Les fonds monétaires américains prime ont augmenté de 21 % leur exposition aux banques de la zone euro en février, selon la dernière étude de Fitch Ratings sur le sujet. Il s’agit de la deuxième hausse mensuelle consécutive, après une forte réduction de l’allocation à ces établissements. Malgré tout, l’exposition des fonds monétaires aux banques de la zone euro reste inférieure de plus de 60 % par rapport aux niveaux de la fin mai 2011. Les banques françaises ont alimenté cette hausse en février, puisque les fonds monétaires US ont accru leur exposition à ces établissements de 38 % en février. Mais le niveau par rapport à mai reste inférieur de 79 %.
L’association britannique Life and Longevity Markets Association (LLMA) vient d’annoncer le lancement de plusieurs indices de longévité. Ces indices serviront de référence globale pour le transfert des risques de longévité et de mortalité aux investisseurs et autres contreparties.Les quatre indices proposés par l’association couvrent l’Angleterre et le Pays de Galles, l’Allemagne, les Pays-Bas et les Etats-Unis.
Eurex a annoncé hier, à la grande surprise de plusieurs opérateurs, le lancement prochain de contrats à terme sur les OAT à partir du 16 avril, rapporte Les Echos. De tels contrats avaient connu un grand succès dans les années 1990, avant la disparition du Matif.
Hartford Financial Services Group Inc a annoncé mercredi qu’il arrêtera la vente des rentes variables (variable annuities) et envisage la cession d’une grande partie de ses activités d’assurance vie, rapporte The Wall Street Journal.Cela est destiné à doper le cours boursier et donc à satisfaire les exigences du gestionnaire alternatif Paulson & Co (le plus gros actionnaire de The Hartford avec 8,5 %) qui réclame une mutation «drastique» de cette compagnie vieille de deux cents ans. Cette dernière se concentrera sur l’assurance des biens et des personnes, sur les prestations aux salariés et sur les mutual funds, des pôles dont le rendement sur fonds propres devrait atteindre 12-13 % cette année.Cela ne satisfait pas John Paulson, qui considère qu’il s’agit là seulement d’un premier pas.
Lors d’une présentation à Paris, le 21 mars, BNY Mellon Asset Management a braqué les projecteurs sur les fonds irlandais Brazil Equity Fund (469,3 millions de dollars) et Latin America Infrastructure Fund (8,6 millions) gérés par BNY Mellon Arx.Concernant le Brésil, Alex Gorra, directeur de cette filiale locale du groupe, a souligné que les actions semblent désormais sorties de leur mauvaise passe, que les taux d’intérêt et l’inflation sont orientés à la baisse et que la gestion budgétaire s’avère convenable. Le pays devrait afficher cette année une croissance de 3,2-3,3 % et les investisseurs étrangers se bousculent, qu’il s’agisse de fonds souverains, d’institutionnels ou de fonds de pension d’entreprises.Actuellement, Arx affiche un encours de 6,5 milliards de dollars contre 7,1 milliards fin 2010, malgré quelque 500 millions de dollars de souscriptions nettes en 2011. La diminution s’explique en réalité par l’effet de marché, avec la chute de 19,9 % du marché brésilien des actions (le fonds Brésil n’a perdu «que» 15,98 % et le fonds long/short a gagné 4 %), et la dépréciation du real contre dollar.Les encours d’Arx se ventilent sur 3 milliards de dollars en actions, 1,5 milliard en hedge funds et 2 milliards en obligataire ; les investisseurs étrangers sont à l’origine de 2 milliards de dollars d’actifs gérés. Les clients sont à 60-65 % des institutionnels et 10 % des family offices.
A quelques encablures des élections présidentielles en France, Paris Europlace a rappelé dans un Livre Blanc le rôle essentiel de l’industrie financière pour accompagner le financement de l'économie et les mesures indispensables à mettre en œuvre pour 2012-2015, y compris pour tirer les leçons de la crise financière.Le Livre Blanc souligne notamment la nécessité d’orienter l'épargne française vers l’investissement long terme, en consolidant les encours existants de l'épargne longue, en faisant bénéficier l'épargne à risque, notamment en actions, de la «clause de l'épargne la plus favorisée fiscalement», en développant les contrats de retraite collectifs d’entreprises (Perco) et en instituant une garantie de stabilité fiscale et sociale pour l'épargne de long terme.Le document insiste également sur l’accélération des développements de la finance durable en France et en Europe.
AltaFund, le fonds d’investissement immobilier d’Altaréa Cogedim, devrait signer son premier achat dans les prochaines semaines, rapporte L’Agefi. Il s’agit d’un immeuble de bureaux à Paris intra muros, aux meilleurs emplacements et à restructurer en vue d’une cession à moyen terme. AltaFund a levé 600 millions d’euros auprès de quatre investisseurs (deux fonds souverains, un fonds de pension néerlandais et un assureur français) en plus d’Altaréa Cogedim, ce qui lui donne un «pouvoir d’achat» de 1,2 à 1,4 milliard d’euros.
Un très net regain d’optimisme marque le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 9 et 15 mars auprès d’un échantillon de 278 participants représentant un montant d’actifs sous gestion de 796 milliards de dollars. Les investisseurs sont de plus en plus confiants sur les perspectives de la croissance, 28% d’entre eux en net prévoyant un renforcement de l'économie mondiale dans les douze prochains mois, contre seulement 11% en février. Un renversement de tendance spectaculaire puisqu’au début de l’année, la majorité des investisseurs s’attendaient à un ralentissement de l'économie. La zone euro ne reste pas à l'écart de cette évolution puisque la part des optimistes et des pessimistes s’est équilibrée à 50/50 alors qu’en février, 35% des participants tablaient sur une détérioration de la situation économique.Le regain d’optimisme touche également l'évolution des bénéfices des sociétés, 6% de l'échantillon prévoyant une amélioration dans les douze prochains mois alors que le mois précédent, les investisseurs pariaient à hauteur de 11% sur une baisse des bénéfices.Corollaire de cet optimisme, les investisseurs sont de moins en moins nombreux à s’attendre à une nouvelle salve d’assouplissement quantitatif. Près de la moitié de l'échantillon (47%) ne prévoit pas une poursuite de l’assouplissement quantitatif aux Etats-Unis, contre 36% en février. Même tendance pour l’assouplissement quantitatif en Europe, qui n’est plus au programme de la Banque centrale européenne pour 39% des investisseurs contre 23% un mois plus tôt. Toutefois, 13% des allocataires s’attendent à un regain d’inflation alors qu’ils étaient 16% en février à tabler sur un reflux.A noter aussi le retour de flamme des investisseurs pour l’Europe, les Etats-Unis et le Japon alors que les perspectives se troublent pour les marchés émergents. Les investisseurs internationaux sont ainsi beaucoup moins inquiets sur le risque souverain en zone euro, 38% d’entre eux en faisant le risque numéro un contre 59% en février.
En février, les indices alternatifs calculés par l’Edhec-Risk Institute ont comme en janvier pratiquement tous terminé dans le vert à l’exception de la stratégie «short selling» qui accuse un repli de 5,59% après une hausse de 6,85% en janvier.La stratégie la plus performante a été la stratégie «emerging markets» qui affiche un gain de 3,33% en février et de 7,4% depuis le début de l’année. A noter aussi les bonnes performances du «long/short equity», qui progresse de 2,63% sur février et de 6% sur les deux premiers mois de l’année, des «distressed securities», qui enregistrent un gain de respectivement 1,95% et 5,2%, de l’"event driven», qui s’inscrit en hausse de 1,76% et 4,7%.L’arbitrage de convertibles, qui a profité de son exposition à l’obligataire, affiche un gain de 2,03% sur le mois et de 4,4% depuis le début de de l’année.Les fonds de fonds ont dégagé une performance de 1,46% en février et de 3% depuis le début de l’année.
Invesco Asset Management propose pour la première fois aux investisseurs retail chinois deux fonds d’actions «A» dans le cadre de son troisième quota d’un montant de 100 millions de dollars en tant qu’investisseur institutionnel étranger qualifié (QFII), rapporte Asian Investor.Le premier, Invesco China Opportunity Fund III, investira au moins 70% de ses actifs dans des actions «A», tandis que le second, Invesco PRC Dynamic Equity Fund, aura la possibilité d’investir dans les actions des différentes catégories «A», «B» «H», ainsi que dans les véhicules collectifs d’investissement.
Une équipe d’anciens traders électroniques de RBC Capital envisage de lancer une plate-forme alternative de trading visant à réduire l’impact du trading à haute fréquence sur le négoce des gros lots, rapporte HFT Review.Cette initiative intervient alors que les investisseurs institutionnels sont de plus en plus nombreux à vouloir se protéger contre le trading à haute fréquence. La nouvelle plate-forme, soutenue par RBC et de grandes institutions buyside, pourrait prendre la forme d’un «dark pool» (plate-forme opaque).
Le succès grandissant des fonds liés à la volatilité des actions américaines suscite des inquiétudes parmi les conseillers en investissements, rapporte le Financial Times. Les ETF qui suivent l’indice Vix du CBOE ont enregistré des souscriptions record cette année. Mais les produits ont régulièrement perdu de l’argent non seulement parce que la volatilité des actions a baissé mais aussi parce que les promoteurs de fonds doivent périodiquement acheter de nouveaux contrats de futures Vix ce qui est onéreux.
Le fournisseur d’indices S&P Indices a annoncé le19 mars le lancement du S&P GIVI (S&P Global Intrinsic Value Index), qui associe une volatilité réduite avec une pondération spécifique qui prend en compte la valeur intrinsèque d’un titre plutôt que sa capitalisation de marché.S&P a accordé une licence d’utilisation pour cet indice et toute la famille des sous-indices portant sur les marchés développés et émergents à Goldman Sachs Asset Management.
Durant la deuxième semaine de mars, les fonds obligataires ont encore eu la faveur des investisseurs alors que les banques centrales américaine et japonaise ont réaffirmé leur volonté de maintenir les taux d’intérêt à un niveau très bas.Les fonds obligataires ont terminé la semaine au 14 mars sur une collecte nette record de 7,57 milliards de dollars, selon les statistiques communiquées par EPFR Global.
Dans une interview à L’Agefi, Yves Maillot, directeur des investissements de Robeco Gestions, indique qu’il compte maintenir sa sous-pondération sur les actions dans l’immédiat. Selon lui, les questions structurelles et de solvabilité de certains Etats ne sont pas résolues en zone euro. Et aux Etats-Unis, «malgré une apparente amélioration de l’emploi, la situation des consommateurs reste fragile, et sur les marchés financiers, la politique monétaire très accommodante crée une survalorisation des actifs non justifiée par la santé de l'économie», souligne Yves Maillot. «La tension est retombée sur les marchés, mais le risque de correction devient important et la gestion du risque nous amène à limiter l’exposition actions», résume-t-il.
Le capital-investisseur Blackstone serait entré en négociations exclusives avec la Société Générale, qui désire réduire son exposition à l’immobilier, au sujet d’un portefeuille de 100 millions d’euros de crédits pour l’immobilier commercial adossé à des bureaux et des magasins de bonne qualité aux Etats-Unis, rapporte le Financial Times. Ni Blackstone ni la Société Générale n’ont souhaité commenter.
Dans la base de données de Morningstar, on ne trouve en Allemagne que neuf fonds spécialistes des grandes capitalisations françaises, contre 58 focalisés sur leurs homologues allemandes, constate le Financial Times Deutschland. Cela dit, malgré ce «biais domestique», les investisseurs allemands n’ont pas manqué grand’chose ces trois dernières années, puisque le CAC 40 n’a gagné que 13,5 % alors que le MSCI Europe affichait une hausse de 20,3 %, et qu’en moyenne la performance des fonds «France» notés par Morningstar s’est limitée à 11,3 %.Néanmoins, les meilleurs ont battu l’indice-phare grâce à leur gestion active couronnée de succès : les fonds Métropole France A et Fidelity France A ont gagné respectivement 17,2 et 15,2 %. Cela posé, il faut relativiser, puisque le troisième est un fonds indiciel, le SSgA France Index Equity Fund P (+ 15,1 %) de State Street.
Le fonds Qatar Holding, contrôlé par l'émirat gazier du Golfe, a pris 1,03 % du capital de LVMH, rapporte Les Echos. Cette entrée au sein du groupe français a eu lieu en 2011, comme l’indique le document de référence de LVMH publié hier par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Une participation valorisée aux environs de 680 millions d’euros. Le nouvel actionnaire était tenu de déclarer au groupe contrôlé par Bernard Arnault son entrée au capital avant l’assemblée générale du 5 avril, car il avait franchi le seuil statutaire des 1 %.
La mesure de performance n’a jamais été un sujet très consensuel. La dernière enquête trimestrielle réalisée auprès des conseillers financiers américains (Financial Professional Outlook) par Russell Investments en offre encore une illustration. Les conseillers financiers n’ont pas du tout la même approche que leurs clients sur la mesure de la performance d’un portefeuille.La majorité des conseillers (53%) envisagent la performance comme la mesure des progrès réalisés par un portefeuille par rapport aux objectifs d’investissement du client tout en ajoutant que seulement 29% des clients mesurent la performance de cette façon. Les conseillers précisent que leurs clients mesurent la performance sur la base de facteurs de court terme comme le rendement à un an (54%), la performance absolue du portefeuille (49%) ou encore la volatilité du portefeuille (41%).La dernière enquête montre aussi un fossé persistant sur les perspectives des marchés. Alors que les conseillers affichent un optimisme marqué sur l'évolution des marchés de capitaux au cours des trois prochaines années (78%), ils sont seulement 18% à signaler un sentiment similaire chez leurs clients.Les points de vue semblent toutefois se rapprocher sur les prévisions de performance pour 2012. Les conseillers prévoient 3,9% en moyenne pour un portefeuille prudent, 5,9% pour un portefeuille diversifié et 8,3% pour un portefeuille agressif. Les clients, par ailleurs pessimistes, sont encore plus optimistes que leurs conseillers sur les perspectives de rendement en 2012 : 4,3% pour un portefeuille prudent, 6,5% pour un portefeuille équilibré et 9,3% pour un portefeuille agressif.
Les grands fonds de pension britanniques ne détiennent plus qu’une toute petite partie des actions cotées au London Stock Exchange, souligne Henderson Global Investors. Selon l’Office national des statistiques britannique, le pourcentage de titres dans les portefeuilles des fonds de pension est tombé à 9%, son plus bas niveau depuis 1963. Le «culte de l'équité», à savoir que les actions surpeforment toutes les autres classes d’actifs sur le long terme, a du plomb dans l’aile.Cela dit, les fonds de pension britanniques ne boudent pas complètement les actions puisqu’ils s’intéressent de plus en plus aux actions non britanniques. Et les investisseurs étrangers, dont les fonds souverains, considèrent les actions comme des placements de long terme intéressants.Les investisseurs étrangers détiennent d’ailleurs 40% environ du marché actions britannique qui représentait un encours de quelque 1.800 milliards de livres à fin décembre 2011.