Le fonds de pension du gouvernement japonais (GPIF), dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 1.200 milliards de dollars, a attribué des mandats de gestion d’actions étrangères à huit gestionnaires de fonds, dont deux maisons françaises, Amundi Japan et Natixis GAM Japan (par le biais de Harris Associates Investment Trust); Les détails sur les allocations attribuées, notamment les montants, n’ont pas été divulgués.Les autres gestionnaires retenus sont MFS Investment Management, (Massachusetts Financial Services), Nillo Asset Management Japan (Intech Investment Management), BNY Mellon Asset Management (Walter Scott & Partners), Muizuho Asset Management (Wells Capital), Mitsubishi UFJ Trust Bank (Aberdeen Asset Management), et Mitsubishi UFJ Trust Bank (Baillie Gifford Overseas).Le fonds de pension est en train de mettre la dernière main à l’attribution de mandats externes de gestion d’actions japonaises. Le GPIF a par ailleurs indiqué à la veille du week-end qu’il avait dégagé au premier trimestre (avril à juin) de l’année fiscale 2013 un rendement net de 1,85%.
A l’occasion de la journée investisseurs de ce 4 septembre 2013, SCOR présente son nouveau plan stratégique triennal couvrant la période comprise entre mi 2013 et mi 2016. Baptisé « Optimal Dynamics », ce plan respecte les quatre piliers du Groupe - fonds de commerce solide, forte diversification, appétence au risque contrôlée et protection du capital efficace. Il confirme les objectifs exigeants en matière de rentabilité et de solvabilité que SCOR s’est fixés et a, à ce jour, atteints. Dans la continuité des plans « Back on Track », « Moving Forward », « Dynamic Lift » et « Strong Momentum », « Optimal Dynamics » représente le cinquième plan stratégique élaboré et mis en oeuvre par le Groupe sous la présidence de Denis Kessler. Ce dernier plan a été approuvé par le Conseil d’administration lors de sa réunion du 31 juillet dernier. Le plan stratégique triennal « Strong Momentum », lancé en septembre 2010 puis actualisé suite à l’acquisition de Transamerica Re en août 2011, s’achève ainsi avec succès.Optimal Dynamics » fixe deux objectifs : - un ROE de 1 000 points de base au-dessus du taux sans risque à trois mois au cours du cycle ;- un ratio de solvabilité compris entre 185 % et 220 % (pourcentage du SCR calculé à l’aide du modèle interne du Groupe.SCOR Global Investments prévoit un potentiel d’accroissement de la contribution financière grâce au positionnement actuel de son portefeuille d’investissements et à son rééquilibrage progressif vers une nouvelle allocation stratégique et sa duration cible. L’entité prévoit un rendement des actifs supérieur à 3 % d’ici 2016.
Le fournisseur de données Morningstar a publié le 3 septembre le premier numéro du Financial Services Observer, un travail de recherche qui évalue les mouvements concurrentiels dans le secteur de la gestion de fortune aux Etats-Unis, les réponses apportées aux évolutions du secteur dans le sillage de la crise financière et les sociétés les mieux placées pour tirer parti de la nouvelle donne.L'étude estime notamment que les sociétés de services financiers les plus fortes sont celles qui travaillent pour une clientèle de grandes fortunes (UHNW, ultra high net worth), disposant de plus de 20 millions de dollars d’actifs investissables et qui offrent une gamme de produits financiers difficile à répliquer pour la concurrence. Ces sociétés, à l’instar de Northern Trust et Morgan Stanley, ont également des marques fortes et une bonne réputation, ainsi que des coûts de transfert élevés.Le segment de la clientèle high net worth, c’est-à-dire des investisseurs disposant d’actifs compris entre 1 million de dollars et 20 millions de dollars, est de plus en plus concurrentiel. Les ménages américains dans ce segment contrôlent plus de 50% des actifs américains investissables, et la richesse contrôlée par ce segment devrait croître à un rythme annualisé de 7,3% jusqu’en 2015.Mais il est aussi de plus en plus difficile de se distinguer sur ce segment avec une offre originale. Morningstar estime toutefois que Raymond James est bien positionnée pour tirer son épingle du jeu dans ce segment en raison de son modèle d’affaires spécifique basé sur les conseillers.Outre les grandes tendances du secteur, l'étude propose des analyses spécifiques pour une dizaine de sociétés, à savoir Ameriprise Financial, Bank of America, Charles Schwab, Morgan Stanley, Northern Trust, PNC Financial Services Group, Raymond James Financials, TD Ameritrade, US Bancorp et Wells Fargo.
Les Français aiment l’idée que leur épargne serve au financement de l'économie. C’est ce que révèle un sondage de l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC) réalisé par l’institut d’études OpinionWay. Trois personnes sondées sur quatre estiment que l'épargne des ménages placée à moyen ou long terme «a non seulement pour finalité de produire un rendement pour l’épargnant, mais doit aussi permettre de créer de l’emploi et de soutenir l’économie française et régionale», souligne l’Afic.Parmi les souscripteurs de l’assurance vie, 52% trouvent normal que le maintien des avantages fiscaux attachés à ce placement soit conditionné à ce qu’une petite partie du contrat (5%) soit investie au capital de PME et d’entreprises innovantes, «et ce même si cette fraction du contrat d’assurance vie n’est alors pas garantie», peut-on lire dans l'étude. La proportion y étant favorable grimpe à 60 % pour les épargnants français dont le patrimoine dépasse les 45.000 euros.La volonté de soutenir le financement de l'économie pourrait pousser les épargnants français à se tourner vers les actions, classe d’actifs aujourd’hui peu utilisée (seuls 12 % d’entre eux en détiennent, rappelle l’Afic). Mais dans un contexte de baisse de rentabilité des placements tels que le livret A, deux sondés sur cinq se déclarent prêts à consacrer une part plus importante de leur épargne à des placements à rendements variables pour financer les entreprises et avoir la possibilité d’un meilleur rendement. «Dans ce cas, 3 sur 5 accepteraient d’y allouer plus de 6% de leur capital disponible», souligne l'étude.
UBS Global Asset Management (UBS GAM) vient de recruter Sammy Yip en tant que responsable des ventes d’ETF en Asie, un poste nouvellement créé, rapporte Asian Investor.Sammy Yip, qui a travaillé précédemment chez Lippo Investments Management et SSgA, sera basé à Hong Kong. UBS GAM n’a encore fait coter aucun ETF à Hong Kong ou Singapour. Dans un premier temps, Sammy Yip devrait donc commercialiser à Hong Kong et Singapour les ETF cotés ailleurs dans le monde.Les ETF d’UBS représentent un encours de 13,3 milliards de dollars cotés en Australie, Allemagne, Italie, Suisse, Royaume-Uni et Corée par le biais d’une co-entreprise UBS Hana Asset Management.
UBS Wealth Management a lancé en Asie son premier programme de formation à la gestion de fortune à destination des conseillers clients senior actifs dans la région, rapporte The Asset.Vingt-deux conseillers senior de Hong Kong et Singapour ont été les premiers à suivre ce programme de formation étalé sur deux ans et qui a fait appel à des experts de grandes institutions comme Harvard, Columbia, Princeton ou de l’unviersité de Zurich.
Peu de mouvements sur le marché philippin de la gestion, mais quelques signaux encourageants. Malgré une inertie réglementaire persistante, le marché retail de la gestion d’actiifs aux Philippines se développe. Après une progression de plus de 40% en 2012, les actifs sous gestion tutoyaient la barre des 9 milliards de dollars à fin juin 2013, souligne Cerulli dans une étude sur le marché philippin.Sur le front réglementaire, quelques décisions marquent une volonté d’ouverture. C’est ainsi que la bourse philippine accepte désormais les cotations d’ETF après le feu vert donné par la Securities and Exchange Commission locale. Dans le secteur des fonds, les fonds maîtres et les fonds de fonds avaient plus tôt eu l’aval des autorités.Du côté institutionnel, le système de sécurité sociale envisage de diversifier son allocation 100% locale avec une exposition à l'étranger compte tenu de l'étroitesse du marché philippin. Dans cette perspective, des services de conseil seront nécessaires et les gestionnaires étrangers pourraient être sollicités pour des mandats dédiés.
Les hedge funds qui exigent de leurs clients des commissions de surperformance de plus de 20% sont aussi ceux qui produisent les rendements nets les plus élevés au cours de quatre des six dernières années, selon une étude de Preqin. Ces fonds affichent aussi les rendements nets les plus élevés ajustés du risque avec un ratio de Sharpe de 2,11 sur une période de trois ans contre 1,18 pour les fonds appliquant une commission de 20%.Les hedge funds,qui ont un historique de performance d’au moins trois ans et qui ont enregistré des rendements positifs chaque mois depuis leur lancement appliquent une commission de surperformance moyenne de 19,50%. En revanche, les fonds qui affichent des performances positives sur une période inférieure à un quart des mois pris en compte appliquent une commission moyenne de 16,67%.Cela dit, les investisseurs sont loin d'être satisfaits de la tarification appliquée par le secteur : 55% d’entre eux souhaiteraient une baisse des commissions de gestion et de performance même si par ailleurs ils sont majoritaires à constater une amélioration des niveaux de tarification, 68% pour les commissions de gestion et 58% pour les commissions de performance.Conséquence logique de leur insatisfaction, les investisseurs sont 57% à vouloir renégocier les termes de leur contrat, contre 46% en 2012. La moitié d’entre eux souhaitent modifier les modalités d’application des commissions, en élargissant pas exemple l’utilisation des taux butoir et des clauses de récupération («clawbacks»).
Les actifs des hedge funds investis dans les marchés émergents ont encore augmenté au deuxième trimestre pour s'établir au niveau record de 154,9 milliards de dollars, selon la dernière livraison HFR dédiée aux marchés émergents.La collecte du deuxième trimestre s’est élevée à 1,79 milliard de dollars, un montant proche de celui observé au premier trimestre (1,82 milliard de dollars). Sur les trois derniers trimestres, la collecte totalise 6,6 milliards de dollars.Au deuxième trimestre, les stratégies Equity Hedge ont attiré 1,5 milliard de dollars. En termes de flux régionaux, l’Asie émergente a dominé avec une collecte de 734 millions de dollars.L’indice HFRX Emerging Markets a dégagé une performance de 1,3% au deuxième trimestre et de 2,3% depuis le début de l’année. L’indice HFRX China affiche une progression de 7,5% depuis le début de l’année.
La perspective d’une politique monétaire américaine moins accommodante a entraîné fin août une accentuation de la décollecte des fonds d’actions émergentes et des fonds obligataires.Les fonds d’actions européennes ont encore attiré 1,3 milliard de dollars durant la semaine au 28 août mais les fonds d’actions dans leur ensemble ont terminé la semaine au 28 août sur une décollecte nette de 4,8 milliards de dollars, selon les statistiques communiquées par EPFR Global.Les fonds obligataires ont subi de leur côté des rachats pour un montant net de 7,1 milliards de dollars.Les fonds monétaires ont enregistré une collecte de seulement 1,7 milliard de dollars, la collecte des fonds américains étant en partie annulée par les rachats sur les fonds monétaires européens et japonais.
Le gestionnaire de fortune Saint James’s Place a annoncé le lancement d’une initiative en faveur des femmes par le biais de son académie, une entité qui offre aux professionnels à fort potentiel la possibilité de se former au conseil financier et de travailler avec St James’s.
Les fonds coordonnés ont terminé le mois de juin sur une décollecte record de 65 milliards d’euros alors qu’ils avaient enregistré une collecte de 34 milliards d’euros en mai, selon les statistiques communiquées par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Il s’agit de la plus forte décollecte depuis octobre 2008, relève l’Efama."La hausse des taux d’intérêt à long terme et les marchés s’attendant à ce que la Réserve fédérale commence à réduire son programme d’assouplissement quantitatif avant la fin de l’année ont contribué des retraits significatifs dans les fonds obligataires en juin, et ont également eu un impact négatif sur les fonds actions», souligne Bernard Delbecque, directeur de l'économie et de la recherche à l’Efama.Les fonds à long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont ainsi affiché une décollecte de 25,3 milliards d’euros en juin après une collecte de 39,1 milliards d’euros. Les fonds obligataires notamment ont terminé le mois sur une décollecte de 18,1 milliards d’euros après une collecte de 21,3 milliards d’euros en mai. La décollecte des fonds actions s’est accentuée à 8,8 milliards d’euros contre 1,4 milliard d’euros le mois précédent. Les fonds diversifiés ont tout juste terminé à l'équilibre alors qu’ils avaient enregistré une collecte nette de 12,8 milliards d’euros en mai.Les fonds monétaires ont subi une décollecte de 40 milliards contre 5 milliards en mai. L’association professionnelle remarque toutefois que cette hausse des rachats correspond à un mouvement cyclique trimestriel et que le montant n’est pas beaucoup plus élevé que lors des fins de trimestres précédentes (33 milliards en décembre 2012 et 24 milliards en juin 2012).Les fonds non coordonnés ont augmenté leur collecte à 9,1 milliards d’euros en juin contre 5,3 milliards d’euros d’euros. Une évolution due aux fonds dédiés qui ont enregistré une collecte nette de 8,2 milliards d’euros contre 2,3 milliards d’euros en mai. Les actifs des fonds Ucits s’inscrivaient à 6.559 milliards d’euros à fin juin, en recul de 3,7% par rapport au mois précédent, les actifs des fonds non coordonnés accusant également un repli, de 1,8% ,à 2.638 milliards d’euros.
La Hedge Fund Association, l’association internationale qui regroupe notamment des hedge funds, des fonds de hedge funds, des family offices et des prestataires de services financiers, a annoncé le 28 août la création d’un comité consultatif universitaire dont la principale mission sera d’informer et d'éduquer la population étudiante au monde et à l'éthique des hedge funds.Le Comité se propose d’organiser des séminaires universitaires sur le secteur où seront conviés des gestionnaires de hedge funds connus et des investisseurs.
L’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (RPC) souhaite multiplier par sept son exposition à l’Asie dans les toutes prochaines années, rapporte Asian Investor. L’Office dispose actuellement de neuf professionnels de l’investissement à Hong Kong et envisage d’ores et déjà de renforcer ses capacités d’investissement dans le capital investissement et d’augmenter en conséquence ses effectifs d’au moins 30% d’ici à la fin de l’année. Le seul problème est qu’il actuellement difficile de trouver des spécialistes du private equity dans la région, relève Asian Investor. Les actifs sous gestion de l’Office d’investissement du RPC s'élèvent à environ 189 milliards de dollars canadiens, soit quelque 183 milliards de dollars US.
Pour les banques suisses, les exigences de Mifid II ou encore de la loi sur les services financiers (LSFin) ne constituent pas un obstacle insurmontable à la poursuite de leurs activités à l'étranger. Les banques suisses estiment même que les activités à l’international resteront intéressantes pour elles, malgré les réglementations en préparation, en Europe notamment. Elles voient tout particulièrement un potentiel de croissance dans les mandats de gestion de fortune, révèle un sondage de PwC publié le 28 août «Barometer of Investor Protection Rules» concernant l’impact de la protection des investisseurs sur la place financière suisse.Les prestataires de services financiers suisses continuent à miser sur les activités transfrontalières, bien qu’on évoque souvent une future obligation, pour les banques d’Etats situés hors de l’Union européenne de disposer d’une succursale dans l’Union sous le régime MiFID II, la directive européenne concernant les marchés d’instruments financiers, indique le sondage. Deux tiers des banques d’investissement et 44% des banques cantonales et régionales entendent rester intéressantes pour les clients de l’Union et continuer à les attirer.Tous les participants au sondage ont indiqué vouloir se développer en priorité dans le secteur des mandats de gestion de fortune, dont les marges sont confortables. Dans ce secteur, les dépenses liées à l’introduction des nouvelles dispositions réglementaires sont «relativement faibles» et les banques peuvent y bénéficier d’effets d'échelle importants.Autre enseignement du sondage, près des trois quarts des participants souhaitent restreindre la diversité actuelle des produits complexes proposés à leurs clients. Elles prévoient «une diminution générale de la complexité et du nombre de produits de placement, immédiatement suivie d’une baisse de volume pour ces produits».Le sondage a été réalisé auprès de 30 prestataires de services financiers suisses ayant une licence bancaire en Suisse, ou admis comme négociant en valeurs mobilières. Il s’agit de banques d’investissement (banques privées étrangères et suisses ainsi que gérants de fortune) et de banques cantonales et régionales.
Le britannique Legal & General Investments vient de lancer, à la demande des conseillers (IFA), un fonds indexé sur l’inflation, le Global Inflation Linked Bond Index Fund, rapporte Fund Web.Le fonds, qui sera chargé à 0,2% par an, aura pour référence l’indice Barclays World Government ex UK Inflation Linked Bond, constitué d’obligations indexées sur l’inflation émises par des gouvernements à l’exception du Royaume-Uni.Les obligations intégrées dans l’indice doivent être notées au minimum «A-" pour les pays du G7 et de la zone euro et «AA-" pour les autres émetteurs.
L’indice de confiance des investisseurs de State Street a reculé au mois d’août de 2,6 points par rapport au mois précédent pour s'établir à 105,1, a annoncé le 27 août State Street Global Exchange.Cette évolution est due pour l’essentiel à la baisse de confiance en Europe et en Asie. L’indice européen a chuté de 8,2 points à 97,1 tandis que l’indice asiatique perdait 7,6 points à 93. Outre-Atlantique, l’indice s’est inscrit en baisse mais de seulement 1,5 point à 112,5.
Le statut de créancier privilégié est un élément important dans la notation des institutions de crédit multilatérales, comme la Banque européenne d’investissement, la Banque centrale européenne ou le Fonds monétaire international. Si toutefois les emprunteurs souverains leur appliquaient un traitement similaire à celui des créanciers commerciaux, cela pourrait entraîner des abaissements de notes, estime Standard & Poor’s dans une étude publiée le 26 août.L'étude estime qu’une telle éventualité est peu probable. Jusqu’ici, les souverains ont plutôt eu tendance à rééchelonner ou à faire défaut sur leur dette commerciale que sur leur dette vis-à-vis des institutions de crédit multilatérales.
A partir d’une comparaison et d’une analyse des entrées et sorties de fonds de placement dans plus de 35 pays, une étude du Deutsche Asset & Wealth Management Global Finance Institute publiée mardi 27 août confirme que le développement des actifs sous gestion varie beaucoup selon les nations. A titre d’exemple, l'étude relève que la réglementation spécifique favorable aux fonds de placement du Luxembourg et de l’Irlande explique largement le développement des actifs sous gestion. Cependant, d’autres éléments sont à prendre en compte dont, selon l’enquête rédigée par le professeur Thorsten Hens de l’Université de Zurich, spécialiste de la finance comportementale, l’aversion aux pertes. Résultat, les entrées et sorties de fonds d’investissement fluctuent beaucoup plus dans les pays où les investisseurs montrent une tendance à se méfier des pertes. «Des baisses de cours de dix pour cent mènent à des émotions bien plus fortes que des hausses de dix pour cent, indique un communiqué, et les pays ayant une telle aversion aux pertes se situent principalement en Asie : Hong Kong, Thaïlande ou Corée du Sud.En revanche, les investisseurs allemands suivent un modèle de comportement différent. Selon l'étude, les investisseurs en Allemagne mais aussi en Suède, aux Pays-Bas et en Suisse vont être beaucoup plus patients et attendre longtemps avant de modifier leur comportement.L’enquête figure en pièce jointe
Les incertitudes économiques et le changement climatique figurent au centre des préoccupations sur une bonne partie de la planète. Les incertitudes économiques figurent en tête des préoccupations au niveau mondial, citées par près de 50% des sondés, selon une enquête globale sur la perception du risque publiée par Swiss Re. Le changement climatique est également perçu par la majorité des sondés comme le principal risque pour les générations à venir.Le sondage précise que 44% des Chinois se montrent particulièrement préoccupés par les problèmes liés au climat. Quant à la situation économique, elle inquiète avant tout les Français (74%), les Américains (64%) et les Britanniques (61%).En Afrique du Sud (64%), au Mexique (52%) et au Brésil (41%), la criminalité apparaît en tête de liste. A Hong Kong, 51% des répondants avancent les épidémies comme principale menace pour le pays. Le vieillissement de la population pose davantage souci en Allemagne (51%), à Singapour (50%) et au Japon (45%) qu’en Suisse (42%).Si des différences de perception existent entre générations, elles n’apparaissent pas entre les genres, selon le sondage. Conduite en avril et mai 2013, l’enquête internationale mandatée par Swiss Re à l’occasion de son 150e anniversaire a porté sur plus de 22 000 personnes et 19 marchés.Dans l’ensemble, les répondants se déclarent conscients des risques et se montrent prêts à en supporter personnellement les coûts financiers, soulignent les auteurs. Ainsi, à l'échelle globale, l’enquête indique que 70% des répondants sont prêts à financer de leur poche leur prévoyance vieillesse. Parmi ces derniers, 29% préfèrent l’option d’un plan privé de retraite, 19% sont disposés à travailler plus longtemps et 22% à se serrer la ceinture après la période d’activité. En matière de couverture maladie universelle, les Suisses apparaissent comme les plus réfractaires à l’idée d’un financement par l’Etat. Ils ne sont que 28% à soutenir un tel système, contre 43% au niveau international.