’association VuV des gestionnaires de fortune indépendants en Allemagne (52 membres sut 191 y ont répondu) montre que les professionnels recommandent actuellement à leurs clients les fonds d’actions (87 %) et les actions en direct (85 % pour les grandes capitalisations, 79 % pour les petites). Ils sont aussi 79 % à préconiser des placements en matières premières et 69 % à conseiller des obligations d’entreprises.Mais 58 % déconseillent les hedge funds, qui ont perdu leur crédibilité durant la crise, souligne Günter T. Schlösser, président du directoire du VuV, de même que 58 % recommandent de s’abstenir d’investir dans des fonds monétaires, tandis que 48 % des gérants sont mal disposés à l'égard du private equity.Sur le plan géographique, les participants au panel privilégient l’Asie hors Japon (92 %) et les BRIC (85 %).
David Spika, de Westwood Group, co-gérant du fonds luxembourgeois Pictet US Equity Value Selection, est convaincu que les Etats-Unis sont entrés dans une phase de reprise plus modérée que par le passé mais qui sera tirée par les investissements des entreprises. En tant que représentant de l’option «value» de Pictet (qui a choisi Waddell & Reed pour l’option «growth»), Westwood reconnaît que 2009 n’a pas été une bonne année pour les «très bonnes sociétés» qui figurent dans son portefeuille. De fait, à présent, les grandes capitalisations de qualité sont sous-évaluées et bon marché sur une base de cash flow et par rapport aux obligations, insiste David Spika."Quand la Fed va commencer à relever les taux d’intérêt, cela pénalisera les actifs risqués et cela favorisera la qualité», souligne encore le gérant, qui précise qu’habituellement quand la hausse des bénéfices décélère, les grandes capitalisations surperforment. En 2009, la hausse n’a pas été sélective et elle a surtout profité aux titres de moindre qualité, donc plus risqués.D’autre part, Westwood, qui a délégation de gestion pour le fonds, mise sur les entreprises qui sont engagées à l'étranger, avec 36 % de son encours contre 24 % pour les fonds value traditionnelles et 33 % pour les fonds growth. L’indice de référence est le Russell 1000 Value, mais le gestionnaire n’attache pas grande importance à cet élément surtout commercial et préfère se fier sa propre équipe d’analystesD’une manière générale, David Spika recherche des actions de sociétés qui doivent bénéficier de la demande générée par le processus de restockage, qui est inéluctable même s’il n’est pas encore entamé. Ce doivent être aussi des entreprises dont le rendement des flux de trésorerie disponibles est élevé, parce qu’elles seront les principales gagnantes après le premier durcissement de la Fed, quand les taux montent et la liquidité baisse.Les secteurs favoris sont les matériaux, l'énergie et les industrielles comme Boeing (surpondérées de 5 points). Mais aussi les technologiques (Western Digital, Microsoft)Le portefeuille de 45-50 valeurs a priori équipondérées (elles entrent à environ 2,5 % du total et font l’objet d’allègements dès qu’elles ont atteint 3 %) affiche un multiple moyen de 13 fois les résultats de 2010 contre 15 fois pour le marché. Pour être sélectionnée, une valeur ne doit pas avoir de potentiel de baisse supérieur à 25 % et la règle veut que Westwood (10,6 milliards de dollars d’encours dont 130 millions pour le fonds Pictet) ne prend en portefeuille que des valeurs dont le potentiel de hausse est trois fois le potentiel de baisse, donc au maximum 75 % sur 3 ans. Le taux de rotation a toujours été inférieur à 50 % sur trois ans glissant.
La banque d’investissement américaine Morgan Stanley a créé un service de prêt de parts d’ETF qui va permettre d’ouvrir des positions à découvert sur 51 fonds des principaux gestionnaires européens, rapporte Funds People. Il s’agit là d’une première sur le marché européen alors que ce genre de possibilité existe depuis assez longtemps aux Etats-Unis. L’initiative trouve son origine dans la coopération de Morgan Stanley avec la plate-forme britannique Source.
Au cours d’une conférence de presse, mercredi 28 avril, la Compagnie Financière Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) est revenue sur l'évolution des matières premières dont les prix ont fait un bond de 30 % en l’espace d’un an. Selon Edram, cette situation est tout d’abord attribuable au retour des investissements massifs en Chine dont l'économie a retrouvé son rythme de croissance d’avant-crise, soutenue par un plan de relance conséquent, focalisé sur les infrastructures. Ensuite, il faut compter avec un début de reprise de la demande dans les pays développés depuis le début de l’année comme l’illustre des indices PMI sur les différentes zones de retour en phase expansionniste.A cela s’ajoute un phénomène de restockage, car les entreprises, qui avaient considérablement réduit leurs investissements et retardé leurs projets depuis le début de la crise, sont aujourd’hui amenées à réinvestir pour satisfaire la demande. «Ce déséquilibre entre l’offre et la demande, doublé d’une augmentation de la raréfaction des ressources, oriente mécaniquement les prix à la hausse», précise Edram dans un communiqué. Dans un autre genre, après une année de vaches maigres, les fusions-acquisitions dans le secteur bénéficient d’un environnement favorable compte tenu de l’amélioration des perspectives économiques. Aussi, les sociétés «qui génèrent à nouveau des cash-flows importants, souhaitent sécuriser l’offre future et assurer leur avenir en procédant à des opérations de croissance externe», note la société de gestion. Reste enfin au rang des éléments positifs le changement de fourchette des prix du pétrole qui après avoir atteint 33 dollars le baril en décembre 2008, au creux de la crise, se fixe désormais à 80 dollars et devrait se fixer entre 80 et 90$ pour les mois à venir. Bien évidemment, l’évolution future du prix du pétrole dépendra de la vitesse de la reprise économique européenne et américaine, mais Edram, en tenant compte de l’augmentation de la demande généralement observée parie sur un cours du baril proche de 90 $ sur la deuxième partie de l’année.
La division Market Data & Analytics de la Deutsche Börse a présenté mardi deux nouveaux produits, le EnBSol Historical Data Eurex et le EnBSol Historical Data Xetra. Il s’agit de séries historiques de données brutes à la milliseconde sur l'évolution des livres d’ordres des plates-formes électroniques Eurex et Xetra. Les données, qui peuvent remonter jusqu’au 1er janvier 2010, sont censées permettre aux opérateurs de marché de développer de nouveaux algorithmes et d’optimiser leurs stratégies. Elles sont disponibles sous le format original Enhanced Broadcast Solution (EnBSol) de chaque plate-forme.
Selon un sondage réalisé par Institutional Real Estate et par Kingsley Associates, les fonds de pension et les autres grands investisseurs institutionnels ont l’intention d’investir 34 milliards de dollars cette année dans l’immobilier, soit près du double du montant enregistré pour 2009, rapporte The Wall Street Journal. Environ un tiers sera consacré à des placements sûrs en immobilier commercial, 8 milliards iront à des obligations, des opérations à l'étranger et d’autres types de transactions immobilières tandis que 13 milliards seraient destinés à des opérations plus risquées de private equity telles que du foncier ou du distressed. Seuls 3,5 % du total seraient investis en REIT.
Le directeur général de DWS (Deutsche Bank) pour l’Allemagne, Klaus Kaldemorgen, estime dans une interview au Handelsblatt que la Grèce n’est que la partie émergée de l’iceberg et que la prochaine cible des marchés sera l’Espagne ; le tour de l’Allemagne viendra peut-être dans un an.Un environnement où le cash ne rapporte rien et où les emprunts d’Etat comporte des risques de perte est idéal pour les actions, notamment celles de sociétés qui versent des dividendes élevés et celles d’entreprises qui profitent du boum et de la consommation dans les pays émergents, comme Siemens, ABB ou Avon. Le portefeuille type préconisé par Klaus Kaldemorgen comprend 50 % d’actions, l’autre moitié se répartissant entre des obligations d’entreprises, des obligations de pays émergents et une petite poche pour l’or.
Russell Investments a annoncé la nomination de Penny Zuckerwise au poste de CEO Americas Institutional. Penny Zuckerwise, précédemment présidente et CEO de la société de gestion Utendahl Capital Management, rejoindra Russell Investments le 3 mai prochain. Elle est rattachée au président et CEO de Russell, Andrew Doman, et intégrera le comité exécutif de la société.Le développement des activités institutionnelles de Russell va parallèlement s’accompagne du recrutement d’une trentaine de collaborateurs dans les domaines du conseil, du développement produits et de la gestion des risques.
Lundi, Stoxx Ltd, filiale commune de la Deutsche Börse et de la Bourse suisse (SIX), a annoncé le lancement de l’indice Stoxx Europe Christian Index qui reflète la performance de sociétés sélectionnées dans l’indice Stoxx Europe 600 selon les valeurs et les principes de la religion chrétienne. Il doit servir de référence à des fonds gérés activement, à des ETF et à d’autres produits d’investissement.Stoxx a constitué un comité indépendant chargé de définir, de créer et de mettre en œuvre les critères de sélection, afin de garantir à la fois la qualité de l’indice et le respect de la méthodologie. Ce comité est formé de représentants de Christian Brothers Investment Services, Inc. (CBIS), qui en assurent la direction, du Vatican, de la Missionary International Service News Agency (MISNA) ainsi que d’universitaires et de professionnels de l’investissement. L’indice exclura les entreprises qui ne satisfont pas à des niveaux prédéterminés de tolérance dans certains domaines d’activité comme la pornographie, les armements stratégiques et non stratégiques, le contrôle de naissances et les jeux de hasard.Les pondérations au sein du STOXX Europe Christian Index, qui est calculé en euros et en dollars, sont fonction de la capitalisation du flottant (free-float), avec un plafonnement à 20 % pour chaque valeur, avec une actualisation en juin et une autre en décembre. Stoxx a rétropolé l’indice jusqu’au 31 décembre 2004.
Selon les milieux financiers espagnols, La Caixa cherche à lever 100 millions d’euros auprès de ses clients de banque privée pour investir avec effet de levier environ 300 millions d’euros dans des parcs d'éoliennes deja opérationnels en Espagne, rapporte Expansión. Les 300 millions d’euros permettraient d’acquérir des installations d’une puissance installée de 250 mégawatts. Pour sélectionner les projets d’investissement, La Caixa a choisi Taiga Mistral, une société d’investissement en énergies renouvelables preside par Antonio Tuñón, ancien CEO de la compagnie d'électricité Hidrocantábrico.
Malgré un contexte économique et financier encore fragile en 2009, les encours des OPCVM d'épargne salariale se sont établis au 31 décembre 2009 à 84,8 milliards d’euros, en progression de plus de 13% par rapport à fin 2008, selon l’enquête annuelle de l’AFG sur l'épargne salariale. Le trio de tête est constitué de Amundi Group avec 28,66 milliards d’euros, Natixis AM avec 17,80 milliards d’euros et BNP PAM avec 9,49 milliards d’euros. Viennent ensuite Axa IM Paris avec 9,16 milliards d’euros, CM CIC AM avec 4,58 milliards d’euros et HSBC Global AM (3,85 milliards d’euros).L’AFG souligne dans un communiqué que les résultats de l’enquête confirment «une nouvelle fois le développement régulier de cette épargne collective auprès des salariés et des entreprises via l’ensemble des dispositifs d'épargne salariale : participation, intéressement, PEE et Perco».Les encours se répartissent entre les fonds d’actionnariat salarié à hauteur de 35 milliards d’euros soit 41% du total, les fonds diversifiés, investis eux-même largement en actions, hauteur de 59 milliards d’euros, soit 59% du total.Les fonds solidaires sont en forte progression, avec un doublement des actifs qui passent de 480 millions d’euros à 1 milliard d’euros.Cette progression s’explique en particulier par la nouelle réglementation des plans d'épargne entreprise qui doivent offrir au moins un fonds commun de placement d’entreprise investi en titres solidaires. La progression est également marquée pour les fonds ISR dont l’encours atteint 3,9 milliards d’euros.Les flux de l’épargne salariale ont été de 11,8 milliards d’euros en 2009, dont 4,6 milliards au titre de la participation, 2,6 milliards au titre de l’intéressement, 2,6 milliards au titre des versements volontaires des salariés et 2 milliards au titre de l’abondement des entreprises.Au 31 décembre 2009, 230 000 entreprises disposent d’un plan d’épargne salariale, soit une hausse de plus de 9 % (+19 000) par rapport au 31 décembre 2008, confirmant ainsi l’intérêt croissant porté à ces dispositifs par les entreprises, en particulier celles de moins de 250 salariés dont le nombre a augmenté de 9 % en 2009 et dépasse 223.000.On dénombre 11,8 millions de comptes de porteurs d’épargne salariale, soit 300.000 de plus qu’en 2008.Les deux principaux cas de déblocages anticipés restent la cessation du contrat de travail, avec un montant moyen débloqué de près de 2.500 euros pour près de 527.000 salariés, et l’achat du logement principal qui a concerné près de 122.000 foyers en leur permettant de financer leur projet à hauteur de 7.500 euros en moyenne.
Selon Asian Investor, le coréen Truston Asset Management Company, qui a ouvert en 2007 un bureau à Singapour pour lancer des stratégies de hedge funds, souhaite lancer un fonds actions long/short sur l’Asie septentrionale, si bien qu’il envisage parallèlement d’ouvrir un bureau de recherche en Chine.En août 2009, Truston a lancé un fonds actions long/short dédié à la Corée dont les actifs sous gestion s'élèvent désormais à 55 millions de dollars et qui a incité la société à travailler sur un nouveau produit.Les actifs sous gestion de Truston s'élèvent à environ 3 milliards de dollars, sur un marché coréen qui compte 69 sociétés de gestion qui gèrent quelque 95 milliards de dollars d’actions dans des mutual funds onshore.
Selon Ramin Toloui, gérant de portefeuille chez Pimco (Allianz Global investors), les clients, notamment les fonds de pension et des compagnies d’assurances, pourtant d’habitude les plus réticents à l'égard des pays émergents, sont demandeurs de produits investis en obligations d’entreprises des pays émergents, rapporte The Wall Street Journal. Pimco a augmenté le mois dernier à 6 % contre 5 % son exposition de son fonds Total Return à ce type de titres. Plus significatif : l’indice Global Advantage Bond de Pimco pondère les marchés émergents à 30 %.Pimco investit actuellement dans des obligations de compagnies d'énergie et des institutions financières appartenant aux Etats ainsi que dans celles de sociétés du secteur privé dans les domaines des matières premières, de la construction de logements et des infrastructure. Nombre de ces investissements concernent le Brésil, le Mexique, la Russie et la région du Golfe.
Selon Investment Week, le patron des marchés émergents actions de SWIP (Scottish Widows Investment Partners) Kim Catechis et son directeur des investissements Alistair Reynolds vont rejoindre en novembre prochain Martin Currie.Kim Catechis prendra le poste nouvellement créé de responsable des marchés émergents internationaux (GEM), Alistair Reynolds devenant son adjoint. Ces nominations font suite à la décision de Martin Currie de mettre en place un desk marchés émergents internationaux distinct des activités en Asie.
Dans son étude consacrée au comportement écologique et social des quinze principaux constructeurs automobiles mondiaux, l’agence munichoise oekom research constate une amélioration du résultat d’ensemble, avec une note moyenne de C+ contre C lors de l'édition précédente (l'échelle va de A+ à D-). Aucun des groupes analysés n’a obtenu de note D ou D-. oekom research note que le meilleur résultat a été enregistré par Renault (B) suivi de BMW (également B) et PSA Peugeot Citroën avec B-. L’agence de notation, qui ne fournit son classement complet qu'à ses clients, précise aussi que les 9ème et 10ème place sont occupées par Fiat et Honda Motor avec la note C.
Durant les quatre dernières semaines, les investisseurs américains et européens ont retiré en net 93,7 milliards de dollars des fonds monétaires et, selon la Société Générale, les sorties nettes depuis le début de l’année ont atteint 300 milliards de dollars aux Etats-Unis ainsi que 15,5 milliards en Europe, soit respectivement 11 et 15 % de l’encours total, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Ces retraits ont surtout profité aux obligations d’Etat, notamment celles des pays émergents asiatiques libellées en monnaies locales, aux matières premières, aux obligations indexées sur l’inflation et aux ETF. En revanche, malgré la forte hausse des Bourses, les fonds d’actions profitent peu des sommes retirées des fonds monétaires.
«La crise de 2008 a mis en exergue la nécessité pour les gérants de fonds de hedge funds d’adopter une gestion de portefeuille encore plus active afin de pouvoir délivrer des performances absolues», indique une récente étude d’Olympia Research, l'équipe de recherche de la société de multigestion alternative Olympia Capital Management.Selon les auteurs du document, deux axes d’amélioration sont à envisager. Le premier est de «gérer de manière plus flexible l’exposition globale des portefeuilles, surtout en périodes d’extrême aversion pour le risque, comme 2008, au cours desquelles la diversification par stratégies est réduite et les hedge funds peuvent subir des pertes substantielles. On pense ici à une gestion dynamique du levier d’investissement, mais aussi et surtout à l’utilisation de stratégies d’overlay destinées à s’assurer contre le risque de pertes (drawdowns)». Le second consiste à « être plus dynamique dans l’allocation stratégique des portefeuilles, en profitant systématiquement de la dispersion et de la rotation de performances entre les stratégies de hedge funds à travers le cycle économique et financier». Pour Olympia Research, il est possible de mettre en place, voire de combiner, ces deux principes, " en adoptant une approche simple et systématique visant à conditionner l’allocation d’un portefeuille alternatif aux différents régimes de risque des marchés financiers». Ces régimes sont définis à l’aide d’un indicateur de risque global développé par Olympia. «En mesurant la perception du risque sur les principaux segments de marché via des facteurs alternatifs clés, cet indicateur se révèle en effet une bonne jauge du risque de drawdown des hedge funds mais aussi des rotations cycliques au sein des stratégies alternatives», précise l'étude. Ces travaux ont donné lieu au lancement, par Olympia Capital Management, d’un fonds SIF luxembourgeois.