Une étude réalisée par l’agence Kommalpha pour le compte de l’association allemande BVI des sociétés de gestion montre que les 134 institutionnels interrogés (dont l’encours représente 380 milliards d’euros) souhaiteraient pouvoir réduire leur allocation aux fonds institutionnels spécialistes des produits de taux à 40 % contre 60 % actuellement, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Interrogés sur l’incidence de la réglementation, ils indiquent que leur allocation aux emprunts d’Etat tomberait à 9 % contre 18 % actuellement si les textes ne les obligeaient pas à investir dans cette classe d’actifs. De même, ils doubleraient à 24 % leur exposition aux actions et ils augmenteraient leur allocation aux fonds immobiliers, de private equity et d’obligations d’entreprises, au détriment des emprunts d’Etat, des Pfandbriefe et des actifs liquides comme les fonds monétaires.
Yves Maillot, qui présentait pour la première fois à la presse le 17 janvier la stratégie d’investissement de Natixis AM en tant que directeur des actions européennes, a fait part de ses convictions pour l’année 2013. Il s’est montré relativement optimiste dans la mesure où, dans un environnement macroéconomique difficile, un retour graduel des investisseurs sur les actions est possible. Yves Maillot a notamment insisté sur des éléments favorables comme des liquidités abondantes, des valorisations attractives ou l’attractivité des actifs à risques et la très forte baisse de la volatilité. De fait, Yves Maillot a rappelé que les flux constatés durant la première semaine 2013 ont atteint un niveau jamais constaté depuis 2007. «Voilà qui pourrait cependant augurer d’une petite correction à court terme, a néanmoins prévenu le responsable. En termes de performances, Yves Maillot envisage un gain moyen des actions européennes de 8 % à 15 %, avec un rendement de 4 % et une expansion des multiples (P/E) de 1 à 1,5 points. «Deux thématiques pourront être privilégiées cette année», a-t-il également précisé : «celle du dividende – les dividendes dépassant très largement les taux du crédit dans tous les secteurs, à l’exception de celui des assurances – et celle des opérations de fusions-acquisitions et de rachats d’actions - alors que les entreprises disposent désormais de bilans sains.» Enfin, le directeur de la gestion actions européennes a indiqué que 2013 devrait être l’année du retour du «stock-picking» et en particulier de la logique value. La croissance défensive devrait aussi recherchée «même si elle se paie cher», a indiqué Yves Maillot. Autre choix judicieux : les petites et moyennes capitalisations «qui génèrent une prime à moyen-long terme», a-t-il rappelé.
Dromeus Capital, un hedge fund créé l’an dernier pour profiter des actifs grecs dépréciés, a gagné plus de 40 % sur ses trois premiers mois, rapporte le Financial Times. D’autres hedge funds ont profité des opportunités en Grèce, mais Dromeus est le seul à être entièrement dédié à cela.
Pour poursuivre sa politique de croissance externe, Naturex a choisi de réserver à deux investisseurs privés une émission d’obligations convertibles pour un montant de 18 millions d’euros qu’elle vient de réaliser. Le FSI a souscrit à hauteur de 12 millions qui lui donneront droit à 2 % du capital du leader mondial des ingrédients de spécialité une fois converties, rapporte Les Echos. De son côté, Salvepar (groupe Tikehau Capital) a pris 6 millions d’euros.
Les stratégistes de Société Générale Private Banking (environ 18 milliards d’euros d’encours «français» contre moins de 17 milliards fin 2011) ont livré le 17 janvier une vue plus optimiste pour 2013, avec «un coin de ciel bleu». Le problème consiste à convaincre une clientèle toujours défensive que «le cash ne paie pas» tandis qu’inflation et fiscalité rongent les avoirs. «Il faut faire toucher du doigt au client que le temps de la diversification est venu, qu’il faut accepter de prendre du temps -cinq ans plutôt que trois mois- et aussi qu’il faut s’accommoder d’une hausse de la volatilité», a souligné Olivier Paccalin, le CIO.Positifs sur les actions depuis l’été, les spécialistes-maison préconisent à présent une surpondération de cette classe d’actifs (55 % dans un portefeuille équilibré théorique 50/50), mais avec une grande sélectivité, sachant que les européennes devraient surperformer les américaines et que SG Private Banking est très positif sur les marchés émergents, même si la typologie de ses clients ne l’autorise guère à allouer davantage que 5 % à ces titres.Sur le front obligataire, la maison continue de favoriser le haut rendement (plus l’européen que l’américain), alors qu’elle est sélective (neutre à sous-pondérée) en catégorie investissement et clairement négative sur le souverain. Mais le temps vient aussi de miser sur le retour des fusions-acquisitions, où «il faut cibler les cibles», rappelle Ollivier Courcier, stratégiste taux.
Au terme d’une année 2012 qui lui a permis d’accroître ses encours de près de 8 % à plus de 90 milliards d’euros et d’enregistrer une appréciable collecte nette auprès de la clientèle externe, Groupama Asset Management (GAM) affiche pour les trois mois à venir une confiance en matière économique et de marchés. Cet «optimisme prudent» se traduit actuellement par une allocation de 55 % aux actions (notamment européennes et émergentes) et 45 % pour l’obligataire dans le cadre d’un portefeuille équilibré théorique 50/50.Antoine de Salins, directeur des gestions, a souligné le 17 janvier que le positionnement sur les actifs risqués est plus marqué en 2013, et que GAM favorise en matière obligataire les périphériques européens ainsi que le haut rendement tout en sous-pondérant les souverains allemands, américains et japonais.Cela posé, le CIO indique aussi que la maison «reste un petit peu en arrière de la main sur l’optimisme ambiant». La modicité des achats de couverture par le biais de la volatilité le rend perplexe et GAM restera prudent tant que les tensions en Europe n’auront pas été intégrées dans les cours.Claire Chaves d’Oliveira, directrice de la gestion actions, a pour sa part estimé que 2013 devrait être une «année de cicatrisation pour les actions» et que GAM revient sur les financières et les titres les plus cycliques, mais se montre réticent sur les défensives.Comme la maison est positive sur les actions et l’obligataire, les convertibles peuvent s’avérer aussi un bon choix. Cela posé, pour toutes les classes d’actifs, l’heure est plus que jamais à la sélectivité et à la différenciation.
Morningstar a annoncé le 17 janvier le lancement du Morningstar US Real Asset Index, un indice constitué d’un portefeuille diversifié d’actifs liquides qui fournissent une protection contre l’inflation, avec entre autres des titres du Trésor undexées sur l’inflation (TIPS), des Reits, des matières premières et des futures sur matières premières.L’indice comprend environ 40% de TIPS, 30% de futures sur matières premières, 15% de Reits et 15% de titres liés à des matières premières, qu’il s’agisse de groupes miniers par exemple ou de sociétés engagées dans le transport des matières premières. L’indice sera révisé sur une base semestrielle.
Conformément à l’autorisation donnée il y a quatre mois par son conseil d’administration (lire Newsmanagers du 13 septembre), DekaBank (170 milliards d’euros d’encours dans ses fonds d’investissement) lancera le 21 janvier son activité certificats pour le retail, une étape décisive dans le processus qui va faire du gestionnaire central des caisses d'épargne le guichet unique de ce secteur pour l’ensemble des titres, a indiqué le 16 janvier Oliver Behrens, vice-président du directoire.De fait, Deka émet déjà depuis une dizaine d’années des certificats pour les investissements en compte propre des caisses d'épargne et de sa clientèle institutionnelle. L’objecitf est de se focaliser sur des produits standard, simples et transparents qui soient adaptés à une commercialisation sur une grande échelle, et en fonction d’une gamme d’indices connus comme le Dax ou l’euro Stoxx 50. Délibérément, Deka ne couvrira pas la totalité des secteurs les plus courants, et évitera en priorité les segments les plus spéculatifs, a précisé Marco Peters, head of sales pour les produits structurés.
Citywire rapporte que Russell Investments a intégré First State Investments à sa plate-forme mondiale de gérants du secteur de l’infrastructure et lui a intermédié des mandats institutionnels de plus d’un demi-milliard de dollars en provenance des Etats-Unis et du Canada, mais également d’Australie.
L’Afrique se convertit aux mérites des fonds souverains. Cette année, pas moins de 7 pays (Angola, Afrique du Sud, République du Congo, Tanzanie, Kenya, Zambie…) envisagent de lancer leur fonds, notamment après la découverte de gisements pétroliers, rapporte Les Echos. Ils rejoindront la dizaine d’acteurs qui a été lancée depuis 2005 tels la Libye, l’Algérie, le Soudan, la Namibie, la Mauritanie ou le Gabon.
Selon un récent sondage de l’Institute for Private Investors, les familles très fortunées (ayant au moins 30 millions de dollars en patrimoine financier) font moins confiance à leur gestionnaire de fortune qu’avant la crise financière de 2008. Un tiers des personnes ayant 30 millions à investir permettent à ce gestionnaire de prendre des décisions d’investissement sans les consulter. Cette proportion n’est plus que de 20 % chez les familles disposant de 200 millions de dollars. 44 % de ces familles acceptent une prise de décision «limitée», 36 % veulent être alertées de chaque changement au sein de leur portefeuille, précise Finews.
Le premier critère d’investissement retenu par les investisseurs institutionnels en 2013 sera la qualité des résultats publiés par les sociétés, avant la prise en compte de données macroéconomiques, selon la dernière enquête European Corporate Survey réalisée par Crédit Agricole Cheuvreux entre les 23 et 6 novembre auprès de 270 investisseurs internationaux venant de 28 pays.Plus de 50% des investisseurs internationaux et 78% des américains précisent que les résultats des sociétés seront le critère le plus important de leurs choix d’investissement en 2013. Seuls 24% des investisseurs estiment que le critère macroéconomique sera important, contre 32% actuellement. L’enquête précise que 81% des investisseurs sondés estiment que l’indice Euro Stoxx 50 va évoluer positivement d’ici au 30 juin 2013, 46% d’entre eux jugeant que l’indice va se maintenir dans une fourchette entre 0% et +10%, et 35% d’entre eux pensant que l’indice va performer d’au moins 10%. Un tiers des investisseurs souhaitent augmenter le nombre de rencontres corporate en 2012, le «corporate access» étant désormais indissociable de toute décision d’investissement. 50% des investisseurs américains ayant participé à l’enquête désirent augmenter le nombre de rencontres corporate dans les 12 prochains mois. Les investisseurs britanniques et français apprécient particulièrement ces contacts : respectivement 43% et 34% d’entre eux rencontrent plus de 60 sociétés par an (vs. 27% en moyenne).
Les investisseurs abordent 2013 dans les meilleures dispositions avec un appétit pour le risque jamais vu depuis neuf ans, selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch réalisée entre les 4 et 10 janvier auprès d’un échantillon de 254 participants représentant des actifs sous gestion cumulés de 754 milliards de dollars.Sans tomber dans l’exubérance, les investisseurs affichent un optimisme sur les perspectives de l'économie mondiale qui n’avait pas été observé depuis avril 2010 alors qu’ils reviennent sur les actions, jugées généralement sous-évaluées notamment en Europe.Les investisseurs ont parallèlement réduit leurs avoirs en cash à 3,8% contre 4,2% en décembre, un niveau dernièrement constaté en avril 2011.Le risque extrême le plus redouté reste l’endettement américain, mais l’acuité de cet aléa a diminué de près de 20 points de pourcentage en l’espace de deux mois. La perception de la conjoncture chinoise reste trèse positive, 63% des participants anticipant une amélioration de la situation économique en Chine.Plus généralement, 59% des participants s’attendent à une amélioration de la conjoncture mondiale contre seulement 40% un mois plus tôt. Parallèlement, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à prévoir une reprise de l’inflation.L’enquête souligne un regain d’intérêt pour les financières, les grandes banques internationales étant pour la première fois surpondérées depuis février 2007. Les banques sont encore perçues comme étant le secteur le plus sous-évalué du marché. La surpondération des valeurs de l’assurance a également été accentuée, notamment en Europe.
L’indice Dow Jones Credit Suisse des hedge funds a progressé de 1,48% au mois de décembre après un gain de 0,64% en novembre. Sur l’ensemble de l’année, l’indice marque une hausse de 7,67%.Toutes les strategies de l’indice ont contribué à cette performance, à l’exception de la stratégie «dedicated short bias qui accuse un recul de 2,95% en décembre et de plus de 20% sur l’année. Parmi les meilleurs résultats du mois figurent notamment les stratégies emerging markets avec de 2,38% en décembre et de 10,28% sur l’ensemble de l’année, et event driven, avec des progressions de 1,98% sur un mois et de 10,63% sur un an.
Les emprunts des États industrialisés ou émergents durables ont dans l’ensemble enregistré une évolution plus positive que les emprunts souverains de pays jugés non durables. La disponibilité des ressources a de toute évidence gagné en importance en tant que paramètre d'évaluation des emprunts d’Etat. Tels sont les résultats présentés par le service d’analyse de durabilité de la Banque Sarasin dans son dernier commentaire sur la durabilité des États et la valorisation de leurs emprunts.Auparavant presque synchrone, l'évolution des pays industrialisés durables et non durables est nettement différenciée depuis l'éclatement de la crise de la dette en Europe. Avec un écart de 27,3 points de pour cent par rapport aux États non durables, les économies durables sortaient nettement du lot à la fin décembre 2011. En 2012, la différence s’est certes réduite à 12,4 points de pour cent, mais l'écart de valorisation est resté substantiel durant toute la période. La prise en compte du critère de la durabilité est également payante lors de la sélection d’emprunts d'États émergents. Abstraction faite d’un recul passager au plus fort de la crise financière internationale en 2008, les emprunts de pays émergents durables comme le Brésil, le Pérou ou l’Indonésie ont connu une évolution nettement plus favorable que ceux de pays non durables comme la Chine ou l’Afrique du Sud. À la fin décembre 2012, l'écart de performance culminait à 77,0 points de pour cent. Dans le contexte de marché actuel, le risque est tout aussi important que la performance lorsqu’il s’agit d’apprécier un investissement. Mis à part la performance et la volatilité, l'équipe d’analyse de durabilité de la Banque Sarasin a donc également calculé le ratio de Sharpe des pays étudiés. Les pays durables se démarquent aussi clairement des autres à ce niveau.
Une chaire de recherche sur les investissements en actions et le «benchmarking» dans le domaine des infrastructures vient d'être créée à Singapour par Edhec-Risk Institute avec Meridiam Infrastructure (2,8 milliards d’euros d’encours) et Campbell Lutyens. Elle emploiera jusqu'à trois chercheurs senior du campus Edhec de Singapour sur les trois prochaines années.
Les fonds au format Ucits ont enregistré au mois de novembre une collecte nette de 36 milliards d’euros après 41 milliards d’euros en octobre, selon les statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Les fonds coordonnés de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) ont réalisé une collecte nette de 36 milliards d’euros contre 34 milliards d’euros en octobre. La collecte des fonds actions s’est élevée à 13 milliards d’euros en novembre contre 3 milliards d’euros en octobre, les fonds obligataires terminant le mois sur des souscriptions de 19 milliards d’euros en net contre 25 milliards d’euros en octobre. Les fonds diversifiés ont enregistré une collecte de 3 milliards d’euros en novembre contre 5 milliards d’euros le mois précédent.Les souscriptions dans les fonds obligataires ont donc constitué la plus grosse contribution à la collecte des fonds Ucits en novembre. «Le volume substantiel de la collecte dans les fonds actions est due pour l’essentiel au transfert d’actifs de compagnies d’assurances dans des fonds Ucits», remarque Bernard Delbecque, directeur des études économiques et de la recherche à l’Efama.Les fonds monétaires ont terminé le mois de novembre à l'équilibre après avoir enregistré une collecter nette de 6 milliards d’euros en octobre.La collecte des fonds non coordonnés a totalisé 8 milliards d’euros en novembre contre 13 milliards de d’euros en octobre. Les fonds réservés aux institutionnels ont enregistré en novembre une collecte de seulement 3 milliards d’euros contre 10 milliards d’euros le mois précédent.Les actifs des fonds Ucits se sont accrus de 1,1% en novembre à 6.316 milliards d’euros, les fonds non coordonnés affichant une hausse de 0,9% à 2.502 milliards d’euros.
Sally Mcdonald vient de rejoindre la société de gestion britannique Marlborough Fund Managers au poste nouvellement créé de responsable des actions asiatiques, rapporte Investment Week.Sally Mcdonald, qui prendre ses fonctions le 1er février, travaillait précédemment chez City of London Investment Management.Avec ce recrutement, Marlborough souhaite développer son offre de fonds d’actions asiatiques dans la région. Actuellement, la société ne propose qu’un seul produit, le Far East Growth Fund, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 24 millions de livres.
L’an dernier, les fonds immobiliers allemands offerts au public qui ne sont pas en liquidation ont investi 4,3 milliards d’euros répartis sur 37 opérations, dont 1,1 milliard en Allemagne, 725 millions en Europe de l’Est (presque uniquement en Pologne), 740 millions au Royaume-Uni, 625 millions en France et 400 millions aux Etats-Unis.Selon l’agence de notation berlinoise Scope, les plus gros investissements ont été réalisés par le UniImmo: Deutschland d’Union Investment (1,3 milliard d’euros), le Deka-ImmobilieEuropa (750 millions) le WestInvest InterSelect (également un fonds Deka) et le UniImmo: Europa (500 millions chacun).En matière de souscriptions nettes, Union Investment Real Estate a collecté 1,9 milliard d’euros en janvier-octobre, devant Deka (environ 1 milliard) et RREEF (Deutsche Bank) avec 618 millions. En revanche Commerz Real Investment a subi des remboursements nets avec des sorties de 566 millions d’euros pour le hausInvest.
Jonas Granholm, qui a quitté le fonds de pension suédois Skanska le 11 janvier et Gustav Lundeborg qui doit abandonner ses fonctions le 18 janvier, font équipe avec l’ancien directeur financier du fonds de pension, Hans Biörck, pour lancer un hedge fund, rapporte le site IPE.Jonas Granholm sera directeur général de la nouvelle entité, Hans Biörck en assurant la présidence. Le hedge fund pourrait être lancé en octobre.