Réduire la volatilité des actions, développer des stratégies pour des rendements non corrélés, identifier des solutions pour maximiser les revenus, gérer l’exposition au risque du passif. Voici la recette proposée par State Street Global Advisors (SSgA) aux fonds de pension pour les aider à gérer le risque de financement des retraites, dans un environnement marqué par la volatilité du marché et les changements réglementaires. Dans un récent rapport intitulé « Managing Pension Risk: Confront Your Risk/Reward Dilemma », SSgA a publié un certain nombre de recommandations pour les gérants, les comités d’investissement et les conseils d’administration des fonds de pension, des fondations et fonds de dotation. Parmi ces recommandations, SSgA recommande notamment une compréhension claire des engagements de retraite d’une institution et des situations l’exposant au risque. Une attention particulière doit également être portée au résultat final, il faut donc prendre des décisions de stratégie et d’allocation d’actifs qui ne seront plus axées sur le seul rendement des actifs. Une conception de portefeuille adaptée à la situation unique de chaque régime de retraite doit être adoptée. Enfin, le rapport stipule une budgétisation du risque réfléchie, «prenant en considération les risques pouvant mener à un rendement et les risques alignés sur le niveau de capitalisation du plan de retraite».
Les fonds monétaires américains “prime” ont augmenté leur exposition aux banques de la zone euro de 15 % en dollars depuis fin décembre, selon la dernière étude de Fitch sur le sujet datée du 23 février. Il s’agit d’un revirement de tendance après plusieurs mois de rabotage. Ce regain d’intérêt a notamment profité aux banques françaises, auxquelles l’exposition a monté de 150 %.Les fonds monétaires américains sont désormais investis à hauteur de 11 % de leurs actifs sur des banques de la zone euro, ce qui reste loin des 31 % constatés fin mai. Une réduction principalement alimentée par l’aversion au risque, ces véhicules allouant traditionnellement plus de 30 % aux banques de la zone euro, si l’on se fie aux données de Fitch entre fin 2006 et mi-2011.
A compter du 20 février, ebase (groupe Commerzbank, au travers de comdirect) a pris en charge l’administration de quelque 50.000 comptes titres de clients de Generali Investments Deutschland KAG. A cette occasion, la palette de services disponibile pour les clients de Generali a été élargie. Ainsi, les fonctionnalités incluent désormais l’accès aux comptes à vue et à terme ainsi qu’une formule supplémentaire de suivi pour la liquidation des contrats d’assurance vie parvenus à échéance. Cette offre doit permettre d’augmenter le taux de réinvestissement et de maintenir les liquidités des clients au sein du groupe Generali Allemagne.
Nyse Euronext défend son bilan sur les PME-ETI et critique le rapport Giami-Rameix sur le financement du secteur, rapporte Les Echos. Jugeant que cette activité n’est pas stratégique pour Nyse Euronext, les rapporteurs préconisent d’isoler les marchés PME-ETI au sein d’une filiale, avec des moyens et des équipes dédiés. A l’occasion du lancement de son comité d’orientation stratégique, l’opérateur historique a indiqué qu’il était prêt à travailler avec la CDC sur la création d’une filiale dédiée aux PME, mais veut rester majoritaire.
Avec le modèle Smart Holdings de StarMine, Thomson Reuters vient de mettre en ligne un produit permettant de prédire quelles valeurs les gérants de fonds sont susceptibles d’ajouter à leur portefeuille, ou de revendre. En se fondant sur le comportement des investisseurs institutionnels, Smart Holdings doit en effet permettre d’identifier les actions qui vont gagner ou perdre en attrait pour ces gérants durant le trimestre suivant.Le modèle fait appel à différents contenus de Thomson Reuters sur la composition de l’actionnariat, les données financières des entreprises et un système exclusif de mesure prédictive des révisions des avis d’analystes, SmartEstimates.Smart Holdings repose sur l’hypothèse que les gérants de fonds ont tendance à acheter les actions d’entreprises présentant certaines caractéristiques fondamentales (cours/bénéfice, révisions des projections, momentum du cours). Le modèle sélectionne parmi 25 facteurs largement suivis ceux qui sont les plus importants aux yeux d’un gérant donné, ce qui permet d'établir un profil d’achat pour chaque fonds, profil qui est ensuite appliqué à quelque 40.000 titres dans le monde. Une rétropolation sur onze ans a montré que le Smart Holdings produit des performances de manière stable sur la durée.
Selon le dernier sondage TNS Infratest effectué en septembre 2011auprès d’un échantillon de 1.000 personnes, 59 % des Allemands sont prioritairement investis en fonds d’actions, avec 41 % (contre 34 % en 2011) détenant des parts de fonds obligataires et 27 % (contre 18 %) des parts de fonds monétaires. Un Allemand sur cinq a investi aussi dans des fonds de matières premières, contre un sur six lors du sondage précédent publié l’an dernier, rapporte Axa Investment Managers (Axa IM), qui a commandé le sondage.Concernant les fonds d’actions, la part dévolue par les investisseurs aux produits de valeurs européennes a augmenté à 86 % (contre 71 %) tandis que 24 % détiennent des parts de fonds d’actions des pays industrialisés et 8 % des parts de fonds d’actions de pays émergents.Il faut néanmoins relativiser ces données, car seuls 17 % des Allemands détiennent des parts de fonds d’investissement, comme les deux années précédentes.
Le fournisseur de données sur les marchés financiers Interactive Data Corporation a conclu un partenariat avec le suisse RepRisk, spécialiste de l’intelligence économique dans les domaines environnemental, social et de gouvernance (ESG) afin d'élargir la gamme de contenus disponibles sur Prime Terminal Solution, la formule sur mesure d’Interactive Data pour les ordinateurs de bureau.Dans la pratique, les données quantitatives de RepRisk sur les indicateurs de risque de réputation des différents entreprises et secteurs, avec les données actuelles et un historique, seront disponibles au travers de PrimeTerminal. La formule doit permettre aux professionnels de la finance (gérants de fonds, conseillers de banques privées) de suivre le parcours ESG des sociétés dans le monde entier et de sélectionner pour leur portefeuille celles qui obtiennent les meilleures performances tout en apportant la preuve qu’ils se conforment effectivement aux Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI).Les utilisateurs auront aussi accès à des études critiques publiées par un grand nombre de parties prenantes diversifiées (médias, ONG, agences gouvernementales, groupes communautaires, universitaires, groupes de réflexion et médias sociaux).
L’association Finansol a lancé le 21 février son Guide pratique de l'épargne salariale solidaire dont l’objectif affiché est d’inciter les salariés à souscrire à un fonds d'épargne salariale solidaire.L'épargne des FCPE solidaires, placée en partie dans des entreprises ayant une démarche socialement responsable, permet de créer des emplois pour des chômeurs de longue durée, de construire des logements sociaux ou encore de favoriser des activités de solidarité internationale et respectueuse de l’environnement. En 2010, les FCPE solidaires labélisés Finansol ont offert une performance financière comprise entre 2,6% et 9,75%.
Le Livret A a enregistré au mois de janvier une collecte nette de 3,96 milliards d’euros, son plus haut niveau depuis trois ans, selon les chiffres communiqués le 21 février par la Caisse des dépôts. Le Livret de développement durable a pour sa part drainé 920 millions d’euros en janvier.L’encours total sur ces deux produits atteint ainsi 291,7 milliards d’euros à fin janvier.
Le gestionnaire du Government Pension Fund - Global (l’ex Fonds pétrolier norvégien), Norges Bank Investment Management (NBIM), a annoncé qu’il va devenir parrain de l’Asian Corporate Governance Association (ACGA) dont il est membre depuis 2008. Il en est le premier «foundation sponsor» et Anne Kwam, global head of ownership policy souligne que les intérêts de l’AGCA, très compétente et efficace, sont très bien alignés avec deux de NBIM qui est un investisseur majeur dans la région.
Un sondage effectué par le gestionnaire allemand Union Investment Real Estate (UIRE) auprès de 167 investisseurs allemands, français et britanniques montre que 20 % seulement du panel estiment disposer de critères indiscutables pour juger du caractère durable des immeubles dans lesquels ils peuvent investir. Ils étaient encore 25 % dans cas lors de l’enquête publiée début 2011. La consommation d'énergie primaire est considérée comme l'élément le plus important pour juger du caractère durable des actifs en portefeuille par une très large majorité (83 %) des responsables interrogés. D’autre part, 67 % du panel, contre 58 % en 2011, accordent une grande importance aux coûts sur tout le cycle de vie de l’immeuble. Viennent ensuite le tonnage de déchets par an (62%), la consommation d’eau (55 %), l’empreinte carbone (47 %) et le pourcentage de consommation attribué aux énergies renouvelables (43 %).UIRE note que aussi 60 % des investisseurs, notamment les assureurs et les caisses de retraite, ont l’intention d’augmenter considérablement leurs placements dans immeubles «durables».
Les incertitudes relatives à la Grèce ainsi que les tensions au Moyen-Orient ont atténué récemment l’appétit pour le risque des investisseurs. Durant la semaine au 15 février, les fonds d’actions émergentes ont enregistré une collecte inférieure de 50% à celle des dernières semaines tandis que les fonds d’obligations émergentes absorbaient moins du tiers des flux observés récemment, selon les estimations communiquées par EPFR Global.Les fonds d’actions dans leur ensemble ont terminé la semaine au 15 février sur une décollecte de 1,7 milliard de dollars, les rachats dans les fonds d’actions des marchés développés n'étant pas compensés par des souscriptions de 2,2 milliards de dollars dans les fonds d’actions émergentes.La collecte des fonds obligataires s’est inscrite à 7,03 milliards de dollars, les fonds monétaires accusant pour leur part une décollecte nette de 6,3 milliards de dollars. Au 15 février, la collecte des fonds obligataires, high yield, américains, marchés émergents et global, représentait respectivement 190%, 57%, 27% et 20% des souscriptions totales enregistrées en 2011.
Les gérants de portefeuille sont incapables de gagner de l’argent même lorsqu’ils investissent dans le secteur qu’ils connaissent le mieux : le leur. Telle est la conclusion d’une étude universitaire citée par le Financial Times Fund Management (Squandering home field advantage? Financial institutions’ investing in their own industries). Pour David Stolin, l’un des auteurs de l’étude, cette apparente incapacité des gérants à profiter de leur proximité sectorielle pourrait s’expliquer par une confiance excessive ou simplement par l’incapacité à avoir une vision globale des choses.
Depuis le début de cette année, l’initiative Carbon Disclosure Project (CDP) a enregistré une soixantaine de nouvelles adhésions (voir liste jointe) parmi lesquelles celles de banques comme le Santander, le BBVA, le Banesto, Westpac, Monte dei Paschi, Lloyds Banking Group. Au nombre des nouveaux signataires figurent aussi des sociétés de gestion comme Union Investment Privatfonds, Neuberger Berman, Henderson Global Investors, Investec, Jupiter AM et Erste AM.Rabobank, Axa IM et Aviva Investors ont figuré parmi les principaux nouveaux adhérents de 2011.Le CDP a démarré en 2002 avec le soutien de 35 investisseurs institutionnels. A présent, cette initiative compte plus de 655 signataires avec des encours totaux de l’ordre de 78.000 milliards de dollars.
Le portefeuille actions du fonds de pension suédois AP1(Första AP-fonden) a reculé de 9,8% en 2011 alors que le total des actifs sous gestion, 213,3 milliards de couronnes suédoises (environ 24 milliards d’euros), a terminé l’année sur une baisse de 1,7% (ou 1,9% après coûts), selon le rapport annuel du fonds, rapporte le site IPE.Le fonds indique qu’il travaille à la réduction de la volatilité de son portefeuille actions, en introduisant notamment une plus grande diversification géographique, le portefeuille actuel ne comprenant que des suédoises et européennes. Au cours des douze derniers mois, l’allocation actions est passée de plus de 60% à moins de 50% dernièrement (49,2% fin 2011) en faveur de l’obligataire (40,9% à fin décembre 2011) et de la gestion alternative (9,3% à fin décembre).
Les grandes banques d’investissement envisagent de créer des produits de devises qui protègeraient les sociétés et les investisseurs en cas d’un démantèlement partiel de la zone euro, rapporte le Financial Times. Certains clients leur ont demandé de leur fournir un outil de couverture qui protégerait leur exposition dans les pays qui réintroduiraient leur monnaie nationale.
Des sociétés de gestion commencent en France à se substituer aux banques et à prêter quasiment «en direct» à des entreprises (corporate) confrontées à l’assèchement du crédit bancaire, estime Antoine Flamarion, président de Tikehau Capital, spécialiste du crédit. «Les banques ne prêtent plus, il va bien falloir trouver des prêteurs ailleurs», a-t-il déclaré lors d’un entretien à Reuters, précisant que Tikehau a ainsi financé une entreprise de cliniques privées, Vitalia, appartenant au fonds de Private Equity américain Blackstone. Antoine Flamarion a précisé que Tikehau avait pour l’essentiel monté des opérations de ce type dans le monde des LBO (Leverage buy out ou acquisition avec endettement à effet de levier) et de l’immobilier, tout en élargissant le spectre au financement d’activités en dollars que les banques n’assurent plus. «Comme nous n’avons pas des ressources illimitées, pour nous la question qui se pose systématiquement quand on met au travail 25 à 35 millions d’euros, c’est de mettre ça sur des actifs rémunérés à Euribor plus 700, 800, 1.000, 1.200 points de base», a-t-il dit. Tikehau Capital gère 800 millions d’euros, dont 250 millions portent sur de la dette publique négociable (obligations corporate) sur le marché du crédit et 550 millions d’euros consacrés à la dette privée (private debt) sous la forme de fonds mezzanine et de fonds à situation spéciale. «Dans les 550 millions, on fait du primaire et du secondaire. Le primaire c’est Blackstone. Sur le marché secondaire, ça nous arrive d’acheter de la dette décotée», ajoute-t-il.
Au cours des derniers mois, de nombreux investisseurs moyen-orientaux et chinois ont profité du repli des fonds anglo-saxons pour acheter des actions de grands groupes français, rapporte Les Echos. A côté des fonds souverains, des sociétés de gestion d’actifs privés se positionnent aussi sur le marché. Ces acteurs-là ont pour vocation de faire fructifier l'épargne abondante de riches familles issues des pays émergents, et leurs placements financiers ne font que commencer en Europe. Signe des temps : une délégation de gérants de Bahreïn est venue à Paris l’automne dernier, dans le but clairement affiché d’identifier leurs futurs investissements boursiers.
En 2011, selon les notifications à la CNMV, les sicav ont augmenté de 14,2 % à 143 millions d’euros fin décembre leurs investissements en obligations de l’Etat espagnol, rapporte Cinco Días. La proportion de ces titres dans le portefeuille de ces véhicules d’investissement privilégiés par les grandes fortunes espagnole varie entre 2,1 % et 22 %. Même si elle a diminué de 3,8 % à 88,56 millions d’euros, la poche obligations d’Etat espagnoles de la sicav de la famille Del Pino est la plus importante. Vient ensuite celle de la sicav d’Alicia Koplowitz, qui a quadruplé à 40 millions d’euros.
Les actions sont une classe d’actifs bon marché et les actions value sont encore moins chères ! En outre, il s’agit d’entreprises solides puisqu’elles ont été choisies dans une optique de sous-valorisation par rapport à la qualité intrinsèque des sociétés. Défini ainsi, le style value possède indiscutablement des atouts dans la configuration de marché actuelle comme l’ont rappelé les participants au «Value Day» organisé à Paris le 16 février par le cabinet de conseil amGroup spécialisé dans les métiers de la gestion d’actifs, de la gestion privée et de la gestion patrimoniale.En pratique, comme le rappelle Per Kronberg Jensen (Sparinvest), un spécialiste «value» se focalise sur la valeur des actifs et non sur celle du potentiel de hausse des bénéfices. Cela posé, le gérant danois, tout comme François-Marie Wojcik, PDG de Métropole Gestion, soulignent qu’il faut laisser du temps à ce type de gestion, et que ce n’est pas la peine d’investir dans des fonds value lorsqu’on a un horizon de placement de six mois. D’ailleurs il est difficile de trouver des clients avec une optique de long terme, parce qu’ils sont influencés par la réglementation. Et, dans l’optique de Solvabilité II, Nicholas Davidson, gérant de portefeuille senior chez AllianceBernstein, a souligné qu’il incombe aux commerciaux et aux gérants d’aider les assureurs à utiliser de manière optimale leur budget de risque, ce qui peut passer actuellement par des produits à faible volatilité et faible beta.Autre difficulté mise en exergue par Per Kronberg Jensen : le problème de la transparisation des portefeuilles, sachant que les gérants value ont tendance à investir dans des sociétés peu endettées et donc rarement notées et, souvent, dans des valeurs petites à moyenne, qui recèlent un gros potentiel d’appréciation mais s’avèrent moins «lisibles» pour le régulateur.Rares sont les investisseurs qui, comme Alain Leriche, directeur général d’EDF Investissement Groupe en Belgique, peuvent affirmer être prêts "à subir sinon à souffrir longtemps» et se focaliser sur la préservation du patrimoine plutôt que sur la performance. Benoît Schouler, directeur général de Sparinvest France, a bien résumé la situation actuelle en indiquant qu’a priori, il devrait être facile de vendre du «value», puisque les valeurs ne sont pas chères. Mais il faut déjà surmonter la peur irraisonnée et sans discernement qui prévaut chez les investisseurs. Et ensuite batailler pour obtenir un investissement en actions alors que la réglementation fait tout pour décourager ce genre de placement "à risque». François-Marie Wojcik a cependant introduit une note d’optimisme à ce sujet au cours du débat, en soulignant que, de toutes façons, beaucoup d’assureurs sont déjà quasiment à zéro sur les actions, si bien qu’ils devront bien revenir tôt ou tard sur cette classe d’actifs…