Les gérants actions sont les plus optimistes sur les perspectives de rendement de leur classe d’actifs, selon un sondage réalisé récemment par l'équipe multigestion d’Aviva Investors auprès de gérants au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie et en Amérique latine.La majorité d’entre eux (64%) s’attend à des rendements supérieurs à 5%, seulement 3% d’entre eux prévoyant des rendements négatifs. En revanche, seulement 7% des gérants obligataires comptent enregistrer des rendements supérieurs à 5% sur les obligations souveraines en 2012. Ils sont même 20% à prévoir des rendements négatifs sur la dette souveraine, 13% envisageant des rendements négatifs sur la dette corporate. Du côté des gérants de hedge funds, les attentes de rendement se situent dans une fourchette comprise entre 5% et 15%. Les gérants spécialisés dans l’immobilier sont une majorité à tabler sur des rendements compris entre 0% et 10%. Ils sont 10% à prévoir une progression supérieure à 10%. Seulement 17% d’entre eux s’attendent à une baisse. Parmi les plus grands risques évoqués selon les classes d’actifs, la zone euro constitue le risque numéro un pour une majorité (70%) de gérants actions, alors que la pénurie de liquidité dans le secteur des obligations corporate constitue le risque majeur pour les gérants obligataires. A noter aussi que les gérants immobiliers sont 83% à estimer que les clients sont beaucoup plus préoccupés par le rendement que par le passé, à comparer à 71% pour les gérants actions, 67% pour les gérants fixed income mais seulement 9% du côté des gérants de hedge funds.
Les émissions de sukuk ont atteint l’an dernier un montant record de 84,5 milliards de dollars, en progression de 64,5% par rapport à l’année précédente et un quasi-doublement des montants émis en 2007, selon une étude de Standard & Poor’s («Global Crisis Boosts Growth In A Lovely But Fragmented Sukuk Market», 10 février 2012).L’agence s’attend cette à une dynamique comparable à celle de 2010 et 2011, qui pourrait déboucher sur un nouveau montant record d'émissions. Depuis le début de l’année, les émissions de sukuk représentent 23 milliards de dollars, dont 20 milliards pour le seul mois de janvier. A noter toutefois qu'à ses niveaux actuels, le maché des sukuk ne représente que 1% environ du total des émissions obligataires dans le monde. Les principaux émetteurs restent les Etats et les entreprises parapubliques de Malaisie et des pays du Golfe. Les sukuk demeurent avant tout destinés aux investisseurs locaux et sont essentiellement émis dans les monnaies locales. Le ringgit (Malaisie) représente 70 % environ des montants émis en 2011, la deuxième devise étant le riyal (Qatar) et la troisième le dollar US, à environ 10 % chacun. Standard & Poor’s souligne que la crise de la zone euro a mis un sérieux frein aux projets annoncés par certains pays européens. Dans l’immédiat, les initiatives devraient plutôt venir du secteur privé. HSBC a fait appel au marché pour un montant de 500 millions de dollars et Goldman Sachs a annoncé le lancement d’un programme de 2 milliards de dollars qui n’a pas encore vu le jour. Autrement dit, les émetteurs potentiels de sukuk pourraient plutôt se trouver en Afrique, suggère Standard & Poor’s. La région a notamment des besoins de financement (en infrastructures) très importants, alors qu’elle est déjà destinataire d’investissements directs en provenance de Malaisie et du Golfe. Dans cette perspective, la Banque Islamique de développement, notée AAA, dont de nombreux pays africains sont membres, pourrait apporter un soutien.
S&P Indices a annoncé le 15 février le lancement d’un indice censé fournir une exposition aux actions non américaines identifiées par S&P comme étant des titres de grande qualité en termes de croissance et de stabilité des bénéfices et des dividendes.Le S&P International Developed High Quality Rankings Index sera notamment utilisé par PowerShares pour la création de produits ETP.
Plus de 50% des acquisitions envisagées sur les marchés en croissance avortent à l’issue des étapes de due diligence, selon une étude de PwC sur les opérations de fusions-acquisitions dans les marchés émergents («Réussir vos acquisitions dans les pays émergents»). Pour les acquisitions conclues, l’impact en termes de valeur créée ou détruite est très supérieur à celui observé sur les marchés matures. Ainsi, sur la base de notre échantillon, les acquisitions les plus défavorables se sont traduites pour l’investisseur par la perte de la moitié de son investissement initial en moyenne.De l’analyse qui porte sur plus de 200 transactions, PwC a dégagé sept difficultés dans la conduite des transactions dans les pays à forte croissance: le manque de transparence de l’information financière, la difficulté à justifier des niveaux de valorisation élevés, le risque associé à des pratiques commerciales non conformes, les difficultés d’intégration post-acquisition, les difficultés de négociation, l’apparition de conflits entre partenaires et les interventions des pouvoirs publics.Face à ces difficultés, PwC propose un certain nombre de mesures afin de gérer ces risques et augmenter les chances de réussite dans les pays émergents. Parmi les mesures évoquées figurent notamment l’identification du «rationnel stratégique» d’une transaction très amont, les visites sur place ou encore la mise en place des «meilleures pratiques» en termes de conduite des transactions et les adapter aux spécificités des marchés locaux pour faire face aux risques élevés de ces marchés.
Sur ses 5 milliards de francs suisses d’encours dans le domaine des diversifiés, Lombard Odier Investment Managers (LOIM) affiche 2,5 milliards de francs d’actifs gérés selon une approche» risk parity» multiclasses d’actifs et 400 millions de francs en monoclasse d’actifs, également en risk parity. En 2011, LOIM a collecté 400 millions de francs en net pour la stratégie, essentiellement grâce à un très gros mandat obtenu d’un fonds souverain asiatique.Cette méthodologie, conforme à la directive OPCVM et qui peut utiliser une composante «short», consiste à introduire une véritable diversification en fonction du budget de risque inhérent à chaque classe d’actifs ou à chaque secteur au sein d’une classe d’actifs, plutôt que de fixer une allocation ex ante et de s’y tenir.De surcroît, LOIM, qui se focalise exclusivement sur les risques liquides équipondérés (2/5 d’actions développées ou émergentes, 2/5 d’obligations souveraines et 1/5 de matières premières), est capable de fournir un overlay tactique pour optimiser le résultat de la «risk parity». Manifestement, cette formule attire les grands institutionnels pourtant rompus à l’allocation d’actifs et Jean-Louis nakamura, CIO, asset allocation group, a nettement l’impression que ces clients utilisent les produits risk parity de LOIM pour «benchmarker» leur allocation d’actifs interne.Le gestionnaire helvétique compte obtenir assez prochainement prochainement l’agrément de l’AMF pour commercialiser en France un fonds coordonné de droit luxembourgeois qui allie risk parity et alpha tactique.
Sur les 5.175 stratégies ESG (environnementales, sociales et de gouvernance) analysées par Mercer, seules 9 % méritent vraiment les meilleures notes (ESG1 ou ESG2) dans ce domaine, indique le consultant qui note ces stratégies depuis 2008 dans toutes les classes d’actifs et dans toutes les régions du globe.Comme on pouvait s’y attendre, 57 % des stratégies notées ESG1 sont dédiées aux thématiques ESG ou développement durable, et 72 % sont gérées par des signataires des Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI). Parmi les stratégies ESG2 (la classe juste inférieure à ESG1), 22 % sont labellisées ESG ou développement durable, ce qui signifie que 78 % sont des stratégies générales (mainstream) qui incorporent des critères ESG dans leur politique. Les signataires des PRI sont 22 % dans cette catégorie.Mercer précise que sur les 5.175 stratégies analysées, 57 % concernent les actions cotées, 20 % l’obligataire et les 23 % l’immobilier, le private equity, les hedge funds et autres classes d’actifs alternatifs. Le private equity est le domaine dans lequel on trouve la plus forte proportion de stratégies avec les meilleures notes ESG tandis que les hedge funds et l’obligataire sont celles où cette proportion est la plus faible.
Les investisseurs en quête de rendement ont continué de se ruer vers les fonds dédiés aux marchés émergents durant les premiers jours de février. Les fonds d’obligations émergentes ont ainsi terminé la semaine au 8 février sur une collecte record de 2,14 milliards de dollars, les fonds d’actions émergentes affichant pour leur part des souscriptions exceptionnelles de 5,8 milliards de dollars, selon les statistiques communiquées par EPFR Global.La collecte depuis le début de l’année s'élève ainsi à 3,8 milliards de dollars pour les fonds d’obligations émergentes contre 2,7 milliards de dollars pour la période correspondante de 2011, et à 17 milliards de dollars pour les fonds d’actions émergentes contre des rachats nets de 11,4 milliards de dollars l’année précédente. Les fonds d’actions dans leur ensemble ont drainé 9,83 miliards de dollars, les fonds obligataires enregistrant de leur côté une collecte nette de plus de 6 milliards de dollars. Autres gagnants de la semaine, les fonds obligataires high yield, les fonds actions EMEA, les fonds d’actions européennes et les fonds d’olbligations municipales. Les fonds monétaires ont enregistré pour leur part une collecte nette de 11,2 milliards de dollars, plus des trois quarts de ce montant ayant été affectés aux fonds monétaires européens.
The Wall Street Journal constate que 70 % des gérants «stock-pickers» ont surperformé l’indice S&P 500 en janvier, alors qu’ils étaient moins d’un quart pour l’ensemble de 2011. Certes, quelques semaines ne font pas une tendance durable, mais les marchés ont été plus stables et les actions sont moins corrélées, ce qui profite aux gérants actifs qui se focalisent sur les fondamentaux des entreprises plutôt que sur le momentum ou le consensus de marché.Si ces gérants actifs continuaient de surperformer, ce qui justifierait les commissions plus élevées qu’ils facturent, beaucoup de conseillers financiers risquent de se trouver en porte-à-faux alors qu’ils ont recommandé à leurs clients des fonds indiciels ou des ETF. Et la plupart de ces conseillers préconisent la prudence, car ils suspectent que les performances élevées ne vont pas durer.
Les gérants obligataires européens sondés par Fitch dans le cadre de sa dernière enquête trimestrielle bouclée le 31janvier, pensent, pour 73% d’entre eux, que la crise de la dette souveraine dans la zone euro va se poursuivre cette année ou empirer, rapporte Les Echos. Ceux qui croient à une résolution des problèmes ne pèsent que 3% du panel et ceux qui estiment que les tensions vont s’atténuer 24%. Le sondage montre néanmoins une nette amélioration du sentiment des investisseurs envers les banques.
Dans un entretien avec la Börsen-Zeitung, Carl Heinz Daube, directeur général de la Deutsche Finanzagentur, annonce que l’Etat fédéral va lancer un support de plan d'épargne destiné à être placé directement auprès des particuliers. Après ce produit dont le nom de code est pour l’instant Schatzdepot des Bundes, il y aura aussi une obligation à taux variable. Les préparatifs concernant un programme de billets de trésorerie (commercial paper) de l’Etat fédéral sont très avancés, mais ce produit n’a pas la priorité absolue pour cette année.Enfin, Carl Heinz Daube indique qu’il n’est pas prévu de lancer d’obligations à très long terme, comme le 50 ans émis en janvier par l’Autriche, parce que ce genre de papier n’est pas rentable pour l'émetteur. D’autre part, le manager précise que le Bund ne compte pas émettre d’obligations indexées sur l’inflation qui soient destinées à la vente directe aux particuliers.
La société de gestion Principal Investment Management invite les investisseurs à privilégier les fonds de rendement plutôt que les fonds growth dans l’environnement actuel de faible croissance. Dans ses dernières recommandations, Principal suggère aux investisseurs de sortir du fonds Neptune Income (1 milliard de livres d’encours), compte tenu de son biais sur la croissance mondiale, rapporte Investment Week.Le fonds de Neptune figure désormais sur la «liste grise» de Principal, qui fait référence à des fonds dont le style n’est plus en faveur ou qui risquent de péricliter. Principal publie par ailleurs sa «liste blanche» (les fonds gagnants) et sa «liste noire» des fonds à éviter. Un seul nouveau venu figure dans la liste blanche, le Fidelity MoneyBuilder Dividend, qui s’intéresse en priorité aux sociétés bien gérées générant du cash flow et susceptibles de servir du rendement aux investisseurs en période de stress.La Liste BlancheTroy Trojan Income, Threadneedle UK Equity Income, Threadneedle UK Equity Alpha Income, Threadneedle UK Monthly Income, CF Walker Crips Equity Income, Invesco Perpetual High Income, Invesco Perpetual Income, RBS Equity Income, Artemis Income, St James’s Place UK High Income, Cazenove UK Equity Income, Aviva Investors UK Equity Income, Royal London UK Equity Income, Fidelity MoneyBuilder Dividend.La Liste NoireLazard UK Income, Ignis UK Equity Income, Jupiter Income Trust, Old Mutual Equity, JPM UK Higher Income, Standard Life UK Equity High Inc, Marlborough UK Inc and GTH Trust, Henderson Global Care UK Income, AXA Framlington Monthly Income, Henderson Higher Income, AXA Framlington Equity Income, Scottish Widows UK Equity Income, GLG UK Income, SWIP UK Income.(sur la base des données au 31 décembre 2011)
Dans L’Agefi, Erick Muller, directeur produits du pôle global fixed income chez JPMorgan AM, se dit très positif sur le marché du high yield. Par ailleurs, «nous conservons stratégiquement une exposition longue sur le crédit depuis la fin de l’année dernière», précise-t-il. «Nous avons renforcé notre position sur la zone euro en début d’année et en particulier sur les financières. En termes de qualité de crédit sur les «corporates» non financières, nous préférons le segment BBB dont la valorisation nous paraît plus porteuse de valeur que les meilleurs segments AA ou A», souligne Erick Muller.
Le gouvernement japonais a évoqué la création d’un fonds souverain, dont l’une des missions serait de contenir la progression de la monnaie en investissant massivement dans des actifs détenus dans des devises étrangères. Le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a indiqué devant le Parlement qu’il était prêt à l’envisager. Le Premier ministre ne souhaite pas que l’actuel fonds de pension du pays soit réquisitionné dans une mission de lutte contre un yen fort. Le «Governement Pension Investment Fund», qui représente, avec 1.200 milliards d’euros, la plus grande réserve d’actifs de retraite du monde, investit pour l’instant avec beaucoup de prudence, les deux tiers de ses fonds étant placés dans des bons du Trésor japonais.
Le volume global estimé des appels d’offres en sélection de gérants lancés par les investisseurs institutionnels français s’est établi l’an dernier à 13,5 milliards d’euros, en recul de 55% par rapport à 2010, selon l’enquête annuelle de bfinance auprès de 20 sociétés de gestion représentant environ 80% des encours de gestion institutionnelle déléguée.Parmi les raisons de cette évolution figure notamment une nette contraction de la renégociation de mandats obligataires, qui avait animé le marché l’an dernier. On observe également un recul significatif du poids du Fonds de réserve sur les retraites (FRR) sur le marché des appels d’offres, à 30% des volumes contre 60% en moyenne les années précédentes.A fin décembre 2011, l’encours long terme délégué par les institutionnels français aux sociétés de gestion s'élevait, hors monétaire, à 383 milliards d’euros. C’est donc moins de 4% de l’encours qui a été réattribué l’an dernier sous forme d’appels d’offres, contre près de 7% en 2010.L’enquête sur les appels d’offres signale aussi un net changement dans la répartition du volume d’opérations par classes d’actifs. 2011 marque le grand retour de la gestion diversifiée, avec parmi les investisseurs les plus emblématiques Novalis-Taitbout pour un montant de 3 milliards d’euros. Au total, la gestion diversifiée représente 33% des volumes d’appels d’offres en 2011, après 5% en 2010 et 3% en 2009. En revanche, la part des produits de taux dans les recherches lancées en 2011 est tombée à 20% contre 76% en 2010.Cela dit, la demande de gestion diversifiée en France ressort beaucoup plus traditionnelle, si on la compare à l’engouement des institutionnels anglo-saxons pour les fonds de croissance diversifiée l’an dernier. Si les investisseurs français ne les ont pas encore adoptés, ils ont en revanche été nombreux à s'équiper l’an dernier de mandats d’allocation tactique pour piloter l’exposition de leur portefeuille.Parallèlement à la gestion diversifiée, les actions reviennent en force dans les appels d’offres (24 % des volumes contre 6 % l’an dernier), principalement grâce au FRR, qui a remanié une grande partie de son portefeuille d’actions européennes pour un montant global de 3 milliards d’euros.A noter également l’intérêt pour l’immobilier. La Caisse des dépôts a initié pour le compte de l’Ircantec un appel d’offres pour un gérant d’OPCI (300 millions d’euros). L’Erafp a pour sa part réalisé son premier investissement immobilier avec AEW Europe (40 millions d’euros) et vient de lancer une procédure de sélection pour l’attribution de deux mandats pour un montant de 650 millions (Newsmanagers du 8 février).
Fidelity Worldwide Investments a rejoint le chœur grandissant des actionnaires de Xstrata qui réclament un changement dans les conditions proposées par Glencore pour fusionner les deux sociétés, rapporte le Financial Times. Fidelity fait partie des dix principaux actionnaires de Xstrata, avec 1,5 % du capital, et détient 2,3 % de Glencore. «Nous soutenons le principe d’une opération mais nous pensons que les conditions doivent être revisitées», a déclaré Fidelity.
Selon JPMorgan que cite L’Agefi, les fonds monétaires américains ont augmenté leurs actifs bancaires de la zone euro en janvier et ce, pour la première fois depuis avril 2011. Ils ont ajouté 27 milliards de dollars de dette bancaire de la zone euro, dont 23 milliards pour les seules banques françaises, à leurs portefeuilles le mois dernier.
A fin décembre, les fonds classés «développement durable» en Allemagne par Ecoreporter affichaient des actifs de 28,1 milliards d’euros, ce qui représente une contraction de 12 % par rapport à fin 2010, rapporte la Börsen-Zeitung. Le nombre de ces fonds a d’ailleurs diminué à 289 contre 306 douze mois plus tôt.
Le fonds souverain d’Abou Dabi, l’Abu Dhabi Investment Authority, a nommé l’ancien directeur général de Carrefour Property, Pascal Duhamel, en tant que nouveau responsable des investissements immobiliers en Europe, rapporte Financial News.
Les hedge funds ont terminé le mois de janvier sur un gain de 2,63%, après une année 2011 calamiteuse (lire par ailleurs), selon les statistiques HFR. Il s’agit de la meilleure performance enregistrée par le secteur depuis plus d’un an.Les stratégies Equity Hedge sont les plus performantes, avec un gain de 3,84% sur le mois. Viennent ensuite les stratégies Event Driven et Relative Value Arbitrage avec des progressions de respectivement 2,4% et 2,3%. Après une année 2011 dans le rouge, les hedge funds investissant dans les marchés émergents ont commencé l’année sur un gain de 5,3%, la meilleure performance mensuelle depuis mai 2009. Les hedge funds exposés à la Russie/Europe de l’Est et à l’Amérique latine ont dégagé des performances de respectivement 9,2% et 6,9%.
Les gérants de hedge funds, qui sont de plus en nombreux à vouloir lancer des fonds Ucits alternatifs (aussi dénommés «Newcits»), devraient toutefois rester très attentifs à une réglementation en perpétuelle évolution, estime Cerulli Associates dans une étude publiée le 8 février consacrée aux produits complexes.Les gérants devront notamment envisager l’abandon de la vente à découvert directe, quasi unanimement considérée comme une technique contre-productive. «Il est peu probable que les régulateurs des fonds Ucits tolèrent que la marque soit compromise d’une façon ou d’une autre», estime BarBara Wall, director chez Cerulli Associates. «Alors que certains gérants ont réussi à contourner l’interdiction de la vente à découvert, leurs intérêts pourraient être mieux servis en utilisant des stratégies autres que la vente à découvert au sein de la structure complexe du fonds Ucits afin de sécuriser du rendement», ajoute-t-elle.Les critiques se concentrent également sur l’utilisation des dérivés, principalement les ETF synthétiques, dans les fonds Ucits alternatifs. Cerulli relève que les dernières statistiques sur les ETF en 2011 signalent une aversion aux ETF synthétiques, non pas en raison de problèmes de performance mais surtout en raison de préoccupations réglementaires."Dans le climat actuel, les gérants devraient redoubler d’attention sur la satisfaction de la clientèle, leur besoin de liquidités et, avant tout, la transparence», remarque Barbara Wall. Autrement dit, plutôt que de se distinguer avec des produits complexes à forte composante d’alpha, les gérants de hedge funds feraient mieux de se concentrer sur la simplicité et les stratégies faciles à comprendre, dans la lignée de ce que souhaitent les régulateurs et les distributeurs.Des régulateurs qui, en Europe, envisagent d’ailleurs de distinguer les fonds Ucits en produits complexes et non complexes. L’initiative, qui n’a pas soulevé l’enthousiasme, ne devrait pas toutefois empêcher l’essor du segment des fonds Ucits alternatifs, qui a progressé de 60% depuis fin 2009 à près de 128 milliards d’euros et qui pourrait doubler de taille dans les douze prochains mois. Certains estiment que d’ici à 2020, le segment des Ucits alternatifs pourrait atteindre 1.200 milliards d’euros. La croissance viendra pour l’essentiel des fournisseurs de hedge funds plutôt que des acteurs traditionnels qui sont actuellement à l’origine de l’essentiel de l’offre. Selon Richard Day, COO de ML Capital, estime que le segment a besoin d’une offre de produits plus diversifiée ainsi que d’une plus grande variété de gérants expérimentés. De son point de vue, la demande concerne notamment les managed futures, les stratégies «macro systemic» et discrétionnaires, notamment de la part des investisseurs du Moyen-Orient.