Pour sa première beauty contest auprès des tiers, Qualium Investissement, la filiale de private equity de la CDC, connaît un vif succès. Selon les informations de WanSquare, épaulée par l’agent de placement Triago, elle aurait reçu de nombreuses marques d’intérêt de la part des Limited Partners et aurait même bouclé un closing intermédiaire de 450 millions d’euros fin juin, après seulement 6 mois de collecte. Son objectif était au départ de lever 500 millions d’euros, mais l’investisseur pourrait revoir à la hausse l’enveloppe du fonds. C’est le sixième FCPR que Qualium commercialise, mais le premier qui soit ouvert aux institutionnels. La CDC a d’ores et déjà placé 250 millions d’euros dans ce véhicule, et cette étiquette de filiale d’un établissement public a permis de valider sa réputation d’investisseur sérieux et responsable.
L’Union Nationale Mutualiste Interprofessionnelle (UNMI) est une union technique qui s’adresse aux mutuelles santé. En 2011, il a été décidé de lancer un appel d’offres sur l’ensemble des actifs de la mutuelle, à savoir 180 millions d’euros afin d’apporter une meilleure diversification et de mettre en concurrence la gestion de Fédéris Gestion d’Actifs (FGA). La société Alpha Institutionnels Conseil a été mandatée afin d'épauler l’UNMI dans la sélection des gérants diversifiés. Les administrateurs de l’UNMI se réuniront en septembre afin de choisir à qui seront délégués les deux mandats de gestion diversifiée (actions/taux uniquement).
Afin de financer ses objectifs pour permettre l’installation de paysans dans les zones rurales dépeuplées et le développement d’une agriculture biologique, l’association Terre de Liens a créé un fonds de dotation en septembre 2009. « Nous avons créé ce fonds avec 10 000 euros et un an et demi plus tard, nous comptabilisons près de 700 000 euros de dotations », souligne le créateur de l’association et du fonds, Jérôme Deconinck. Dès la fin de l’année 2009, le fonds a lancé un appel à la générosité publique qui lui a permis de débuter, en collectant 150 000 euros de dons. Cette année, l’association pense doubler le montant de cette collecte. Aujourd’hui, le fonds possède un partenaire stratégique, quelques grands donateurs qui ont fait des dons pouvant aller jusqu'à 100 000 euros et une vingtaine de petites entreprises qui soutiennent les actions du fonds. « Nous avons 500 000 euros en dotation immobilière et 200 000 euros placés sur des livrets, explique Jérôme Deconinck. Nous ne plaçons pas encore sur du monétaire ou de l’obligataire car les sommes sont encore trop modestes mais nous commençons à travailler ces stratégies financières au sein du conseil et nous rencontrons les opérateurs bancaires pour construire une stratégie de placements ». Ainsi, le fonds de dotation de l’association Terre de Liens privilégie pour le moment, le placement de sa trésorerie à court terme afin d’avoir de la liquidité assez rapidement mais réfléchit pour placer ses dotations à long terme.
La trésorerie de CNP Assurances est structurellement excédentaire et une partie doit être affectée sur des supports liquides. Yann Didou, trésorier du groupe, explique: « Au 31 décembre 2010, la position de la trésorerie en fonds monétaires était de 7 milliards d’euros avec des fluctuations de +3 à -3 milliards d’euros». Ainsi, comme les flux quotidiens qui peuvent dépasser les 500 millions d’euros, ne sont connus avec une exactitude suffisante qu’en fin de matinée, l’ajustement en trésorerie s’effectue via des rachats et souscriptions sur fonds monétaires. Pour les opérations plus longues ayant lieu dans l’année, les besoins ou excédents de financements seront également effectués via des fonds monétaires. « Nous utilisons des fonds de taille conséquente avec des cut off tardifs au minimum, douze heures, heure limite à laquelle nous pouvons racheter ou souscrire chez notre dépositaire, souligne Yann Didou. Ces fonds peuvent chacun supporter des rachats ou des souscriptions jusqu'à 300 millions d’euros sans que nous ayons à en informer au préalable la société de gestion ». Pour les placements plus longs, l’assureur utilise des fonds monétaires plus longs afin d’optimiser la trésorerie tout en veillant à conserver une régularité de la performance. « Les placements lors des retombées des OAT peuvent représenter jusqu'à 2,5 milliards de souscription », note Yann Didou. Enfin, le trésorier de CNP Assurance conclut: « Nous n’avons pas commencé à prendre en compte Solvency 2 dans la gestion de nos actifs et nous n’y travaillerons pas dans l’immédiat ».
Le groupe de protection sociale B2V n’a pas prévu selon son Directeur Financier, Henri Jacks, de procéder à de nouveaux appels d’offres avant la fin 2012. Les derniers grands changements en termes d’allocation d’actifs ont eu lieu il y a 18 mois. L’allocation d’actifs est composée de 75% d’obligations et 25% d’actions, part qui aura plutôt tendance à diminuer en raison de Solvabilité II. B2V privilégie les obligations d’Etat notés AAA sur des maturités longues, que cela soit pour la gestion en directe ou la gestion déléguée sous forme d’OPCVM dédiés (qui peut représenter jusqu'à 80% des portefeuilles pour la Retraite).
Véronique Leroux, directeur général adjoint administratif et financier revient sur les principaux chantiers actuels de PRO BTP dans un article paru dans Option Finance: D’abord, nous sommes en train de réfléchir à la mise en place d’une politique globale ISR pour l’ensemble des activités du groupe. PRO BTP, en tant qu’entreprise socialement responsable, se doit de réfléchir à l’ensemble des chantiers qu’elle pourrait mener dans ce domaine. Notre filiale PRO BTP Finance développe déjà sa propre recherche ISR et a lancé plusieurs fonds en la matière dont un fonds crédit corporate ISR en 2010. D’autre part, nous réfléchissons actuellement aux possibilités d’investissements dans des supports qui pourraient éventuellement permettre de financer le développement du secteur du BTP: investissements dans les collectivités locales, dans les fonds infrastructures, etc. Ce type d’investissements correspond à notre problématique d’engagements à très long terme et dans le même temps, permet le développement du secteur du BTP. Pour rappel, PRO BTP cumule 12.5 milliards d’euros d’actifs au 31 décembre 2010 sur l’ensemble de ses institutions, dont 84% proviennent de ses activités d’assurance de personnes et le solde correspondant à la gestion d’une partie des réserves de l’AGIRC ARRCO. La gestion financière est principalement réalisée au sein du groupe(86% des encours), la quasi totalité de ces encours étant confiée à PRO BTP Finance. Nous déléguons à d’autres sociétés de gestion autour de 430 millions d’euros sur deux types de stratégies. La première concerne le private equity (où nous sélectionnons des fonds de fonds) et l’immobilier papier pour un montant total de 130 millions investis. La deuxième concerne la gestion des provisions techniques de BTP Prévoyance (investies en actions et obligattions) sur laquelle nous avons mis en place trois mandats extérieurs pour étalonner notre gestion financière. Ces mandats, de 100 millions d’euros chacun, ont été mis en place en 2005 et renouvelés en 2009. L’allocation d’actifs est très hétérogène en fonction des portefeuilles de chaque institution. Mais en moyenne, nous possédons actuellement 27.3% d’obligations d’Etat, 32% d’obligations privées, 21.4% d’actions et convertibles, 8% de trésorerie, 5.7% d’immobilier pierre et papier et 5.2% de prêts au logement.
Dans un entretien accordé à Option Finance, Pierre-Jean Besombes, directeur finances et comptabilité revient sur l’appel d’offres que vient d’achever Novalis-Taitbout, sur les portefeuilles retraites (AGIRC-ARCCO): Nous avons lancé un appel d’offres pour remettre en concurrence nos gérants en tenant compte des mouvements de concentration du marché, et pour optimiser le rapport prestation/prix. Après avoir étudié le marché, nous avons invité une trentaine de gérants en plus de ceux que nous avions déjà en portefeuille à répondre à un questionnaire. Ce dernier se basait sur une série de critères comme leur gestion des risques, leur connaissance de notre environnement, leurs références et leurs performances sur une longue période. Nous avons ensuite réalisé un important travail pour mettre à niveau toutes les données financières en vue de faciliter leur comparaison. Ensuite, 14 gérants ont été sélectionnés pour un oral devant notre commission financière et nous en avons retenu finalement dix pour gérer une enveloppe globale de 3 milliards d’euros. Nous avons choisi de grands gestionnaires et des gérants plus atypiques avec des mandats moins importants. Cet appel d’offres a été un processus assez long pour lequel nous nous sommes appuyés sur un conseil extérieur en la personne de Michel Piermay, dirigeant de la société spécialisée dans le conseil en actuariat, Fixage. Ce dernier est le conseil habituel de notre commission mixte paritaire.
Avec 3 % de son portefeuille investi en gestion alternative, dont 1 % dans les hedge funds, la filiale assurance de BNP Paribas n’a de cesse d’augmenter cette pondération au fil des années. Selon Cédric Chavot, responsable ingénierie produits chez BNP Paribas Cardif, dans un article paru dans l’Agefi Hebdo, le traitement de cette poche d’investissement dans le cadre de Solvabilité II est coûteux, qu’il s’agisse de l’approche standard ou de l’approche par réplication de la structure de risques en modèle interne. « En complément de la dimension risque, l’exercice consiste à optimiser le ratio rentabilité/coût en capital, explique-t-il. Puisqu’il est probable que cet investissement ait une consommation élevée en fonds propres, les stratégies les plus rémunératrices, souvent moins liquides, pourraient être favorisées. Il est toutefois nécessaire de veiller à respecter une bonne diversification du portefeuille agrégé et une parfaite adéquation de liquidité entre le passif et l’actif. » Par ailleurs, « en comparaison avec les fonds ouverts, les fonds dédiés présentent l’avantage de nous permettre de maîtriser ces deux contraintes », ajoute-t-il.
« Nous n’avons rien modifié dans notre portefeuille par rapport à Solvency 2 dans la mesure où il n’y a pratiquement plus rien à l’intérieur et nos actifs risquent encore de diminuer », explique Nicole Foriano, directrice de gestion à la Mutuelle d’Assurance Rhône-Alpes (Maralp). La Mutuelle fait face à de nombreux problèmes de frais généraux et doit continuer à vendre une partie de son portefeuille d’actifs. « Nous n’avons plus les ressources suffisantes et c’est au niveau de notre groupe que tout se passe, poursuit Nicole Foriano. Nous n’avons pratiquement plus de gestion d’actifs et nous continuons à gérer très peu de monétaire ». En fait, la Mutuelle traverse une mauvaise passe et se place en mauvaise position par rapport au groupe auquel elle appartient : l’Union Bresse Dombes. Elle ne fait, ainsi, plus de bénéfices et un nantissement sur ses titres a été effectué au niveau du réassureur de la Mutuelle - l’Union Bresse Dombes - qui gère aujourd’hui cet aspect financier.
La Banque Africaine de Développement (BAD) vient d’approuver un investissement de 20 millions d’euros visant à soutenir les investissements dans le secteur privé au Maghreb, selon un communiqué publié par l’institution mercredi. « Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé une prise de participation de 20 millions d’euros dans le fonds d’investissement « Maghreb Private Equity Fund III » (MPEF III) » lit-on dans le communiqué. Ce fonds d’investissement de participation privée cible les investissements dans les PME au Maroc, en Algérie, en Libye et, en fonction des opportunités d’investissement, en Egypte. Le portefeuille d’investissements inclura également des secteurs tels que les télécommunications et technologies de l’information, les services, les transports, l’agroalimentaire et la transformation alimentaire. C’est la deuxième fois que la BAD finance un fonds d’investissement privé ciblant la région du Maghreb. MPEF III est un fonds dune durée de vie de 10 ans, avec l’objectif d’atteindre un montant total de 130 millions d’euros. Il ciblera 18 entreprises familiales déjà bien établies localement et qui ont la capacité détendre leurs activités au niveau régional. Le MPEF III est sponsorisé par Tuninvest Finance Group (TFG), un fonds d’investissement privé tunisien doté dune expertise bien établie dans la sous-région, selon la BAD.
L’allocation effective au 31 décembre 2010 reflète un reclassement des obligations en liquidités et une diminution des actions en raison des risques. Les fluctuations monétaires ont eu un effet sur toute l’allocation des actifs de la Caisse en fin d’exercice. Ainsi, les placements en monétaire sont passés de 1.9% à 21.7% sur un an alors que la part des obligations a baissé de 36.4% à 23.3%. Les placements en actions enregistrent aussi une baisse en valeur, passant de 41.3% à 35.4% de l’allocation globale. Les obligations ont été reclassées en liquidités en 2010 pour reconnaître le caractère d’encaisse des comptes de la Caisse auprès de la Trésorerie fédérale suisse. La Caisse investit également en fonds de capital-investissement dont les valorisations sont basées sur les dispositions de l’IAS 19 ou de la norme américaine équivalente FAS 157. À la date de clôture, les engagements totaux de la Caisse envers les fonds de capital-investissement étaient les suivants: 107 255 156 USD (99 972 531 CHF) 88 024 490 EUR (110 071 058 CHF) Lire les états financiers pour 2010: cliquez ici
Le portefeuille global des actions affiche un quota stratégique de 30% et est composé des compartiments actions monde et actions marchés émergents. En raison de la nécessité d’une expertise approfondie et d’une connaissance particulière au niveau des marchés émergents, une catégorie distincte à hauteur de 5% a été introduite. Au niveau des obligations, l’allocation stratégique présente une catégorie obligations monde de 25% couverte contre le risque relatif aux devises. Un même quota de 25% a été assigné aux obligations EUR. Etant donné que les obligations monde représentent une alternative aux obligations EUR, ce pourcentage identique permet une meilleure diversification au niveau du portefeuille obligataire global, se chiffrant donc à un total de 50%. Remarquons que les actifs relatifs aux prêts, cédés au FDC début 2009 par les anciennes caisses de pension, ont été incorporés dans la catégorie des obligations EUR étant donné que ceux-ci ressemblent fortement en termes de risque et de rendement à des titres à rendement fixe. Les liquidités représentent 5% du total des avoirs sous gestion. Le parc immobilier, jadis géré par les anciennes caisses de pension et transféré comme les prêts au FDC début 2009, représente environ 3% du patrimoine total et se situe entièrement au Grand-duché de Luxembourg. Pour intégrer au mieux ces actifs, la catégorie biens immobiliers Luxembourg a été implémentée et dotée d’un quota de 5%. Le compartiment biens immobiliers monde avec un quota identique de 5% permet de ne pas limiter le volet immobilier aux seuls aléas du marché luxembourgeois. Ainsi, le portefeuille global immobilier atteint 10%. Finalement, la catégorie investissements de diversification permettra d’améliorer la diversification au sein du portefeuille global sans pour autant changer fondamentalement le profil de risque et le rendement escompté de ce dernier. Elle pourra par exemple regrouper des actifs non traditionnels comme la microfinance ou encore les matières premières. L’implémentation de cette stratégie d’investissement est prévue pour décembre 2011. Pour consulter la liste des partenaires sociétés de gestion actuelles du FDC: cliquez ici
Dans un article paru dans Option Finance, Philippe Dutertre, président du directoire d’Agicam revient sur la stratégie d’investissement sur le non coté de son groupe: Dans le domaine du capital investissement, qui constitue une niche en termes d’encours, nous avons investi dans 55 fonds ce qui, par transparence, recouvre un apport en fonds propres à près de 200 entreprises sur le territoire national, 100 000 emplois, un chiffre d’affaires de 10milliards d’euros et un bénéfice net de 1.2 milliards d’euros. Nous évaluons la performance de cette poche d’investissement non seulement à travers le TRI (taux de rentabilité interne), mais aussi à l’aune de son utilité sociale. Nous avons à ce titre investi récemment dans le fonds Citizen Capital afin d’encourager la diversité.
Dans une enquête OFI-Agefi sur Solvabilité II, le directeur financier de la Mutuelle Eovi revient sur les changements d’allocation en vue de la préparation à la nouvelle directive en janvier 2013: « Nous n’avons pas modifié notre allocation, car la chute des marchés de 2008 a conduit à un repositionnement naturel des actifs et à une réduction importante des actifs risqués (actions, fonds alternatifs), témoigne Jérôme Thierrée, directeur financier d’EOVI mutuelle Drôme Arpica. Et surtout notre activité unique, la santé, représente un risque court, à six mois. Aussi, l’allocation d’actifs est plus souple que pour les risques longs et nous pouvons accepter dans une certaine mesure un coût en capital élevé pour les actions. Nous n’en serons pas pour autant moins solvables. » « Nous sommes nombreux à ne pas avoir la taille critique pour mobiliser les ressources pour produire et justifier des modèles internes », confirme Jérôme Thierrée, dont la mutuelle compte pourtant un million d’adhérents.
Il s’agit de sélectionner une société de gestion qui va accompagner l’Ircantec (Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques) dans la création et la gestion d’un organisme de placement collectif immobilier. Le marché sera conclu pour une durée de 4 ans à compter de sa notification, expressément reconductible pour une durée identique. Pour lire l’avis complet: cliquez ici
La CPRSNCF a décidé d’avoir une liquidité totale de ses placements, en passant de 85% à 100% d’investissements en fonds monétaires. La CPRSNCF s’est ainsi désengagée des BMTN, EMTN, crédits court terme et autres produits structurés. Cette décision s’explique par l’horizon très court terme de la CPRSNCF.
La CPPIC (703 millions de Francs Suisses), Caisse paritaire de prévoyance de l’industrie et de la construction, a effectué un changement de gérants obligataires de même qu’une réaffectation géographique vers les pays émergents a été décidée, accompagnée d’une gestion active. La Caisse pense aussi investir dans One Creation, société coopérative dédiée aux placements durables mis en place par Monsieur Olivier Ferrari de Coninco advisory. Ce dernier a donné des assurances crédibles concernant l’exclusion de conflits d’intérêts avec sa société de conseils. Concernant le Private Equity, la CCPIC est en discussion avec Pictet & Cie pour réfléchir à la possibilité d’investir dans des placements alternatifs. Des questions tournant autour du rendement de cette classe d’actifs, de la possibilité d’exercer une responsabilité sociale ou encore de la composition des gérants des fonds Private Equity ont été posées. Mais aucune décision n’a été prise pour l’instant. En deuxième partie d’année, la Caisse devra y réfléchir plus concrètement. Les placements de la CCPIC sont actuellement les suivants : 2,5% en liquidités, 7,5% en obligations en Francs Suisses, 5% en obligations étrangères, 11% en hypothèques, 10% en actions domestiques, 12,5% en actions internationales, 37,5% en immobilier domestique, 9% en Fonds de Hedge Funds et 5% en private equity.
Le premier compartiment d’Emergence sera un produit de performance absolue lancé en septembre (le deuxième devrait être lancé début 2012), avec NewAlpha AM (filiale d’OFI) comme gérant délégataire pressenti, compte tenu de son expérience reconnue dans ce domaine (incubation pour le compte de tiers, profit sharing acquis au fonds, produits OPCVM). Quelque 30 premières cibles d’incubation ont été identifiées. A ce stade la levée de capitaux estimée pour ce premier compartiment se situe entre 150 et 250 millions d’euros. Selon nos informations, les engagements portent d’ores et déjà sur 150 millions d’euros.
Depuis le début de l’année 2011, le FRR a décidé d’augmenter ses investissements sur les actions émergentes au sein de sa poche de performance, en passant de 2.4% à 5.1% des actifs. Une part significative de l’exposition économique aux marchés émergents est recherchée en utilisant comme supports d’investissement des entreprises des pays développés exposées à la croissance de ces marchés. A ce titre, de même que pour les obligations émergentes, le FRR préfère investir dans des fonds ouverts gérés par des sociétés de gestion, sans conditionner son choix au respect de critères ISR dans la gestion. En effet, il est apparu au FRR que l’univers de ces fonds émergents ISR était trop réduit pour permettre une mise en concurrence des gérants. Après une phase de due diligence s’accompagnant de la rencontre systématique avec les gérants des fonds pré sélectionnés, le FRR s’attache seulement à ce que les sociétés de gestion respectent la philosophie de l’investissement responsable de manière globale.
Cette année, la CPEV, Caisse de Pensions de l’Etat du Vaud (7,4 milliards de Francs Suisses d’actifs) étudie la possibilité d’investir dans l’infrastructure en Suisse et investira pour la première fois dans l’immobilier international. L’allocation en matières premières avait déjà augmenté en Mars 2010, suivi d’une hausse de l’exposition aux obligations convertibles deux mois plus tard puis un premier investissement en microfinance au mois de Novembre. En 2011, le régime prévoit, pour l’investissement en microfinance, d’accroitre le nombre de gérants pour obtenir une diversification du portefeuille plus optimale. Les placements alternatifs, en 2010, ont atteint des performances et des apports en capitaux nets positifs. Les placements alternatifs ont ainsi retrouvé une place plus importante dans les portefeuilles des investisseurs par rapport aux années précédentes. La CPEV maintiendra parmi ses priorités une politique d’investissements socialement responsables, restant ainsi dans la continuité de ces dernières années. Concernant les classes d’actifs traditionnelles, la Caisse de Pensions débat des problèmes de devises affectant les obligations en devises étrangères face au Franc Suisse. Dans le sillage de l’année 2009, la Caisse a continué à privilégier les obligations d’entreprises ainsi que la dette des pays émergents en monnaies locales. L’exercice 2010, pour les obligations en Francs Suisses, a été marqué d’une part par la mise en place d’investissements visant à protéger le portefeuille contre l’inflation et les hausses de taux. Fin Mars 2011, l’allocation d’actifs se structurait ainsi : 2,63% de liquidités, 0,06 % de créances diverses à court et moyen terme, 12,08% d’obligations en Francs Suisses, 15,51% en obligations étrangères, 12,44% en actions de sociétés Suisses, 11,79% en actions internationales, 10,47% en titres de gages immobiliers, 24.77% en immobilier Suisse, 6.63% en alternatifs, 2.65% en private equity et 0.97% en actifs diversifiés.