A une semaine d’intervalle, le suisse Pictet et le belge Petercam ont chacun présenté à Paris leur fonds agriculture, des produits qui présentent bon nombre de similitudes dans la conception et le processus d’investissement.Le fonds de droit belge Petercam Equities Agrivalue (79 lignes) et celui de droit luxembourgeois Pictet Agriculture (65 lignes) lancés respectivement le 17 décembre 2007 et le 29 mai 2009 affichent des encours respectifs d’environ 300 millions et de 120 millions d’euros. Outre la thématique ressortant de leur raison sociale, ces deux produits ont en commun trois titres figurant dans leurs dix premières lignes, Archer-Daniels Midland, The Mosaic Company et Bunge, ainsi que des performances confortables tant en 2009 (48,83 % et environ 30 %) que cette année, avec 13,47 % et 8,45 % à fin avril. Ce qui peut valider le thème d’investissement, expliquant par là même la multiplication des fonds agriculture ces dernières années (avec ceux de Baring, de BlackRock, de DWS, par exemple).Alexander Roose, chez Petercam, comme Gertjan van der Geer, chez Pictet, mettent d’ailleurs en avant les mêmes arguments et les mêmes phénomènes, avec, pêle-mêle, la croissance démographique, les problèmes de l’eau, la pénurie de terres arables, le changement climatique, le développement durable, la modification des habitudes alimentaires, les problèmes structurels/logistiques et les besoins d’investissements en équipements.Un ensemble dans lequel s’invitent également les décisions des politiques sur les biocarburants, dont la rationalité écologique varie beaucoup d’un continent à l’autre, et la question des organismes génétiquement modifiés. Les deux gérants mettent aussi en exergue, chacun à leur manière, l’intérêt pour l’investisseur du potentiel de concentration tout au long de la chaîne de valeur, autrement dit la possibilité de profiter d’opérations de fusions-acquisitions.Le souci de la protection de l’environnementAutre point commun, l’accent mis sur le développement durable. Par exemple, Alexander Roose n’investit dans les valeurs de l’huile de palme que si les entreprises sont labellisées Clean Palm Oil, de même que Gertjan van der Geer ne tolère pas plus de 10 % d’OGM dans le chiffre d’affaires des sociétés et n’investit pas dans des sociétés qui détruisent la forêt primaire ni dans les entreprises produisant du bétail et de l’huile de palme à partir de surfaces gagnées sur la forêt vierge. Pictet s’est au demeurant attaché les services d’un conseil consultatif sur les thématiques environnementales.Le Petercam Equities Agrivalue investit par principe en amont et n’utilise pas de futures. Alexander Roose apprécie les productions intégrées et/ou pérennes (le bois avec par exemple Asian Bamboo, l’orange, le thé ou le caoutchouc, en plus de l’huile de palme). Il utilise une approche macro-économique (top-down) et évite les distributeurs alimentaires. Il investit tactiquement dans le saumon pour la hausse des prix prévisible, et ne s’intéresse aux firmes sucrières que dans les pays où le marché est régulé. A l'équipement agricole, il privilégie Turk Traktor, compte tenu de l’importance des surfaces arables en Turquie.De son côté, Gertjan van der Geer chez Pictet apprécie comme son homologue de Petercam une société comme América Latina Logística et n’utilise pas de dérivés non plus. Pour le long terme, il privilégié les sociétés de café, de cacao, de vanille et de soja, en plus de l’huile de palme (Wilmar). Aux équipements agricoles, il préfère CNH à John Deere, même s’il «commence à regarder» ce dernier. En revanche, il tend à sous-pondérer les producteurs de viande de porc et de volailles, sauf «opportunités tactiques», comme dans le cas de Tyson Foods.
Selon L’Agefi suisse, Roman Gaiser, gérant de Threadneedle spécialiste en high yield, estime que la croissance molle qui se profile en Europe plaide pour une allocation high yield. «Nous n’avons pas besoin que les entreprises génèrent des revenus en hausse et versent des dividendes. Il suffit qu’elles ne tombent pas en faillite et restent solvables.» Alors que de nombreux analystes restent bullish sur les marchés actions, Roman Gaiser estime que la dette corporate offre une meilleure perspective alors que le PIB européen devrait rebondir de seulement 1% en 2010.
Au cours des dernières semaines, le gérant vedette de franklin Templeton, Mark Mobius, a investi dans les actions émergentes des BRIC, l’actuelle baisse des marchés n'étant qu’une correction dans une tendance fondamentalement haussière. «Beaucoup de gens pensent que nous entrons dans un marché baissier. Il n’en est rien. Il s’agit d’une correction d’un marché haussier», a déclaré Mark Mobius à Bloomberg.Templeton a également acheté des titres de Dubai et de l’Egypte, sans réduire par ailleurs son exposition à la Corée du Sud, les sociétés en portefeuille étant «relativement bon marché».
Une étude réalisée par la firme londonienne ClientKnowledge pour le compte de BNY Mellon («Currency Hedging- Impact of FX Risk on the Investment Process and its Effecft on Performance») souligne l’intérêt croissant des investisseurs institutionnels pour les stratégies de couverture des risques de change."La couverture du risque de change dans le processus d’investissement en est à ses premiers balbutiements. Mais la tendance est claire : l’enquête indique clairement que la prise en compte des opportunités et risques liés au change va continuer à stimuler l’innovation produits, les stratégies de gestion des risques ainsi que les développements informatiques», estime David Poole, COO et associé principal de ClientKnowledge.
Le gestionnaire britannique Threadneedle vient de passer trois ans à élaborer une stratégie dans le domaine de l’ISR pour arriver à la conclusion qu’il s’agit d’une approche à intégrer au mieux dans la gamme de produits. «Très bientôt», explique Therese Niklasson, head of governance and responsible investment, «nous allons sortir un produit de type OEIC, très vraisemblablement sous forme d’un compartiment de la sicav luxembourgeoise». Il y a en effet un risque d'évaporation parce que le processus a été mis au point pour le compte du fonds de pension néerlandais du papier et des médias, qui a dû redéployer son portefeuille.Threadneedle veut donc, de manière très compréhensible, préserver son savoir faire et son historique de performance. Il est probable que le nouveau fonds sera commercialisé en priorité aux Pays-Bas, en Scandinavie et en France. Le gestionnaire a mis sur le dossier deux analystes ISR à plein temps, qui cohabitent avec les gérants «financiers», «auxquels ils servent en outre de consultants et apportent de la valeur ajoutée», souligne Therese Niklasson.Cela posé, Threadneedle, qui a déjà en rayon six fonds utilisant une sorte ou l’autre de filtrage ISR pour un encours de 500 millions d’euros, plus un mandat de 60 millions, «se fonde surtout sur une approche environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) avec un angle «best-in-class», sachant que l’analyse est sous-traitée à Riskmetrics, en se réservant un droit de veto complémentaire, surtout en fonction d'éléments supplémentaires dont cette agence pourrait ne pas disposer». Néanmoins, les considérations financières priment.Le gestionnaire britannique, qui met un point d’honneur à voter (par procuration) aux assemblées générales des quelque 1.500 entreprises dont il détient des titres, envisage de créer une gamme ISR complète, en commençant par les actions, les obligations venant plus tard. Parmi les thèmes, on peut imaginer des fonds marchés émergents, Etats-Unis et Royaume-Uni.
Dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Marc Renaud, fondateur de Mandarine Gestion à Paris, indique qu’il continue d’acheter bien que la situation sur les marchés d’actions soit aujourd’hui plus difficile qu’il y a douze mois. Mais les marchés se trouvent au point bas du cycle. C’est en principe le moment idéal pour acheter. Dans le même temps les marchés vont être volatils cette année, de sorte que les investisseurs doivent être prêts à réagir de manière rapide et souple, en vendant dans les hausses et en achetant dans les baisses. Détenir des actions trop longtemps comporte actuellement des risques élevés.Au fil de l’entretien, Marc Renaud indique se défier entre autres de Metro et de Carrefour mais miser sur des cycliques engagées dans les pays émergents comme Linde ou Holcim ainsi que dans les services aux collectivités comme E.On. Dans un registre plus risqué, il apprécie les banques bien gérées comme BNP Paribas, Deutsche Bank, Santander, HSBC ou UniCredit.
Sur les dix ans au 31 décembre 2009, les souscriptions nettes aux Etats-Unis enregistrées par Morningstar sont allées dans des proportions variant entre 55 % (gestion active actions) et 93 % (gestion indicielle actions) en cumulé aux fonds du quartile le moins onéreux, révèle une étude de Vanguard (“Costs Matter: Are Fund Investors Voting With Their Feet?»). Francis Kinniry Jr, principal, Vanguard Investment Strategy Group, explique que ce phénomène tient en partie à la popularité et à la dissémination croissante des ETF et à la multiplication des fonds d’actions gérés activement mais à faible coût.D’autre part, il est vraisemblable que cette préférence soit attribuable en partie à l’influence grandissante des conseillers financiers et des promoteurs de plans d'épargne-retraite d’entreprise, 80 % des encours étant détenus au travers de ces intermédiaires qui élargissent leur offre à bas coût.Enfin, souligne Francis Kinniry, la volatilité de l’environnement sur les marchés financiers a incité les investisseurs à se rendre compte, premièrement, que les coûts sont un élément important et, deuxièmement qu’ils sont un facteur contrôlable dans l'équation de l’investissement.A cela s’ajoute que l’information en ligne est de plus en plus aisément disponible et que la transparence augmente, tandis que les médias financiers sont de plus en plus critiques sur le montant des frais.
Les managed accounts, qui ont connu un regain de popularité dans le sillage des turbulences de marchés de 2008, sont encore très appréciées des investisseurs. «Nous pensons que le segment du managed account va continuer de croître fortement à court terme et plus modérément à moyen et long terme», estime Joanne Job, analyste chez Moody’s qui vient de publier un rapport sur le sujet («Hedge Funds : Investing Through Managed Accounts»).Dans une structure de managed account, où le gérant de hedge fund est autorisé à mener des opérations de trading sur le compte tandis que le détenteur dudit compte a la proprité et le contrôle des actifs, le niveau de transparence est plus important et l’investisseur est généralement à l’abri des mouvements de retrait.Le rapport relève toutefois que le développement des managed accounts a été dans le passé limité en raison des coûts plus élevés liés à ce type d’instrument et aux risques opérationnels. Avec la normalisation du marché, ces facteurs pourraient revenir sur le devant de la scène.
China Investment Corp, le principal fonds souverain chinois, est «très inquiet» au sujet des fluctuations de marché résultant de l’instabilité dans la zone euro, selon son président, Gao Xiqing cité par le Financial Times. Toutefois, ce dernier a indiqué que le fonds ne toucherait pas à ses investissements en Europe.
La Financière de Champlain continue de se diversifier, en créant la filiale Champlain Ressources Naturelles - détenue à 80 % - dont l’objet social est de porter des investissements dans le domaine agricole. Et pour son premier projet, cette nouvelle entité a choisi le thème des forêts. Elle vient ainsi de fonder une société en commandite par actions, Foncière Forestière, en partenariat avec d’autres acteurs, dont la vocation est d’acquérir des massifs forestiers et de les gérer durablement pour le compte d’investisseur particuliers. Pour ce faire, elle va lancer à destination du grand public une augmentation de capital. Cette opération porte sur l'émission de 100.000 bons de souscription au prix d’exercice de 105 euros incluant une prime d’émission de 5 euros par action. Le ticket d’entrée est de 2.100 euros et l’investisseur pourra bénéficier des avantages fiscaux prévus par la loi Tepa, en contrepartie d’une conservation des titres 5 ans minimum (75 % de réduction d’ISF dans la limite de 50 000 euros par foyer ; 25 % de réduction d’IR dans la limite de 25.000 euros pour un couple et 12.500 euros pour une personne seule). L’objectif serait de lever 5 à 10 millions d’euros. Fidèle à la vocation durable de la Financière de Champlain, Foncière Forestière souhaite mettre en œuvre une politique d'éco-certification des massifs acquis, en partant du label PEFC pour tendre vers les critères du label FSC. «Les revenus que l’on peut tirer de l’exploitation d’une forêt sont traditionnellement de deux types : des revenus récurrents provenant de la vente de bois coupé issu de la croissance biologique de la forêt ; une plus-value de cession potentielle liée à la progression de la valeur du foncier et l’amélioration de la qualité des eco-systèmes forestiers. Sur les dernières années, le prix d’un hectare a progressé de façon régulière avec un ralentissement suite à la tempête de 1999. Il s’agit donc d’un placement récurrent et offrant une faible volatilité. Mais la filière bois devrait également bénéficier, dans les prochaines années, d’un fort potentiel de valorisation lié à l’essor de nouveaux marchés autour d’une consommation plus responsable : papiers et meubles eco-certifiés, maisons écologiques, décoration éthique... Bien que disposant du 3ème potentiel européen, la France importe aujourd’hui l’essentiel de ces bois de qualité!», précise un communiqué de la Foncière Forestière.
Benjamin Melman, directeur de l’allocation et de la gestion de Quadrim 4 chez Edmond de Rothschild Investment Managers (Edrim), a indiqué jeudi que le fonds de performance absolue Quadrim 4 affiche pratiquement 300 millions d’euros d’encours contre 30 millions voici un an. Ce produit n’a pas, et de loin, épuisé son budget de volatilité de 4 % (il a évolué avec une moyenne de 1 %), ce qui ne l’a pas empêché de générer des rendements supérieures à l’Eonia de 119 points de base pour 2008 et de 126 points de base pour 2009. Depuis le début de cette année, la surperformance par rapport à ce taux sans risque est de 36 points de base (au 21 mai). Le produit a un coeur monétaire et investit le reliquat en futures, l’objectif idéal étant de générer une surperformance de 200 points de base par rapport à l’Eonia. Cela posé, le fonds a suffisamment convaincu les banques privées et les investisseurs institutionnels (banques et assurances pour leurs fonds propres) pour qu’Edrim réussisse à commercialiser le produit hors de France, avec notamment un cinquième de l’actif environ provenant d’Espagne, mais aussi de bons scores en Italie et en Suisse. Le Quadrim 4 commence également à intéresser les multigérants.Le Quadrim 4 mutliplie les stratégies pour éviter la corrélation, sachant que, pour Benjamin Melman, la diversification ne se situe pas simplement à l'échelon des classes d’actifs mais réside dans les styles de stratégies. Dans ce cas précise, Edrim mise sur des stratégies de rendement pour le moyen/long terme, soit value, soit en portage, sur des éléments techniques en utilisant les ressources du comportemental, et sur une analyse macroéconomique.Actuellement, compte tenu d’un aversion au risque très forte, Quadrim 4 n’est pas du tout exposé aux actions (ni d’ailleurs aux matières premières), mais mise sur les valeurs exportatrices en achetant des futures sur le Dax et en vendant des futures sur le S&P 500. Sur le plan technique, les gérants sont vendeurs de petites capitalisations américaines et acheteurs de grandes capitlisations, puisque les premières sont susceptibles de sous-performer les premières dans une «deuxième jambe» de baisse. Concernant les monnaies, le fonds est acheteur de francs suisses, tout en se positionnant pour profiter du rally du dollar, le billet vert remontant généralement en période de sortie de crise et/ou de «flight to quality». Enfin, dans l’optique rendement, Benjamin Melman signale que le fonds est sorti de la dette émergente mais a gardé du real brésilien (2,5 % du portefeuille) et qu’il maintient des positions en couronnes suédoises.
La société de gestion américaine Legg Mason a annoncé le lancement d’un programme de rachat d’actions accéléré pour un montant de 300 millions de dollars.Cette transaction s’inscrit dans le cadre de l’autorisation du board of directors de Legg Mason pour un programme de rachat d’actions jusqu'à concurrence de 1 milliard de dollars.
L’indice mondial de la confiance des investisseurs calculé par State Street a chuté de 11,2 points à 88,2 par rapport au niveau corrigé de 99,4 relevé en avril. Une baisse de la confiance des investisseurs institutionnels en Amérique du Nord en est principalement la cause, l’indice régional s’étant replié de 5 points pour s’établir à 98,3 par rapport au niveau corrigé de 103,3 obtenu le mois précédent. Chez les investisseurs européens, la confiance est également en repli de 3,5 points, passant de 95,7 à 92,2. L’Asie en revanche affiche une confiance solide, l’indice régional enregistrant une hausse de 6,8 points à 101.« Nous constatons ce mois-ci que les investisseurs institutionnels continuent à réduire considérablement leurs allocations en actifs à haut risque, dans une tendance déjà amorcée le mois dernier » a commenté Ken Froot, l’un des deux créateurs de l’indice. « Comme elles l’avaient fait au début de la crise du crédit « subprime » en 2007, les institutions ont pris les devants en procédant à la réduction du risque dès mars, alors que les marchés continuaient de monter. Le désengagement continu que nous observons ce mois-ci signale une incertitude considérable quant au niveau des déficits de larégion euro, et aux répercussions que ceux-ci auront à travers le monde. »« Suite à une analyse plus approfondie des données sous-jacentes, on peut dire que l’incertitude qui a plané autour du résultat des élections anglaises a joué un rôle au début du mois dans ce repli de l’indice, la volatilité du marché observée le 6 mai sur les bourses américaines ayant également été un facteur », indique pour sa part Paul O’Connell, l’autre concepteur de l’indice. « La seule note d’optimisme provient des investisseurs institutionnels en Asie, quoique là encore, les investisseurs demeurent sélectifs, privilégiant les pays producteurs de matières premières, mais évitant l’Europe et les États-Unis. »
La Caisse des Dépôts (CDC), la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et EFG Hermes ont annoncé le 26 mai le lancement du fonds InfraMed Infrastructure, premier instrument de financement de l’Union pour la Méditerranée. Le Fonds InfraMed sera le plus important fonds voué aux investissements dans les infrastructures dans les régions sud et est de la Méditerranée. Doté d’apports initiaux de 385 millions d’euros, dont 150 millions apportés par la CDC, ce nouveau fonds vise une dotation totale d’un milliard d’euros.Le fonds investira principalement dans des projets entièrement nouveaux, répondant aux exigences de base en matière de protection de l’environnement, d’impact social, de transparence et de passation de marchés, «dans un souci d’investissement à plus long terme que les traditionnels fonds privés d’investissement dans les infrastructures, la Société s’inscrivant dans une perspective de rentabilité économique à long terme», précise le communiqué.
Une étude publiée mercredi par la Deutsche WertpapierService Bank AG (dwp-bank) sur 3,5 millions de transactions entre août 2008 et avril 2010 débouche sur la conclusion surprenante que la corrélation négative entre la propension des particuliers allemands à investir en actions (les 160 valeurs du Dax, du MDax, du TecDax et du SDax) a été particulièrement marquée, souligne Karl-martin im Brahm, directeur de la distribution de dwp-bank.En fait, les particuliers ont acheté à l’automne 2008, au son du canon, ils ont été parfois très largement acheteurs nets d’actions durant le plus fort de la crise (on a enregistré des achats supérieurs aux ventes de 130 à 160 % entre octobre et décembre 2008). Et ils ont plutôt utilisé la hausse depuis le printemps 2009 pour s’alléger, notamment lorsque le Dax a retrouvé les 6000 points.Les données montrent également que les particuliers allemands ont su en outre réagir rapidement aux fluctuations intermédiaires du marché, ce qui prouve que beaucoup d’entre eux suivent les évolutions de la Bourse allemande de très près.
Mardi, lors de l’assemblée générale de la Société Générale, la société de gestion britannique Hermes et des groupes d’actionnaires français dont Phitrust Active ont demandé à Frédéric Oudéa de séparer ses fonctions de président et directeur général de la banque, rapporte le Financial Times. «Nous sommes très inquiets de la tendance actuelle en France de réunir à nouveau les rôles de président et directeur général», a déclaré Natacha Dimitrijevic, en charge des relations avec les entreprises françaises chez Hermes.
L’indice du private equity de State Street affichait au 31 décembre 2009 un rendement de 5,94%, en légère hausse par rapport au troisième trimestre 2009 et en progression de 2.226 points de base par rapport au rendement relevé au dernier trimestre 2008.« Au cours de l’année 2009, nous avons observé un nombre moins important de transactions et une baisse d’activité dans la collecte de fonds dans l’industrie du private equity » commente William Pryor, senior vice president de State Street Investment Analytics. « Cependant, au second semestre 2009, le secteur a connu une forte reprise, terminant l’année sur des rendements positifs dans toutes les catégories de fonds pour les horizons à un, trois et cinq ans. » De 2008 à 2009, tous les secteurs du Private Equity ont affiché un rendement sur un an de 15% d’une année sur l’autre après cinq trimestres consécutifs de rendements négatifs. Il est également à noter que les fonds Mezzanine et « Distressed Debt » ont enregistré un rendement de 35,3 % sur une période d’investissement d’un an. Depuis sa date de création jusqu’au quatrième trimestre 2009, le taux de rentabilité interne de l’indice à long terme (TRI) s’établit à 11,42 %, en hausse de 139 points de base par rapport au trimestre précédent. Les catégories Europe et Reste du monde affichent une augmentation de 14,91 % et 5,09 % respectivement, cette dernière enregistrant une hausse de plus de 250 points de base par rapport au troisième trimestre.
Selon Asian Investor, State Street Global Advisors (SSgA) vient de lancer son programme de couverture stratégique dynamique (DSH) pour les marchés asiatiques à destination des investisseurs institutionnels qui veulent gérer leur risque de change. Une initiative particulièrement bienvenue, selon SSgA, au moment où l’on s’attend à une appréciation des devises de la région par rapport au dollar.Parallèlement, SSgA proposera ses stratégies d’investissement dans les devises émergentes les plus liquides (Chine, Hong Kong, Indonésie, Inde, Philippines, singapour, Corée du Sud, Thaïlande et Taiwan).
Soo Hai Lim, gérant de fonds chez Baring Asset Management à Hong-Kong, estime dans une interview avec la Börsen-Zeitung que les investisseurs thaïlandais ont profité du reflux des investisseurs internationaux ces dernières semaines pour se repositionner sur les actions locales. Mais maintenant, il est temps de rechercher des placements plus intéressants.
Entre début 2009 et fin mars 2010, l’exposition des fonds espagnols aux obligations émises par CajaSur, qui est passée sous administration de la Banque d’Espagne vendredi, est tombée de 162 millions d’euros à 40 millions, rapporte Expansión. Une grande partie de la baisse tient au fait que les gérants n’ont pas réinvesti dans les nouvelles émissions les recettes tirées des titres arrivés à échéance, à cause de l’augmentation de la perception du risque.Expansión précise qu'à fin décembre, les fonds espagnols détenaient pour plus de 12 milliards d’euros de titres émis par les caisses d'épargne locales, ce qui représentait 15 % de l’encours des fonds monétaires et obligataires.