Dominique Carrel-Billiard a été clair : Axa Investment Managers dispose de tous les moyens pour gagner des places dans le palmarès mondial des gestionnaires d’actifs, où la maison se classe actuellement en quinzième position. Pour ce faire, le directeur général de la société de gestion, qui présentait ses résultats annuels le 26 février (lire par ailleurs), compte s’appuyer sur la gestion pour le groupe Axa qui représente déjà plus de 370 milliards d’euros d’encours. «Cela accélère la maturation des nouvelles expertises et crédibilise les produits aux yeux des clients externes, tout en continuant de «servir au mieux» le client Axa en se renforçant tant sur l’actif général que sur les unités de compte», a-t-il expliqué en substance. Axa IM compte ainsi améliorer son service aux clients tiers, ce qui passera par un renforcement des équipes chargées des appels d’offres, qui comptent actuellement une vingtaine de personnes, et des consultants (4-5 personnes à Londres, 1 en Asie et 2 aux Etats-Unis dirigées par Tim Gardener, l’ancien global CIO de Mercer).Le gestionnaire français compte aussi muscler ses équipes commerciales au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse, au Japon et "à plus long terme» aux Etats-Unis «où il faut reconstruire une présence», selon les termes du directeur général.Concernant l’Asie, Axa IM a l’intention de se renforcer en gestion et en ventes à Hong-Kong et être davantage présent grâce aux partenariats avec Kyobo en Corée du Sud, Bank of India et Shanghai Pudong Development Bank.En matière de produits, la maison a l’intention de développer les stratégies «globales» et pays émergents, les «loans» et l’infrastructure, domaine où une équipe est en cours de constitution sur le versant dette, à l'échelon d’Axa Real Estate (une première personne a déjà été recrutée).L’accent sera mis sur le développement organique, sachant qu’Axa IM «préfère embaucher des équipes plutôt que de les acheter», précise Dominique Carrel-Billiard.De son côté, Joseph Pinto, responsable du marketing et de la stratégie d’investissement, a indiqué que la mise en œuvre de la directive OPCVM IV et l'élagage régulier de la gamme se sont traduits en 2012 par des fusions, regroupements ou liquidations d’une centaine de fonds, mais que la gamme n’a diminué que d’une cinquantaine d’unités environ, compte tenu des nouveaux produits. La formule du fonds maître-nourricier a été mise à profit pour toiletter l’offre de manière judicieuse, mais les fusions transfrontières de fonds butent toujours sur les barrières fiscales.