Le fonctionnement de certaines usines d’ArcelorMittal a été perturbé mercredi par un mouvement social, «notamment une partie des sites de Dunkerque et Mardyck et dans une moindre mesure certaines installations du site de Florange», a indiqué le groupe sidérurgique dans un communiqué. La CGT avait adressé le 25 septembre un ultimatum à la direction générale France d’ArcelorMittal, demandant une prime de 2.000 euros et la couverture à 100% du salaire en cas d’activité partielle. Le syndicat avait donné jusqu’au 7 octobre à la direction, des revendications qui ont été rejetées selon lui.
Le projet de loi controversé relatif à la «mise sur le marché de certains produits phytopharmaceutiques», qui prévoit la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes pour sauver la filière de la betterave sucrière, a été adopté mardi à l’Assemblée nationale. Le débat a été vif jusque dans les rangs de La République en marche (LaRem) à propos de ce texte qui vise à déroger jusqu’au 1er juillet 2023 à l’interdiction d’utiliser des néonicotinoïdes, un type de pesticide interdit depuis 2018. Pour l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), qui a publié un communiqué, cette réintroduction est «une insulte à l’apiculture, à la science et à la protection du vivant».
Moody’s a abaissé lundi sa perspective pour la notation de Bayer de «stable» à «négative» et a confirmé sa note de crédit «Baa1» pour le groupe pharmaceutique et agrochimique allemand. La détérioration des perspectives de croissance de l’activité agrochimique de Bayer et les risques liés à la mise en œuvre des programmes d'économies du groupe vont retarder davantage son désendettement, indique Moody’s. Bayer a indiqué vouloir économiser 1,5 milliard d’euros, avec des suppressions d’emplois «possibles». La perspective «négative» associée à la note de Bayer tient également compte de l’incertitude concernant la capacité de Bayer à régler les litiges actuels et futurs sur le Roundup pour les montants annoncés en juin 2020, a ajouté Moody’s.
Moody’s a abaissé lundi sa perspective pour la notation de Bayer de «stable» à «négative» et a confirmé sa note de crédit «Baa1» pour le groupe pharmaceutique et agrochimique allemand.
Technip FMC a annoncé vendredi la nomination d’Arnaud Pieton au poste de président et directeur général désigné de Technip Energies. Arnaud Pieton a occupé plusieurs fonctions-clé au sein de la société depuis 2004. Il était president Subsea depuis 2018. Auparavant, il avait assuré les fonctions de executive vice president People & Culture, ainsi que président de la région Asie-Pacifique où il était en charge de l’activité Onshore/Offshore (désormais Technip Energies). La société a également annoncé dans un communiqué la nomination de Jonathan Landes en tant que «President Subsea». Ces nominations font suite à la démission de Catherine MacGregor, qui quitte l’entreprise pour prendre la tête d’Engie.
Le géant allemand de la chimie Bayer a annoncé mercredi qu’il comptait réaliser 1,5 milliard d’euros d'économies supplémentaires d’ici 2024 face à l’impact de la pandémie de Covid-19, ce qui pourrait entraîner des suppressions d’emplois. Le groupe s’attend par ailleurs à une dépréciation d’actifs de plusieurs milliards d’euros dans sa division d’agrochimie en raison d’une «baisse de la perspective de croissance» du secteur agricole, conséquence de la situation sanitaire, une «situation qui ne changera pas prochainement», ajoute Bayer dans un communiqué. Son cours de Bourse a chuté suite à l’accord qu’il a noué en juin pour payer environ 11 milliards de dollars pour mettre fin à des poursuites judiciaires américaines autour de son pesticide Roundup, qu’il a acquis avec le rachat de Monsanto pour 63 milliards de dollars en 2018.
Le gouvernement norvégien a indiqué lundi vouloir investir 16,8 milliards de couronnes (1,6 milliard d’euros) dans le captage et le stockage de carbone, une technologie prometteuse mais coûteuse. Le pays est le plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest. Il dit vouloir financer prioritairement ce projet sur une usine de ciment à Brevik, dans le sud du pays et envisage d’apporter un financement à Northern Lights. Porté par les géants pétroliers Equinor, Shell et Total, le projet vise à transporter du CO2 liquide vers un terminal d’où il sera injecté sous les fonds sous-marins via des pipelines.
Dépêchées dans le Pas-de-Calais, les ministres Elisabeth Borne et Agnès Pannier-Runacher se sont engagées lundi à faire tout leur possible pour préserver l’emploi des salariés du site de Bridgestone de Béthune. Le fabricant japonais de pneumatiques Bridgestone a annoncé mercredi vouloir entamer des discussions en vue de la fermeture de son usine de Béthune, une décision vivement contestée par le gouvernement français. Bridgestone met en avant la faiblesse de la demande et la forte concurrence pour justifier sa décision. L’usine de Béthune, mise en service en 1961 et d’une capacité de production d’environ 17.000 pneus par jour, emploie 863 personnes.
La direction de Bridgestone sera représentée à la réunion organisée lundi à Béthune (Pas-de-Calais) au sujet du projet de fermeture de l’usine du fabricant de pneus japonais, a annoncé vendredi le porte-parole du gouvernement français. La réunion aura lieu en présence d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’Industrien d’Elisabeth Borne, ministre du Travail, de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, et des représentants syndicaux. En outre, Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’Industrie, a annoncé dimanche, au micro du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI» l’ouverture de cinq mois de négociations avec la direction du groupe, où «tous les scénarios seront étudiés». Le groupe japonais avait annoncé mercredi sa volonté de fermer le site en avril 2021. Cet arrêt entraînerait la suppression de 863 emplois directs
Le groupe, promu au SBF 120, a connu une croissance fulgurante. Gianbeppi Fortis, son président du directoire, dévoile pour l'Agefi-Dow Jones ses perspectives.
Dans le cadre de son plan stratégique « Succeed Together 2024 » dévoilé ce matin, MND, spécialiste de la mobilité par câble, des systèmes d’enneigement et de la sécurité en montagne, se réorganise autour d’une seule marque – MND – et d’interlocuteurs commerciaux redéployés de manière transverse dans chaque pays où le groupe opère.
General Electric a annoncé aujourd’hui son intention de restructurer deux divisions en Europe, celle des équipements pour barrages (Hydro) et pour réseaux électriques (Grids), qui « génèrent des pertes financières importantes ». «Afin de permettre à ces divisions de retrouver une situation financière viable, elles ont chacune présenté un projet de transformation au comité d’entreprise européen», a expliqué le groupe américain dans un communiqué, sans précisions à ce stade sur des suppressions de postes, chiffrées à 764 en France par le quotidien Libération.
Veolia s’apprête à reprendre Pražská Teplárenská - PT, filiale du groupe tchèque Energetický a Průmyslový Holding a.s, en charge du réseau de chauffage urbain de Prague Rive Droite. Veolia exploite déjà le réseau de Prague Rive Gauche. Cette reprise d’actifs représentera à terme pour Veolia un chiffre d’affaires annuel estimé à 230 millions d’euros. L’impact global sur la dette nette du groupe devrait être neutre
La chancelière allemande Angela Merkel a fait face dimanche à une pression croissance pour reconsidérer le projet de gazoduc Nord Stream 2 avec la Russie suite à l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny. La ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, a indiqué que les répercussions sur le projet de gazoduc, qui doit permettre d’acheminer du gaz de la Russie vers l’Allemagne, dépendraient de l’attitude de Moscou sur le dossier Navalny. Alexeï Navalny a été transporté par avion en Allemagne pour y être hospitalisé. Le gouvernement allemand a dit détenir la preuve qu’il a été empoisonné. Moscou assure n’en n’avoir vu aucune preuve. Cette affaire a amené plusieurs responsables conservateurs à demander la suspension du projet, projet colossal et presque achevé. Angela Merkel, qui soutient le projet, a dit que le chantier Nord Stream 2 devait être dissocié de l’affaire Navalny.
Les commandes à l’industrie allemande ont ralenti en ne progressant que de 2,8% en juillet, après le bond de 28,8% (révisé) en juin, selon l’Office fédéral des statistiques. Un ralentissement supérieur à ce qui était prévu, et qui atténue l’espoir d’une très forte reprise de l’Allemagne au troisième trimestre. D’autant que les indicateurs de sentiment (PMI manufacturier et climat des affaires ifo) se sont moins améliorés que dans les services à cause d’une reprise mondiale inégale et ralentie, rappelle Stefan Schilbe, chef économiste Allemagne de HSBC. En attendant, les commandes extérieures ont progressé de 14,4% en juillet, alors que celles sur le marché national ont reculé de 10,2%.