Après dix-sept mois de flux nets positifs, les flux de portefeuille sur les marchés émergents se sont traduits en décembre par une décollecte nette de 11,5 milliards de dollars, selon le dernier Flows Tracker» de l’année publié par l’Institut de Finance Internationale (IIF).L’obligataire a été particulièrement touché par cette tendance favorisée par la chute des prix du pétrole, l’aversion au risque et la perspective d’une remontée des taux de la réserve fédérale américaine, avec des sorties de 7,8 milliards de dollars, les mouvements sur les actions se soldant par une décollecte nette de 3,7 milliards de dollars. L’examen de l’évolution des flux par régions montre que l’Europe émergente a été la plus affectée, davantage que les régions Afrique/Moyen-Orient et Amérique latine. Les flux observés sur l’Asie émergente ont été légèrement positifs, relève l’IIF, la collecte obligataire compensant les dégagements sur les actions.A titre de comparaison, les statistiques d’EPFR Global, qui portent sur les flux observés dans les fonds d’investissement plutôt que sur les flux de capitaux internationaux, signalent également une décollecte importante ces dernières semaines dans les fonds spécialisés sur les marchés émergents.
CIFC Corp vient de boucler un CLO (collateralised loan obligation), CIFC Funding 2014-V, LTD, représentant 559.9 millions de dollars au pair et environ 550 millions de dollars de nouveaux actifs sous gestion. La transaction a été pilotée par RBC Capital Markets et réalisée avec le soutien de quatorze investisseurs institutionnels, y compris des nouveaux venus chez CIFC. Depuis le début de l’année, CIFC a sponsorisé cinq transactions de CLO, représentant 3,3 milliards de dollars de nouveaux actifs sous gestion.
Les fonds d’actions domiciliés à Taiwan ont battu leur indice de référence sur les onze premiers mois de l’année. Les 117 fonds répertoriés affichent une performance cumulée de 8,1% entre janvier et novembre, à comparer à une progression de seulement 6,6% pour l’indice de la Bourse de Taiwan (TSEW).Selon les statistiques communiquées par la Securities Investment Trust and Consulting Association (SITCA), les fonds affichant les meilleures performances sur onze mois sont le Fuh Hwa High Growth Fund, avec un gain de 21,78%, le BlackRock Baoli Fund (20,85%) et le Yuanta/P-shares Taiwan Top 50 ETF (20,29%).Sur le plan sectoriel, les meilleurs fonds ont été les fonds d’actions indiennes et les fonds dédiés au secteur des biotechnologies avec des gains cumulés de respectivement 53,31% et 32,15% sur onze mois.
La société d’investissement Eastern Property Holdings a annoncé le 31 décembre avoir racheté le complexe de bureaux «Hermitage Plaza», situé dans le district Tverskoy, au centre de Moscou. Le montant de la transaction s'élève à 195 millions de dollars, précise un communiqué.Avec cette acquisition au coeur du quartier d’affaires moscovite, Eastern Property Holdings étoffe son portefeuille immobilier haut de gamme.
La chute des prix immobiliers dans les principales métropoles chinoises s’est accentuée en décembre, pour le huitième mois consécutif, selon une étude indépendante. Le prix moyen d’un logement neuf dans 100 des plus importantes villes du pays a reculé de 0,44% en décembre par rapport à novembre, à 10.542 yuans (1.398 euros) le mètre carré, selon le cabinet China Index Academy.Le repli des prix marque ainsi une légère accélération par rapport à la baisse de 0,38% enregistrée en novembre. Sur un an, les prix ont diminué de 2,69%, bien plus qu’en novembre (-1,57%). Dans les dix plus grosses villes chinoises, qui tendent à avoir les marchés immobiliers les plus actifs, les prix des logements neufs ont également chuté en décembre, de 0,61%.
Sur la semaine se terminant le 24 décembre, c’est l’amélioration de l’économie aux Etats-Unis qui a été le moteur des flux dans les fonds à l’échelle mondiale.Ainsi, les fonds d’actions américaines suivis par EPFR ont enregistré des souscriptions nettes de 30,1 milliards de dollars. Il s’agit des plus forts investissements sur la semaine, aussi bien en montants qu’en pourcentage d’encours. Cela étant, si l’on retire les souscriptions à un ETF, les données de la semaine pour les fonds actions américaines sont moins impressionnantes que le chiffre global. Et les institutionnels ont plutôt boudé cette classe d’actifs.Les autres classes d’actifs sur la zone Etats-Unis ne sont pas en reste. Ainsi, les fonds monétaires américains ont absorbé 13,8 milliards de dollars et les fonds obligataires américains, 4,9 milliards de dollars.En tout, la collecte des fonds actions sur la semaine a totalisé 31,7 milliards de dollars et celle des fonds obligataires 3,7 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont accusé des rachats nets de 4,4 milliards de dollars, notamment à cause des fonds monétaires européens.
Les scissions, souvent réalisées sous la pression d’investisseurs activistes, créent de nouvelles proies pour ces derniers, rapporte le Wall Street Journal. Les entreprises américaines ont cette année annoncé un nombre record de 64 « spinoffs », selon FactSet. Sur les 39 sociétés issues d’une scission qui ont vu le jour ces deux dernières années, environ la moitié compte un investisseur ayant un passé d’activiste parmi les 10 principaux actionnaires. Plusieurs raisons expliquent cet intérêt : nombre de sociétés cédées n’étaient pas une priorité pour leur ancienne maison mère ou pour les investisseurs, ce qui signifie qu’elles sont mal comprises ou sous-évaluées. De plus, les nouvelles équipes de direction sont souvent perçues comme étant plus ouvertes aux influences.
L’Europe intéresse désormais les fonds activistes, rapporte le quotidien Les Echos. A fin septembre, 36 campagnes activistes publiques ont déjà été initiées sur le Vieux Continent après pas moins de 73 en 2013, selon un rapport de JP Morgan. La raison de cet engouement : une concurrence de plus en plus vive entre ces investisseurs aux Etats-Unis. Depuis 2010, leurs actifs sous gestion ont crû de 33 % par an, à 111 milliards de dollars, sous l’effet de rendements dépassant les 25 %. Résultat, près de la moitié a adopté un spectre d’investissement européen ou mondial, au-delà des Etats-Unis. D’autant que le potentiel européen de développement est élevé : là où les Etats-Unis dénombrent 4 ou 5 opérations par semaine, l’Europe n’en compte encore qu’une par mois. Pour l’heure, les groupes européens profitent encore largement d’une approche jugée « constructive ». Les investisseurs traditionnels de long terme représentent en effet une large part de l’activisme actionnarial actuel.
Les fonds de pension, les fonds de dotation et les individus fortunés qui investissent dans le private equity ont de plus en plus de difficultés à accéder aux fonds les plus prisés, rapporte le Wall Street Journal. La proportion de fonds de capital investissement ayant atteint ou excédé le montant maximum que les sociétés s’étaient fixé cette année est au plus haut niveau depuis au moins 2009, selon des données de Preqin. Ainsi, au 13 novembre, 55 % des 280 fonds pour lesquels Preqin avait des chiffres de plafond ont atteint ou dépassé leur taille limite. L’an passé, cette proportion était à 43 %. De même, les sociétés de private equity ont employé en moyenne 16,4 mois pour lever des capitaux pour des fonds ayant été bouclés cette année. C’est deux mois de moins qu’en 2013.
Les gérants de fortune allemands sont plutôt optimistes sur l’évolution de l’indice Dax de la Bourse allemande en 2015. Selon un sondage mené en décembre par DAB Bank auprès de 30 gérants indépendants, 81 % des sondés s’attendent à voir l’indice Dax atteindre au moins 10.000 points fin décembre 2015. 15 % sont moins optimistes et tablent sur un Dax en deçà des 9.000 points. En moyenne, les gérants de fortune anticipent l’indice à 10.520 points.
La ruée pour s’exposer à la reprise économique des Etats-Unis a dominé les flux dans les ETF en 2014, et a contrasté avec une diminution de l’enthousiasme des investisseurs pour l’Europe, rapporte le Financial Times. Les flux internationaux dans les ETF ayant une exposition aux Etats-Unis cette année ont représenté environ 50 % des encours sous gestion de départ, soit le plus haut niveau depuis 2008, selon une étude de Markit pour le Financial Times. Les flux dans les ETF européens n’ont constitué que 16 % des encours. Mais les ETF espagnols ont connu une forte croissance, et les ETF italiens se sont aussi développés rapidement.
Lone Star se lance dans le BTP. Le cimentier allemand HeidelbergCement a en effet annoncé, le 24 décembre dernier, la signature d’un accord portant sur la vente de sa filiale de matériaux de construction Hanson Building Products à la société de capital-investissement Lone Star Funds pour 1,4 milliard de dollars (1,14 milliard d’euros). Hanson Building est principalement implantée en Amérique du Nord et au Royaume-Uni. La transaction, sous réserve du feu vert des autorités compétentes, devrait être finalisée dans le courant du premier trimestre 2015.
Le fonds d’investissement Advent International et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) ont conclu un accord avec le groupe bancaire autrichien nationalisé Hypo Alpe Adria en vue de lui racheter pour au moins 200 millions d’euros son réseau présent dans cinq pays des Balkans (Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie et Monténégro). La transaction devrait être finalisée dans le courant du deuxième trimestre 2015, sous réserve du feu vert des autorités de régulation et de l’Union européenne.Dans le cadre de cet accord, Advent détiendra 80 % de la banque tandis que le solde de 20% reviendra à la Berd. Les deux partenaires vont débourser 50 millions d’euros au moment de la finalisation de l’opération, le solde dépendant des résultats de la banque en 2014 et 2015.Ce réseau bancaire compte 1,15 millions de clients répartis dans 245 agences et affiche un bilan total de 8,4 milliards d’euros.
M&G Investments espère le jackpot. Le gestionnaire d’actifs britannique, filiale de l’assureur Prudential, vient en effet d’acquérir 47 clubs de bingo et casinos du groupe Gala Coral, au Royaume-Uni, pour 173,4 millions de livres. La vente de 5 autres clubs doit être finalisée très prochainement. En parallèle, M&G a conclu un contrat de location («lease back») sur une durée de 25 ans avec le groupe Gala Coral lui permettant ainsi de continuer à exploiter ces salles de jeux. L’opération a été réalisée par le fonds M&G Secured Property Income Fund, qui investit dans une large gamme de biens immobiliers, comme les hôtels, les supermarchés, les bureaux ou les immeubles résidentiels.
Le groupe financier anglo-africain Old Mutual a pris une participation de 100 millions de dollars dans véhicule d’investissement européen de l’activiste Bill Ackman lancé en octobre, rapporte eFinancial News. Old Mutual rejoint ainsi plusieurs investisseurs de renom, à savoir Rothschild, le fonds souverain du Qatar et le fonds de pension national suédois.
Axa Real Estate poursuit ses emplettes sur le marché immobilier européen. La société de gestion immobilière, filiale d’Axa Investment Managers, a ainsi finalisé deux acquisitions en France pour un montant total d’environ 115 millions d’euros pour le compte de son OPCI AXA Selectiv’ Immo. Axa Real Estate s’est ainsi porté acquéreur de l’immeuble de bureau Eurosud, situé à Lille et développant une surface d’environ 6.974 m². En parallèle, la société de gestion a acquis 50% des parts dans l’actif Le Diagonal situé à Châtillon, acheté en co-investissement à 50/50 entre AXA Selectiv’ Immo et une compagnie d’assurance du groupe AXA. Il s’agit d’un bien qui comprend environ 19.900 m² de surface de bureaux répartis sur deux immeubles distincts entièrement loués à deux entreprises multinationales.Avec la finalisation de ces acquisitions, le portefeuille du fonds Axa Selectiv’ Immo compte 18 actifs répartis en France, Espagne et Italie et représentant 460 millions d’euros.
Meridiam, leader de l’investissement de long terme et de la gestion d’actifs dans les projets d’infrastructures publiques en Europe et en Amérique du Nord, investit dans le premier PPP Hospitalier de Turquie, le complexe hospitalier d’Adana. La société de projet constituée, ADN PPP Saglik Yatirim AS, réunit dans son capital Meridiam à hauteur de 40%, l’un des leaders du secteur de la construction en Turquie, le groupe Rönesans pour 40%, et les sociétés partenaires turques spécialisées dans le domaine médical et de projet Sıla A.Ş. pour 6%, SAM pour 10% et TTT pour 4%. Le projet d’Adana est le premier partenariat public privé signé sur les 15 projets hospitaliers que compte le programme de modernisation du système de santé engagé par le ministère de la Santé turc. Satisfaisant les enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance (ESG) de Meridiam, le projet bénéficie du concours de la BERD et de la SFI, membre du groupe la Banque Mondiale. Investisseur actif de long terme, Meridiam investit 94 millions d’euros en fonds propres pour 28 ans dans le projet d’Adana. Attributaire par le ministère de la Santé turc de trois autres projets d’hôpitaux à Yozgat (475 lits, 180 millions d’euros), Elazig (1 000 lits, 350 millions d’euros) et Bursa (1 350 lits, 450 millions d’euros), Meridiam a ouvert en septembre 2013 un bureau à Istanbul.
L’Institut de l’Epargne Immobilière & Foncière (IEIF) a annoncé le 19 décembre la création de l’Académie de l’immobilier. Composée de vingt-trois membres, elle aura pour vocation d'élaborer le premier dictionnaire de la langue immobilière française. De nombreuses personnalités de l’immobilier ont répondu favorablement à l’invitation de Guy Marty, directeur général de l’IEIF, pour jouer lerôle d’académiciens et d’académiciennes. Parmi eux, Emmanuelle Baboulin (directeur Promotion Tertiaire Ile-de-France, Icade), Alain Bechade (directeur, ICH), Alain Chaussard (Vice-président-directeur général, Affine), Joëlle Chauvin (Fondatrice, Cercle des Femmes de l’Immobilier), Jacqueline Faisant (président du directoire, BNP Paribas REIM France), Bertrand de Feydeau (président du conseil d’administration, FDL), Jean-François Grazi (président, Business Immo) et Philippe Pelletier (Avocat associé, Lefèvre Pelletier & Associés). Les travaux seront coordonnées par Marc Henrion, senior advisor chez Kepler Cheuvreux. La première édition paraîtra à l’automne 2015 et sera consultable en ligne.
Sur Euronext et Alternext Paris, 300 sociétés se sont déjà déclarées éligibles au PEA PME, dont environ 30 sur les 6 derniers mois. Les valeurs du compartiment A ne représentent que 2 % des 300 valeurs déclarées, mais elles pèsent 41% de la capitalisation boursière de l’ensemble, et 34% des volumes, selon des statistiques communiquées par Arkeon Finance. Arkeon Finance estime qu’il reste une centaine de sociétés éligibles cotées à Paris qui ne se sont toujours pas déclarées. Si ces sociétés venaient à se déclarer, la répartition par compartiment de cotation (par taille) resterait sensiblement la même qu’aujourd’hui, aussi bien en nombre qu’en capitalisation boursière. En revanche, la répartition sectorielle verrait baisser la prépondérance de la Santé et de la Technologie. «Cela montre que les sociétés de la Santé et de la Technologie sont celles qui se sont le plus mobilisées pour se déclarer et profiter du dispositif PEA PME, montrant ainsi l’importance qu’elles accordent à leurs investisseurs et à leur vie boursière», souligne Arkeon Finance. Il faut aussi ajouter à ces 300 entreprises les 20 sociétés inscrites sur le Marché Libre qui se sont déclarées éligibles au PEA PME, dont plus de la moitié dans les 6 derniers mois.
Le baromètre Ossiam (*) se fait l’écho d’une nette baisse de la confiance des investisseurs en cette fin d’année. Réalisée d’une part auprès d’un panel de professionnels analystes financiers ou gérants d’actifs; et d’autre part, auprès d’un panel composé d’investisseurs individuels avertis et actifs sur les marchés financiers, le baromètre enregistre pour sa 4e vague en octobre un recul de la confiance des investisseurs tant professionnels que particuliers dans les marchés financiers. Il se situe à 3,3 pour les investisseurs particuliers, revenant environ au niveau d’octobre 2013, contre 8,3 en juin 2014 lors de la 3e vague. Les professionnels affichent un indice moyen de 0,2, contre 3,6 en juin et 2,4 il y a un an.Côté classes d’actifs, les investisseurs particuliers et professionnels affichent des avis divergents sur certaines d’entre elles. Les experts de la finance ont affiché une forte défiance envers les matières premières à chacune des quatre vagues cette année, alors que les particuliers accordent systématiquement leur confiance à cette classe d’actifs. Au cours de la quatrième vague, les actions européennes ont perdu la confiance des investisseurs. Elles enregistrent la chute la plus brutale de leur indice de confiance, notamment auprès des professionnels (5,1 en vague 4 contre 18,2 en vague 3). Parallèlement, les experts de la finance anticipent une forte volatilité sur les actions européennes (19,0 en vague 4 contre 13,3 en vague 3) alors que les particuliers tablent sur une volatilité moindre pour les actions européennes sur les 12 prochains mois (8,5 en vague 4 contre 11,9 en vague 3). Enfin, l’anticipation du niveau du CAC 40 à la fin de l’année met également d’accord les différents investisseurs, qui anticipent an majorité un indice au-delà des 4.300 points.(*) Baromètre de Confiance des Investisseurs CSA / Ossiam / Les Echos