Dans un contexte économique mondial pourtant difficile, les opérations de fusions-acquisitions impliquant au moins un acteur chinois font preuve de résistance avec un nombre record de 5364 transactions en 2011, une hausse de 5% par rapport à l’année précédente. L’activité se caractérise à la fois par une solide croissance des fusions-acquisitions réalisées par des entreprises chinoises localement et à l’étranger, ainsi que par une augmentation des montants unitaires des investissements dans le capital-investissement. Plus précisément, les opérations réalisées par la Chine à l’étranger augmentent de 10%, pour atteindre un record annuel de 207transactions, représentant 42,9 milliards de dollars, un montant en hausse de 12% par rapport à 2010. Même s’ils concernent tous les continents, les investissements de la Chine à l’international ont connu une augmentation particulièrement significative en Europe, avec 44 opérations annoncées en 2011 contre 25 en 2010. Outre le secteur des ressources naturelles, qui reste attractif, les secteurs visés en Europe sont l’industrie et les biens de consommation.En 2011, sur les 16 transactions à l'étranger d’une valeur supérieure à 1 milliard de dollars par des acquéreurs chinois, 14 concernaient le secteur des ressources et de l'énergie. On observe toutefois un intérêt croissant de la Chine pour les secteurs de la consommation et des produits industriels qui traduit l'évolution progressive du pays vers une économie tirée par la consommation.Confrontées à des difficultés pour mobiliser des fonds sous l’effet d’un durcissement de la politique budgétaire et des incertitudes sur les marchés, les PME chinoises à capitaux privés se tournent vers les fonds de capital-investissement, qui jouent un rôle accru au sein de l'économie. Conscient de cette situation, le gouvernement chinois renforce d’ailleurs son soutien au secteur du capital-investissement.
Lors de la première présentation officielle à la presse de son nouveau bureau de Paris, mardi, l’australien First State Investments (FSI) qui gère plus de 100 milliards d’euros d’encours, dont 45 milliards en Europe, a mis en exergue trois de ses stratégies : les actions émergentes, les obligations émergentes et l’infrastructure directe.Alan Nesbit, responsable adjoint actions émergentes, a indiqué que FSI analyse environ 2.000 sociétés et gère 46 milliards de dollars en actions émergentes et Asie-Pacifique hors Japon avec pour principe d’investir dans des entreprises, pas dans des titres. Il se dit actuellement prudent sur la Chine, surveille avec quelque appréhension l'évolution du prix des matières premières et s’interroge sur l’environnement politique au Brésil. Par ailleurs, le gérant a rappelé que l’accès de nouveaux investisseurs à cinq des fonds Asie-Pacifique est restreint depuis 5 mois (lire Newsmanagers du 5 septembre 2011) «pour protéger les intérêts des investisseurs».Helene Williamson (ex F&C), qui dirige une équipe de quatre personnes chargée du nouveau Emerging Markets Bond Fund, a indiqué que seuls deux pays dans son univers lui paraissent vraiment en difficultés actuellement -l’Ukraine et la Hongrie-, mais que d’une manière générale les obligations émergentes ont généré un rendement de 5,6 % l’an dernier contre moins de 2 % pour les Treasuries américains…Enfin, Philippe Taillardat, co-responsable depuis septembre des infrastructures européennes et basé à Paris, a précisé que First State a clairement séparé le pôle infrastructures en deux parties, le coté et le non coté. Pour la sienne, le non coté, l’encours de FSI se monte à environ 2,2 milliards d’euros, dont 700 millions pour l’Europe. Actuellement, le produit Europe est investi dans trois projets pour environ 150 millions d’euros à chaque fois, et l’objectif est d’atteindre une douzaine.
Selon un sondage réalisé en août et septembre 2011 par Northern Trust avec l’aide de Greenwich Associates* et dont les résultats ont été publiés hier, les investisseurs institutionnels du monde entier qui privilégient de plus en plus les stratégies passives s’intéressent de manière croissante aux indices sur mesure pour atteindre leurs objectifs de performance.Sur les 121 maisons interrogées (avec au total plus de 500 milliards de dollars d’encours), 40 % considèrent que le «beta sur mesure» joue un rôle important dans leurs modèles de construction de portefeuille, tandis que 51 % indique être disposés à étudier la possibilité d’utiliser des indices sur mesure pour atteindre leurs objectifs, même si seuls 22 % ont déjà procédé à l'évaluation de cette méthode.John Krieg, managing director, asset management, Europe, Middle East & Africa region, chez Northern Trust précise que 84 % des investisseurs institutionnels interrogés sont d’avis qu’atteindre leurs objectifs d’investissement est plus important pour eux que de surperformer un indice de référence.A l'échelon mondial, environ un tiers du panel rapporte que les produits passifs constituent actuellement plus de 40 % de leurs investissements en actions et en obligations, et 40 % pensent que cette proportion sera supérieure à 40 % sur les trois prochaines années. Néanmoins, seuls 29 % prennent en compte le niveau de concentration de leur exposition aux indices existants lorsqu’ils sélectionnent un nouvel indice.Pour les personnes interrogées, l’approche du beta sur mesure présente deux avantages principaux : une amélioration du compromis entre le risque et le rendement, d’une part, une diversification accrue, de l’autre.Au-delà, les atouts du «customized beta» sont perçus différemment selon les régions. Les investisseurs institutionnels européens y voient la possibilité d’augmenter la transparence et d’atteindre plus aisément les objectifs en matière d’investissement socialement responsable.Pour les asiatiques, il permet surtout d’augmenter l’efficience des portefeuilles en éliminant les biais méthodologiques et de pondération des indices traditionnels.En Amérique du Nord, enfin, les membres du panel estiment que le beta sur mesure est surtout un bon moyen de s’exposer à de nouveaux marchés. (*) Customized Beta: Changing Perspectives on Passive Investing
Les family offices européens veulent continuer à investir dans l’immobilier mais si possible à moindres frais et en se ménageant de meilleurs rendements.Dans cette perspective, un groupe nommé FORE, pour Family Office Real Estate, va prochainement lancer une plate-forme qui permettra aux family offices d’investir à plusieurs et directement dans l’immobilier commercial, rapporte Investment Europe. Le marché européen représente un encours d’environ 115 milliards d’euros sur lequel les family offices comptent parmi les acteurs les plus importants. Les associés de FORE sont Basil Demeroutis, précédemment associé chez Capricorn Investment Group, un family office dont les actifs sous gestion s'élèvent à plus de 4,5 mililards de dollars, et Peter Dove, actif dans la gestion de l’immobilier commercial depuis une trentaine d’années.
Pour répondre à une demande importante des hedge funds, des gestionnaires d’actifs et de différents opérateurs désireux de disposer d’un indice d’actions de petites et moyennes capitalisations européennes qui soient très liquides et rapidement négociables, Russell Investments lance le the Russell Europe SMID 300 Index, qui pourra servir de base pour des produits «investissables» (ETF, swaps non cotés et autres produits structurés).Ce produit, qui couvre 300 valeurs très liquides d’Europe développée, a été mis au point au terme de consultations en profondeur avec plusieurs établissements financiers comme Deutsche Bank, Goldman Sachs et UBS.
Les négociations en vue de l’acquisition de 71 % du groupe de composants et de structures aéronautiques espagnol Aernova (l’ancienne Gamesa Aeronáutica) par le fonds souverain Mubadala d’Abou Dhabi (23 milliards d’euros) ont finalement échoué au bout d’un an en raison d’une divergence sur le prix, rapporte Cinco Días. Mubadala n'était pas prêt à verser les 500 millions d’euros demandés par le groupe d’actionnaires vendeurs, notamment en raison du risque pays que représente l’Espagne et la mauvaise image de cette dernière sur les marchés internationaux. Aernova a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires en hausse de 20 % à 450 millions d’euros.Les actionnaires vendeurs sont Banco Espírito Santo (26 %), Corporación CCM (23 %), EBN Banca de Negocios (11 %) et Isolux (11 %), qui ont groupé leurs participations.
S’ils disposaient de 50.000 euros, 60 % des Allemands interrogés par TNS Infratest en septembre 2011 pour Axa Investment Managers choisiraient de les placer, mais seulement de 4% de ces derniers les placeraient en parts de fonds d’investissement. Et, parmi ceux qui possèdent déjà des parts de fonds, seuls 13 % opteraient pour un nouvel investissement de ce type, contre 24 % lors de l’enquête de 2010.Les critères prioritaires pour un placement les plus fréquemment cités sont la sécurité et la disponibilité. 21 % des Allemands favoriseraient le versement sur un compte à court terme et 27 % choisiraient le livret d'épargne.Selon Karin Kleinemas, directrice du marketing d’Axa IM pour l’Europe du Nord, le problème vient de ce qu’en Allemagne on «vend» les fonds, mais on ne les «achète» pas. De plus, trois quarts des Allemands ne savent pas que l’encours d’un fonds d’investissement est cantonné, de sorte qu’il est à l’abri d’une faillite éventuel du promoteur.
L’américain Russell Investments (141 milliards de dollars d’encours) a annoncé le lancement de la famille d’indices Russell Volatility Control Index Series dont l’objectif consiste à permettre aux investisseurs de mettre en œuvre une stratégie fondée sur un objectif de volatilité.Les nouveaux indices mettent en perspective les rendements des marchés d’actions en fonction d’une allocation dynamique entre un indice Russell sous-jacent et un investissement en liquidités. Au final, l’indice permet de limiter le risque en période de volatilité accrue des marchés et de maximiser l’exposition au marché lorsque la volatilité est faible.De plus, insiste Russell, ces indices présentent l’avantage d'être totalement personnalisables, ce qui permet aux clients de viser un niveau précis d’exposition au risque pour tout indice Russell d’actions internationales ou américaines.
Dans un contexte où les hedge funds proposent une transparence accrue au travers de structures ad hoc, la clientèle s’intéresse de plus en plus à ces véhicules qui devraient jouer un rôle accru dans les portefeuilles institutionnels, estime Lyxor. «Il est désormais possible de réaliser une analyse risque/rendement fiable sur les stratégies des hedge funds, similaire à celle mise en œuvre pour les classes d’actifs traditionnelles», relève une étude récente de la société de gestion. L’auteur de cette recherche, Mathieu Vaissie, estime les nouveaux véhicules d’investissement tels que les comptes gérés ou séparés, proposent aux compagnies d’assurances suffisamment de transparence et de liquidité pour permettre une analyse risque/rendement digne de ce nom.
En 2011, Allianz Real Estate annonce avoir investi un montant de l’ordre de 2 milliards d’euros en «equity» et en dette. Les investissements directs se sont quant à eux élevés à environ 1 milliard d’euros, précise un communiqué. Parmi ces investissements directs, on retrouve des transactions importantes comme l’acquisition de 80% du centre commercial Skyline Plaza à Francfort et l’achat d’un ensemble de bureaux «Forum Seine» à Issy-les-Moulineaux en banlieue parisienne.
Les études annuelles de PwC sur les transactions dans les secteurs de l'énergie et des énergies renouvelables («Power Deals» et «Renewable Deals») soulignent une forte progression des fusions-acquisitions en valeur sur ces deux secteurs, de respectivement 15% et 40%.Ainsi, le montant des transactions réalisées en 2011 dans le secteur de l’électricité et du gaz atteint 174 milliards de dollars. En Europe, le montant des fusions-acquisitions a diminué à 40 milliards de dollars en 2011, soit une baisse de 43% en valeur par rapport à l’année précédente.Les «utilities» nord-américaines ont en revanche réalisé des transactions à des niveaux historiques en 2011. Les montants en valeur ont plus que doublé d’une année sur l’autre, représentant 108 milliards de dollars. La raison principale de cette très forte activité est la consolidation entre acteurs du secteur aux Etats-Unis. L’activité des «Méga-Deals» a été très soutenue, avec sept opérations recensées sur les dix plus importantes dans le monde, ainsi que le plus gros deal de l’année 2011: le rachat du transporteur de gaz naturel El Paso Corp par le géant du transport et du stockage d’énergie, Kinder Morgan, pour un montant de 37,9 milliards de dollars.A noter que, pour la première fois depuis le lancement, en 2003, du rapport Power Deals de PwC, la zone Asie-Pacifique représente le plus grand nombre de transactions réalisées sur l’année avec 156 opérations, soit 27% du total mondial. En revanche, la valeur des transactions réalisées par les acteurs de la zone Asie-Pacifique diminue à 14 milliards de dollars en 2011, en baisse de 29% d’une année sur l’autre.Par ailleurs, le montant des transactions réalisées dans les énergies renouvelables, principalement l’éolien et le solaire, atteint un nouveau sommet. Ainsi, la valeur cumulée de ces transactions a augmenté de 40%, passant de 38,2 milliards de dollars en 2010 à 53,5 milliards de dollars en 2011, et ce malgré un fléchissement de 6% en volume.En effet, le secteur est encore jeune, et en cours de consolidation. La baisse des prix dans le solaire, les nouvelles réglementations et la concurrence chinoise ont engendré un mouvement de concentration des acteurs tant dans l’éolien que le solaire. Ensemble, ces deux secteurs représentent 59% des transactions en valeur réalisées sur 2011, soit une part quasiment stable par rapport à 2010.L’Europe a été en 2011 la zone géographique la plus active en termes de transactions, avec une croissance de 80% en valeur, passant de 16,7 milliards de dollars en 2010 à 30 milliards de dollars en 2011. Cela représente 56%, en valeur, des opérations de M&A pour le secteur des énergies renouvelables dans le monde.
Les Etats doivent agir dès maintenant pour faire en sorte que les infrastructures de transport et de travaux publics dont la planète aura besoin entre 2020 et 2030 soient opérationnelles, selon un rapport que vient de publier l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, «Les besoins d’infrastructures transcontinentales à l’horizon 2030 »)L’OCDE estime notamment que le trafic aérien de passagers pourrait doubler, le transport aérien de marchandises tripler, et les volumes de conteneurs maritimes manutentionnés dans les ports quadrupler à l’échelle mondiale d’ici 2030. Or le rapport note que la plupart des infrastructures actuelles au niveau des points d’accès et des corridors seraient incapables d’absorber ne serait-ce qu’une augmentation de 50 % de la demande.L’OCDE évalue l’investissement requis pour faire face à la demande dans les décennies à venir à 53 000 milliards de dollars, soit l’équivalent annuel de 2.5 % du PIB mondial. Sur ce montant, plus de 11 000 milliards de dollars seront nécessaires rien que pour les ports, les aéroports et les grands axes ferroviaires. Le secteur privé devra impérativement, selon ce rapport, accroître ses investissements dans les infrastructures de transport stratégiques.Les fonds de pension vont sans doute jouer un rôle plus actif dans l’offre de financement, mais avant d’engager d’importants capitaux, ils auront besoin de plus de transparence et de certitude réglementaire.
Même si sa gestion d’actifs a enregistré en 2011 un bénéfice d’exploitation record avec un coefficient d’exploitation très bas, Allianz entreprend actuellement de réorganiser ce pôle de fond en comble, rapporte la Börsen-Zeitung. Le groupe enterre le concept des boutiques parce qu’il a reconnu que la complexité croissante des produits impose que la distribution soit plus proche de chaque produit. Et qu’aucune organisation commerciale n’est plus capable de placer de manière crédible et complète un ensemble de styles d’investissement disparates.
Eric Le Coz, directeur général adjoint de Carmignac Gestion, a précisé au Financial Times Fund Management qu’une étude est en cours pour «formaliser le processus» d’exclusion de certains sociétés comme les fabricants d’armes et les sociétés de tabac. Cela s’inscrit dans le cadre de la réglementation qui va obliger en France les sociétés de gestion à dévoiler la manière dont elles prennent en compte les critères ESG (environnement, social, gouvernance). Aujourd’hui, cette exclusion ne fait pas explicitement partie de la politique des fonds, a précisé le responsable. Pour autant, Edouard Carmignac, le fondateur de la société de gestion éponyme les exclut depuis 20 ans
Malgré la difficulté des cessions d’actifs ces derniers mois pour le secteur bancaire, l’entrée en vigueur progressive des normes prudentielles de Bâle III pousse néanmoins certains acteurs à tenter tout de même un tour de piste pour les actifs les moins stratégiques et les plus consommateurs en fonds propres, rapporte Les Echos.Selon plusieurs sources, BPCE envisage ainsi de réfléchir à l’avenir de sa participation de 42% dans la société de promotion immobilière Nexity à partir du second semestre. De son côté, BNP Paribas a reçu des marques d’intérêt pour sa participation de 51% dans Klépierre. Les noms des foncières Unibail, Corio, Simon Property, Hammerson ou Westfield sont évoqués, ainsi que ceux d’investisseurs institutionnels.
Dans une interview à The Wall Street Journal, Mark McCombe, chairman de BlackRock pour l’Asie-Pacifique, indique être «bullish» sur l'économie chinoise parce que Pékin parvient à gérer magistralement son économie de manière centralisée à travers les incertitudes économiques qui sont nombreuses avec la situation en Europe et les questions structurelles en Amérique. Il est également positif sur l’Inde à cause de l’esprit d’entreprise, mais son principal défi est celui des infrastructures, et il va falloir du temps à ce pays pour rattraper la Chine à cet égard.Mark McCombe indique qu’il a toujours tenu l’Indonésie pour un gérant endormi qui tente en ce moment de surmonter ses problèmes structurels.Quant à l’Australie, la suractivité de son économie reflète en réalité la croissance des échanges commerciaux inter-régionaux et le fait que la Chine est sur une forte pente de croissance, ce qui signifie qu’elle doit trouver des ressources ou des partenaires capables de lui fournir les matières premières dont elle a besoin, ce qui est le cas de l’Australie.
Quelques jours après la deuxième LTRO à trois ans de la BCE, les gestionnaires crédit conservent un optimisme proche de celui du début d’année, rapporte L’Agefi dans le cadre de son panel Crédits. Ils sont ainsi 73% à surpondérer la classe d’actifs, contre 79% le mois précédent. Le groupe des optimistes a encore grossi le mois dernier, puisque, début février, ils étaient 68% à prévoir une évolution positive des spreads. Cela étant, même si aucune gestion n’anticipe de nouvelles tensions sur le crédit dans les semaines à venir, certains stratégistes voient une multitude de risques sur la macroéconomie et les fondamentaux qui apparaîtront probablement à court terme.
Avec le service Investing for a New World, BlackRock met en ligne à l’adresse www.blackrock.com/newworld une boîte à outils multimédias destinée à aider les investisseurs, quelle que soit leur taille, à mieux profiter des possibilités offertes par les marchés en construisant des portefeuilles plus dynamiques et plus diversifés. Cette offre, qui intègre un accès à la plate-forme d’information BlackRock Institute, est la contribution de BlackRock à l’offensive que Lawrence D. Fink, PDG de BlackRock souhaite voir mener par le secteur de la gestion d’actifs qui devrait selon lui «collaborer avec les entreprises pour aider les investisseurs à adopter une perspective à long terme. Nous devons redoubler d’efforts pour offrir des conseils et apporter des réponses» (…). «Si nous voulons financer l’allongement de la vie, nous devons convaincre les individus qu’il faut commencer dès aujourd’hui à investir sur le long terme. La longévité est un atout que nous devons exploiter et non un handicap».
Sur la base des données communiquées par les 16 grandes entreprises cotées américaines dont les engagements de retraites dépassent les 20 milliards de dollars, la performance des actifs et la contribution des sociétés ont été considérables en 2011, mais cela n’a pas empêché les engagements d’augmenter plus vite que les actifs, constate Russell Investments. De fait, le déficit mondial de financement de ce groupe de fonds atteignait au 31 décembre un total de 173 milliards de dollars contre 121 milliards un an plus tôt, ce qui est imputable essentiellement à la baisse du taux d’actualisation (discount rate).Le «club des 20 milliards de dollars» représentant au total des engagements de retraites supérieurs à 750 milliards de dollars, il est suffisamment représentatif de l'évolution de la situation dans l’ensemble du secteur. Et même si les entreprises ont pris des mesures pour réduire les déficits de leur fonds de pension, la baisse des taux d’intérêt en 2011 a détérioré la situation financière de tous les acteurs.Pour combler ce déficit et se conformer aux exigences du Pension Protection Act de 2006, les injections de liquidités devront être importantes non seulement en 2012 mais les années suivantes. D’après Russell, les entreprises du club des 20 milliards ont contribué pour 114 milliards de dollars sur la période 2005-2011. Compte tenu du déficit à fin décembre dernier, le total des sept années suivantes pourraient bien être plus proche des 250 milliards de dollars.
«Le rendement absolu est passé au second plan par rapport à la sécurité», indique dans un entretien au Corriere Economia, Domenico Siniscalco, le président de l’association italienne des professionnels de la gestion et vice-président de Morgan Stanley, interrogé sur le comportement des épargnants italiens. «Une grande demande de sécurité, d’aide à la planification d’un avenir plus compliqué et plus obscur a émergé», ajoute-t-il. Par ailleurs, Domenico Siniscalco rappelle qu’un projet de loi est en cours pour que tout investisseur voulant ouvrir un plan d’épargne individuel puisse le faire. Ce véhicule pourra contenir des fonds, des assurances ou des titres pour au moins cinq ans et bénéficiera d’une fiscalité avantageuse.