«Ce qui a changé ces deux dernières années, c’est que l’allocation a un peu évolué. Dans notre gestion taux, nous avons réalloué une poche au crédit de catégorie investissement, qui représente désormais 20 % de l’encours», a indiqué à Newsmanagers Jean-Luc Vitré, directeur des placements financiers du Régime social des Indépendants (RSI).L’encours au 21 juin ressortait à 13,5 milliards d’euros ; il était de 12,8 milliards fin 2012 et de 11 milliards environ en avril 2011, 70 % de ce montant sont délégués et 30 % gérés en direct, ce qui concerne les obligations souveraines et, pour 11 %, l’immobilier. La majorité des encours délégués se trouve dans des fonds dédiés ; pour les obligations convertibles, «nous avons opté pour des fonds ouverts», indique le manager.Interrogé sur l'évolution de la stratégie d’investissement du RSI, Jean-Luc Vitré explique : «Nous avons cherché à rendre le portefeuille plus convexe, notamment en arbitrant du risque actions avec les obligations convertibles, qui pèsent environ 450 millions d’euros. Par ailleurs, nous avons investi en actions européennes, japonaises (3 %) et américaines (5 %). Nous ne sommes pas autorisés à investir en actions émergentes mais dans les pays de l’OCDE qui ne sont pas «off limits», il y a des pays qui ont un profil «émergent» comme la Corée du Sud, le Chili et le Mexique».Pour l’instant, le RSI n’a pas investi en hedge funds et l'équipe de gestion trouve que le private equity est trop cher, tout en liant les capitaux sur une longue période, alors que le RSI est comptable de l’argent public que représentent les cotisations de ses affiliés."Nous ne sommes pas pour le moment positionnés non plus sur les OPCI, lesquels par ailleurs ne figurent pas dans le décret d’octobre 2002 qui nous régit. Concernant le haut rendement, nous «regardons» très sérieusement, mais je vous rappelle que nous ne faisons que des produits que nous comprenons», conclut Jean-Luc Vitré.