La Mutuelle MAE (Mutuelle Accidents Elèves) a choisi de confier un mandat de gestion diversifié à EGAMO. La signature du mandat a eu lieu le 2 mai 2011 dans les locaux d’EGAMO en présence d’Edgard Mathias (président de la Mutuelle MAE) et de Fabrice Henry (président d’EGAMO). Créée en 1932 par des enseignants, la Mutuelle MAE s’est imposée comme le spécialiste de la protection de l’enfant. Elle propose de nombreux contrats d’assurances mutualistes adaptées aux besoins des enfants et de leurs parents. De l’assurance des tout petits jusqu’aux protections pour les étudiants, des contrats individuels et habitation pour les jeunes actifs jusqu'à l’assurance familiale, la Mutuelle MAE est reconnue comme leader de l’assurance scolaire et extrascolaire depuis près de 80 ans. L’offre de gestion personnalisée d’EGAMO, assortie d’un service d’accompagnement global sur l’ensemble des problématiques de ses clients mutualistes, lui ont permis d'être sélectionnée par la Mutuelle MAE pour la gestion de ses placements financiers.
Après avoir réduit l’exposition actions depuis 2009 au profit de produits beaucoup plus défensifs comme les convertibles, la stratégie d’investissement depuis le début de l’année a consisté à renforcer le poids des actions principalement de la zone émergente (hors Chine) et sur les États Unis. Ainsi, le trésorier Jean-Pierre Cave affirme avoir investi 52 millions d’euros sur des fonds de convictions depuis janvier 2011 profitant de la baisse des valorisations sur les marchés. La gestion indicielle n’est pas privilégiée par le Groupe Pasteur Mutualité.
Le fonds de pension néerlandais du Groupe Ahold a retenu le gestionnaire d’actifs français AXA IM pour un mandat de gestion fiduciaire de 2.1 milliards d’euros. Le fonds de pension Ahold de la chaine de supermarchés du même nom, emploie 213 000 personnes et possède 2970 magasins en Europe et aux États Unis. C’est l’un des plus gros mandats gagnés en Europe lors des 12 derniers mois. Cela coïncide avec une augmentation des mandats de gestion fiduciaire confiés aux sociétés de gestion de la part des investisseurs institutionnels Européens. Il s’agit d’une victoire importante pour Axa IM qui jusqu'à présent n’avait pas une place notable dans la gestion fiduciaire aux Pays-Bas. En 2007, Axa IM obtenait un premier succès sur le territoire Batave. Les trois fonds de pension de Royal Cosun lui remettaient un mandat de gestion fiduciaire d’un montant de 600 millions d’euros. Puis en Mars 2011, la société de gestion gagnait un mandat (200 millions d’euros) de gestion fiduciaire auprès du fonds de pension Néerlandais de BP. En tant que gestionnaire fiduciaire, Axa IM aura une influence significative sur les décisions d’investissement du fonds de pension néerlandais, même si ce dernier demeure 1e responsable final. Axa IM conseillera Ahold sur sa stratégie d’allocation d’actifs. Mais Axa IM collabora aussi étroitement à la gestion du risque et participera au processus de construction des portefeuilles ainsi qu’aux choix de gestion.
Bâle III a entrainé une grande réflexion stratégique sur le devenir de la gestion du portefeuille de placements du Crédit Agricole du Finistère. Christian Larvol, trésorier de la caisse régionale s’explique: «La question est de savoir si nous continuons à travailler en direct ou par fonds dédié en déléguant la gestion du portefeuille de placements à une société car en terme de timing, nous ne sommes pas dans de bonnes conditions pour réaliser les meilleurs investissements». La caisse qui travaille avec les trois sociétés du groupe et une demi-douzaine de partenaires externes, envisage de faire un appel d’offres si la solution du fonds dédié l’emporte. «Nous avons déjà un fonds dédié chez Amundi et la question se pose de savoir si nous continuons dans cette voie en grossissant le fonds existant ou si on construit un autre fonds dédié avec une autre société de gestion du groupe. Ou, dernière solution, si on le confie à un partenaire externe», précise Christian Larvol. La caisse mène cette réflexion en harmonie avec la gestion équilibrée de son portefeuille. D’ailleurs, juste avant la crise, la direction financière avait commencé à restructurer son portefeuille, en particulier son poids sur l’alternatif et les fonds de fonds. A partir de 2008, cette poche a été allégée et de nombreuses lignes avaient été sorties avant qu’elles ne deviennent ingérables avec la crise. «On a arbitré essentiellement sur du monétaire et on y est resté avant de sentir une nouvelle réallocation de ces fonds», conclut Christian Larvol.
S’aventurer en terre risquée... C???est le pari qu’a fait le Crédit Agricole de Brie Picardie dont la stratégie d’investissement se détache sensiblement de l’atmosphère de prudence qui baigne les investisseurs. «Nous avons décidé de tabler cette année, sur l’immobilier et le capital risque afin de diversifier notre portefeuille», explique Guillaume Devineau, trésorier de la caisse régionale. A coté de ces choix, volonté délibérée de la direction générale de la caisse, d’autres plus classiques leur sont associés comme les matières premières, les actions - davantage sur l’aspect rendement et dividendes - les obligations corporate, high yield et les obligations convertibles. Par contre, en termes de rendements, la caisse n’a pas d’attentes particulières mais estime qu’ils dépendront cette année, du contexte économique voir géopolitique. «Nous ferons peut être des désinvestissements sur la poche monétaire mais c’est un peu la tendance chez tout le monde, précise Guillaume Devineau. Par contre, les investissements pourraient se faire sur des OPCVM actions et éventuellement sur des OPCVM obligations convertibles». Pour ce faire, la caisse régionale s’appuie hormis Amundi sur une dizaine de partenaires comme Exane. «Lorsque nous investissons sur un fonds, c’est souvent de l’ordre de 10 millions d’euros, précise Guillaume Devineau. Mais notre ratio d’emprise ne peut pas représenter plus de 10% du fonds ce qui signifie que les fonds sélectionnés ont un minimum de 100 millions d’euros d’encours».
La Mutuelle des Artisans (MNRA) travaille actuellement à la création d’un tout premier contrat multisupport. Selon nos sources, le produit devrait être commercialisé en 2012, et sera en partie géré par Indép’AM. Il s’agira d’une assurance vie avec un support en unités de compte couplé avec Aria, un produit de retraite supplémentaire facultatif en points garantis dès la souscription.
A l’instar d’autres caisses, le Crédit Agricole du Nord-Est joue la carte de la prudence dans l’attente d'éclaircissements sur les dispositions de Bâle III. La nouvelle règlementation va, en effet, avoir une incidence forte sur le type d’investissement futur mais également sur la gestion de la liquidité avec la mise en place du nouveau ratio LCR (ratio de couverture de liquidité). Corinne Chilain, trésorière au Crédit Agricole Nord-Est, remarque : «Bien que je table sur 4% pour cette année, on n’a pas vraiment fixé de rendement aujourd’hui, car nous sommes plus dans l’expectative du nouveau ratio introduit par Bâle III, dans la gestion de notre liquidité et sur celles de nos risques. Raisons pour lesquelles nous ne sommes pas investisseurs pour le moment ou alors seulement sur des investissements très classiques à cause des liquidités et du LCR». Pourtant la trésorière estime qu’au vu de la nouvelle règlementation, la caisse pourrait investir dans les OATs et les covered bonds, en bref des produits permettant d’augmenter la limite règlementaire. «Même si aujourd’hui, nous ne travaillons pas notre portefeuille, nous sommes intéressés par certaines classes d’actifs, observe Corinne Chilain. Par exemple, nous avons regardé récemment des EMTN donc des produits très vanilles et pas structurés; cependant, nous n’avons rien pris». Ainsi, en dehors d’Amundi, la caisse régionale travaille essentiellement avec Société Générale, BNP Paribas et Natixis et a déjà eu recours à un consultant pour le calcul de risque d’un portefeuille d’actifs.
Avant de se fixer des objectifs d’investissements pour cette année, le Crédit Agricole de Champagne Bourgogne est dans l’expectative d’une clarification sur le contenu encore instable de Bâle III. Benjamin Pierron, Trésorier de la caisse régionale observe: «Ce sera un changement radical et nous préférons attendre de véritables informations plutôt que des interprétations avant de placer des dizaines de millions d’euros d’actions et d’OPCVM». La caisse sait d’ores et déjà que Bâle III aura une incidence forte sur ses investissements futurs et sur toute la gestion financière aussi bien sur le financement des crédits que sur la politique commerciale. «Elle va impacter aussi bien notre portefeuille que toute la partie fonds propres car ces deux aspects sont liés au refinancement des crédits», poursuit Benjamin Pierron. Pourtant, le Crédit Agricole Champagne Bourgogne admet s’intéresser aujourd’hui, plutôt aux obligations et aux OPCVM actions mais mise aussi sur les obligations corporates et financières pour parer à la baisse de rendement sur les obligations d’Etat. A ce niveau, la banque évite de prendre des positions trop longues. Même si la caisse ne travaille en ce moment qu’avec Amundi, elle a déjà eu recours à des sociétés externes comme Dexia AM. «Tout est question d’opportunité, souligne Benjamin Pierron. Si des sociétés de gestion offrent des produits qui présentent une originalité, une valeur ajoutée ou un savoir faire que l’on ne retrouve pas dans le groupe, on travaillera sans doute à nouveau avec un partenaire externe».
Piloter ses emplois de fonds propres en fonction des exigences en termes de réserves de liquidité est l’un des principaux thèmes de travail pour l’année 2011 du Crédit agricole de Charente Périgord. Le service financier très dynamique de la caisse s’est ensuite attelé à renforcer la poche de titres subordonnés qu’elle a fait passé de 25 à 40 millions d’euros. «Sur tous les titres seniors non subordonnés, nous sommes allés sur du papier hors groupe», précise son trésorier junior Jean Marc Loison. Par contre, la caisse marque cette année, une rupture dans la gestion du portefeuille de placements. «Nous avons décidé de ne pas utiliser le potentiel offert par les bénéfices annuels de la caisse pour les emplois de fonds propres mais de le conserver exclusivement pour le refinancement de nos crédits», souligne Jean Marc Loison. Mais Bâle III a pesé sur la gestion car la caisse a opté pour une légère réduction de ses horizons de placements, à savoir 2014/2015 pour du papier senior mais n’a pas encore enclenché la mécanique d’investissement sur les OAT. Le rendement attendu tous portefeuilles confondus, est évalué à 4%. La caisse qui ne délègue rien, travaille avec une douzaine de sociétés externes au groupe et recherche actuellement des thématiques matières premières et du high yield qui lui «permettrait de compléter son portefeuille d’investissement et de se diversifier», comme le stipule Jean Marc Loison.
«Nous sommes dans l’attente de Bâle III pour prendre des décisions en termes de liquidité en interne», prévient d’emblée Didier Chaubet, trésorier au Crédit Agricole Nord Midi Pyrénées. Didier Chaubet admet regarder surtout des investissements en obligations en direct. «Depuis trois ans, l’orientation de notre politique financière est de protéger notre portefeuille d’excédents de fonds propres de tout risque de marché, observe le trésorier. Nous plaçons 30% de notre investissement en obligations détenues en direct et jusqu'à début 2010, nous étions à 70% de protection pour tomber à 65% au troisième trimestre 2010; on s’oriente aujourd’hui, vers une protection de notre portefeuille à 60%». Une stratégie qui n’a pas été dictée par la crise mais plutôt par une volonté de prudence car la caisse a passé au pic de la crise, 5 millions de provisions et géré un excédent de fonds propres de 750 millions d’euros. Aujourd’hui le TEC 5 est son objectif de rendement pour l’année 2011. «Nos objectifs pour l’année seraient de respecter les niveaux de risques que nous avons prévu de décliner, précise Didier Chaubet. Aujourd’hui, notre investissement maximum en actions est de 10%, en alternatif 10% aussi, 20% d’obligations, 8% dans les convertibles et aujourd’hui on en est encore à 65% d’exposition sans risque».
«Nos attentes en termes de rendement sur le portefeuille global pour cette année tournent autour de 4% et nous misons sur les actions et la gestion diversifiée », enchaine Michael Bleau, trésorier de la caisse régionale du Crédit Agricole de Lorraine. La caisse s’intéresse en particulier, à tout ce qui est indexé à l’inflation, matières premières, crédits et actions euros. «Pour parer à la baisse du rendement sur les obligations d’Etat, nous regardons plutôt des OPCVM qui ont une sensibilité négative, poursuit Michael Bleau. Nous y sommes déjà rentré de façon à désensibiliser notre portefeuille obligataire sans couverture». La caisse qui travaille avec quatre sociétés de gestion en plus d’Amundi, dont la sélection se fait essentiellement sur la taille, prévoit de nouveaux investissements d’ici la fin de l’année et devrait rentrer sur des actions. Pourtant Michael Bleau précise: «Nos investissements prévus pour l’instant sont davantage axés sur la partie obligataire et sur le premier trimestre, on a investi sur toute la partie gestion diversifiée». Enfin, la caisse régionale avait prévu d’investir cette année, des actifs sur le Japon. Objectifs que la crise grave qui a affecté le pays a remis en question sans pour autant les annuler puisqu’elle compte attendre la rentrée avant de se reposer la question de ces investissements. «On croit à une reprise économique rapide car le potentiel du pays est réel en matière de reconstruction», conclut Michael Bleau.
«Pour cette année, notre préoccupation première en matière de stratégie financière est le renforcement de notre exposition obligataire». C’est ainsi, qu’Aurélien Alvès, trésorier au Crédit Agricole des Côtes d’Armor brosse le tableau des thématiques pour l’année en cours. Il précise cependant: «Cette stratégie n’est pas directement en regard de Bâle III mais le programme est davantage orienté vers la maximisation du revenu récurrent par la détention de titres jusqu'à l'échéance». Ainsi, la caisse cible plutôt sur des obligations bancaires seniors qui bénéficient de spreads plus intéressants que les corporates et joue plutôt sur la prime de risques des obligations bancaires. «Cette stratégie vise plutôt à rentabiliser le rendement de fonds propres tout en maintenant un bon niveau de risques», poursuit Aurélien Alvès. Dans cette optique, la caisse compte s’adapter en douceur à Bâle III en allant chercher par exemple, des obligations moins longues et attend une clarification de dossiers importants comme les OPCVM monétaires mais ne compte pas modifier la stratégie générale de l’entreprise. Par ailleurs, la caisse travaille avec une demi-douzaine de partenaires externes au groupe sur la gestion d’actifs et les produits structurés. «On va plutôt chercher de l’alpha dans les sociétés de gestion externes au groupe, précise Aurélien Alvès. On essaiera toujours de trouver une valeur ajoutée, une thématique ou un gérant qui a un style de gestion particulier».
Pour l’année 2011, la caisse régionale du Crédit Agricole Centre-Est mise sur une stratégie orientée sur le rendement via les supports obligataires et table sur un rendement de son portefeuille d’actifs de 5%. Jean Claude Viotti, trésorier à la caisse régionale du Crédit Agricole Centre-Est, affine ses orientations en termes de choix de classes d’actifs: «Nous investissons sur le crédit et comme alternative à la baisse structurelle du rendement sur les obligations d’Etat, nous nous orientons sur les financières et le high yield». La caisse régionale travaille d’ailleurs avec dix sociétés de gestion qu’elle sélectionne en premier en fonction de l’alpha. Ensuite, les fonds sélectionnés doivent avoir un minimum de 100 millions d’euros d’actifs. D’ici la fin de l’année, elle a prévu de procéder à de nouveaux investissements, notamment sur les CTA. La caisse travaille déjà avec des sociétés externes comme GLG, Rothschild&Cie Gestion et Rivoli.
Le FRR lance ce jour un processus de sélection pour l’attribution de mandats de réplication passive d’indices de matières premières non agricoles. Le montant indicatif du marché est de l’ordre d’un milliard d’euros. La durée des mandats est fixée à 4 ans. Le présent appel d’offres vise à sélectionner des prestataires de service d’investissement dont le rôle consistera à choisir les contreparties du FRR pour des contrats d'échange sur indices de matières premières, à assurer leurs négociations dans des conditions de meilleure exécution, et à gérer la trésorerie afférente. La procédure retenue est celle d’un appel d’offres restreint. L’ensemble des documents liés à cet appel d’offres est disponible sur la plate-forme dédiée: http://www.achatpublic.com/accueil/frr/medias/index.php via le site internet du FRR www.fondsdereserve.fr
Concernant les nouveaux projets de la direction du patrimoine de la Carac, soulignons la mise en place d’un partenariat avec une société de gestion, actuellement en phase d'être sélectionnée, pour gérer les actifs d’Entraid’Epargne Carac, un contrat d’assurance vie de partage. La Carac demande à ce que cette société de gestion redistribue une partie des frais de gestion aux organismes d’intérêt général, partenaires de la Carac. La société de gestion sera retenue en fonction de sa capacité à délivrer de la surperformance, la gestion proprement ISR de l’univers d’investissement n'étant pas visée.
Pour l’année 2011, la Caisse régionale du Crédit Agricole de Haute Loire a un programme d’investissement de 12 millions d’euros qu’elle n’a pas encore commencé à investir. Audrey Désormières, trésorière à la caisse régionale, explique : « Depuis le début de l’année, nous avons procédé à des arbitrages sur notre portefeuille sans faire d’allocations nouvelles car nous nous avons cédé nos fonds Japon dès le début de la crise avant d’avoir des moins values importantes ». Pourtant, la Caisse régionale compte bien investir et sa stratégie s’oriente sur les actifs risqués notamment vers les grandes capitalisations sur les marchés occidentaux et sans doute, sur des fonds actions constitués de paniers de matières premières. Ces investissements dépendront très fortement de la règlementation de Bâle III qui a déjà une influence directe sur le portefeuille obligataire de la caisse. « Nous avons déjà cédé 20 millions de monétaire pour investir dans des obligations d’Etat, précise Audrey Désormières. Cette décision liée aux problèmes de liquidité est directement la conséquence de Bâle III ». Stratégie qui force pourtant la caisse à revoir son rendement à la baisse. Concernant le portefeuille de placement, la caisse est dans l’expectative comme le confirme Audrey Désormières: « Pour l’instant les OPCVM sont exclus de la règlementation mais il semblerait que des pourparlers soient en cours pour faire rentrer les SICAV monétaires dans le ratio. Dans ce cas, même si on n’en avait pas prévu pour cette année, on allouera quelques millions sur du monétaire ».
La CAPSSA (1 milliard d’euros d’actifs au total) a lancé il y a quelques semaines une consultation auprès d’un nombre restreint de gestionnaires en vue de la sélection de deux nouveaux mandats sur l’obligataire. Il s’agit plus précisément de deux mandats buy and hold de 50 millions d’euros chacun sur les obligations d’entreprises notées au mieux AA- et au pire BBB+. Dans son questionnaire, la CAPSSA demande aux gestionnaires de préciser la duration et objectif de performance cible. De même, les gestionnaires retenus devront s’engager à informer la CAPSSA en cas de vente d’un actif sous jacent avant le terme du mandat. Le Directeur Général, Jean Pierre Mottura a reçu une vingtaine de dossiers de candidatures, les résultats seront annoncés très prochainement.
Dans un entretien accordé à Instit Invest, Philippe Desfossés, Directeur de l’ERAFP révèle que le régime compte poursuivre la diversification des actifs débutée en 2007 par le lancement de nouveaux appels d’offres. L’ERAFP dont l’encours s'élève à un peu plus de 10 milliards d’euros, travaille actuellement sur l’adaptation de son dispositif ISR à l’Immobilier et a déjà lancé une consultation pour se doter des services d’un consultant spécialisé. L’appel d’offres sur les gérants sera lancé au second semestre 2011. Il portera sur 80 à 90 millions d’euros par an, sachant que l’ERAFP peut détenir jusqu'à 10% de son actif en immobilier mais que l’allocation définie par le Conseil d’Administration a, pour l’instant, fixé l’allocation à 6,5%. D’autres projets d’appels d’offres font l’objet de réflexions, notamment les actions des pays émergentes, et le non coté. S’agissant des émergents, une première étape pourrait consister à investir dans les titres de groupes eux même très exposés à la croissance de ces pays. Pour le non coté, les infrastructures ont les faveurs du Régime sachant qu’elles constituent, selon son Directeur, une bonne protection contre l’inflation.
La direction financière de l’OCDE à Paris dit vouloir s’inspirer de la politique de placements mise en ??uvre sur l’ISR au sein du Conseil de l’Europe. Ainsi, des discussions sont en cours, qui devraient aboutir d’ici la fin de l'été 2011 pour initier des investissements sur des fonds ouverts uniquement. Les classes d’actifs concernées seraient plutôt les obligations d’entreprises ainsi que les actions internationales. A ce stade, aucune approche n’est privilégiée même si certains doutes persistent sur l’efficacité des gestions basées sur l’engagement actionnarial.
Dans un interview accordé à Newsmanagers, Jean-Luc Vitré revient sur les chiffres clés du RSI: Nous nous situons à environ 11 milliards d’euros, dont 40 % gérés en direct et 60 % délégués dans 33 fonds, dont 11 ouverts et 22 dédiés. Nous privilégions les fonds dédiés parce que cela nous permet de transposer notre règlement au niveau des fonds en tenant compte du décret d’octobre 2002 du Code de la Sécurité Sociale et de notre règlement financier. Ainsi, nous pouvons vraiment nous caler sur nos impératifs et il n’y a plus de problème quand en raisonne, après, en transparence. Nous avons l’habitude de loger tous nos fonds chez le même valorisateur et nous allons vérifier les changements chez ce valorisateur chaque semaine. Dès lors, le reporting chiffré n’est que la confirmation de ce que nous savons déjà... Nous avons de l’immobilier physique qui représente 11 % de notre encours. Et nous avons également en portefeuille de l’obligataire direct, en titre vifs. Guidés par l’approche de la gestion actif /passif, nous achetons les titres et les portons jusqu'à échéance.