Dans une interview au handelsblatt, James Chanos, fondateur de Kynikos, qui s’est gagné au moment d’Enron la réputation du «plus grand vendeur à découvert du monde», explique qu’il mise actuellement sur la baisse des valeurs de l’automobile, notamment Ford et Fiat, parce que le secteur ne retrouvera pas sa prospérité d’antan, ce qui vaut également pour les compagnies aériennes. Il discerne aussi une bulle dans l’immobilier chinois, ce qui devrait se traduire par des baisses sur les titres de sociétés brésiliennes et australiennes dans les secteurs du ciment, de l’acier et du cuivre, qui ont le plus profité du boum immobilier en Chine.
En 2009, les 20 plus grandes fondations bancaires italiennes ont augmenté leurs encours, grâce aux bons résultats des marchés actions et obligataires. Mais elles ont vu fondre leur principale source de richesse : les dividendes des banques dont elles sont actionnaires. Résultat, leurs encours n’ont progressé que de 1,8 % par rapport à 2007 à 59 milliards d’euros environ, montre une étude de Prometeia citée par Il Sole – 24 Ore.
Selon Les Echos, une étude du cabinet Bain & Company montre que, malgré la concurrence des acteurs spécialisés, les banques généralistes captent près de 40% des encours sous gestion des clients dits «affluents» et haut de gamme. Cette situation offre un relais de croissance important, en particulier pour les groupes mutualistes. A l’instar du Crédit Agricole qui, avec près de 16 millions de clients particuliers en France et un client du marché haut de gamme sur trois en portefeuille, se trouve en possession de quelque 180 milliards d’euros d’actifs susceptibles de bénéficier de services de banque privée.
Greenflex, qui se présente comme la première Société de Services en Développement Durable (SSDD) française, a annoncé le 17 mai le lancement du Contrat de Performance Durable, le premier contrat qui assure à l’entreprise que toutes les dépenses liées aux diagnostics et à l’accompagnement de la mise en œuvre des plans d’actions, seront compensées par des économies budgétaires réalisées en deux ans. Dans le cadre du contrat, Greenflex s’engage à financer tous les coûts liés à la mise en oeugvre d’une stratégie Développement Durable performante constituée entre autres d’un diagnostic et d’un bilan carbone, des objectifs de réduction de l’empreinte DD de l’entreprise et des coûts associés, et d’un plan d’actions Développement Durable.Une fois la compensation réalisée, les économies seront partagées entre l’entreprise et Greenflex.
Grâce à l’effet marché, les actifs ISR sous gestion de Dexia Asset Management se sont accrus de 12% l’an dernier à 18 milliards d’euros, selon les données publiées dans le rapport 2009 sur le développement durable de Dexia.L’exercice 2009 s’est toutefois terminé sur une décollecte nette de 99 millions d’euros alors que 2008 avait donné lieu à une collecte nette de près de 500 millions d’euros.La part du marché européen ISR de Dexia AM s’est inscrite en baisse de 11,1% à 5,6% contre 6,3% en 2008 et 7,5% en 2007. Un recul peut-être dû à l’arrivée de nouveaux acteurs sur ce marché, mais aussi aux moindres performances de Dexia qui s’est vu retirer un mandat ISR en début d’année par le Fonds de réserve des retraites (FRR). Depuis mars dernier, Isabelle Cabie a pris les rênes de l’investissement durable et responsable en remplacement de Gaëtan Herinckx, parti développer un projet personnel sous d’autres latitudes.
D’après le consultant Monitor Group américain et la Fondazione Eni Enrio Mattei, de Venise, les investissements des fonds souverains ont chuté en 2009 de 37 % sur 2008 pour revenir à 69 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal. Le plus «dépensier» de ces fonds a été la Qatar Investment Authority (QIA), qui a investi à lui seul plus de 32 milliards de dollars, dont 10 milliards chez Porsche et 4,7 milliards chez Volkswagen.Selon le rapport, l’encours total des fonds souverains se situerait à 2.400 milliards de dollars.
L’Inde a annoncé vendredi la création d’un fonds de 11 milliards de dollars qui investira dans des infrastructures, rapporte le Financial Times. Le gouvernement a comme objectif d’attirer au moins 4,4 milliards de dollars de fonds de pension internationaux, de fonds d’assurances, de fonds souverains et d’agences multilatérales. Le solde viendra de sources locales.
L’indice Hedge Fund Credit Suisse/Tremont a enregistré en avril un gain de 1,49%, selon les premières estimations qui portent sur 74% de l'échantillon, contre 2,22% en mars.Huit stratégies sur dix ont terminé le mois en terrain positif. Se sont notamment distingués l’arbitrage de convertibles (1,70% contre 2,06% en mars) et l'évenementiel (2,28% contre 2,85%) alors que le short bias affiche un recul de 3,41%.
A côté des marchés émergents très fréquemment évoqués que sont le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (Bric), d’autres marchés mériteraient une attention beaucoup plus soutenue des investisseurs. C’est en tout cas le point de vue de Dan Tubbs, co-gérant du BlackRock emerging Markets Fund, qui évoque notamment l’Arabie saoudite, le Qatar et la Corée du Sud. Ces marchés affichent souvent les mêmes caractéristiques que les Bric en termes de croissance alors que leurs valorisations sont plus intéressantes. C’est ainsi que depuis 2005, le PIB du Pérou dégage une croissance de 7% par an en moyenne, celui de l’Indonésie s’inscrit à 5,5%, alors que les Etats-Unis s’inscrivent à 1,1%, le Royaume-Uni à 0,8% et le Japon à seulement 0,05%. Même évolution pour les marchés boursiers avec des taux de croissance de 230% pour l’Egypte et de 110% pour la Corée sur la même période de cinq ans, contre des taux compris entre 8% et 11% pour les Etats-Unis, le Riyaume-Uni et le Japon.Les Bric sont des marchés importants, mais on compte aussi 18 autres marchés émergents et 25 marchés frontières négligés par les investisseurs, avec deux moteurs structurels : la démographie et la croissance de la consommation.
Alliance Trust Asset Management devrait lancer le mois prochain un fonds obligataire corporate.Le fonds sera géré par quatre anciens gérants de Swip, dont l’ex-responsable du fixed income Roy Davidson, qui dirigera l'équipe. Le quatuor a rejoint Alliance Trust en début d’année.D’ici à la fin de l’année, Alliance Trust travaille également sur deux autres stratégies, un fonds actions asiatiques et un fonds actions japonaises, toutes deux pilotées par Jonathan Bolton, responsable des actions japonaises.
L’Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Association des institutions européennes de financement du développement (IEFD) ont annoncé la création d’un fonds destiné à financer la lutte contre le changement climatique.L’AFD, la BEI et les membres concernés de l’IEFD ont signé le 7 mai à Bruges un protocole d’accord relatif à l’Interact Climate Change Fund (ICCF). Les parties à l’accord ont l’intention de mettre en place un mécanisme de co-investissement qui permettra d’investir, avant la fin de l’année 2010, dans des projets du secteur privé appuyant la lutte contre le réchauffement climatique en Afrique, dans les Caraïbes et le Pacifique, en Asie et en Amérique latine.Les partenaires s’attacheront à démontrer l’attrait financier des projets respectueux du climat aux investisseurs privés des pays en développement et des marchés émergents, tout en s’engageant à jouer leur rôle de catalyseurs, en tant qu’investisseurs de base, afin de susciter d’autres investissements à long terme. Les institutions signataires encourageront l’utilisation des technologies propres en tant que partie intégrante du développement économique et apporteront des financements à long terme pour soutenir des projets liés aux énergies renouvelables dans des pays qui connaissent une grave pénurie énergétique et souffrent d’un accès insuffisant à l’énergie, afin de renforcer leur essor économique.
Le fonds Investissement Responsable et Durable (IRD) de Dexia, le Dexia Equities L Sustainable Green Planet est investi dans des entreprises qui fournissent des technologies innovantes et durables pour répondre aux défis environnementaux. Le thème de l’efficience énergétique représente le poids le plus important au sein du portefeuille. «C’est un thème d’avenir», souligne Wim Vermeir, directeur de la gestion de Dexia Asset Management et ancien gérant de fonds ISR de la société de gestion. Les différentes réformes et politiques engagées depuis quelques années ont pour but de réduire la consommation d'énergie. «Ces politiques sont un défi à relever pour les sociétés traditionnelles du secteur de l'énergie», note Laurent Milliat, analyste de durabilité chez Dexia Asset Management, qui vient de publier une étude sur l’impact de l’efficacité énergétique sur le secteur de l’électricité et du gaz. L'étude souligne que les entreprises électriques et gazières peuvent transformer les menaces de l’efficacité énergétique en opportunités. «Elles évoluent lentement vers un modèle consistant à vendre moins d’énergie et plus de services énergétiques», note Laurent Milliat. Certaines sociétés lui semblent particulièrement bien armées pour cela. Sur le marché résidentiel britannique, Centrica et Scottish & Southern Energy «sont bien placées pour bénéficier de l’offre de nouveaux services énergétiques aux ménages, tels que travaux d’isolation, audits énergétiques, solutions de microgénération ou compteurs intelligents. Les services sont un moyen d’attirer de nouveaux clients, d’accroître leur valeur et de garantir leur fidélité», explique l’analyste. Sur le marché énergétique institutionnel, pour les industriels et les municipalités, Veolia Environnement et GDF Suez «vont bénéficier de leurs divisions de services énergétiques», ajoute Laurent Milliat.
Le secteur des hedge funds a engrangé 7,6 milliards de dollars au mois de mars, et les actifs sous gestion s’inscrivent désormais à 1.640 milliards de dollars, selon les derniers chiffres de TrimTabs Investment Research et BarclaysHedge communiqués par Hedge Week. Sur les treize derniers mois, l’indice Barclay Hedge Fund a progressé de 29,9%. Au cours du seul mois de mars, le rendement moyen des hedge funds s’est inscrit à 2,9%, la meilleure performance enregistrée depuis septembre 2009.Les fonds multi-stratégie ont enregistré les plus grosses sorties de fonds (1,3% des actifs) en mars, alors que les fonds évenementiels (event driven) ont drainé les plus gros flux (1,5% des actifs). A 4,7% depuis le début de l’année, le rendement des fonds évenementiels est d’ailleurs l’un des plus élevés parmi les différentes stratégies.
L’indice Hennessee des hedge funds a progressé de 1,30% en avril (4,61% depuis le début de l’année), l’indice S&P 500 affichant pour sa part un gain de 1,48% sur le mois et de 6,42% depuis le début de l’année.Le Long/Short Equity Index marque un gain de 1,43% en avril et 4,59% depuis le début de l’année. A noter aussi que le Hennessee Distressed Index s’est accru de 4,13% en avril, et de 11,71% depuis le début de l’année.
Lancé le 30 janvier 2009, le Fonds Europe Rendement Flexible d’Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM) a désormais atteint les 125 millions d’euros d’encours et il affichait à fin mars une performance de 22 % depuis le démarrage.Cette version du Europe Rendement assortie d’un overlay de dérivés pour le protéger (le taux d’exposition peut varier de 20 à 80 %) était initialement destinée au «retail». A présent, explique Françoise Rochette, directrice adjointe, responsable de l’allocation globale, le produit a suffisamment fait ses preuves pour que les équipes commerciales puissent aborder à la fois les banques privées, les réseaux, les CGP, les institutionnels comme les caisses régionales, les fonds de fonds et les structureurs.Globalement, ce produit réussit bien à amortir la baisse, dont il ne supporte qu’un tiers, alors qu’il capture les deux tiers des hausses, avec une volatilité inférieure à celle du marché.
La collecte nette du secteur de la gestion d’actifs outre-Rhin s’est élevée au premier trimestre à 31,4 milliards d’euros, meilleur résultat enregistré depuis le premier trimestre 2007, confirmant la reprise amorcée au troisième trimestre 2009, selon les statistiques publiées par l’association allemande de la gestion d’actifs (BVI).Sur ce total, un montant de 20,8 milliards d’euros est allé à la gestion institutionnelle alors que les fonds ouverts au public drainaient 10,6 milliards d’euros. Les actifs sous gestion de l’ensemble du secteur ont progressé de 17% sur douze mois à 1.755 milliards d’euros contre 1.499,9 milliards d’euros un an plus tôt.Du côté des fonds ouverts au public (681,1 milliards d’euros à fin mars), les fonds diversifiés ont enregistré au premier trimestre une collecte de 5,4 milliards d’euros, les fonds immobiliers ouverts 3,2 milliards d’euros, les fonds actions 2,3 milliards, et les fonds obligataires 2 milliards d’euros. Les fonds monétaires ont subi une décollecte nette de 3,3 milliards d’euros.Les fonds actions restent en tête des fonds ouverts au public, avec un volume de 211,2 milliards d’euros au 31 mars, soit 31% du total, devant les fonds obligataires (21,8%) et les fonds diversifiés (13,2%).
La société de conseil AlphaClone LLC vient de mettre en ligne un nouveau produit, l’ETF 100, qui permet aux clients de suivre l'évolution des portefeuilles d’une centaine de gérants investissant dans des ETF. Actuellement, le portefeuille répliquant celui des meilleurs gérants est positionné à 40 % sur des ETF suivant l’or, à 17 % sur les pays émergents et à 7 % chacun sur les aurifères, la Corée du Sud, l’Inde, l’Afrique, du Sud, Taiwan et le S&P 500.
Un sondage effectué par Baring Asset Management auprès de 33 conseillers en gestion de patrimoine indépendants (IFA) du 15 au 18 février montre que 67 % d’entre eux estiment que les particuliers devraient exposer leur portefeuille à la zone Moyen Orient/Afrique du Nord ou MENA en anglais. 73 % justifient cette recommandation par une allocation aux ressources naturelles et 55 % par une exposition à l’augmentation des dépenses d’infrastructure tandis que 48 % pensent que l’investissement peut être intéressant parce que la présence de fonds souverains limite les besoins de financements externes.En termes d’allocation, Barings (qui a lancé récemment un fonds dédié à la région MENA) rapporte que 39 % des IFA jugent que les particuliers devraient consacrer 5 % de leur portefeuille à la zone, en plus de leur exposition aux marchés émergents mondiaux. 21 % d’entre eux préconisent une exposition comprise entre 11 et 20 %.
Une étude que vient de publier Russell Investments s’interroge sur la meilleure stratégie d’investissement applicable aux fonds à horizon arrivés à terme, c’est-à-dire après la sortie de la vie active («The date debate : Should target date fund glide paths be managed «to» or «through» retirement?») . Le débat oppose les tenants d’une politique d’investissement statique à ceux qui se disent plutôt favorables à une gestion encore active après le terme de ces contrats.Russell se prononce pour la première approche, estimant que pendant les années de retraite, une allocation conservatrice est plus intéressante en termes de risque/rendement. Selon l'étude, une allocation actions de 32% au moment de la retraite assure une probabilité de préservation du capital de 94% alors qu’une allocation de 60% réduit cette probabilité à 88%.
Selon Money Marketing, Invesco Perpetual réfléchit au lancement d’un fonds latino-américain.Invesco Perpetual gère déjà un fonds ouvert investissant sur la même zone, Invesco Perpetual Latin America, géré par Dean Newman. Depuis son lancement en 1994, le fonds de 390 millions de livres a dégagé un rendement de 269,5% sur les cinq ans au 19 avril, selon Morningstar.