Ce fonds d’incubation rassemblera les principaux investisseurs de la Place pour apporter des capitaux à gérer aux jeunes sociétés de gestion basées en France, ou souhaitant s’y implanter, et accélérer leur développement dans leurs premières années d’existence. Emergence fournira entre 25 millions et 50 millions à chaque gestionnaire retenu pour trois ans, le partenariat devant durer entre 7 et 10 ans. L’objectif d’Emergence est d’offrir aux investisseurs la performance des fonds incubés et une participation aux revenus futurs des sociétés de gestion. Le fonds leur permettra d’identifier les équipes de gestion les plus prometteuses et de contribuer à leur croissance en leur confiant des capitaux à gérer. La priorité a en outre été donnée à l’attrait du fonds pour les investisseurs, en les plaçant au c??ur de la gouvernance (participation au conseil d’administration, définition des objectifs, désignation d’un comité d’investissement), en choisissant le partage de revenus (sans prise de participation au capital), et en optimisant les contraintes de Solvabilité II (« transparisation » du portefeuille). Emergence prendra la forme d’une SICAV contractuelle à compartiments, permettant d’envisager différentes thématiques (performance absolue, actions long-only, ISR, obligations d’entreprises, etc.), avec des gérants délégataires appropriés, un par compartiment, a indiqué Alain Leclair, membre du comité de direction de Finance Innovation et président d’honneur de l’AFG. Le fonds mettra en oeuvre de nombreuses innovations réglementaires (gouvernance partagée avec les investisseurs, partage de revenu des sociétés de gestion incubées, statuts de SAS pour constituer la SICAV), qui sont soumises à l’approbation de l’AMF et de la Direction Générale du Trésor.
Notre stratégie financière est assez conservatrice. Nous souhaitons d’abord qu’en haut de cycle l’entreprise n’ait pas de dette. Au 31 mars 2011, les fonds propres sont de 4.1 milliards d’euros pour 1.3 milliards de dette nette. Cette approche peut paraître très prudente mais nos métiers ont comme particularité que la plupart des contrats sont en partie financés par les clients. Nous leur fournissons des équipements et des services, et ils trouvent le financement. Bien que nous soyons dans l’industrie lourde, notre intensité capitalistique est faible par rapport à notre chiffre d’affaires. Par ailleurs, nous tenons à disposer d’un matelas de liquidités, quitte à payer un certain coût de portage, puisque le cash dont nous disposons grâce à nos emprunts obligataires est à un taux faible mais supérieur au taux sans risque auquel nos liquidités sont rémunérées. Mais c’est précisément grâce à notre niveau de liquidité que Moody’s a amélioré notre notation en nous retirant notre outlook négatif pour le passer à stable. Source: Option Finance
«Notre stratégie est aujourd’hui fondée sur une approche Solvency 2 et à partir de la SCR de marché qui constitue pour nous une limite à ne pas dépasser, nous cherchons à optimiser notre portefeuille», explique Daniel Fruchart, directeur financier du groupe Macif. En réalité les configurations de la mutuelle sont relativement stables car son portefeuille est déjà très purifié. La Macif a, en effet, déjà moins d’actions que l’ensemble de la profession. Ainsi, au niveau groupe, le portefeuille est composé d’obligations entre 75 et 80%, d’actions entre 7 à 8%, d’immobilier entre 4 à 5% et les titres de participations représentent, enfin, 10 à 13%. «Nous constatons aujourd’hui que le SCR au niveau du groupe Macif est inférieur aux besoins de marges de Solvency 1 et nous ferons, en fait, dans le cadre de Solvency 2 mieux que dans Solvency 1», poursuit Daniel Fruchart. Le groupe constate cependant, un certain alourdissement en matière d’assurance dommage, par contre sa filiale assurance vie a un profil de risques extrêmement réduit. «La mise en place de Solvency 2 ne bouleversera pas notre allocation d’actifs car notre profil était déjà très prudent», souligne Daniel Fruchart. Pourtant, le groupe entend bien ne pas se limiter aux coûts en fonds propres des actifs mais compte aussi sur leur rentabilité. Ainsi, chaque classe d’actifs possède une espérance de rentabilité et un chargement en fonds propres. Le groupe entend optimiser l’espérance de rentabilité du portefeuille par rapport au coût global en fonds propres. «Cela ne conduit pas nécessairement à arbitrer au détriment des actifs qui sont le plus chargés, conclut Daniel Fruchart. Nous pouvons être amenés à conserver des actions aux espérances de rentabilité très élevées malgré un chargement en fonds propres à priori pénalisant».
« Dans les mutuelles et notamment celles de prévoyance qui sont plus exposées, des arbitrages ont été faits vers de l’obligataire pour préserver une gestion d’actif passif correcte tout en n'étant pas trop pénalisé par les pondérations du nouveau calibrage », soutien Christophe Ollivier, conseiller du directeur général de la Mutualité Française. Ce virage vers l’obligataire s'était pourtant déjà amorcé avant Solvency 2 dans les mutuelles. Ainsi en 2008, les mutuelles de santé qui avaient en moyenne, 51% d’obligataires dans leur portefeuille d’actifs, sont passées à 54% l’année suivante. Elles sont, par nature, des organismes très conservateurs qui utilisent très peu de produits dérivés ou sophistiqués. Une tendance qui devrait encore se raffermir avec la nouvelle règlementation qui exige une transparence ligne à ligne qui aura pour conséquence d'évincer les produits complexes ou les fonds de fonds difficiles à gérer. « Classiquement les organismes de retraite étaient plus investis en actions que les organismes de santé puisqu’ils doivent avoir du rendement pour leurs placements retraite, rappelle Christophe Ollivier. Les rendements en placements actions ont donc pour partie, été déplacés vers les rendements en placements obligataires - dont entreprises - avec de bons ratings ». Malgré tout, la Mutualité Française espère que des ajustements du régulateur apporteront davantage de souplesse à la nouvelle règlementation. Ajustements qui permettront de revenir sur d’autres placements et de préserver la rentabilité.
Les récents soubresauts de la crise grecque, sont l’occasion pour ACMN Vie de faire un point complet sur le niveau de ses engagements libellés en dettes souveraines de la Grèce, l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie, bien que ces deux derniers pays restent, à ce jour, en marge de cette crise. Au 31 mai 2011, ACMN Vie gère un encours s'élevant à 10 608 M€ Sur un encours fonds en euros de 9 519 M€, l’encours libellé en dettes souveraines de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande s'élève à 130 M€ soit 1,37% de l’encours géré. En incluant l’Italie et l’Espagne cet encours s'élève à 299 M€, soit 3,14% de l’encours géré. La dette grecque représentant quant à elle 0,85% de nos investissements. Vous trouverez ci-dessous l’exposition de nos fonds en euros pays par pays : Grèce : 81,0 M€ Portugal : 31,9 M€ Irlande : 17,5 M€ Italie : 152,3 M€ Espagne : 16,5 M€ De fait, ACMN Vie est l’une des sociétés d’assurance-vie les moins exposées aux risques liés aux dettes souveraines des pays de la Zone Euro.
Pour ses thèmes de travail 2011, la MNT a tenu compte de Solvency 2 car tous ses investissements sont impactés par la nouvelle règlementation. Catherine Devillard, directeur général adjoint - moyens finance & gestion, précise : « Nous allons procéder à une diminution du poste actions car il est désormais très chargé en termes de pénalité en fonds propres ». Pourtant si la mutuelle intègre la poche actions dans sa réflexion sur la nouvelle règlementation, elle admet cependant, différer la réduction de ce poste. « Hormis une ligne spécifique, nous avons conservé les actions que nous avions en portefeuille, poursuit Catherine Devillard. Nous faisons très attention au poids des actions dans nos investissements puisqu’ils sont choqués à des taux très élevés et nécessitent des fonds propres importants en face ». Compte tenu des marchés financiers tant obligataires qu’actions, la MNT est, à l’instar des autres mutuelles, un peu dans l’expectative car pour le moment, arbitrer sur les poches actions signifierait sortir en moins value. « Le poste OPCVM actions représente aujourd’hui 6% de notre portefeuille, analyse Catherine Devillard. Le reste est composé d’obligataires et de produits structurés indexés sur l’Eurostoxx qui représentent 15% de notre portefeuille mais qui sont, eux aussi, très consommateurs en fonds propres ». Pour la suite, la mutuelle va devoir arbitrer toute l’allocation d’actifs entre les actions, les obligations et les OPCVM en sachant que ces derniers ne rapportent plus rien. D’ailleurs Catherine Devillard conclut : « Certains acteurs nous proposent des produits qui ne sont pas indexés sur des actions car dans nos produits structurés nous n’avons pas que des actions et nous attendons des acteurs, un indicateur qui serait le plus fiable possible sur le SCR ». Quelques chiffres clés au 31 décembre 2010: Un excédent de 13,3 millions d’euros. Ses fonds propres s'élèvent à 215 millions d’euros et le taux de couverture de l’exigence de solvabilité est de 247%.
« En raison de la nouvelle règlementation, notre portefeuille d’investissement a évolué à 75% de AAA ou A+ avec 25% en corporate B+ mais comme cette nouvelle répartition correspondait aussi à notre façon de penser nos investissements, ce n'était pas un effort », admet Fabrice Ackermann, directeur des affaires financières à la MNH. Pour investir dans les obligations d’Etat comme le suggère implicitement Solvency 2 car elles sont moins gourmandes en fonds propres, la mutuelle est restée sur la zone euro tout en évitant de prendre trop de risque avec des emprunts d’Etat grecs ou portugais. La stratégie de la Mutuelle est avant tout sécuritaire et la règlementation n’a pas changé sa politique d’investissement mais comme elle intègre le risque de marché, de concentration et de liquidité, elle a permis un renforcement de sa gestion des risques. La MNH a essayé de mettre en place en interne, et suivant les décisions de ses élus, un système de remontée d’information sur le risque pris. Ainsi, le reporting vis-à-vis du portefeuille de placements a été modifié afin que les élus aient conscience des niveaux de risques pris et des marges de man??uvre possibles sur chaque classe d’actifs. « Au niveau des placements, nous avons renforcé la notation AAA et A, précise Fabrice Ackermann. Nous sommes ainsi passé de 70% à 80% pour la notation A, et sur ces trois dernières années, on a progressé de 10% sur le A en arbitrant essentiellement sur du corporate ». Ensuite, la Mutuelle a arbitré sur son portefeuille action pour le ramener à un niveau de 10% de son portefeuille global.
Dans le cadre d’un contrat d’entreprise, intégré dans l’accord collectif d’entreprise du 5.7.1994, l’OPAC 38 a mis en place un régime de retraite surcomplémentaire à prestations définies (art. 39 du code général des impôts) confié en gestion à un assureur. Suite aux perspectives financièrement excessives de cet engagement, l’OPAC 38 a décidé, à partir de l’année 2004, de fermer progressivement ce régime, à échéance de 2013, et de mettre en place un régime à cotisations définies (art. 83 du CGI) destiné à assurer un régime de retraite surcomplémentaire plus maîtrisable dans le temps et dont les droits resteront attachés au salarié. En pratique, la prochaine disparition du régime à prestations définies sera très pénalisante pour les salariés disposant d’une ancienneté significative, et partant à la retraite dans les prochaines années, du fait de la montée en puissance très progressive du régime à cotisations définies. Afin d’atténuer cet effet de baisse du niveau global de rente, entre la fin des prestations du régime en cours de fermeture, et un niveau de complément significatif assuré par le régime à cotisations définies, il a été décidé de mettre en place un complément de retraite additif aux régimes existants. Ce complément s’applique à tous les salariés faisant valoir leur droit à la retraite, et disposant du régime général à taux plein. Il est à noter que le suivi de ce contrat sera assuré par adding pour le compte de l’OPAC 38. Ce suivi intégrera notamment, le calcul des rentes à chaque départ, la validation des capitaux constitutifs, la valorisation annuelle des engagements actuariels, le suivi de la gestion financière et de la revalorisation. Pour lire l’avis complet: cliquez ici
Pour se préparer à Solvabilité 2, la Mutuelle Générale a d’abord procédé à une analyse prospective aux fins de mettre en place une allocation stratégique d’actifs votée par son conseil d’administration. Jean-Paul Bourrillon, Secrétaire général opérationnel à la Mutuelle Générale explique cette stratégie: « Notre allocation d’actifs est aujourd’hui davantage argumentée techniquement mais elle n’a pas introduit une révolution; elle a un peu modifié l’allocation d’actifs en termes de grandes classes d’actifs ». Globalement, l’allocation d’actifs de la mutuelle est très largement dominée par les poches obligataires de bonne qualité, c’est à dire AA ou AAA. Sa poche action est assez réduite et elle possède différents compartiments sur des produits mixtes. De la sorte, si l’allocation stratégique résulte d’un travail beaucoup plus raisonné et quantitatif, la Mutuelle n’a pas changé fondamentalement l’allocation d’actifs mais s’est donnée les outils pour la faire évoluer de manière logique et rationnelle avec les outils de contrôles. « En fait, nous avons renforcé nos poches obligataires et on a un peu renforcé nos positions en termes d’objectifs, notamment sur l’immobilier, souligne Jean-Paul Bourrillon. Ensuite, nous avons réduit nos lignes dans un certain nombre d’OPCVM mixtes nous avons donc réduit notre exposition sur des produits complexes qui étaient consommateurs de capitaux en favorisant les obligations et un peu l’immobilier ». Pourtant, ces choix n’ont pas réellement bouleversé l’allocation préexistante car la Mutuelle Générale avait déjà une politique sécuritaire. Il s’agit davantage d’aménagements.
A l’instar des autres Banques Populaires, BPSO est consolidée, ce qui signifie qu’elle n’a pas de portefeuille titre pour compte propre et ses investissements sont notamment des titres de participation qu’elle possède dans les structures du groupe BPCE. Pourtant, ce ne sont pas des investissements de portefeuille car la problématique fonds propres et ressources de la banque régionale est liée exclusivement ou quasi exclusivement aux crédits distribués à ses clients et son portefeuille de placement pour fonds propres est extrêmement limité. Ainsi, la banque a très peu de ligne d’investissement dans les produits financiers qui sont de plus en plus des produits du groupe à capital garanti. Par ailleurs, elle ne prend pas de nouvelles participations. Pourtant, la banque régionale va devoir se conformer aux nouveaux aspects fonds propres et liquidités introduits par la nouvelle règlementation de Bâle III. Aujourd’hui, la banque admet que son ratio de solvabilité est correct mais elle va devoir, au fur et à mesure des prochaines années, consolider ses fonds propres pour se conformer à Bâle III et tendre vers un ratio de solvabilité qui lui permette de continuer à financer ses clients. Pour ce qui est de la liquidité, la BPSO fait depuis plusieurs années, davantage de crédits à ses clients que ceux ci ne font de dépôts. De ce fait, la banque emprunte en permanence sur les marchés de façon significative. Pourtant, la nouvelle règlementation va l’obliger à mettre des ressources monétaires d’option plus longues en face de ses crédits. Mais plus les ressources monétaires sont longues, plus elles sont chères et pour ne pas augmenter le taux de ses crédits et continuer à en accorder, la BPSO va devoir être plus performante vis-à-vis de la collecte, notamment bilancielle.
Si la CELDA (Caisse d’Epargne Loire Drôme Ardèche) n’intègre pas encore Bâle IIII dans sa gestion au quotidien par contre, la caisse commence à en évaluer les impacts notamment du point de vue de la liquidité. Ainsi, la nouvelle notion de réserve de liquidité va inciter encore plus qu’aujourd’hui, la caisse à aller rechercher de l’actif d’excellente qualité, en quantité importante noté AA ou AAA, notamment des souverains. Ce process porte en lui une remise en question complète de la gestion de portefeuille de la caisse qui n’est pas tournée aujourd’hui, vers du AAA mais plutôt vers du BBB. Bien entendu, la CELDA travaille dans un cadre d’investissement existant mais moins contraignant et la notion de notation qui avait jusqu'à présent, moins d’importance en France, devient prégnante avec les notions de LCR et de NSFR introduites par Bâle III. Si la nouvelle règlementation n’interdit pas d’investir sur du BBB, elle le rend beaucoup moins intéressant puisqu’il n’entre pas dans le coefficient de la nouvelle LCR. La caisse aura donc plutôt intérêt à aller chercher de la liquidité règlementaire donc des titres qui constituent l’actif liquide. Aujourd’hui pour la Caisse régionale, il n’est pas question d’arbitrer mais d’examiner les leviers à la fois financiers et commerciaux pour se constituer des ressources stables. La caisse admet qu’en termes de rentabilité et même de répartition du risque, faire en sorte que tous les investisseurs aillent vers les mêmes émetteurs n’est pas très efficace d’autant plus que le financement des entreprises risque d’en pâtir car les titres achetés constitueront soit, de la liquidité mais au détriment des corporates.
Les représentants des 215 912 adhérents de La France Mutualiste se sont retrouvés à Saint-Étienne pour faire le bilan de l’année 2010, lors de l’Assemblée Générale nationale des 15 et 16 juin 2011. La France Mutualiste a réalisé un chiffre d’affaires de 291 millions d’euros en 2010 et présente un résultat d’exploitation positif de 27,39 millions d’euros et plus de 6,5 milliards d’euros d’actifs. Répartition des actifs de la France Mutualiste en valeur comptable au 31/12/2010 : OPCVM obligataires : 0,47% Actions et OPCVM actions : 10,20% OPCVM monétaires : 2,47% Immobilier : 10,21% Prêt aux collectivités : 0,07% Obligations à taux fixes et variables : 76,57%
Mutuelle d’assurance, la MIF gère 2 milliards d’euros d’actifs. Depuis le début de l’année 2011, elle a commencé à enclencher son processus pour être en conformité avec la règlementation Solvabilité II. Ainsi, jusqu'à la fin de cette année 2011, les thèmes de travail de la MIF vont être de réduire la poche action et la poche obligataire credit (signatures BBB minimum) pour investir progressivement sur de l’obligataire allemand AAA. Ceci aux fins de réduire son besoin en capital au titre du risque de taux et pour assurer une volatilité moins grande de son actif. Son directeur financier, Camille Barbier, explique : « Notre première priorité est de maîtriser la volatilité de notre actif et donc de favoriser des actifs plus stables et dans cette perspective notre choix s’est naturellement focalisé sur les emprunts d’Etat allemand ou liés à l’Allemagne comme ceux émis par les agences gouvernementales allemandes ». La MIF s’est positionné fortement sur ces emprunts d’Etat et pour les acquérir, la mutuelle se sert de sa poche monétaire qu’elle acquière en vendant des actifs. Depuis le début de l’année, elle a réduit fortement son allocation actions en vendant environ 25% de cette poche soit 55 millions d’actions car celles-ci deviennent beaucoup trop coûteuses avec la nouvelle règlementation. « Nous avons aujourd’hui, une sensibilité action qui tourne autour de 11% mais nous allons la faire passer en dessous de 10% et plus certainement la faire tomber à 8%, précise Camille Barbier. Sur la partie corporate, nous allons vendre du BBB pour acheter des emprunts d’Etat allemands ».
Dans un article paru dans la revue Direction Retraite, de l’AFPEN, Philippe Soubirous, Président de la Préfon revient sur la démarche ISR du régime, matérialisée par la définition d’une Charte. Une telle Charte d’engagement devra s’adapter à notre modèle social: affirmer la responsabilité morale de l’association et respecter les contraintes financières des assureurs. Le projet de Charte s’articulera autour des thèmes suivants: une identité forte ancrée sur des fondations anciennes et sociales, l’affirmation de nos valeurs et de nos actions pour une démarche durable et enfin les éléments concrets de mise en ??uvre. Ce document soumis à l’assemblée générale de l’association Préfon sera incontestablement le point de départ d’une démarche pérenne. Elle permettra également de jeter les bases d’une novation des relations avec ceux qui ont la responsabilité d’assurer le régime Préfon Retraite. Le travail de consultation préalable a été animé par Cedrus Partners.
La caisse de pensions PRESV (820 millions de Francs Suisses d’actifs) a modifié sa stratégie d’investissement cette année, début Mai, décidant d’augmenter son allocation en alternatifs et immobiliers tout en réduisant les obligations. L’allocation en immobilier a grimpé de 18% à 20% et les matières premières de 3% à 5% du Fonds. Les matières premières font partie du portefeuille alternatif qui est monté de 8% à 10%. Dans le même temps, les obligations en Francs Suisses sont passées de 34% à 32% et les obligations en devises étrangères de 10% à 8% des actifs. Les marchés émergents ainsi que la dette locale des marchés émergents sont aussi en augmentation. La nouvelle stratégie d’investissement depuis Mai est la suivante : 2% en liquidités, 32% en obligations en Francs Suisses, 8% en obligations en devises étrangères, 12% en actions domestiques, 11% en actions internationales, 5% en Hypothèques, 20% en immobilier direct et indirect (15% local, 5% international) 10% en alternatifs (5% en matières premières, 3% en Fonds de Hedge Funds et 2% en private equity).
Pour 2012, un autre chantier sera ouvert par la Direction des Retraites avec la révision de l’allocation du régime des débitants de tabacs. La taille des mandats sera plus faible que pour l’IRCANTEC, de l’ordre de 300 millions d’euros.
En ce qui concerne la gestion alternative, nous avons décidé très récemment de revenir sur cette classe d’actifs après en être totalement sortis en 2009. A l'époque, l’opacité de certains véhicules ainsi que les performances moribondes nous ont particulièrement échaudé. Aujourd’hui, nous considérons que le marché des hedge funds a entamé une mue profonde, en instaurant plus de transparence et de bien meilleures conditions de liquidité, notamment grâce aux fonds UCITS. Nous apprécions les produits dont la performance est décorellée des marchés car ils confortent la situation des portefeuilles. Nous utilisons, par prudence, les services de sélectionneurs de fonds afin d’investir dans les fonds multi gérants et multi stratégies. L’objectif que nous nous sommes fixés est d’obtenir des résultats variant de 7 à 8 % avec une faible volatilité (4-5%). Le niveau cible en termes d’allocation est de 5% des actifs gérés affirme Pierre Richert.
A l’issue d’une procédure d’appel d’offres ouvert lancée par le FRR le 22 octobre 2010 visant au renouvellement de son mandat de gestion transversal (overlay), le Fonds a décidé d’attribuer le marché à la société State Street Global Advisors France. Celui-ci est conclu pour une durée de deux ans renouvelable une fois. La mission de ce prestataire consistera, d’une part, à informer et conseiller le FRR, d’autre part, à assurer la gestion du risque de change et à mettre en oeuvre les expositions aux différentes classes d’actifs décidées par le Directoire du FRR.
La prestation de dépositaire, de conservateur et de valorisateur des actifs de l’Ircec recouvre la gestion administrative et comptable centralisée, à savoir: - la conservation des titres et la tenue des comptes de chaque fonds, - la gestion comptable et la valorisation de chaque fonds, - le contrôle dépositaire et le contrôle des directives d’investissement de l’Ircec Il s’agit: - d’améliorer le suivi de sa gestion financière et le contrôle des risques, - de bénéficier d’un reporting harmonisé de l’ensemble des actifs gérés par les différents gestionnaires d’actifs, - d’optimiser la gestion administrative de ses fonds, de manière indépendante des gestionnaires d’actifs, en recherchant la plus haute qualité de prestations. Lire l’avis complet: cliquez ici
Le Fonds de compensation AVS (assurance-vieillesse et survivants) / AI (assurance-invalidité) / APG (régime des allocations pour perte de gain) a procédé à quelques changements dans son allocation stratégique et tactique. Ainsi, la poche obligations en devises étrangères affiche une performance décevante de -4,9% l’an dernier. L’exposition aux obligations en devises étrangères a été réduite de 48% à 47% de l’allocation totale d’actifs mais cette classe d’actif était sous représentée en 2010 avec 35,7%. Cette proportion devrait tout de même légèrement augmenter d’ici la fin de l’année. Concernant les obligations en francs suisses, le régime a augmenté son exposition sur le souverain, de 19.3% à 20% des actifs et réduisant le crédit de 10% à 9,7%. De plus, le Fonds peut maintenant proposer des crédits à une gamme plus importante d’emprunteurs incluant des entreprises publiques, des institutions cantonales, des banques cantonales et des compagnies cotées dont l'état contrôle le capital à 50%. En 2010, le Fonds a prêté 115 millions de Francs Suisses aux banques cantonales et 100 millions de Francs Suisses aux compagnies cotées. Le rendement du Fonds a été de 4.3% en 2010. L’orientation stratégique est la suivante : 10% prêts, 20% obligations en francs, 37% obligations en devises étrangères, 25% en actions, 5% en immobilier cotés, 3% en matières premières.