La somme est plutôt impressionnante. Le gestionnaire d’actifs français Mirova, affilié de Natixis IM et spécialisé dans l’investissement durable, vient d’annoncer un investissement de 100 millions d’euros dans l’espagnol Zunder afin de l’aider dans le déploiement de son réseau de chargeurs pour véhicules électriques rapides et ultra-rapides en Europe du Sud. «Cette prise de participation permettra d’accélérer le plan visant à dépasser les 4.000 points de charge en Europe du Sud», précise un communiqué commun. Les investisseurs historiques, le gérant suisse White Summit Capital et ses co-investisseurs, resteront les actionnaires majoritaires après la levée de fonds. Pour Mirova, il s’agit d’une prise de participation «initiale» sous-entendant qu’il y en aurait d’autres. Elle a été faite à travers son fonds Mirova Energy Transition 5. La société, qui gère un total de 25 milliards d’euros, explique que» la décarbonation de la mobilité et des transports est essentielle à la réalisation de l’objectif «zéro émission», et elle est donc au cœur de notre stratégie d’investissement». Elle voit dans le marché de la mobilité électrique un fort potentiel de développement. Les ventes de voitures électriques en Espagne ont bondi de 238 % depuis le début de l’année 2022 par rapport à fin 2021. L’Espagne a pour objectif d’atteindre plus de 5 millions de véhicules électriques d’ici 2030, contre environ 300.000 actuellement. «Le besoin d’une infrastructure publique de recharge rapide et fiable est d’autant plus important que plus de 70% des ménages espagnols n’ont pas accès à un parking privé», assure le communiqué. Zunder compte investir un total de 300 millions d’euros d’ici 2025, ce qui devrait lui permettre de détenir et d’exploiter plus de 4.000 points de recharge et d’en gérer plus de 40.000 par le biais de sa plateforme. Elle indique par ailleurs avoir récemment remporté son premier appel d’offres en France,sans préciser lequel. La prise de participation est en attente de l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires de Zunder.
Brookfield Asset Management serait en discussions avancées pour l’acquisition du fabriquant d'étiquettes de vêtements hong kongais Trimco, rapporte l’agence Bloomberg. L’opération, qui serait réalisée auprès d’Affinity Equity Partners entré au capital en 2018 pour 520 millions de dollars, pourrait valoriser Trimco à hauteur de plus de un milliard de dollars selon des sources proches. Le canadien Brookfield aurait sondé des banques pour le potentiel financement de l’opération qui pourrait avoir lieu dans les semaines qui viennent. Brookfield gère plus de 750 milliards de dollars au niveau mondial.
Goldman Sachs fait partie d’un groupe d’investisseurs qui cherchent à acquérir des actifs privés à prix cassés auprès des fonds de pension britanniques, rapporte le Financial Times. Ces derniers se pressent pour lever du cash après la crise de la semaine dernière sur le marché obligataire au Royaume-Uni, notamment en vendant des actifs illiquides. «Nous voyons des décotes de 20 à 30 % pour un portefeuille [de participations dans des fonds de private equity] de haute qualité», commente Gabriel Möllerberg, managing director chez Goldman Sachs Asset Management.
Mirova, l’affilié de Natixis investment Managers dédié à l’investissement durable, a annoncé la nomination de Guillaume Abel au rang de directeur général délégué. Basé à Paris, il sera rattaché directement à Philippe Zaouati, directeur général de Mirova. Au sein de son nouveau poste, Guillaume Abel supervisera les fonctions globales du développement et des opérations, de la recherche en développement durable, de la finance, des risques, du juridique et de la conformité. Il rejoindra également le comité exécutif. Guillaume Abel arrive d’Ostrum Asset Management, un affilié de Natixis IM, où il était directeur du développement et membre du comité exécutif. Auparavant, il a occupé le même poste chez La Banque Postale Asset Management (LBPAM) entre 2017 et 2020. Il a également été directeur global du marketing chez Candriam entre 2014 et 2017. Il a travaillé près de 18 ans chez Amundi, où il est entré en 1997 comme directeur de la mesure de performance au sein d’Indosuez Asset Management. Il a ensuite occupé le poste du responsable de reporting pour cette entité. En 2004, il a été nommé directeur général de CAAM Luxembourg (Amundi), où il a participé au lancement de Fund Channel en 2005 dont il a géré en tant que managing director jusqu’au 2009. Il a été promu au rang de responsable du service client d’Amundi en 2009 avant de prendre la direction globale du marketing en 2013. Il a débuté sa carrière en 1991 à la Banque Indosuez où il a successivement occupé des postes à la direction des financements complexes d’actif, au contrôle de gestion, puis à la salle de marché. Mirova et ses affiliés gérait 25,5 milliards d’euros au 30 juin 2022. La maison mère Natixis IM, pour sa part, comptait 1107 milliards d’euros d’actifs avec ses affiliés.
L’investisseur milliardaire Ken Griffin prévient qu’il y aura une récession aux Etats-Unis et estime que la Federal Reserve doit faire plus pour contenir l’inflation, écrit le Financial Times. «Tout le monde aime prédire des récessions et il y en aura bien une», a-t-il déclaré lors de la conférence de CNBC Delivering Alpha à New York, mercredi. «La question est juste de savoir quand, et, honnêtement, quelle intensité». Une récession pourrait avoir lieu dès l’année prochaine, selon lui. Le hedge fund de Ken Griffin est l’un des plus performants du secteur cette année.
Après l’incroyable publicité que le Texas lui avait fait en le considérant trop «vert», BlackRock se trouve cette fois attaqué par la ville de New York... pour des raisons inverses. Le responsable des fonds de pension publics de la ville fait pression sur le premier gérant mondial pour qu’il s’engage à nouveau à atteindre zéro émission nette sur l’ensemble de son portefeuille d’investissement. Dans une lettre adressée mercredi au directeur général de BlackRock, Larry Fink, le contrôleur de la ville de New York, Brad Lander, écrit que les résultats des votes du gestionnaire lors de la saison 2022 des assemblées générales ainsi que ses récentes déclarations publiques l’inquiètent sur un éventuel rétropédalage de BlackRock sur ses engagements climatiques. Cette lettre fait suite à une missive envoyée début août par 19 procureurs d'États qui accusaient BlackRock de faire activement pression sur les entreprises pour qu’elles éliminent progressivement les combustibles fossiles, au détriment des économies locales qui dépendent fortement du secteur de l’énergie. BlackRock avait répondu qu’il n’imposait pas d’objectifs d'émissions aux entreprises dans lesquelles il investit. Le groupe a cité ses 100 milliards de dollars d’investissements dans des entreprises d’énergie texanes comme preuve de non-boycott des combustibles fossiles. «BlackRock abdique sa responsabilité de poursuivre l’alignement zéro émission sur son portefeuille en disant qu’il ne demande pas aux entreprises de fixer des objectifs spécifiques», écrit Brad Lander. BlackRock gère pour 43 milliards de dollars d’encours pour trois des fonds de pension de la ville de New York : Teachers’ Retirement System, New York City Employees’ Retirement System et Board of Education Retirement System. Les trois fonds de pension se sont eux -même fixé pour objectif d’atteindre des portefeuilles nets zéro d’ici 2040 et assurent avoir pris des mesures importantes pour atteindre cet objectif. La lettre indique que les engagements climatiques des trois fonds ne peuvent être respectés qu’avec le soutien actif de leurs gestionnaires de portefeuille, à commencer par BlackRock. Interrogé par le Wall Street Journal, BlackRock a refusé tout commentaire.
La boutique d’investissement indépendante allemande Lupus Alpha ouvre son bureau parisien et vise 300 millions d’euros d’encours à moyen terme dans l’hexagone.
Le groupe ClubFunding doit annoncer ce jeudi 22 septembre une levée de fonds de 125 millions d’euros. Composé de sept filiales, ce spécialiste du financement alternatif d’opérateurs immobiliers compte dans son périmètre la plateforme de financement participatif ClubFunding, la société de gestion ClubFunding AM, le promoteur immobilier CF Invest, CF Profina spécialisée en loiGirardin ainsi que sa société de gestion, CF Gestion et deux sociétés de recouvrement de créances. La levée de capital a été réalisée auprès de trois fonds d’investissement- Florac Investissements, Peninsula Capital, EMZ Partners - et Bpifrance. Tous entrent en positionde minoritaires. Les cofondateurs de la plateforme historique ClubFunding, David El Nouchi et David Peronnin, conservent la majorité des parts et les commandes du navire. Le groupe n’a pas souhaité communiquer le détail des prises de participation, mais selon nos informations, les deux nouveaux actionnaires les plus importants sont Florac et Peninsula, Bpifrance étant le plus petit. Deux cibles identifiées etde nouveaux produits Il s’agit de la première vraie levée de fonds du groupe. A la création de sa plateforme de financement participatif en 2014, tout juste avait-il levé 1 million d’euros auprès debusiness angels. Les poches bien pleines, ClubFunding entend désormais partir à la conquête de l’Europe. Et ce dans le contexte du nouvel agrément européen, prestataire de services en financement participatif (PSFP), entré en vigueur en novembre dernier.Malgré plusieurs contraintes, il permet aux plateformes de se lancer dans n’importe quel marché de l’Union européenne sans avoir à créer de nouvelles filiales locales.
… soit 5 milliards d’euros, c’est le montant d’investissements que prévoit de réaliser le fabricant de puces Samsung Electronics pour se décarboner. Longtemps critiqué sur la lenteur de son action climatique comparativement à d’autres acteurs du secteur, tels qu’Apple, le groupe met désormais l’accélérateur. L’ensemble de ses usines à l’étranger seront notamment converties à l’énergie renouvelable d’ici cinq ans, selon Bloomberg.
L’activiste anti-ESG Vivek Ramaswamy, qui a récemment lancé Strive Asset Management, demande à Apple et Disney de ne pas s’engager dans discussions politiques et de prendre des décisions de recrutement sans prendre en compte la race, le genre ou les opinions politiques de la personne, rapporte le Wall Street Journal. L’homme d’affaires a déclaré que Disney ne devrait plus prendre de positions publiques sur des questions politiques qui ne sont pas liées aux activités principales de l’entreprise. La lettre cite la façon dont Bob Chapek, directeur général de Disney, a pris position sur le projet de loi de Floride sur les droits parentaux en matière d'éducation. Dans une lettre distincte adressée à Apple, Vivek Ramaswamy conteste le projet de la société de mener un audit sur l'égalité raciale et a demandé au géant de la technologie de prendre toutes les décisions d’embauche sans tenir compte des convictions politiques, de la race ou du sexe.
Pandat Finance, le pionnier français du courtage en placements de trésorerie a décidé de confier une minorité de son capital à Apax Partners et à Bpifrance pour accélérer sa croissance. Les deux partenaires financiers remplacent donc Isai, qui était entré en qualité d’actionnaire minoritaire en 2019. «Nous étions arrivés à la fin d’un cycle avec Isai et avons voulu trouver des partenaires financiers capables d’accompagner la forte traction de notre activité de courtage, explique David Guyot, dirigeant fondateurde Pandat Finance, aucôtéde Thomas Forest. L’objectif est clair: nous voulons tripler lenombrede nos collaborateurs et de nos clients, ainsi que notre chiffre d’affaires en cinq ans.» Par là même, la société ambitionne de maintenir sa croissance annuelle de plus de 30% pour voir ses revenus passer le cap des 45 millions d’euros. Cela en multipliant le nombre de ses implantations régionales. Basé à Paris, il a ouvert l’an dernier un bureau à Lyon, où huit professionnels officient. Cette année, des locaux ont aussi été inaugurés à Bordeaux, pour couvrir le Sud-Ouest. Et le groupe envisage encore d’ouvrir cinq bureaux supplémentaires dans l’Hexagone, ainsi que dans les pays limitrophes d’ici 2026. «La dimension de proximité et de conseil est fondamentale dans cette activité, qui reste essentiellement basée sur la confiance», souligne Isabelle Hermetet, associée chez Apax Partners. Pandat Finance revendique des relations avec plus de 600 clients parmi lesquels de nombreux groupes du SBF 120, des ETI et de multiples institutionnels. I
Sycomore Asset Management, actionnaire minoritaire d’Atos, souhaite la démission du président du groupe, Bertrand Meunier, et le remplacement des membres les plus anciens du conseil d’administration par des spécialistes du secteur, a déclaré à Reuters Cyril Charlot, associé fondateur de la société de gestion. Sycomore AM juge que le projet de scission d’Atos est trop ambitieux et trop complexe, a-t-il ajouté. Atos n’avait pas réagi dans l’immédiat. Sycomore AM possède entre 0,5% et 1% du capital d’Atos. Le groupe d’informatique et de cybersécurité traverse une période de turbulences et a peiné à rassurer les investisseurs ces derniers mois, marqués par deux changements à sa tête et la dégradation de sa note de crédit à BB par l’agence de notation S&P à la mi-juillet. Le 9 septembre,Goldman Sachs a dégradé de «neutre» à «vendre» la valeur, faisant passer son objectif de cours de 23 à 8 euros.