L’Institut de Recherche MiddleNext et son partenaire Financière de l’Echiquier ont publié le 3 décembre le premier volet d’une grande étude sur les petites et moyennes entreprises européennes. Ce panorama n’a pas l’ambition d’être exhaustif. Il mettra en revanche en avant, de manière volontairement synthétique, les principales caractéristiques de ce marché, les grandes étapes de son évolution depuis l’an 2000 et les enjeux auxquels il doit faire face. Le premier volet, consacré à la structure du marché européen des valeurs moyennes, analyse le poids et de l’évolution du segment des valeurs moyennes depuis 2000, par rapport aux autres catégories de valeurs.L’étude relève notamment que, malgré les politiques volontaristes des gouvernements et des places de marché en Europe pour promouvoir l’accès des valeurs moyennes aux marchés financiers, le nombre de sociétés cotées est en nette diminution depuis 2007 avec une baisse globale de 16,5% pour l’ensemble de l’Europe, baisse que l’on retrouve dans toutes les zones géographiques (-13% pour le Royaume-Uni, -12% pour l’Allemagne, -18% pour la France et -19% pour les autres pays). Depuis l’année 2000, le Royaume-Uni a perdu du poids face aux autres marchés européens, l’Allemagne a légèrement accru sa part de marché grâce à la dynamique de son compartiment Micro. La décrue du nombre de sociétés cotées touche en priorité les segments Micro et Small (-20% entre 2007 et 2014) alors que les segments Mid et Large n’ont diminué que de 5%. La santé et la puissance économique de l’industrie financière reposant sur les grandes capitalisations, les conséquences économiques de cette baisse sont donc limitées à court terme, compte tenu de l’inertie du marché. Outre ce premier volet, l’étude comprend trois autres parties complémentaires, qui seront publiées dans les prochains mois:- La performance boursière : observation comparative du comportement des indices des valeurs moyennes et des grandes valeurs dans les 3 principaux pays (Royaume-Uni, Allemagne, France). - Les performances économiques : étude du lien entre les performances boursières et les performances économiques des différents segments de la cote. - L’univers de la gestion d’actifs : panorama de l’industrie européenne de la gestion d’actifs en Europe, de ses spécificités et de son poids à l’échelle mondiale.
L’optimisme n’est pas encore totalement de retour chez les Français « patrimoniaux ». C’est ce que souligne l’UFF, qui présentait mercredi 3 décembre son Observatoire UFF-IFOP de la clientèle patrimoniale 2014. 44 % des 300 Français patrimoniaux interrogés, soit des personnes détenant des valeurs mobilières ou de l’assurance-vie et ayant un niveau de patrimoine financier hors immobilier de plus de 30.000 euros avec l’intention de réaliser un placement financier dans les 2 ans, se disent optimistes quant à l'évolution des marchés financiers dans les 6 prochains mois. 40% seulement ont modifié leur comportement d’investissement suite à la crise et en réponse à la conjoncture économique. Parmi les principaux enseignements, l’UFF souligne que si une certaine appétence pour le risque est de retour, « elle se transforme difficilement en actes ». 45 % des sondés se disent ouverts au risque. Pour autant, les produits à capital garanti (73%) et les assurances vie en euros (68%) restent les produits vers lesquels les Français patrimoniaux s’orienteraient le plus volontiers. Ces supports enregistraient l’an dernier chacun 66 %. Les obligations conservent les faveurs de 58 % des investisseurs, contre 57 % il y a un an. Le PERP attire lui 57 % des sondés. Les actions intéressent 46 % des investisseurs potentiels, contre 39 % l’an dernier. Autre enseignement, la disponibilité des fonds apparaît comme le principal critère entrant en jeu dans le choix d’un investissement (62%, soit +6 points en un an). Les conseils reçus de son entourage ou de professionnels connaissent quant à eux une forte progression (26%, +8 points) et atteignent leur plus haut pourcentage depuis la création de l’Observatoire. « Les Français patrimoniaux semblent avoir intériorisé la crise dans leurs comportements d’investissement. Ce contexte morose fait maintenant partie intégrante de leurs habitudes », résume l’UFF. « Mais, ils restent prudents dans la gestion de leur patrimoine et le choix des solutions. Depuis la crise, l’arbitrage rendement/risque est devenu un arbitrage rendement/risque/liquidités », ajoute l’Observatoire.
Les ETP ont collecté à travers le monde 40,1 milliards de dollar au mois de novembre, portant ainsi la collecte totale depuis le début de l’année au niveau record de 267,9 milliards de dollars, selon des estimations communiquées par BlackRock. Le record de 262 milliards de dollars atteint en 2012 devrait ainsi être largement dépassé. En novembre, les investisseurs sont revenus sur les marchés actions après la correction des marchés en octobre qui avait alors boosté l’obligataire.Les perspectives sur l’économie américaine s’améliorent alors que la croissance globale ralentit suite aux actions des banques centrales dans le reste du monde. Dans ce contexte, les actions américaines collectent 36,1 milliards de dollars principalement sur les fonds large caps.Les ETP actions japonaises cotés aux Etats-Unis et en Europe enregistrent 4,1 milliards de dollars de collecte, en réponse aux relances économiques et au programme d’achat d’actions du GPIF. Néanmoins, les fonds cotés au Japon ont décollecté après un rally significatif sur les actions.L’obligataire européen a enregistré une collecte de 2 milliards de dollars, principalement sur la dette d’entreprise investment grade. Ces flux s’expliquent par le début du programme d’achat obligataire de la BCE et son engagement à le poursuivre si le niveau de l’inflation ne cessait pas de baisser.Le marché a accueilli positivement la baisse surprise des taux d’intérêt en Chine, dans un effort de soutien de la croissance économique. Des flux positifs ont notamment été observés sur les ETP cotés aux Etats-Unis et en Europe, même si pour le troisième mois consécutif les ETP cotés en Chine ont enregistré des sorties. « Avec une industrie européenne des ETPs qui a enregistré 60 milliards de dollars de collecte depuis le début de l’année, l’Europe est la région ayant la plus forte progression d’encours en 2014. Les investisseurs ont privilégié l’utilisation des ETFs comme véhicule d’investissement malgré une croissance anémique en Europe. Et les flux des ETPs obligataires enregistrés en Europe ont dépassé les 25 milliards de dollars grâce à la politique monétaire accommodante de la BCE», commente Benoît Sorel, directeur iShares France.
Churchill Franklin, le directeur général d’Acadian, adore les anecdotes. A l’instar de cette requête, jugée un peu saugrenue en son temps, il y plusieurs années, qui l’a amené à se rendre en Australie pour une présentation de seulement 20 minutes, non pas dans la capitale Sydney, mais à Perth! Mais au bout de 25 ans à la tête d’une société de gestion, une «boutique» selon la terminologie américaine, qui gère tout de même 70 milliards de dollars, soit environ 66 milliards d’euros, il n’est pas si étonnant que son responsable ait quelques histoires à raconter! «L’innovation est au cœur de notre stratégie», soulignait récemment Churchill Franklin à Newsmanagers qui a cofondé la société. «Nous avons développé des algorithmes d’analyse sophistiqués pour favoriser une sélection active des actions. Nous avons été parmi les premiers à nous intéresser, au début des années 1990, aux marchés émergents et nous avons été aussi parmi les premiers à nous tourner vers les marchés frontières en 2007", souligne Churchill Franklin. «Notre philosophie d’investissement comporte deux grandes étapes, l’analyse fondamentale des titres qui est ensuite passé au crible d’une analyse quantitative. Cette approche nous permet d'éviter de nous laisser influencer par les bruits de marché que décrit si bien la finance comportementale», explique Churchill Franklin. Résultat, la société, dont la base de données couvre quelque 40.000 titres dans plus de 60 pays, compte quelque 200 grands clients institutionnels à travers le monde. Dès l’origine en 1988, Acadian s’est présentée comme un gestionnaire d’actions globales hors Etats-Unis qui gère aujourd’hui une cinquantaine de stratégies différentes sur les actions internationales et les marchés émergents. Tant des stratégies ouvertes Global Equity, Long/Short Equity, Managed Volatility, Emerging Markets Debt, que des stratégies sur mesure répondant aux besoins spécifiques des clients. Ce développement autour de trois grands piliers, les marchés émergents, les actions et le fixed income, qui s’accompagne d’une écoute permanente des clients et qui peut aussi surfer sur l’intérêt croissant de la clientèle institutionnelle, notamment les fonds de pension, pour les émergents, semble constituer un excellent compromis. La collecte nette s'élève à environ 2,3 milliards de dollars depuis le début de l’année, précise Churchill Franklin. Le développement de la société basée à Boston repose sur trois grandes zones géographiques. L’équipe de Boston couvre le marché américain, le bureau de Londres à partir duquel Acadian couvre l’Europe continentale, et le bureau de Singapour qui, avec une équipe d’une douzaine de personnes, permet de servir l’Asie, le Moyen-Orient et le Pacifique. Plus de 40% des actifs sous gestion de la société émanent de l’international, les Etats-Unis représentant 59,2% du total. Les actifs européens totalisent 22,5% du total des actifs, soit quelque 10 milliards d’euros émanant de quelque 120 clients. Au sein du marché européen, les fonds au format Ucits représentent 23,6% du total, les fonds domiciliés en Irlande, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni représentant respectivement 29%, 25,7% et 12,3% du total des actifs européens. «Notre activité se développe en Europe, mais avec des fortunes diverses. Il y a trois marchés sur lesquels nous avons du mal à nous développer, la France, l’Allemagne et l’Italie. L’une des difficultés pour nous est que les fonds de pension y sont peu développés», explique Churchill Franklin. Les actifs d’Acadian en France ne représentent encore que 0,7% du total européen...». Le marché français est donc bien difficile d’accès. Mais certainement pas hermétique comme le montrent les succès remportés par de nombreuses sociétés anglo-saxonnes. Churchill Franklin en est bien conscient et souligne que les investisseurs français, certes très attachés à l’obligataire et au monétaire, sont aussi à la recherche de rendement et semblent commencer à s’intéresser aux actions. Bien entendu, l’intérêt est encore timide mais il y a là une porte d’entrée qui peut permettre à Acadian de promouvoir son expertise, par exemple sur les petites capitalisations émergentes ou sur les stratégies de volatilité pilotée…
Pour les gérants d’actions européennes, l’année qui s’achève aura véritablement été chaotique et calamiteuse. En effet, 80% des fonds spécialisés sur les actions européennes ont sous-performé leur indice de référence sur les onze premiers mois de l’année, contre seulement 58% l’année précédente, selon une étude de Fitch Ratings ( «European Equities Funds: Process Adjustments in 2014»). Cerise sur le gâteau, les fonds affichaient en moyenne un reflux de 2,7% par rapport à leur indice, net de commissions, à fin novembre, contre seulement 0,6% en 2013. Les secteurs défensifs et les méga-capitalisations, très bien représentés dans les indices, ont largement surperformé l’an dernier, notamment au deuxième trimestre. Cela conjugué avec la forte rotation sectorielle observée tout au long de l’année, ont pénalisé les stock pickers, tout particulièrement ceux affichant un biais qualité/growth ou midcap. Dans ce contexte, estime Fitch, les fonds d’actions gérés activement sont désormais menacés par les ETF, compte tenu des commissions pratiquées relativement à celles des ETF. Les investisseurs, notamment américains, pourraient de ce fait investir de préférence dans les ETF d’actions européennes plutôt que dans les fonds.Les fonds d’actions flexibles pourraient en revanche gagner du terrain, si les marchés continuent d’être influencés par les incertitudes macro-économiques, de fortes rotations sectorielles et de violents mouvements à la baisse ou à la hausse.
Shinhan BNP Paribas Asset Management, la co-entreprise entre le groupe coréen Shinhan Financial et BNP Paribas Investment Partners, envisage de se développer en Chine après avoir obtenu le 27 novembre auprès de l’administration chinoise (Safe) un quota de 3 milliards de renminbi (RMB), soit 488 millions de dollars, en tant qu’investisseur institutionnel étranger qualifié (RQFII), rapporte Asian Investor. La joint venture envisage ainsi de lancer trois fonds ouverts gérés activement : une stratégie actions, une stratégie obligataire et un produit diversifié d’ici à la fin du mois de janvier.Par ailleurs, BNPP AM veut mettre en place sa propre équipe de notation pour les obligations chinoises plutôt que de s’appuyer sur une agence externe.
Au terme d’une année très compliquée pour les fonds gérés activement, les fonds d’actions spécialisés sur l’Asie sont les seuls parmi les grandes classes d’actifs pour lesquels on peut constater que le gestionnaire moyen a battu son indice de référence, selon des statistiques compilées par Investment Week. Un fonds Asie-Pacifique hors Japan a dégagé en moyenne une performance de 11% depuis le début de l’année en sterling, comparé à un rendement de 10,5% en sterling pour le MSCI Asia ex Japan index. Un fonds global a en moyenne dégagé une performance de 7,9% contre 11,7% pour le MSCI World All Cap index.
Le RMB est actuellement utilisé pour 11,2 % de la valeur totale des paiements avec la Chine et Hong Kong, en hausse de 6,2 % sur les 18 derniers mois, selon des données communiquées par Swift. Le dernier RMB Tracker de SWIFT indique que, comparé à avril 2013, 15 nouveaux pays utilisent dorénavant le RMB pour plus de 10 % de leurs paiements en valeur avec la Chine et Hong Kong. Au total, 50 des 161 pays qui ont échangé des paiements avec la Chine et Hong Kong en octobre 2014 ont franchi ce seuil. L’étape des 10 %, aussi appelée «crossing the RMB River», est un seuil mis en place par SWIFT pour mesurer le poids du RMB pour les paiements avec la Chine et Hong Kong par rapport aux autres devises. Depuis avril 2013, l’Allemagne a augmenté de 151 % son usage du RMB avec la Chine et Hong Kong tandis que les paiements en RMB par le Canada (+ 346 %) et la Malaisie (+ 48 %) devraient augmenter encore plus, du fait de l’annonce d’un accord SWAP et d’un protocole d’accord avec The People Bank of China. De plus, la devise chinoise a elle-même passé le seuil avec une augmentation de 181%, atteignant 11,2 % de la valeur totale des paiements échangés avec la Chine et Hong Kong.«Nous avons observé une augmentation significative de l’usage du RMB pour les paiements avec la Chine et Hong Kong au cours des 18 derniers mois», indique Astrid Thorsen, Head of Business Intelligence, SWIFT. «Cette croissance est majoritairement due aux early adopters et aux principaux centres de compensation RMB, comme Singapour et le Royaume-Uni. Cependant, de plus en plus de nouveaux pays comme l’Allemagne, l’Australie, la Malaisie, l’Indonésie et la Suède contribuent à la croissance du RMB. C’est un signe positif pour le taux d’adoption du RMB et son internationalisation. En particulier, l’usage du RMB par le Canada pour les paiements – qui a fortement augmenté durant cette période – est très intéressant car à ce jour nous n’avions pas observé de forte adoption du RMB en Amérique du Nord».Dans l’ensemble, le RMB a maintenu sa position au septième rang mondial des devises de paiements, malgré une part de marché en recul, de 1,72 % à 1,59 %. En octobre 2014, la valeur du RMB pour les paiements internationaux a diminué de 7,2 %, ce qui est en dessous de la croissance moyenne située à 0,4 % pour l’ensemble des devises.
Deutsche Bank Asset & Wealth Management (DeAWM) et le groupe immobilier ECE ont annoncé le 2 décembre qu’ils allaient racheter PalaisQuartier, un centre commercial et complexe hôtelier situé au coeur de Francfort, pour environ 800 millions d’euros. PalaisQuartier, actuellement détenu par la division immobilière de Rabobank, comprend le centre commercial MyZeil et l’hôtel Jumeirah. Deutsche Bank Asset and Wealth Management prendra 90% de l’ensemble immobilier et ECE 10%.
Emergence ‘Actions’ fait coup double. Quelques semaines après avoir signé son premier investissement avec Focus Asset Managers (Lire NewsManagers du 19 novembre 2014), le compartiment dédié aux actions d’Emergence – la sicav de place lancée en 2012 pour l’incubation et le développement des jeunes sociétés de gestion entrepreneuriales – a annoncé, ce 2 décembre, la réalisation d’un investissement de 35 millions d’euros auprès de Financière Arbevel. Créée en 1997, cette société de gestion indépendante a été reprise fin 2008, début 2009 par Jean-Baptiste Delabare et Sébastien Lalevée. Les deux associés se connaissent bien pour avoir travaillé ensemble chez Citigroup, le premier en tant que responsable de la recherche actions européennes pendant 7 ans, le second en tant responsable des valeurs françaises. «Financière Arbevel affichait environ 25 millions d’euros d’actifs sous gestion lors de sa reprise et nous sommes aujourd’hui à près de 300 millions d’euros», a indiqué Jean-Baptiste Delabare, président de la société et responsable de la gestion privée. «Aujourd’hui, l’apport d’Emergence nous permet clairement de nous établir au-dessus de ce seuil symbolique de 300 millions d’euros». A ce jour, Financière Arbevel compte 12 collaborateurs dont 5 personnes dédiées à la gestion collective.Concrètement, Emergence ‘Actions’ apporte 35 millions d’euros de capital au fonds Pluvalca AllCaps, un véhicule dédié aux actions françaises dont l’objectif est de dégager une performance supérieure à l’indice de référence SBF 120. «Nous sommes de vrais stock-pickers et notre gestion se caractérise par une analyse fondamentale des entreprises sans aucune contrainte de benchmark ni aucune contrainte de style», a indiqué Jean-Baptise Delabare. Le fonds Pluvalca AllCaps, qui compte une cinquantaine de positions, se distingue également par une composante «midcaps» significative, «de l’ordre de 25% à 30%», a précisé Régis Aubert, le co-gérant du fonds. Mieux, «l’apport d’Emergence nous permet de franchir un pas critique dans le développement de la société et du fonds en particulier dont les encours passent de 20 à 50 millions d’euros», a souligné Jean-Baptiste Delabare. «C’est de bon augure pour le développement de la société dans les années à venir». Dans sa gamme de gestion collective, Financière Arbevel dispose de deux autres fonds en forte croissance. Le Pluvalca France Small Caps, dont les actifs sous gestion s’élèvent à 110 millions d’euros contre 9 millions d’euros en 2009, et le Pluvalca Initiatives, lancé en décembre 2012 avec 1 million d’euros et qui a atteint aujourd’hui 30 millions d’euros d’encours."Devant un choix de 70 candidats, ce qui est important pour Emergence était de choisir une entreprise dynamique et susceptible de monter en régime et d’atteindre une taille digne de la compétition européenne», a commenté Alain Leclair, président d’Emergence.» Le closing final du compartiment Actions est prévu pour fin décembre avec l’objectif de 200 millions d’euros. Nous compterons une douzaine d’investisseurs institutionnels français dont 3 ou 4 nouveaux participants».
L’indice Ucits Alternative Index Global (UAI Global) des fonds alternatifs au format Ucits calculé par Alix Capital a progressé de 0,89% au mois de novembre, ce qui porte la performance depuis le début de l’année à 1,49%. La meilleure performance du mois a été enregistrée par les stratégies CTA, avec un gain de 4,07%, une progression sur un mois jamais vue depuis 2010. Viennent ensuite les stratégies Macro, Multi-Strategy et Long/Short Equity, avec des progressions de respectivement 1,11%, 1,06% et 1,03%. Parmi les stratégies en territoire négatif, les fonds de matières premières ont encore perdu du terrain, avec un recul en novembre de 1,11%. Depuis le début de l’année, les stratégies CTA affichent la meilleure performance, avec un gain de 8,64%, largement devant les stratégies Multi-Strategy (1,93%) et Macro (1,89%). En novembre, la collecte des fonds Ucits alternatifs s’est élevée à 1 milliard d’euros. Les stratégies Long/Short Equity, Emerging Markets et CTA ont collecté tandis que les stratégies Event-Driven, Multi-Strategy et Commodities ont subi des rachats. Depuis le début de l’année, les actifs des fonds Ucits alternatifs ont progressé de 32% à 62 milliards d’euros.
Le secteur des ETF devrait continuer de progresser. Les investisseurs institutionnels devraient accroître leurs allocations, la taille des fonds devrait augmenter, et les promoteurs d’ETF devraient prendre des parts de marché aux autres gestionnaires, actifs ou passifs.Sauf avis de gros temps sur les marchés, la croissance du secteur des ETF pourrait se situer en 2015 entre 10% et 15% aux Etats-Unis, entre 20% et 25% en Europe et entre 25% et 30% dans la région Asie-Pacifique, selon un sondage réalisé par EY auprès d’une soixantaine de promoteurs, investisseurs, teneurs de marché et fournisseurs de services actifs des deux côtés de l’Atlantique et dans la région Asie-Pacifique. Les émetteurs ayant participé au sondage représentent 84% des actifs globaux du secteur.Le sondage souligne que les fonds de pension et les assureurs pourraient augmenter leur exposition aux ETF. La moitié des investisseurs institutionnels interrogés envisagent d’accroître leur allocation aux ETF durant les douze prochains mois.Les participants au sondage sont plus nombreux que l’an dernier à estimer que des fonds inférieurs à 50 millions de dollars sont viables économiquement (23% cette année contre seulement 8% en 2013) mais cette conclusion est due pour l’essentiel à la forte croissance des ETF en Asie-Pacifique. En réalité, les objectifs de taille des ETF augmentent, notamment aux Etats-Unis et en Europe, 18% des participants chiffrant la taille idéale d’un fonds à plusieurs centaines de millions de dollars. Les teneurs de marché se montrent très sceptiques sur la viabilité des fonds inférieurs à 50 millions de dollars compte tenu de leur illiquidité supposée et les institutionnels ont souvent des exigences qui dépassent celles des promoteurs en termes de taille. De nombreux institutionnels préfèrent investir dans des fonds supérieurs à 100 millions de dollars. La plupart des promoteurs visent un capital d’amorçage de 30 millions de dollars, les volumes les plus courants se situant entre 10 et 20 millions de dollars. Toutefois, avec la moindre liquidité du marché européen, le tiers des sondés de la région mettent la barre de l’amorçage entre 40 millions et 50 millions de dollars. La tarification reste sous pression, les participants au sondage se montrant encore plus pessimistes que l’an dernier. En 2013 en effet, moins de 10% des participants prévoyaient une augmentation des frais; en 2014, plus personne ne se risque à tabler sur une hausse, la majorité de l’échantillon s’attendant à un recul de plus de deux points de base et un cinquième des baisses de 5 points de base ou plus.Le marché européen est confronté à une série de défis spécifiques, souligne l’étude. La fragmentation du marché européen continue de constituer un frein au développement du marché, avec des fonds de petite taille en moyenne qui compliquent la recherche de l’efficience. La liquidité, également un point de préoccupation, est un autre frein de première importance au développement du marché. Autre souci européen, la cotation croisée qui force les teneurs de marché à acheter et vendre le même produit sur différentes places. Reste le marché retail, qui ne représente que 15% du total, contre 45% aux Etats-Unis. «De plus en plus de promoteurs européens espèrent que les réformes de la réglementation de la distribution retail viendront à leur secours, mais nous ne considérons pas la réforme de la réglementation comme une panacée. Le fait que la plupart des plateformes et des supermarchés interdisent le trading intraday constitue un obstacle majeur. De même que le fait qu’ils fournissent beaucoup moins d’informations qu’aux Etats-Unis, où les investisseurs retail ont la possibilité de comparer un large éventail d’ETF, d’analyser les coûts et de recevoir des recommandations», commente Lisa Keal, responsable EMEIA Wealth & Asset Management ETF chez EY.Cela dit, indique EY, le marché européen reste intéressant, en raison notamment des régimes fiscaux différents appliqués aux fonds américains et européens. Les promoteurs américains continuent d’ailleurs d’enrichir leurs gammes européennes et de rester à l’affût d’éventuelles possibilités d’acquisition. On peut aussi relever que le déficit d’information est peut-être en bonne voie de résorption avec le lancement récent par Koris International d’une plateforme d’analyse des ETF européens, il est vrai réservée aux institutionnels…
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 2 décembre le lancement du S&P 500 VEQTOR Switch Index, un indice qui cherche à simuler un portefeuille dynamique qui base son allocation actions en fonction de l’indice de volatilité VIX. L’allocation actions de l’indice est ajusté en permanence en fonction d’un objectif de volatilité de 10%. Le reste de l’indice est alloué au S&P 500 VIX Futures Long/Short Switch Index distribué entre cash et VIX futures à un mois.
Le fonds de pension public de la Norvège pourrait à l’avenir investir dans les infrastructures pour diversifier ses placements. Alimenté par les revenus pétroliers du pays et pesant quelque 6.067 milliards de couronnes (697 milliards d’euros), le fonds doit être investi hors de Norvège en actions à hauteur de 60%, obligations (35%) et dans l’immobilier (5%), selon l’actuel mandat confié à la banque centrale norvégienne.Mais ses gestionnaires prônent depuis longtemps une diversification de ses investissements pour accroître son rendement. Le ministère des Finances a fait un pas en ce sens en annonçant le 2 décembre qu’il allait consulter la banque centrale et le conseil stratégique du fonds pour examiner la possibilité d’investir également dans les infrastructures non cotées en Bourse. Si une diversification dans les infrastructures était finalement recommandée, une décision définitive pourrait intervenir au printemps 2016, précise un communiqué.
Le spécialiste des marchés émergents Somerset Capital envisage de lancer un fonds dédié à l’Inde dans le courant de l’année 2015, selon le site spécialisé Investment Week. Le fonds, qui pourrait être commercialisé dans le courant du deuxième trimestre 2015, sera géré par Dhawal Mehta, qui a rejoint Somerset Capital en septembre dernier en provenance de Reliance Asset Management, où il pilotait le pôle spécialisé sur les actions indiennes.
Selon la dernière étude de l’organisme Eurosif, publiée une fois tous les deux ans, chacune des stratégies ISR existante en Europe et intégrant un ou plusieurs critères « responsable » a connu une croissance plus rapide que le marché de la gestion d’actifs lui-même, rapporte le quotidien économique Les Echos. Ainsi, entre fin 2011 (date de la dernière étude) et fin 2013, les taux de croissance vont de 22,6 % pour l’approche « ESG » (selon des critères liés à l’environnement, le social ou la gouvernance) à 132 % pour l’investissement solidaire. La gestion d’actifs a crû dans son ensemble de 22 % en Europe.Dans son étude, Eurosif recense sept stratégies ISR différentes, dont celle dite des « exclusions spécifiques » qui couvre 41% du total des encours européens gérés par les professionnels, soit 7.000 milliards d’euros.
Le groupe BlackRock a réduit sa participation dans Banco Popolare, descendant à 4,911 % du capital, contre 6,851 % au 31 mars, rapporte Bluerating, citant la Consob, le régulateur italien.
En octobre, les réseaux de conseillers financiers en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 2 milliards d’euros, soit une croissance de 25,3 % par rapport à septembre et de 54 % par rapport à octobre 2013, selon les dernières statistiques d’Assoreti, l’association des réseaux de conseillers financiers. La collecte nette sur les produits de gestion d’actifs se monte à un peu moins de 1,6 milliard d’euros, tandis que le solde des mouvements sur les produits administrés est positif pour 439 millions d’euros. Dans la gestion d’actifs, les investissements continuent à se concentrer sur les produits d’assurances (1,4 milliard d’euros). Les OPCVM recueillent quant à eux seulement 13,8 millions d’euros.
Le groupe Credit Suisse a vendu au groupe suisse Swatch un immeuble de prestige à Zurich (immeuble Gireder -Louis Vuitton), selon un communiqué de Swatch. Le montant de la transaction, qui pourrait s'élever à plusieurs centaines de millions de francs selon certains, n’a pas été divulgué. Grâce au rachat par Swatch Group, l’immeuble le plus emblématique de la Bahnhofstrasse à Zurich reste ainsi en mains suisses, souligne le communiqué. Bâti entre 1912 et 1913, cet édifice est doté d’une façade de style gothique, et compte six étages pour 7435 m2 de surface.
La fortune cumulée des quelque 300 familles et personnes les plus riches de Suisse a poursuivi son ascension cette année. Elle est estimée à 671,7 milliards de francs, soit 44 milliards de plus qu’en 2013, selon le classement publié le 28 novembre par le magazine «Bilan». Avec 671,7 milliards de francs, la fortune cumulée des familles et personnes figurant au classement de «Bilan» ne sont pas loin d’afficher une richesse équivalente au produit intérieur brut (PIB) annuel de la Suisse.Sur les 350 personnes recensées par «Bilan», 250 ont vu leur patrimoine demeurer stable, explique le magazine économique. Pour 56 autres, le mouvement s’est inscrit à la hausse, 32 d’entre elles étant déjà milliardaires. L'édition 2014 du classement a ainsi dénombré 153 milliardaires. Huit nouvelles personnes ont rejoint ces ultra-riches. Parmi celles-ci figure Patrick Drahi. Ce Franco-Israélien domicilié à Zermatt contrôle avec sa société Altice le câblo-opérateur Numericable et va s’emparer de l’opérateur SFR. Sa fortune est estimée entre 8 et 9 milliards de francs.A aussi intégré le club des milliardaires Marina Picasso, la petite-fille de l’artiste espagnol Pablo Picasso et principale héritière d’un patrimoine artistique dont la valeur a explosé, écrit «Bilan». Sa fortune est estimée entre 1,5 et 2 milliards de francs. Egalement établi à Genève, Reinold Geiger, propriétaire des cosmétiques L’Occitane, fait son entrée parmi les milliardaires, avec un patrimoine évalué entre 1,5 et 2 milliards de francs. Il est accompagné de l’Italien Andrea Bonomi, lequel bataille pour s’offrir le Club Méditerranée, l’investisseur allemand Henning Conle, très actif dans l’immobilier, le Russe Sergei Popov, la Française Monique Roosmale Nepveu et le Canadien Lawrence Stroll.Le fondateur d’Ikea, Ingvar Kamprad, a quitté la Suisse, mais sa famille demeure la plus riche vivant en Suisse. Sa fortune est évaluée entre 42 et 43 milliards de francs, soit 1 milliard de plus qu’en 2012. Retourné en Suède, Ingvar Kamprad a remis durant l’année l’univers de son groupe d’ameublement à ses fils, Peter, Jonas et Mathias, tous trois détenteurs du passeport suisse.Entrée dans le palmarès l’an passé, la famille brésilienne Jacob Safra, établie à Genève et qui détient notamment la banque J. Safra Sarasin maintient son rang, le cinquième. Son patrimoine est estimé entre 14 et 15 milliards de francs (+1 milliard).