Lors de la première journée du Forum GI qui s’est tenu hier au Palais Brongniart, la conférence d’ouverture était consacrée au financement de l'économie en période de crise. Parmi les intervenants, deux assureurs, Laurent Degioanni, directeur des investissements chez Malakoff Mederic, et Eric Dubos, directeur de gestion du groupe MACSF, sont revenus sur les difficultés réglementaires pour les assureurs à prendre le pas sur les banques. «A l'évidence, on demande aux assureurs de pallier le retrait des établissements bancaires», a confirmé Laurent Degioanni, «mais il ne faut pas se tromper de métier», a précisé le responsable en rappelant que la problématique de sa maison était avant tout de tenir ses engagements vis-à-vis de ses sociétaires et pas de financer l'économie. «En termes d’investissement, cependant, les infrastructures sont intéressantes et nous participons à des partenariats public-privé, mais cela reste à la marge», a-t-il ajouté. Même constat pour les prêts aux collectivités locales, le Code des Assurances permettant aux assureurs de leur prêter en direct. Il n’en reste pas moins que la réglementation s’avère pesante, ont insisté les deux responsables. Après avoir détaillé la composition de son portefeuille, investi à 85 % en obligations dont 20 % d’obligations convertibles auxquels s’ajoutent une poche d’actions représentant 5 % à 7 %, une poche monétaire de 5 % et une poche de diversification représentant 2 % à 3 %, Eric Dubos, le directeur de la gestion de la MACSF, a expliqué rester à l'écart des investissements de type «loans» ou infrastructures qui «ne rentrent pas, ou très mal, dans le Code des Assurances». Et de noter également que d’autres investissements comme dans les marchés émergents ne sont pas non plus autorisés, car hors zone euro «La recherche de rendement est très pénalisée par la réglementation», a reconnu l’intéressé. Pour servir un taux de rendement qui se présente comme l’un des meilleurs du marché, a rappelé Eric Dubos, la MACSF restera cette année encore sur des titres corporate et sur certains emprunts d’Etat.Pour sa part, Laurent Degioanni a rappelé s'être intéressé au private equity, et aux infrastructures. Mais lui aussi a enfoncé le clou en relevant que le Code des Assurances n’est pas très clair en la matière… «Nous sommes dans un Rubik’s Cube compliqué», a lancé le responsable pour imager ses propos.Cela posé, existe-t-il des opportunités sur le marché obligataire ? A cette question Eric Dubos a répondu par l’affirmative, tout en mettant en garde immédiatement sur la course au rendement que l’on pourrait être tenté de suivre. «Nous restons dans le cadre de l’assurance vie», a-t-il insisté, «et, dans une période de taux bas, il faut s’attendre à avoir des rendements du même ordre…"Enfin, après avoir fait part de ses préoccupations sur l'évolution de l'économie, notamment européenne «qui n’a jamais été aussi proche d’une ‘japanisation’», Laurent Degioanni a cependant voulu retenir quelques «lumières» liées à des avancées dans des domaines comme la technologie via la robotique ou la santé. En attendant, dans un contexte peu séduisant, la chance pour les assureurs est de pouvoir porter les obligations jusqu'à leur échéance. «D’ici là, on peut espérer que la situation se sera améliorée», ont conclu les deux directeurs.
La collecte nette du Livret A est revenue en février à 1,51 milliard d’euros, après un mois de janvier exceptionnel (8,21 milliards d’euros), selon des chiffres publiés le 21 mars par la Caisse des dépôts (CDC).Pour autant, les dépôts sont restés sensiblement supérieurs aux retraits malgré la baisse marquée du taux du Livret A, de 2,25% à 1,75%, intervenue le 1er février. Au total, les fonds placés sur le Livret A s’inscrivaient fin février à 259,7 milliards d’euros.En y ajoutant le Livret de développement durable (LDD), qui a réalisé une collecte nette de 840 millions d’euros en février, les dépôts atteignaient 355,9 milliards, en hausse de près de 120 milliards par rapport à fin 2008.
Dans la continuité de sa politique d’engagement actionnarial adoptée en mars 2012, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) a présenté le 21 mars les nouveaux principes de vote qu’il entend promouvoir lors de la campagne 2013 d’assemblées générales d’actionnaires.Parmi les nouvelles dispositions, l’Etablissement se positionne notamment en faveur de :- la réalisation d’un reporting financier par pays d’implantation des groupes multinationaux du secteur financier afin d’en rendre possible l’examen et de limiter les pratiques d’évasion fiscale ;- l’appui à la féminisation des conseils d’administration ;- une évolution des dividendes permettant une répartition équitable de la valeur ajoutée créée entre actionnaires et employés ainsi que le maintien d’une capacité d’investissement suffisante ;- l’intégration de critères sociaux et environnementaux dans les modalités d’évaluation de la performance des dirigeants dans l’optique de définir le montant de leur rémunération variable.Ces lignes directrices serviront de guide aux délégataires externes de l’ERAFP.
Selon le sondage annuel réalisé par la securities division de Goldman Sachs, les investisseurs clients du groupe américain escomptent pour 2013 une performance de 9,2 % de la part des hedge funds contre 7,7 % en 2012, année pour laquelle les attentes avaient été en moyenne de 8,4 %. Les stratégies les plus favorisées pour 2013 sont le long/short equity, le credit/distressed, le macro, l'événementiel et les marchés émergents.Lors d’une conférence organisée chez Europlace par Reynold & Partners et Goldman Sachs le 19 mars, Ali Homayoun, executive director de la securities division, a expliqué que pour 2013 il s’attend à une persistance de la concentration des flux des hedge funds avec une dispersion de la croissance des encours, à un rôle encore accru des consultants et intermédiaires, à une persistance de la pression sur les commissions, à la nécessité d’investissements accrus en infrastructure et à une poursuite du renforcement des équipes internes chez les investisseurs institutionnels. Goldman Sachs prévoit aussi que le marché va continuer de se focaliser sur les mandats personnalisés et que les produits de niche ou thématiques gagneront en importance.Les spécialistes de Goldman Sachs soulignent aussi que les investisseurs institutionnels resteront les principaux contributeurs à la croissance du secteur des hedge funds et que l’on assistera à une renforcement tendanciel et de rythme des allocations directes. D’autre part, il faut considérer que les hedge funds ne sont plus une classe d’actifs, en ce sens qu’ils ne sont plus à présent utilisés uniquement pour la poche des produits alternatifs. D’une manière générale, Goldman Sachs pense que la demande va se focaliser sur les hedge funds coordonnés (OPCVM) et sur les «40 Act» de droit américain.L’enquête montre aussi qu’il faut s’attendre à un ralentissement du nombre de lancements de hedge funds, et que les fonds alternatifs qui émergeront auront besoin de beaucoup plus de capital d’amorçage que par le passé, ou bien d’adossements plus solides. De toutes façons, les barrières à l’entrée sont plus importantes, notamment en matière d’infrastructure et réglementaire.
Basée à Nyon, la start-up active dans l’analyse financière Irisos tente de s’implanter dans l’univers de la gestion de fortune, rapporte L’Agefi suisse. La société a présenté le 21 mars sur son site internet une plateforme pour opérer ses propres stratégies d’investissements à l’aide d’informations contextualisées. Cet instrument permettra aux particuliers d’investir sur des titres en bonne connaissance de cause. «Il manquait une alternative sur le marché de la gestion de fortune, explique le créateur et président général d’Irisos, Christophe Schmid. Avec Irisos, nous voulons proposer au public, un nouveau concept de gestion de fortune avec des informations claires, précises et transparentes.» La société vise autant les personnes habituées à gérer leur fortune qu’à celles qui n’ont pas accès aux conseils ou aux services des banques privées, en raison de leur faible patrimoine financier.
En Europe de l’Ouest, le volume d’investissement en immobilier d’entreprise a totalisé 115,3 milliards d’euros en 2012, un chiffre comparable à celui de 2011, constate BNP Paribas Real Estate dans une récente étude. L’activité a été soutenue par le dernier trimestre, avec 40,2 milliards d’euros investis. Si l’accalmie de la crise de la zone euro a redonné aux investisseurs immobiliers une certaine confiance, ils continuent à privilégier les grands marchés affichant de bons fondamentaux économiques. L’aversion au risque résulte dans le choix en priorité des actifs sécurisés et surtout des biens «prime» (bâtiments de qualité très bien situés et loués au travers de baux de longue durée).En France, dans le quartier central des affaires, l’activité a été portée par plusieurs transactions d’un montant supérieur à 100 millions d’euros conclues au dernier trimestre. Ainsi, «l’attrait de Paris pour les investisseurs étrangers se confirme, surtout dans le QCA, seul segment de marché à avoir enregistré une croissance notable cette année», constate BNP Paribas Real Estate. En France, l’investissement en immobilier d’entreprise enregistré une baisse de 8 % l’an dernier.Pour l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, concernant les différents secteurs dans le détail, la hausse du volume de l’investissement en bureaux (+11 %) a été insuffisante pour contrebalancer le repli de l’investissement en commerces. L’investissement en bureaux a totalisé 57 milliards d’euros en 2012, ce qui représente près de la moitié du volume d’investissement total en immobilier d’entreprise. Comptant pour environ 25 % dans le volume d’investissement total en immobilier d’entreprise, l’investissement en commerces s’est élevé à 28,4 milliards d’euros, en baisse de 18 %. Enfin, le secteur des locaux d’activité et entrepôts réalise une bonne année, précise BNP Paribas Real Estate, en enregistrant une hausse de 13 % par rapport à 2011.
Andrew Balls, qui gère le portefeuille européen de Pimco, a indiqué à The Wall Street Journal que si le sauvetage de Chypre échappait à tout contrôle, le gestionnaire américain étudierait l’opportunité de réduire son exposition à des pays de la zone euro comme l’Espagne et l’Italie, rapporte Expansión. Mais, à l’inverse, Pimco achèterait de la dette de ces deux pays si la BCE parvenait à rétablir la confiance sur les marchés financiers. La bonne nouvelle, c’est que, pour le moment, c’est la seconde option qui paraît la plus probable et la crise bancaire à Chypre semble contrôlable.
Le groupe NYSE Euronext et le spécialiste de la performance responsable Vigeo ont annoncé le 20 mars le lancement d’une série d’indices Environnement, Social et Gouvernance (ESG) afin de favoriser la visibilité et d’accompagner le développement de l’Investissement Socialement Responsable (ISR).Cette nouvelle gamme est composée des indices Euronext Vigeo World 120, Euronext Vigeo Europe 120, Euronext Vigeo France 20 et Euronext Vigeo United Kingdom 20, et intègre les principales capitalisations boursières d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie‐Pacifique. La composition des indices est établie sur la base des opinions de Vigeo et sera actualisée deux fois par an en mai et novembre. Cette série d’indices sera enrichie d’ici la fin du premier semestre 2013 de deux indices, le premier sur la zone Etats‐Unis, le second sur la zone Benelux.Les entreprises figurant dans les indices Euronext Vigeo sont celles qui ont obtenu les meilleures notes en termes de maîtrise de leurs risques de responsabilité sociale et de contribution au développement durable. Les performances sont évaluées selon la méthodologie Equitics® développée par Vigeo. Ces notes sont établies à partir de 38 critères qui prennent en compte la politique environnementale, le respect des droits de l’Homme et la valorisation du capital humain des entreprises, les relations avec les parties prenantes (clients, fournisseurs, actionnaires, etc.), la gouvernance d’entreprise et l’éthique des affaires, l’intégrité des pratiques d’influence et la lutte contre la corruption, la prévention des dumpings sociaux et environnementaux dans la chaîne d’approvisionnement et de sous‐traitance. Son référentiel d’évaluation permet à Vigeo de questionner chaque entreprise sur près de 330 indicateurs. NYSE Euronext (NYX), le plus grand groupe boursier au monde, et Vigeo, le premier expert européen de la performance responsable, lancent conjointement une série d’indices Environnement, Social, Gouvernance (ESG) – les trois piliers de l’ISR."Avec l’introduction de cette nouvelle série d’indices, NYSE Euronext répond à une demande croissante en faveur d’investissement socialement responsable – les investisseurs recherchant un profit durable grâce à une pratique de développement durable étant convaincus qu’une prise en compte des critères extra‐financiers permet d’avoir une vision globale des risques supportés par les entreprises», a déclaré Fabrice Rahmouni, responsable des indices chez NYSE Euronext. «Grâce à la visibilité et à la réputation de NYSE Euronext et de son partenaire Vigeo, cette gamme d’indices a vocation à devenir une véritable référence pour les gestionnaires de fonds et les entreprises qui souhaitent mesurer leurs progrès, réalisations et indiquer à leurs salariés, actionnaires, partenaires commerciaux et clients leur engagement à se comporter en organisation socialement responsable. Il s’agit également pour ces sociétés d’un critère de différenciation fort vis‐à‐vis de la concurrence».
En assurance vie, MMA a enregistré l’an dernier des retraits nets d’environ 280 millions, rapporte L’Agefi qui note que l’activité vie présente chez MMA n’est pas profitable. Sa rentabilité technique n’aurait atteint que 1,5 million d’euros l’an dernier pour près de 1,8 milliard d’euros de primes brutes. Un nouveau client en assurance vie apporte moins de 100 euros d’avoirs dans plus de deux cas sur trois ce qui contribue à faire gonfler les frais de gestion, indique le quotidien. La mutuelle entend donc commencer par nettoyer son portefeuille et faire en sorte que les agents généraux disposent d’une délégation de gestion pour les actes administratifs portant sur des montants de moins de 5.000 euros, afin d’alléger la tâche des back-offices.
L’an dernier, Calpers (225 milliards de dollars d’actifs) avait réduit de plus de moitié ses investissements dans les matières premières. Mais, dans une interview au Financial Times, Andrew Karsh, gérant pour l’obligataire et les matières premières au sein du fonds de pension américain, a déclaré que le retrait des matières premières pour se porter sur les obligations indexées sur l’inflation n’allait pas durer et ne reflétait pas un changement de stratégie. Pour lui, les matières premières agissent comme une protection contre l’inflation.
Les investisseurs sont de plus en plus confiants dans les perspectives du dollar et des actions américaines, selon le dernier sondage réalisé entre les 8 et 14 mars par BofA Merrill Lynch auprès d’un échantillon de 254 participants représentant un montant cumulé d’actifs sous gestion de 691 milliards de dollars. 72 % des sondés s’attendent désormais à ce que la monnaie américaine s’apprécie au cours de l’année qui vient, un chiffre en augmentation de 30 points sur un mois. Les investisseurs se détournent parallèlement de leur opinion baissière sur les actions américaines. 5 % des sondés identifient les États-Unis comme le marché régional qu’ils souhaitent surpondérer en premier, à comparer aux 19 % de sous-pondération en janvier. Par ailleurs, les investisseurs considèrent les États-Unis comme étant la région qui offre de loin les meilleures perspectives en termes de bénéfices. Dans ce contexte, les investisseurs interrogés continuent de renforcer leur exposition sur le marché des actions. 57 % des allocataires d’actifs surpondèrent désormais les actions, à comparer au taux de 51 % lors de ces deux derniers mois. La Chine concentre en opposition les avis les plus pessimistes. Seuls 14 % des investisseurs régionaux s’attendent désormais à un redressement de l'économie chinoise dans l’année qui vient : il s’agit de l’une des chutes les plus brutales de cet indicateur dans l’histoire de ce sondage. «Le surrendement relatif de l'économie américaine, lié à l’amélioration continue du marché immobilier et aux mesures d’indépendance énergétique, conduira à une véritable appréciation du dollar. La domination des actions américaines dans la théorie de la «Great Rotation» semble être le signe que les actions des marchés développés sont les gagnantes les plus probables dans cette hypothèse», estime Michael Hartnett, responsable en chef des stratégies d’investissement chez BofA Merrill Lynch Global Research.
En 2013, les volumes investis dans le monde augmenteront probablement de 14 % pour atteindre 1.000 milliards de dollars (815 milliards d’euros), soit leur niveau le plus haut depuis 2007, selon l’étude Investment Atlas 2013, publiée par Cushman & Wakefield qui analyse les volumes investis dans 51 pays. En 2012, 929 milliards de dollars (714 milliards d’euros) ont été investis dans le monde, soit une légère hausse de 6 % sur un an. En dépit d’une année 2012 difficile, les résultats des derniers mois ont été encourageants, signalant l’amorce d’une reprise. Si les volumes investis ont sensiblement augmenté en Chine et aux Etats-Unis, d’autres pays ont connu un rebond d’activité au 4e trimestre 2012 comme l’Espagne, la Pologne, l’Inde ou encore l’Australie. «L’année 2012 a été très incertaine pour l'économie mondiale, ce qui a ralenti les prises de décisions et pesé sur l’activité du marché de l’investissement. Pour 2013, nous prévoyons une plus grande tolérance au risque des investisseurs, et même un véritable regain de confiance. Cet élan semble d’ailleurs se confirmer depuis le début de l’année, même si tous les facteurs de risques n’ont pas disparu», indique Olivier Gérard, Président de Cushman & Wakefield France et Membre du Board EMEA. En 2013, la hausse des montants investis dans le monde sera en grande partie due à l’activité soutenue des marchés d’Amérique du Nord et d’Asie. Elle reflètera également l’accroissement de l’offre mise sur le marché et le désir d’investisseurs, institutionnels et privés, riches en fonds propres de renforcer la place du compartiment immobilier dans leurs stratégies d’allocation.
Une étude publiée par l’Edhec-Risk Institute et réalisée par Noël Amenc, Felix Goltz et Lionel Martellini montre que les indices de beta intelligent de première génération (smart beta 1.0) présentent des risques systématiques et spécifiques qui ne sont ni documentés, ni explicitement contrôlés, par leurs promoteurs. D’où la nécessité de passer à une seconde génération.Cette insuffisance de l’information et de la gestion des risques «remet en question la robustesse des performances présentées et implique une prise de risque considérable et non maîtrisée par les investisseurs à l’occasion de leurs choix de nouveaux benchmarks pour les actions», souligne l’Edhec.Dès lors, l’institut préconise d’expliciter clairement le choix des facteurs de risques systématiques des benchmarks smart beta qui doivent relever d’une décision de l’investisseur et non pas du promoteur de l’indice. Cette approche est baptisée smart beta 2.0 et doit permettre aux investisseurs de mesurer et contrôler les risques de leur benchmark.
Funds People rapporte que BNP Paribas Gestión de Inversiones a décidé de fermer les deux fonds de fonds alternatifs qui lui restaient en faisant absorber le BNP Paribas Alternativo Diversificado et le BNP Paribas Selección Hedge par le BNP Paribas Conservador. Les produits liquidés affichaient seulement 6 millions d’euros d’encours.Désormais, il ne reste plus sur le marché que 13 fonds de fonds alternatifs enregistrés auprès de la CNMV, pour un encours total de 298 millions d’euros à fin février. Les promoteurs en sont Altex Partners, BanSabadell Inversión, Deutsche Bank, ICR, J.P.Morgan, La Caixa et Santander.
Lyxor Asset Management (« Lyxor ») a annoncé le 18 mars le renforcement de sa présence commerciale en Europe avec la nomination de Véronique Parizet au poste de directeur commercial Europe francophone et germanophone. Basée à Paris, Véronique Parizet travaille sous la responsabilité de Christophe Baurand, directeur commercial mondial.Dans l’exercice de ses fonctions, Véronique Parizet aura en charge le développement commercial auprès de l’ensemble des clients de Lyxor basés en Europe francophone et germanophone (France, Belgique, Luxembourg, Monaco, Allemagne, Autriche et Suisse)."Sa longue expérience de la clientèle institutionnelle permettra à Véronique Parizet et à son équipe de renforcer la position de Lyxor dans ces différents pays sur l’ensemble de son offre : la gestion alternative, les ETF et la gestion indicielle, la gestion multi-asset et la gestion structurée», souligne un communiqué de Lyxor..Après avoir débuté sa carrière à la Banque du Louvre (maintenant Groupe HSBC), Véronique Parizet a rejoint. en 1995 le groupe BNP-Paribas, tout d’abord au sein de sa compagnie d’assurance BNP-Paribas Cardif. En 2006, elle a intégré BNP Paribas Investment Partners, où elle a exercé plusieurs fonctions au sein de l'équipe commerciale. Avant de rejoindre Lyxor, elle était Directeur Commercial sur la clientèle des grands Institutionnels en France.Suite à cette nomination, l’organisation de l’équipe de vente a été structurée comme suit:- Frédéric Bordas a été nommé directeur commercial Asset Management France. Frédéric et son équipe sont basés en France et travaillent sous la responsabilité de Véronique Parizet.- Julien Martin a été nommé directeur commercial Asset Management Belgique, Luxembourg, Monaco et Suisse francophone. Basés à Paris, Julien et son équipe travaillent sous la responsabilité de Véronique Parizet.- A partir de maintenant, Oliver Stahlkopf, directeur commercial Asset Management Allemagne, Autriche et Suisse alémanique, basé à Francfort et son équipe sont rattachés à Véronique Parizet.Par ailleurs, l’ensemble des équipes de vente ETF sur cette zone géographique travailleront également sous la supervision de Véronique Parizet.
Les gestionnaires d’actifs ont augmenté de plus de 60% entre 2011 et 2012 leurs dépenses de marketing et de déontologie dédiées aux réseaux sociaux, selon une étude de Cerulli Associates publiée dans la livraison de mars du «Cerulli edge-US Asset Managament Edition».Plus précisément, les recrutements dans le marketing se sont accrus de 62% d’unes année sur l’autre alors que les embauches dans la compliance ont fait un bond de 76%. Plus de la moitié des gestionnaires d’actifs emploient actuellement une personne pour mettre en œuvre leur stratégie en matière de réseaux sociaux.Les responsabilités dévolues aux initiatives sur les réseaux sociaux se trouvent généralement dans les pôles marketing, 32% dans le pôle marketing et communication corporate, 32% dans le pôle stratégie numérique et 26% dans le pôle marketing et communication retail.
Les investisseurs institutionnels commenceraient-ils à être moins frileux ? Publiée en exclusivité par Les Echos, la dernière enquête réalisée par Morningstar auprès d’une centaine d’entre eux à l’occasion du Forum GI semble le montrer. La part des réponses selon lesquelles ils sont prêts à allouer davantage de place au risque dans leur portefeuille d’investissement en 2013 a en effet été multipliée par deux en un an, passant de 12 % à 24 %. Mécaniquement, ceux qui disent vouloir le diminuer ont chuté de 41 % à 26 %. « Mais la plus grande partie d’entre eux répondent qu’ils ne vont pas toucher à leur allocation du risque », nuance toutefois Jean-François Bay, directeur général de Morningstar. D’après l'étude, les institutionnels ont le sentiment que la crise bancaire systémique est passée, et que les risques qui demeurent sont ceux qu’ils ont davantage l’habitude de gérer : la crise économique ou la crise de la dette. Dans de telles conditions, ils se sentent prêts à réallouer une partie de leur portefeuille aux actions, ainsi qu’aux placements obligataires notés en catégorie spéculative. Côté actions, la zone euro emporte une légère avance dans les suffrages sur les actions internationales ou émergentes, qui avaient jusqu'à présent la faveur des institutionnels dans cette classe d’actifs.
Une source proche du fonds souverain du Qatar a démenti le 18 mars un article du Sunday Times selon lequel le Qatar Investment Authority (QIA), cherche à constituer un consortium en vue d’une offre d’achat de quelque huit milliards de livres. L’action Mars & Spencer a néanmoins poursuivi son ascension, dopée par de nouvelles spéculations selon lesquelles le groupe britannique de distribution, qui peine à redresser son activité, pourrait effectivement représenter une cible d’OPA pour les fonds souverains.
La Deutsche Bank a annoncé vendredi que le gestionnaire américain Waddel & Reed Investment Management s’est séparé de 5,78 millions d’actions préférentielles de Volkswagen, qui ont été placées sur procédure de constitution accélérée de livre d’ordres à 158 euros par titre, rapporte Die Welt.L’action préférentielle de Volkswagen a perdu 3,1 % vendredi, à 159,55 euros. Les titres vendus représentent 3,4 % du capital préférentiel du constructeur automobile et l’opération a porté sur 914 millions d’euros.Les principaux actionnaires de Volkswagen sont le holding Porsche (50,7 %), le Land de Basse-Saxe (20 %) et l’Emirat du Qatar (17 %).
La restructuration du mur de 2 milliards de dettes de la Saur tourne à la guerre ouverte entre son premier actionnaire, le FSI (Fonds stratégique d’investissement) et le pool de 63 banques créancières, rapporte Les Echos. Elles refusent d’abandonner plus de 500 à 600 millions de créances, ce qui laisserait la Saur avec 1,5 milliard d’euros de dette. Cette proposition est « non conforme à l’intérêt de la société et insuffisante pour assurer sa pérennité », a dénoncé le FSI dans un courrier du 8 mars adressé aux autres actionnaires et aux banques, dont « Les Echos » ont obtenu copie. La dette future, souligne le FSI, représenterait près de 10 fois l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) 2012 contre une norme sectorielle de 3 à 4 fois. Les banques proposent que cette future dette jouisse d’un taux d’intérêt très réduit. Mais cela ne durerait que huit ans. Quid de la suite, sachant que la Saur est incapable de se désendetter suffisamment pour retrouver d’ici à huit ans une structure financière normale, s’interroge le quotidien.