Les commandes à l’industrie allemande ont ralenti en ne progressant que de 2,8% en juillet, après le bond de 28,8% (révisé) en juin, selon les données publiées vendredi par l’Office fédéral des statistiques. Un ralentissement supérieur à ce qui était prévu, notamment par les consensus qui anticipaient une augmentation de 5%, et qui atténue l’espoir d’une très forte reprise de la première économie européenne au troisième trimestre. D’autant que les indicateurs de sentiment (PMI manufacturier et climat des affaires ifo) se sont moins améliorés que dans les services à cause d’une reprise mondiale inégale et ralentie, rappelle Stefan Schilbe, chef économiste Allemagne de HSBC.
Sur les 100 milliards d'euros du plan dévoilé hier par Jean Castex, les deux tiers iront à l'amélioration de la compétitivité et aux secteurs «d'avenir».
Le cimentier Lafarge rejetterait délibérément des particules de ciment à Paris, d’une part directement dans la Seine, via une de ses centrales de béton, dans le quartier de Bercy, d’autre part au pied du Pont Mirabeau, pointait mercredi Europe 1. Selon Europe 1, l’Office français de la biodiversité (OFB) a porté plainte, et l’affaire a été transmise à la justice pour d'éventuelles poursuites. Contactée mardi par Le Figaro, l’entreprise Lafarge explique y voir «un accident exceptionnel provoqué par un acte malveillant, pour lequel nous déposons plainte aujourd’hui» et «il est donc faux d’accuser notre entreprise de rejets qui pourraient être volontaires». La mairie de Paris a indiqué vouloir saisir le procureur de la République pour «ces faits graves qui portent atteinte à notre environnement», ajoute-t-elle.
Unilever a l’intention d’investir un milliard d’euros pour abandonner complètement les produits chimiques dérivés de combustibles fossiles pour ses produits d’entretien et de nettoyage d’ici 2030. Il compte remplacer ce carbone issu de combustibles d’origine fossile par du carbone renouvelable ou recyclé. Il a fixé un objectif de zéro émission pour ses produits d’ici 2039. Les produits chimiques utilisés dans les produits d’entretien et de nettoyage du groupe représentent 46% des émissions de carbone de la division Home Care durant leur cycle de vie, ce changement devrait permettre de réduire d’un cinquième l’empreinte carbone desdits produits.
Le spécialiste des gaz industriels Air Liquide a annoncé mercredi la signature d’un accord de long terme avec Eastman Chemical portant sur la fourniture de volumes supplémentaires d’oxygène, d’azote et de gaz de synthèse sur le site de produits chimiques de Longview, au Texas. Air Liquide investira plus de 160 millions de dollars (135 millions d’euros) pour moderniser ses actifs existants sur le site et y construire une nouvelle unité de séparation des gaz de l’air ainsi qu’une unité d’oxydation partielle, a précisé le groupe dans un communiqué. Ces deux unités devraient être opérationnelles à la fin 2021.
Unilever a l’intention d’investir un milliard d’euros pour abandonner complètement les produits chimiques dérivés de combustibles fossiles pour ses produits d’entretien et de nettoyage d’ici 2030. Il compte remplacer ce carbone issu de combustibles d’origine fossile par du carbone renouvelable ou recyclé. Il s’agit d’une étape cruciale vers son objectif de zéro émission pour ses produits d’ici 2039.
Suez a conclu un accord avec AMP Capital, UniSuper et Macquarie Prism pour la cession de 4,8 % du capital d’AquaSure, le partenariat public-privé assurant l’exploitation de l’usine de dessalement de l’État de Victoria en Australie, pour un montant de 76 millions de dollars australiens (47 millions d’euros). La cession devrait être finalisée au troisième trimestre 2020. A l’issue de cette opération, Suez ne détiendra plus que 6,9% d’AquaSure. Le groupe continuera de se concentrer sur la fourniture de services de traitement et d’approvisionnement en eau auprès de la population et de l’industrie australiennes.
Le fabricant de tubes sans soudure pour l’industrie pétrolière Vallourec a annoncé mardi son intention d'étendre le dialogue sur son refinancement «à l’ensemble de ses créanciers bancaires et obligataires, et des autres parties prenantes». L’objectif est de «parvenir à une restructuration financière» et qui permette au groupe «de traiter ses échéances à venir et de rééquilibrer sa structure financière», a indiqué le groupe dans un communiqué. La société souhaite aussi se donner la possibilité de demander la nomination d’un mandataire ad hoc, ce qui nécessite l’accord des porteurs d’obligations soumises au droit américain venant à maturité en octobre 2022 et en octobre 2023. La consultation des différents porteurs de ces obligations sera lancée ce mercredi 2 septembre et prendra fin le 11 septembre à 17h00, heure de Londres. Au 30 juin 2020, Vallourec disposait de lignes de crédits bancaires confirmées d’un montant de 1,93 milliard d’euros, dont 123 millions d’euros non-utilisées, et sa trésorerie s'élevait à 1,42 milliard d’euros.
L’activité du secteur manufacturier s’est reprise en août en zone euro mais pas de manière uniforme, selon les indices PMI définitifs calculés par IHS Markit. Pour l’ensemble de la région, il ressort à 51,7 en août, après 51,8 juillet. Le sous-indice mesurant l'évolution de la production, qui rentre dans le calcul de l’indice PMI composite attendu jeudi, est monté à 55,6, après 55,3 en juillet, soit un plus haut depuis avril 2018. Le sous-indice de l’emploi, à 44,2 en août après 42,9, reste toutefois inférieur à 50, ce qui traduit une diminution des effectifs.
Siemens a remporté un contrat de plus de 330 millions d’euros pour fournir une technologie de turbine à gaz et des services à long terme à une centrale électrique au Canada, a annoncé le groupe allemand lundi. La commande provient de Kineticor, une société qui développe et gère des projets d'énergie non polluante dans l’ensemble du Canada. La centrale, qui devrait entrer en service en 2023, fait partie du plan de décarbonisation de l’approvisionnement en électricité dans la province canadienne de l’Alberta.
Siemens a remporté un contrat de plus de 330 millions d’euros pour fournir une technologie de turbine à gaz et des services à long terme à une centrale électrique au Canada, a annoncé le groupe allemand lundi.
Le troisième groupe français de BTP Eiffage a annoncé mardi avoir remporté en groupement avec BESIX et In Advance la construction en entreprise générale du nouveau siège de la RTBF, média de service public de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Schaerbeek (nord-est de Bruxelles) pour un montant de près de 100 millions d’euros. La part Eiffage s’inscrit à 40%. Eiffage a remporté ce contrat au travers de Valens, la filiale d’Eiffage Construction en Belgique. Baptisé Media Square, le futur bâtiment d’une superficie de près de 40.000 m² accueillera les collaborateurs de la RTBF. Les travaux viennent de débuter pour une livraison prévue en 2024, a indiqué Eiffage dans un communiqué.
Le tribunal régional allemand de Mannheim a déclaré mardi le constructeur automobile allemand Daimler coupable d’avoir violé un brevet de télécommunications déposé par le groupe finlandais Nokia. Le différend qui oppose Nokia et Daimler porte sur un brevet de technologie de téléphonie mobile utilisée dans les voitures qui, selon le tribunal, doit faire l’objet d’une licence. La cour a estimé que Daimler n’avait pas cherché à obtenir auprès de Nokia un accord de licence dans des conditions équitables. Daimler a déclaré qu’il ferait appel, et il n’anticipe aucune suspension de production ou de ventes en conséquence de cette décision. Les deux entreprises sont également en litige au sujet d’une technologie de radio mobile embarquée.
Le groupe sidérurgique britannique Liberty a obtenu le feu vert du gouvernement français pour reprendre les sites France Rail Industry à Hayange (Moselle) et Ascoval à Saint-Saulve (Nord), a annoncé vendredi le ministère de l’Economie et des Finances. Liberty s’est engagé à apporter 65 millions d’euros de nouveaux financements pour relancer les deux sites, précise Bercy dans un communiqué. Le site d’Hayange, qui emploie 400 personnes et est le premier fournisseur de rails de la SNCF, avait été laissé à l'écart du rachat de sa maison mère, British Steel, par le chinois Jingye. Sa reprise par Liberty, assure le communiqué de Bercy, permettra de créer «une filière intégrée de production de rails à partir d’acier recyclé peu émetteur de CO2, dans une logique d'économie circulaire, les rails usagés de la SNCF étant refondus par Ascoval et mis en forme par France Rail Industry».
Caterpillar a annoncé vendredi que ses ventes au détail de machines à travers le monde avaient de nouveau reculé le mois dernier, alors que la crise du coronavirus continue de saper la demande des entreprises de construction et de sociétés minières. Le constructeur américain d’engins de chantier et d'équipements miniers a indiqué que ses ventes totales d’engins sur trois mois glissants avaient chuté de 20% en juillet, après avoir accusé un plongeon de 23% en juin. Dans la construction, le groupe a également fait état d’un recul de 20% de ses ventes au détail dans le monde, après -23% en mai et en juin. Caterpillar a précisé annoncé fin juillet que son chiffre d’affaires aux Etats-Unis était ressorti en baisse de plus de 40% au deuxième trimestre, et que la demande de ses clients finaux avait diminué d’environ 22%.
Un milliard d’euros seront consacrés à la relocalisation d’activités industrielles en France dans le cadre du plan de relance qui sera présenté le 25 août en conseil des ministres, a indiqué hier le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, lors d’une visite à Hendaye (64). Ce milliard servira à «financer des appels à projet pour les entreprises qui voudraient relocaliser», a expliqué le ministre. Il a précisé qu’il pouvait s’agir d’une nouvelle chaîne ou ligne de production et que cela pourrait concerner «toute entreprise industrielle qui voudrait relocaliser son activité en France». «Relocaliser, ce n’est pas faire revenir des productions à faible valeur ajoutée en France», a-t-il cependant nuancé : «Relocaliser, c’est produire en France des produits qui sont indispensables à notre indépendance, je pense par exemple à des médicaments, des principes actifs de médicaments ou alors développer de nouvelles chaînes de valeur sur lesquelles nous avons toutes les compétences et tous les savoir-faire pour réussir».
Siemens a décidé d’accélérer les mesures d'économies mises en place dans ses divisions Digital Industries et Smart Infrastructure, a indiqué hier la direction du conglomérat industriel allemand lors d’une conférence téléphonique sur ses résultats trimestriels. Digital Industries et Smart Infrastructure, spécialisées respectivement dans l’automatisation industrielle et la numérisation et dans les solutions connectées pour les systèmes énergétiques, les bâtiments et les industries, devraient réduire leurs coûts de 510 millions d’euros au total d’ici à la fin de l’exercice qui s’achèvera en septembre 2021, contre un précédent objectif de 475 millions d’euros.