En Suisse, le Pensionskasse der Gemeinde Thalwil (95 millions de francs suisses d’actifs) réfléchit à la possibilité de réduire son exposition aux obligations gouvernementales internationales et à l’immobilier. Le Fonds pourrait aussi se décider à investir en actions. Les obligations gouvernementales ne sont pas très rentables, et le Fonds pourrait plutôt s’orienter vers des obligations corporate. Le Fonds, pour cette classe d’actifs, travaillerait avec l’un de ses gérants existants, pour réduire les frais. Une discussion concrète concernant l’immobilier et les actions se tiendra au dernier trimestre 2011. La stratégie d’investissement est actuellement la suivante : 1% de liquidités, 34% d’obligations en francs suisses, 7,5% d’obligations étrangères, 10% en actions domestiques, 17,5% en actions internationales et 30% en immobilier.
Sélection d’un prestataire pour l’attribution d’un mandat de gestion d’actifs immobiliers par l’ERAFP. L’ERAFP souhaite procéder à la sélection d’un prestataire pour l’attribution d’un mandat de gestion d’actifs immobiliers (le mandat). Le présent marché aura pour objet la réalisation du premier investissement immobilier de l’ERAFP par l’acquisition d’un immeuble de bureaux et la gestion de cet actif immobilier. Ce premier investissement sera réalisé au travers d’un véhicule d’investissement dédié, constitué et géré par le titulaire du marché. Lire l’avis complet: cliquez ici
Concernant la poche immobilière, nous souhaitons augmenter les investissements de la poche immobilière (bureaux et commerces) pour la porter de 7% actuellement à 10% du portefeuille total. Une augmentation qui se fait au cas par cas en fonction de la qualité des supports (OPCI institutionnels) en phase de levée de fonds. Nous accordons de l’importance à l’existence d’un savoir faire éprouvé de la société de gestion et à l’alignement des intérêts du gérant sur celui de l’investisseur souligne Gilles Désert, le Trésorier de la CARPV (Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Vétérinaires).
Le fonds de pension d’EUROCONTROL (640 millions d’euros d’actifs) en Belgique, cherche actuellement à investir dans des fonds d’infrastructures. Le régime, conseillé par Tower Watson à Bruxelles, a approuvé une allocation en infrastructures de 5 à 10% qui sera intégrée à son portefeuille actions. Le fonds prévoit aussi de sélectionner un gérant en obligations marchés émergents. La nouvelle allocation d’actifs est la suivante : 45% en actions (zone euro, marchés développés hors zone euro, marchés émergeants et infrastructure), 44% en obligations (gouvernementales, corporate et marchés émergeants), 10% en immobilier et 1% en cash.
La nouvelle allocation stratégique du Fonds a été adoptée lors la réunion de son Conseil de surveillance le 13 décembre 2010. Elle traduit les changements législatifs qui définissent désormais le passif du FRR à la suite de la réforme des retraites en assignant au FRR deux objectifs précis : permettre une sécurisation du paiement du passif du FRR, d’une part, rechercher un rendement supplémentaire à l’horizon 2024, d’autre part. Dans cette perspective, les modalités de gestion « sous contrainte de passif » (Liability driven investment) retenues reposent sur une large couverture du passif par des actifs destinés à cet effet (portefeuille de couverture) et sur la gestion dynamique d’un portefeuille de performance. La sécurité du paiement du passif est mesurée par le ratio de financement1. Au 31 mars 2011, ce ratio de financement s'élève à 143%. La valeur totale de l’actif net s'établit en effet à 37,4 Mds euros à cette même date et la valeur actuelle du passif à 26,1 Mds euros. Au 31 mars 2011, la poche de couverture représente 59,3% du total des actifs et la poche de performance 40,7%. Le rendement des actifs de performance, dont l’objectif à long terme est une performance annualisée de 6%, a atteint 2,62% entre le 13 décembre 2010 (date de référence de la nouvelle allocation stratégique) et le 31 mars 2011. A cette même date, la performance annualisée du portefeuille du FRR nette de tout frais s'élevait à 3%.
«Pour nous, le placement des actifs financiers s’inscrit dans une optique de liquidité sécuritaire et nous ne cherchons à en maximiser le rendement financier que sous le respect de cette contrainte importante», explique Virgile Bertola, vice président consolidation chez Nexans. Le groupe s’interdit ainsi la poche action et obligation et investit ses placements en priorité sur du monétaire. «Nous avons quelques instruments comme des dépôts à terme à neuf mois, d’autres instruments à 12 mois qui restent du monétaire avec des petites composantes optionnelles pour un rendement un peu poussé mais nous n’allons pas au-delàsauf exceptions très ponctuelles», poursuit Virgile Bertola. Le groupe peaufine ainsi une politique de sécurité car il n’est pas habitué à avoir du cash abondant et lorsque cela se produit c’est toujours à court terme, le temps de faire une acquisition ou de rembourser une dette. La logique de placement est ainsi sécuritaire. «Notre grille de placement impose que 80% de notre cash doit aller sur du monétaire pur et nous nous autorisons les 20% restants sur des placements un peu plus boosté mais qui gardent une composante monétaire très forte, souligne Virgile Bertola. Nous avons par exemple, un placement monétaire avec un CDS mais provenant d’une société comme le Crédit Agricole ou BNP Paribas, et on ne fait pas appel à des sociétés de gestion».
«Chez nous, c’est la règle d’or: notre trésorier ne peut placer nos liquidités que dans des Sicav monétaires même si elles ne rapportent que 0,5% ou du 0,8%», prévient Michel Ruguet, directeur des comptabilités du groupe Lagardère. Ainsi, la devise du groupe en matière d’investissement est de ne prendre aucun risque avec la trésorerie. Par conséquent, les placements actions, obligations et même Sicav dynamique y sont prohibés. «Dans un schéma idéal, nos placements devraient être à zéro», poursuit Michel Ruguet. Le groupe a en effet des dettes remboursables in fine et d’autres qu’il utilise par tirage c’est-à-dire que chaque mois, ce tirage est calibré en fonction des prévisions de consommation de cash. «Dans un monde parfait, on calibre les tirages sur les crédits bancaires de façon à avoir le moins de placements possible», explique le directeur des comptabilités. Cette gestion de la trésorerie n’est pas un virage prit en raison de la crise mais date de 1994. «Nous ne sommes pas une banque et la stratégie du groupe n’est pas de faire des produits financiers, termine Michel Ruguet. De plus, nous avons des covenants bancaires avec des ratios sur capitaux propres et la dette est prise pour la dette brute».
«Cette nouvelle norme constitue une ouverture», admet d’emblée, Sébastien Tranzeat, président de la commission normes comptables internationale de l’AFTE et directeur du contrôle financier du groupe Auchan. «IFRS9 permet une avancée au niveau de la liberté de traduire plus facilement par les états financiers, les modes de gestion des entreprises sur les opérations de couverture, de taux de change et de matière première», commenteSébastien Tranzeat. «En raison de l’IFRS 39, les entreprises ont été davantage vers des produits moins structurés mais IFRS 9 va laisser un peu plus de liberté en termes d’analyse des risques, observe Sébastien Tranzeat. D’ailleurs, les banques également concernées par cette ouverture, devraient s’engouffrer dans le desserrement des contraintes et proposer des produits d’investissements». «Je ne suis pas sûr que l’approche des entreprises sera modifiée par rapport à la nouvelle norme car les entreprises ont toujours le soucis de la couvertureet ne vont jamais vers des produits à caractère très spéculatifs ».
Dans un entretien paru dans la lettre d’information de Seeds Finance (UCITS Alpha numéro 4), Sylvie Terris, Directeur des Placements de Aprionis - Groupe Humanis revient sur les investissements en gestion alternative de son institution. Ainsi, l’ouverture en 2007 du règlement financier Agirc Arrco aux placements alternatifs d’une part et les performances satisfaisantes de ces placements entre 2002 et 2007 d’autre part nous a conduits à créer un fonds dédié à l’ensemble des entités du groupe pour regrouper sous un seul support l’ensemble de nos placements alternatifs. Le FCP contractuel Ionis Alternatif est né début août 2008, avec un encours de 70 M€ qui représentait le total de nos investissements alternatifs, l’idée étant d’augmenter progressivement l’actif du FCP. A aujourd’hui, la taille du FCP est toujours la même et la part du FCP reste toujours entre 1 et 2% de nos portefeuilles long terme. Ce fonds contractuel est composé majoritairement de fonds de multi-gestion alternative et de façon moindre de fonds alternatifs gérés en direct (UCITS 3, FCIMT, CTA,...). Concernant les fonds UCITS Alpha: Le développement de ces fonds est extrêmement rapide mais leur track record encore court. Il est à noter que les contraintes qui pèsent sur ces fonds sont importantes et que l’on voit parfois, lorsque les deux versions existent (UCITS et non UCITS) un différentiel négatif de performance pour la version UCITS. Ceci étant, il est plus facile de parler, lors de commissions financières ou conseils d’administration d’institutions d’ordre paritaire, de fonds luxembourgeois ou irlandais que de fonds offshore, logés aux Caïmans ou aux iles Vierges.....Enfin, ces fonds UCITS sont essentiellement des fonds de stratégie long-short ou global macro qui sont représentatifs que d’une partie de la gestion alternative. Et sur la stratégie CTA: C’est un segment de la gestion alternative sur laquelle nous avons toujours été investis : les CTA « trend following » apportent une décorrélation avec les autres stratégies alternatives et aussi avec les marchés actions. L’année 2008 a été excellente pour cette stratégie ; à l’inverse ces fonds n’ont pas été performants en 2009. Ceux-ci offrent un très bon couple rendement/risque, avec les meilleurs fonds qui sont souvent ceux gérés par des équipes privilégiant la taille et la qualité de l'équipe de recherche, des équipes le plus souvent anglo saxonnes.... Il est à noter que le timing d’entrée dans ces fonds n’est jamais évident ; un draw-down peut être mis à profit mais le redémarrage peut être lent à venir. Pour rappel, le Groupe Humanis assure la gestion de 6 milliards d’euros dont 2.2 milliards d’euros pour la gestion financière des principaux portefeuilles des institutions Agirc Arrco sous forme d’OPCVM dédiés et ouverts.
«Nous sommes en train d’anticiper au niveau de Bâle 3 et on s’assure aujourd’hui, d’avoir assez de fonds propres sur des activités que l’on souhaite développer», explique Gérard Bruyelle, directeur du contrôle périodique métiers au Crédit Mutuel Nord Europe. Cependant, les activités de la banque sont aujourd’hui relativement réduites sur le marché action, non en raison de Bâle 3 mais poursuit Gérard Bruyelle: «Notre politique est d’avoir un résultat plus récurrent dans le temps et au final, nous avons beaucoup plus investi sur les marchés de taux que sur les marchés actions». Par contre, concernant la poche monétaire, le directeur du contrôle périodique se montre plus prudent en pointant les taux très bas et en admettant que l’institution peut être encline à prendre un peu plus de risques. Mais le Crédit Mutuel Nord Europe est aussi concerné par Solvency 2 en raison de ses activités d’assureurs. Les compagnies d’assurance ont un retard très important sur la règlementation et l’une des problématiques du calcul de l’affectation de fonds propres est de regonfler l’ensemble de leurs dispositifs de contrôle interne, ce qui n’est pas dans leur culture. «Aujourd’hui, la compagnie d’assurance va ponctionner des fonds propres et c’est la banque qui va être impactée», analyse Gérard Bruyelle. Il ajoute que le premier impact de la nouvelle règlementation pour les assureurs «est la consolidation et le danger réside dans le fait d’avoir des réaffectations de poches actions, par exemple, pour se repositionner sur de l’obligataire.Je pense que la rentabilité va forcément diminuer».
Dans un entretien accordé à Newsmanagers, Jean-Rémy Roulet, le responsable de la Caisse paritaire de prévoyance de l’industrie et de la construction (CPPIC) revient sur les grandes orientations de la politique de placement de son institution, qui gère 700 millions de francs suisses. La quasi-totalité est gérée à l’extérieur, une petite partie dédiée à l’obligataire étant gérée en interne. Dans le détail, nous travaillons aujourd’hui avec une trentaine d’asset managers, un ensemble regroupant aussi bien des établissements anglo-saxons, des banques françaises ou suisses. Aujourd’hui, l’allocation standard est composée à 25 % d’actions, 35 % d’actifs immobiliers et 15 % de gestion alternative dont du private equity et des fonds de hedge funds. Quant aux 25 % restants, ils sont alloués à de l’obligataire, essentiellement des titres souverains. Cette année, nous complétons en investissant dans de la dette émise en monnaie locale. Cela dit, nous sous-pondérons actuellement les titres européens pour une bonne gestion des risques. Mais, à l’autre extrémité, nous évitons aussi des pays comme la Suisse très peu endettée et dont les rendements des émissions sont faibles... Par ailleurs, nous avons pris la décision de ne pas couvrir le risque de change Pour la classe actions, nous apprécions notre marché domestique et les grandes entreprises de qualité qu’il compte comme Nestlé, Novartis, etc. Il n’en reste pas moins qu’avec une trentaine de titres, le marché helvétique est étroit. D’où notre univers d’investissement mondial plus approprié. En matière d’ISR, la Caisse Paritaire de Prévoyance de l’Industrie et de la Construction a été co-fondatrice de la fondation d’Ethos, un acteur de premier plan sur le marché européen de l’ISR qui dispose d’ores et déjà de fonds actions, de fonds obligataires, tout en s’ouvrant au private equity...
La Fondation de Prévoyance Skycare (1 milliard de francs suisses) de Skyguide (le fournisseur Suisse de services civils et militaires de la navigation aérienne) a remplacé 2 fonds actions il y a deux mois. Le nom des nouvelles sociétés de gestion ainsi que celles qui ont été remerciées ne sont pas disponibles. La Fondation de Prévoyance Skycare avait déjà annoncé l’an dernier que les gérants actions seraient revus. La Fondation effectue l’examen de ses gérants annuellement. Le nombre de fonds dans lesquels investit la Fondation est en augmentation. La Fondation a aussi décidé d’avoir des mandats plus petits gérés par plus de sociétés de gestion pour limiter les risques. Coninco conseille la Fondation pour choisir les fonds les plus appropriés. L’allocation stratégique d’actifs est ainsi organisée : 10% liquidités, 12,5% en obligations incluant de la micro finance, 25% en actions, 20% en fonds de Hedge funds, 5% en private equity, 25% en immobilier direct et indirect et 2% en emprunt.
L’Organisme de Financement des Pensions (OFP) qui a été instauré début 2007 en Belgique a choisi CPR Asset management et Dexia Asset Management pour gérer deux mandats de gestion active diversifiée. L’univers d’investissement sera principalement les actions internationales et les obligations en Europe. Le fonds va aussi commencer à rechercher des opportunités en immobilier non côté. L’allocation stratégique d’actifs est la suivante : 50% en obligations, 13% en actions, 30% en assurance et 7% en alternatifs.
Le Pensioenfonds Metaal (570 millions d’euros) a choisi Axa Investment Managers pour gérer un mandat en immobilier direct de 50 millions d’euros. Le fonds finalise aussi la sélecion d’un gérant d’infrastructures. Le fonds de pension prévoit aussi d’investir en infrastructures et espère finaliser cette recherche dans les deux prochains mois. Le Pensioenfonds Metaal avait déjà évoqué son intention d’investir en immobilier et en infrastructures en 2009. L’allocation d’actif est ainsi constituée : 15% d’actions internationales ex-eurozone, 20% d’actions européennes, 60% d’obligations européennes (45% en obligations d'état, 15% en obligations corporate) et 5% en immobilier. En plus de l’immobilier direct, Axa Investment managers s’occupe aussi d’investir en immobilier indirect pour le fonds de pension. KBC asset management est en charge des obligations d'état et Capital International des obligations corporate. Degroof Institutional Asset Management gère un mandat d’actions européennes, tandis que les actions internationales sont administrées par AllianceBernstein.
Christina Tournier, secrétaire générale, explique que le fonds ne travaille plus avec EIM, un gérant avec qui il fonctionnait depuis 2 ans avant la fin de la relation. « Nous avons écarté EIM et avons délégué un mandat indiciel à Crédit Suisse Asset Management. Parfois vous n'êtes complètement satisfait de votre gérant. Le mandat indiciel est beaucoup moins consommateur de frais » rapporte Christina Tournier. Le nouveau mandat en gestion passive diversifiée avec Crédit Suisse Asset Management ambitionne d’avoir 45% en obligations en francs suisses, 10% en obligations Euros, 5% en obligations de diverses devises, 15% d’actions domestiques et 25% d’actions internationales.
La multigestion permet de construire des portefeuilles efficients et d’investir dans les principales classes d’actifs (actions, gestion alternative, monétaire, matières premières, etc...) en diversifiant les supports, les risques opérationnels et les processus de gestion. A ce sujet, Nicolas Demont, le Directeur Général d’Egamo est convaincu de l’utilité de la gestion alternative dans une allocation à condition que l’investisseur institutionnel accepte et comprenne bien les contraintes, notamment en termes d’illiquidité et de coût en capital au regard de Solvabilité II. Egamo souhaite ainsi proposer à quelques institutionnels de revenir à l’essence même de la gestion alternative au travers d’un véhicule qui permettrait de tirer profit des inefficiences de marché affirme le Directeur Général d’Egamo.
La Fondation de Prévoyance en faveur du personnel des Sociétés du Groupe PSA Peugeot Citroën en Suisse (67,4 millions de francs suisses) a déjà doublé son allocation en matières premières, augmenté ses investissements en obligations tout en réduisant l’immobilier cherchant un peu de liquidité. Aucun consultant n’a été engagé. Le secrétaire du fonds de pension, Michel Walther, a confirmé que IAM (Independant Asset Management) sera toujours le gérant principal mais qu’il aura bientôt de la compagnie. « Nous considérons travailler avec un second gérant de portefeuille durant le second semestre de 2011 » rapporte Michel Walther. Il informe que le montant géré par ce nouveau partenaire serait entre 15 millions de CHF et 20 millions de CHF « avec la même stratégie que le gérant actuel ». Monsieur Walther signale aussi que la stratégie d’investissement a été modifiée. En Mai 2010 l’allocation en matières premières a augmenté de 5% à 10% et les obligations de 20% à 25% du fonds. Par contre, les fonds en immobilier sont descendus de 20% à 15% et l’objectif de 5% de liquidités a été abandonné même si le régime maintient une tolérance tactique jusqu'à 2%. L’allocation stratégique d’actifs est la suivante : 50% en actions, 25% d’obligations, 14% en immobilier, 10% de matières premières et 0% de liquidité. (Marge tactique jusqu'à 2%)
Le Fonds de Prévoyance d’Adecco (172 millions de francs suisses) part à la recherche des fonds immobilier international les plus adaptés. D’après le manager du fonds de prévoyance, Michel Bebar, l'étude ALM est maintenant terminée et une nouvelle stratégie a été approuvée, bien que les pourcentages exacts ne sont pas encore déterminés. « La stratégie a déjà été déterminée et quelques changements seront effectués par rapport à notre allocation tactique actuelle. Un changement sera d’investir dans des fonds immobilier international. » témoigne Michel Bebar. L’allocation sera séparée de celle existante pour l’immobilier domestique, et sera de l’ordre de 6 millions de francs suisses. L’allocation d’actif s’organisait, jusqu'à alors, de telle manière : 35% en obligations en francs suisses, 5% en obligations en devises étrangères, 13,5% en actions domestiques, 15% en actions internationales, 5% en long/short, 10% en immobilier, 11,5% en Hedge Funds, 1% en private equity et 4% en matières premières.
Dans un entretien accordé à Option Finance, Mikaël Cohen, directeur des investissements de CNP Assurances indique que nous cherchons à investir plus significativement en immobilier, classe d’actifs où nos encours se situaient autour de 4.7 milliards d’euros, mais ne représentent que 2% de nos encours totaux, soit un niveau plutôt faible par rapport à d’autres assureurs. Nous investissons en direct ou en club deal quand il s’agit d’actifs core pour lesquels nous attendons essentiellement un rendement récurrent. Par contre, quand nous recherchons des compétences spécifiques pour la valorisation des actifs, nous passons par des fonds. Depuis 2007, nous avons aussi démarré une politique d’investissement sur les infrastructures qui offrent des avantages similaires à l’immobilier (stabilité des revenus courants et protection contre l’inflation), sauf en termes de liquidité. Nous essayons d’investir quand c’est possible par le biais de consortiums. Par exemple, début avril, nous avons participé, pour un montant de 350 millions d’euros, à une prise de participation avec la CDC de 25% du réseau de transport de gaz de GDF Suez. Il nous arrive aussi d’investir dans cette classe d’actifs à travers des fonds spécialisés, comme Antin Infrastructures par exemple. Le private equity, avec un engagement de 2.9 milliards d’euros, constitue une classe d’actifs sur laquelle CNP Assurances est présente depuis longtemps. Nous y investissons au travers de fonds (comme Astorg Partners par exemple) ainsi que de fonds de fonds (Idinvest, Fondinvest Capital...). Nous misons majoritairement sur les fonds de LBO en privilégiant le mid market. Sur le private equity, nous sommes actuellement dans une situation où le portefeuille est ancien et où nous avons déjà beaucoup de retour sur investissement. Nous continuons à investir de manière très régulière, au moins pour maintenir nos encours au même niveau.
«Nous prenons vraiment en compte Solvency 2 en cédant des actions et en renforçant les portefeuilles obligataires et nous essayons de limiter les prises de risque même à l’intérieur des poches obligataires, en étant plutôt souverains que crédits», expose Stéphane Cros, responsable de la gestion des actifs chez Groupama Loire-Bretagne. La caisse sait d’ores et déjà que la nouvelle règlementation va influer sur sa gestion d’une manière assez contraignante et qu’elle aura moins de latitude pour investir sur des actifs à risques. Son second objectif est une exigence groupe: «Nous favorisons les produits qui ont une rémunération récurrente comme l’obligataire», précise Stéphane Cros. Pourtant, un quart des actifs de la caisse est investi en actions. Mais sa gestion a tout de même été modifiée par la crise dans le sens où la caisse s'était abstenue d’investir pendant les deux dernières années. Elle a donc stocké de la trésorerie et sa poche monétaire est relativement importante puisqu’elle représente environ 10 à 12% des investissements. Pour ce qui est des partenariats, la caisse privilégie de manière assez importante, la gestion du groupe à travers Groupama AM, afin de jouer le jeu de la cohérence du groupe mais ne s’interdit pas pour autant, d’avoir d’autres gestionnaires. «Les thématiques qui nous intéressent aujourd’hui ne sont pas nombreuses et nous investissons sur des obligations, notamment convertibles », observe Stéphane Cros.