Dans un témoignage paru dans Option Finance, Pierre-Jean Besombes, directeur finances et comptabilité de Novalis-Taitbout depuis août 2009, se penche sur les évolutions récentes en terme de stratégie d’investissement de son groupe: Du coté des actions, avant la crise estivale, nous étions sous-exposés de 5 points par rapport à notre benchmark et, aujourd’hui, nous avons augmenté notre exposition pour la porter à 25% pour notre portefeuille assurance de personnes (1.5 milliards d’euros au travers d’OPCVM externes). Nous réfléchissons sur notre rôle d’investisseur responsable. Notre commission financière est sensible au financement de l'économie nationale lorsque l’on parle d’investissements en actions. Depuis la crise de 2008, nous sommes sortis de la gestion alternative face au manque de liquidité de cette classe d’actifs. Néanmoins, nous en détenons encore à la marge (fonds en instance de liquidation), mais notre politique est de ne pas investir sur ce type de fonds. Depuis dix-huit mois, nous avons intégré en portefeuille les ETF (à réplication physique uniquement) et les fonds indiciels pour suivre au plus près notre indice de référence. Depuis peu, nous regardons également les OPCVM adossés à des modèles quantitatifs. Nous réfléchissons aussi à intégrer l’immobilier dans notre portefeuille à travers notamment des SCPI. Actuellement, Novalis-Taitbout est propriétaire de ses locaux. Dernièrement, le groupe a vendu certains immeubles parisiens pour regrouper le personnel dans son nouveau siège social à Montreuil.
Fonds de capital développement privé / public Le gestionnaire aura pour missions de constituer le Fonds régional d’investissements (mobilisation de fonds privés pour 15 000 000 EUR et création juridique) et d’assurer la gestion courante du Fonds régional d’investissements pour le compte de l’ensemble des souscripteurs publics et privés. La société retenue à l’issue de l’appel d’offres est la suivante: Sigefi - groupe Siparex Pour lire l’avis de marché complet: cliquez ici
Le fonds annoncé au printemps pour financer les PME et ETI cotées devrait bientôt voir le jour, rapporte L’Agefi. La Caisse des dépôts (CDC) abondera à hauteur de 40 millions d’euros ce fonds, dont le montant total attendu initialement s'élevait à 200 millions. Mais faute d’investisseurs, ce véhicule devrait se limiter à 160 millions d’euros. L’appel d’offres vient d'être lancé auprès des sociétés de gestion. Le ou les élus devront justifier d’une gestion actuelle d’au-moins 10 à 20 millions d’euros sur Alternext, et de plusieurs dizaines de millions sur les compartiments B et C.
Le Fonds de Compensation (FDC) étudie actuellement le niveau technique des candidatures reçues au titre de la première phase de l’appel d’offres gestions actives sur les actions et les obligations. Au terme de cette étude, un questionnaire sera transmis aux sociétés de gestion pré-sélectionnées, d’ici la fin de l’année civile. Il s’agira de présenter l’offre de gestion financière. Le FDC prévoit d’attribuer définitivement les lots aux lauréats, au plus tard en mars 2012. Pour rappel, le marché est divisé en 3 lots. Le nombre de mandats à attribuer est de 7 dont 3 de réserve. Les montants des actifs des différents lots ne sont donnés qu'à titre indicatif et pourront varier en cours d’exécution du mandat, dont la durée est en principe de 3 ans, avec possibilité de reconduction d’année en année, sauf résiliation anticipée par le FDC ou par le prestataire moyennant un préavis de 3 mois (durée maximale du mandat: 10 ans. Le lot nº 1 porte sur la gestion active d’un portefeuille obligataire zone monde et libellé en EUR. Indice de référence: Barclays Capital Global Aggregate excluding securitized assets Index Total Return, couvert (Hedged) en EUR. 2 mandats: 1 mandat portant sur un montant indicatif d’actifs d’EUR 375 000 000 et 1 mandat de réserve. Le lot nº 2 porte sur la gestion active d’un portefeuille actions zone marchés émergents libellé en EUR. Indice de référence: MSCI Emerging Markets, Total Return (net) exprimé en USD et qui devra être converti en EUR. 3 mandats: 2 mandats portant sur un montant indicatif d’actifs d’EUR 112 500 000 chacun et 1 mandat de réserve. Le lot nº 3 porte sur la gestion active d’un portefeuille d’actions zone monde libellé en EUR. Indice de référence: MSCI World Total Return (net) exprimé en USD et converti en EUR. 2 mandats: 1 mandat portant sur un montant indicatif d’actifs d’EUR 400 000 000 et 1 mandat de réserve.
Groupama vient de vendre, sur le marché, et dans la discrétion, un bloc important de dettes souveraines, comprenant des obligations étrangères mais aussi françaises, affirme Le Monde daté de mercredi. Cette cession vise à rassurer au plus vite l’Autorité de contrôle prudentielle (ACP) et les agences de notation, très attentives au sujet, alors que Groupama est particulièrement exposé aux obligations d’Etats du sud de l’Europe, précise le journal du soir, qui ajoute qu'à fin juin, Groupama détenait pour 2,9 milliards d’euros en obligations des Etats grec, italien, espagnol, irlandais et portugais. Selon Le Monde, le nouveau directeur général de l’assureur Thierry Martel prépare un plan de redressement drastique qui pourrait être prêt d’ici trois semaines et devrait notamment comporter des cessions d’actifs et de filiales non stratégiques. Les syndicats ont exprimant leurs craintes, la CFE-CGC sollicitant un entretien au plus vite avec le ministre de l’Economie François Baroin. La Fédération de l’assurance CFE-CGC a interpellé le gouvernement sur la situation périlleuse dans laquelle se trouve le groupe Groupama, dont la solvabilité semble s'être dégradée subitement, à la veille d’un comité de groupe qui doit se tenir mercredi.
Dans un article paru dans Option Finance, Christophe Cuvelier, directeur général adjoint, revient sur l’impact de la crise des dettes souveraines sur la gestion financière de la Mutuelle Médicis: Pour un investisseur long terme comme la Mutuelle Médicis et compte tenu du mode de détention utilisé pour la gestion de nos obligations, investir aujourd’hui dans de l’emprunt d’Etat allemand 10 ans rapporte trop peu. En effet, ce taux est inférieur à l’inflation. Face aux contraintes de rendements à servir à nos assurés, cela nécessite une légère prise de risques. Par exemple, actuellement, nous conservons nos positions sur les titres italiens. La crise de la dette en zone euro montre les limites actuelles de Solvabilité II. Cette réglementation devra nécessairement évoluer et tirer les enseignements de cette crise. Mais elle sera toujours en déphasage par rapport à la prochaine crise et les changements de calibrage qui en découleront.
Thierry Brevet, Directeur du fonds de dotation du Louvre est revenu sur les principaux faits marquants des derniers mois au niveau de la gestion financière et les évolutions à venir en termes de stratégie de placements: Nous sommes investis sur la quasi totalité des classes d’actifs désormais à l’exception des small caps. La très forte volatilité récente des marchés ne nous encourageait guère à effectuer cette diversification. Si l’environnement économique et financier s’améliore, alors on remettra ce chantier sur la table. Aucune modification n’a été faite et aucune modification n’est envisagée en dehors de la sélection d’un ou deux fonds d’actions émergentes. Nous souhaitons privilégier une approche régionale (par exemple en Asie et au Brésil) en sélectionnant des fonds de sociétés de gestion locales de taille moyenne qui investissent notamment dans les mid caps. Mais il est très difficile d’identifier de telles sociétés de gestion avec un bon degré de confiance. Un investissement à travers des fonds globaux restent donc l'éventualité la plus probable à ce stade, en veillant à la qualité du stock???picking. La baisse des marchés actions n’a pas totalement été compensée par la hausse des obligations AAA, ce qui ne nous a pas permis d’accroître naturellement la valeur du portefeuille. Par ailleurs, nous avons reçu en 2011 un premier don important de la part de Mme Elahé Omidyar, présidente de la fondation Roshan aux Etats???Unis, et nous attendons d’ici la fin de l’année un premier don d’un jeune entrepreneur français. Rétrospectivement, la mise en place de forte contrainte d’investissement dans le mandat géré par BNP Paribas AM a été très payante : la sur-représentation des obligations AAA et la sous-représentation ou l’absence des dettes périphériques ont très fortement contribué à la performance pendant la période de stress des derniers mois.
L’IRCANTEC désignera fin mars 2012, les mandataires sélectionnés parmi les 33 candidats ayant répondu au questionnaire de la seconde phase, pour l’appel d’offres de prestation de services relative à la gestion d’actifs. D’une valeur de 6 milliards d’euros en septembre 2012, la gestion des actifs du portefeuille de valeurs mobilières sera active dès la notification du contrat, c’est à dire à partir du mois de mai 2012. A noter que l’IRCANTEC s’intéresse également aux classes d’actifs de diversification et pourrait lancer un ou plusieurs appels d’offres dans ce sens à partir de la fin du premier semestre 2012.
Lors d’une table ronde organisée par Option Finance, Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP a commenté les récents changements au sein de son allocation d’actifs: Notre allocation d’actifs est celle d’un investisseur de moyen terme. Il faut également souligner que sur les 20 prochaines années, nous allons avoir un cash-flow net positif de 1.5 milliard d’euros, donc nous n’avons pas besoin de vendre le moindre actif pour payer les prestations que nous devons verser. Jusqu’au 1er janvier 2011, nous étions obligés d’investir, du fait de la réglementation, à hauteur de 75% dans des actifs obligataires. Depuis, nous avons obtenu de baisser notre allocation obligataire à 65% et nous avons donc la possibilité d’investir dans les prochaines années jusqu'à 10% de l’actif dans l’immobilier. Historiquement, nous sommes très investis en obligations souveraines, mais nous avons commencé à nous diversifier en obligations d’entreprise. Nous n’avons par contre pas pu bénéficier de la baisse des marchés compte tenu d’une allocation qui reste définie en flux par rapport au cash-flow net positif de l’année. Il est difficile même pour un investisseur de long terme comme le RAFP de surmonter les réticences culturelles qui s’opposent à l’adoption d’une vraie stratégie contrariante. La gouvernance de nos institutions, comme chacun d’entre nous, a du mal à surmonter la pression de l’immédiat. Mes administrateurs souhaitent une gestion active benchmarkée, ce qui est déjà une sorte d’oxymore. Il faut ainsi souligner le rôle réducteur de notre gestion par benchmark. Quand le gestionnaire s'écarte à la hausse, alors là il n’y a pas de problème, mais quand c’est à la baisse, il ne faut pas plus de 6 mois pour que l’on nous demande d’en changer. Face à ce phénomène, nos gérants sont donc tentés de suivre les benchmarks que nous leur donnons. En mars 2009, nous avions 12.5% d’actions dans le portefeuille alors que nous avions la possibilité dans notre allocation stratégique d’en posséder jusqu'à 25%. Alors que c'était le bon moment pour nous renforcer, le conseil d’administration nous poussait à vendre pour suivre les tendances du marché.
Lors d’une table ronde organisée par Option Finance, Etienne Stofer, directeur de la Caisse de Retraite du Personnel Naviguant professionnel de l’aéronautique civil (CRPN) s’est exprimé sur les récents changements au sein de la gestion financière: De début 2009 à début 2010, nous avons en effet choisi d’arbitrer intégralement notre portefeuille obligataire de titres souverains avec une maturité inférieure à six ans, vers des obligations d’entreprises. Les titres d’Etats étaient devenus moins attrayants, par le niveau des taux, les spreads et leur volatilité. notre portefeuille crédit (corporate et financière), qui représente 55% de nos encours obligataires, affiche une duration moyenne de trois ans. Nous nous fixons comme contrainte de ne pas prendre de risque unitaire par émetteur supérieur à 0.4% de nos réserves. Malgré la hausse colossale des spreads ces derniers mois, cette stratégie a été très profitable en 2009 et 2010 et au premier semestre 2011. Jusqu'à présent, nous n’avons pas eu de défaillance, même si nous sommes inquiets actuellement sur une ligne d’une subordonnée bancaire. Concernant les titres souverains de maturité longue, ces derniers mois, nous avons vendu nos titres italiens et espagnols. Et nous n’avions plus de positions sur l’Irlande, la Grèce, ni le Portugal depuis longtemps. Aujourd’hui, nous ne possédons que des emprunts des pays notés AAA, en particulier la France, l’Allemagne, l’Union européenne, l’Autriche et les Pays-Bas. En parallèle, nous avons arrêté nos investissements sur les produits structurés, qui représentaient déjà une part très modeste au sein du portefeuille. Nous avons par contre, maintenu notre poche actions. Début 2011, nous avons pris quelques bénéfices sur notre portefeuille actions, qui était surpondéré en 2010 par rapport à notre allocation stratégique. Notre allocation s'élève aujourd’hui à 30% de la totalité des réserves et à 37,5% sur les seules réserves mobilières, ce qui est en ligne avec l’allocation stratégique. Nous sommes sortis des fonds de fonds alternatifs progressivement entre fin 2008 et fin septembre dernier. Nos instances ont décidé de quitter cette classe d’actifs, même pour les fonds qui n’ont pas démérité sur cette période, à cause de leur manque de transparence. Nous sommes modestement investis sur quelques fonds de long short equity européen, sur lesquels nous avons un niveau de transparence acceptable, c’est à dire dont nous connaissons les positions acheteuses un mois après et vendeuses deux mois après. Le degré de satisfaction que nous avons de nos gérants varie d’une année à l’autre et d’un type d’actif à l’autre. Depuis un certain temps, nous sommes plutôt satisfaits des gérants d’actions européennes mais pas du tout des gérants d’actions américaines.
Dans une interview publiée dans l’Agefi Hebdo, Cédric Chavot, responsable ingénierie produits revient sur la perception du Groupe BNP Paribas Cardif sur la gestion alternative: Au-delà de la performance absolue, nous nous intéressons à l’apport en convexité de nos stratégies alternatives au sein de nos portefeuilles d’actifs traditionnels. Sur cet aspect en particulier, nous sommes plutôt déçus du comportement de la gestion alternative sur l’année en cours. BNP Paribas Cardif consacre un peu moins de 2 % de son actif en gestion alternative, dont 1 % en hedge funds. Sous le vocable hedge funds, on trouve un ensemble de techniques de gestion bien différentes qui, combinées, recèlent d’intéressantes propriétés de diversification. Nous incluons ces stratégies au sein de nos poches traditionnelles actions et taux. Nous avons modifié le type de fonds dans lesquels nous investissons en basculant progressivement vers des fonds de fonds dédiés qui répondent mieux à nos besoins. BNP Paribas Cardif intervient principalement dans la définition de l’allocation stratégique des portefeuilles, et est éventuellement force de proposition dans la sélection des fonds sous-jacents pour laquelle nous avons développé notre propre outil d’analyse. Autre élément clé, nous sommes seuls à bord et nous maîtrisons donc notre passif. Dans le nouveau cadre réglementaire Solvabilité 2, la gestion alternative va mobiliser plus de capitaux que les actions européennes ou les taux. En formule standard, là où les actions européennes nécessiteront 39 % de capital, la gestion alternative en consommera 49 %. Désormais, nous allons raisonner en termes de ratio de rendement rapporté au capital. La gestion alternative consommant plus de capitaux réglementaires, nos stratégies de hedge fundsdevront donc rapporter plus tout en maintenant un niveau de diversification du risque satisfaisant. Nous réfléchissons actuellement à cette problématique aux côtés des gérants de nos fonds de fonds, l’objectif étant d'être prêts bien avant le passage à Solvabilité II le 1er janvier 2014.
Faurecia, équipementier et fournisseur de l’industrie automobile, gère 40 millions d’euros en France à travers un régime de retraite Article 83, 25 millions d’euros en plan d'épargne salariale et 1 million d’euros en plan d'épargne inter-entreprise (PERI). Aline Astier, Compensation and Benefits Manager, espère mettre en place un PERCO et retirer le PERI crée en 2010 qui a peu attiré les employés. Pour la mise en place du PERCO, Faurecia travaillera avec les gérants d’actifs qui sont déjà en charge des plans d'épargne existants. Il y aura certainement une convergence entre les fonds proposés au sein du plan d'épargne salariale et ceux du PERCO. Le PERCO et le plan d'épargne salariale sont structurés autour d’une offre de fonds parmi lesquels les employés peuvent choisir. Les investissements ne sont pas garantis. Contrairement au régime Article 83, assuré par Cardif, dont les investissements sont garantis.
A l’occasion de la semaine de la finance solidaire, Sophie Bigeard, analyste et gérante multi gestion chez OFI Asset Management présentait mercredi 9 novembre la gestion du fonds avenir partage ISR, avec 13 millions d’euros d’encours, de la Fondation de l’avenir. Composé à 50 % de dons en provenance de parrainages et de collecte, à 30 % de mécénat, à 10 % de fonds de dotation et à 10 % de produits financiers de partage (livret de finance solidaire ou garantie obsèques Mutuac avenir solidaire), il s’agit d’OPCVM en multi-gestion. « Chaque année, un coupon équivalent à 2 % de l’actif net du fonds est reversé » précise Sophie Bigeard soit l'équivalent de 250 à 300 000 euros. Benchmarké sur le DJ Stoxx Sustainability, il s’agit d’un fonds actions européennes en grande majorité. « Nous avons pris très récemment un positionnement de 2 % sur les futures Euro Stoxx 50, mais les 98 % restants sont des actions » explique la gérante du fonds. Cette position permet une meilleure réactivité aux comportements du marché grâce à sa volatilité. Le fonds est géré par une approche qualitative et exclusivement ISR, ce qui permet d’adopter différents aspects d’investissement responsable au sein d’un véhicule unique.
Christian Matécat, le directeur comptable et financier de la caisse d’allocation vieillesse des agents généraux (CAVAMAC), a annoncé à la rédaction d’Instit Invest que la CAVAMAC a sélectionné deux mandataires pour l’allocation flexible de la caisse. Les encours de la CAVAMAC s'élèvent à un milliard d’euros, gérés à 90 % en fonction d’indices pur action et taux. L’allocation flexible représente aujourd’hui 100 millions d’euros » confirme son directeur comptable qui souhaitait disposer d’actifs plus aptes à faire face aux comportements du marché. Depuis plus de dix-huit mois, nous réfléchissons à passer de 10 à 20/25% d’allocation flexible. Pour avoir une vision d’ensemble, une rencontre avait été organisée avec tous les gestionnaires, à la suite de laquelle il avait été décidé de faire appel à deux gérants externes, sélectionnés par l’intermédiaire de la société de conseil Amadeis. Fortes de l’année 2009 où la CAVAMAC avait réduit ses expositions sur le corporate et le regrette désormais devant les excellents résultats réalisés, les contraintes imposées aux mandataires sont peu nombreuses. Souhaitant une flexibilité optimale des 200 millions d’euros d’encours, nous n’avons pas déterminé d’actifs en particulier explique Christian Matécat. Toutefois, des réserves ont été émises sur certaines classes d’actifs, à commencer par la dette émergente, limitée à l’OCDE, et en particulier à l’Europe au niveau obligataire. C’est également le cas pour la gestion alternative qui ne doit pas dépasser 15/20% du portefeuille, les devises 20%, ou encore les convertibles US et les obligations limités 50%. La grande latitude entre les classes d’actifs permet une répartition actions/obligations allant de 0 à 100%. Pour benchmark, la CAVAMAC a choisi Eonia + 4% sur une période de 3 à 5 ans, avec un draw-down maximum de 10% et une volatilité ne pouvant dépasser les 20%. Cette dernière indication est superflue ajoute Christian Matécat, avec les limites que nous avons fixées en amont, les mandataires assurent qu’il serait improbable d’atteindre ce seuil.
Lors d’une table ronde organisée par Option Finance, Jean-Marc Boyer, directeur général du Groupe Pasteur Mutualité a jugé les relations existantes avec les sociétés de gestion et les stratégies privilégiées: Le Groupe Pasteur Mutualité n’a pas récemment investi dans l’alternatif ni dans les ETF. Nous ne ciblons aucun indice, mais nous devons rester dans la moyenne du marché. Notre gestion est désormais contrainte par des reportings de performances trimestrielles. Nos préoccupations relèvent plus des perspectives de rendements que nous pouvons attendre. Nous avons des obligations allemandes qui peuvent rapporter du 2%, ce type de placement est sûr, mais ne rapporte rien actuellement net d’inflation. Alors que la collecte nette du Groupe Pasteur Mutualité est en forte hausse, la décollecte des produits en assurance vie est un autre sujet qui inquiète le marché à l’heure actuelle. La crise ne semble pas avoir transformé la vision des gérants qui se concentrent toujours purement sur la gestion de nos actifs, alors que nous raisonnons en termes de risque de marché à la fois sur le passif et sur l’actif. Les gérants devraient donc mieux intégrer l’ALM. De plus, à l’intérieur de leur mandat, les gérants d’actifs essayent de déplacer la responsabilité sur le mandant. A cet égard, dès que nous avons enregistré des dégradations de notation sur un émetteur en portefeuille, les gérants nous demandent ce qu’il faut faire. On voit bien qu’il est difficile de prendre la responsabilité de céder maintenant des titres dans cet univers très incertain. Dans ces conditions, le partage de responsabilité n’est pas forcément très simple entre le mandataire et le mandant. En plus, il y a parfois eu des problèmes de communication, puisque de notre côté nous pouvions parfois aimer le risque de taux à l’actif, compte tenu de la longueur de certains passifs. Nous raisonnons en effet actif-passif en termes de risque. Dans les cas d’anticipation de baisse des taux, nous pouvons souhaiter rallonger la duration d’actifs presque à hauteur de la duration du passif.
Si la Caisse régionale collabore étroitement avec les structures du groupe concernant son offre de solutions patrimoniales, l'établissement indique toutefois travailler en architecture ouverte. Les unités de compte adossées à certains de nos produits ne proviennent pas nécessairement de la société de gestion Amundi. 60% d’entre elles émanent d’ailleurs d’autres structures commente Bernard Roy, responsable du marché patrimonial. La banque a notamment tissé au fil des années un partenariat solide avec la Compagnie Financière Edmond de Rothschild. En assurance vie, les conseillers peuvent également proposer des contrats gérés par d’autres assureurs pour répondre aux demandes spécifiques de certains de leurs clients. Parallèlement à Prédica, ils font ainsi appel à Generali et AG2R La Mondiale. Source: L’Agefi Actifs
Lors d’une table ronde organisée par Option Finance, Armin Zinser, gérant du portefeuille d’actifs du Groupe Prévoir s’est exprimé sur les choix de gestion de la compagnie d’assurance: Une des particularités de notre maison est que depuis toujours, nous n’avons jamais souscrit à des produits structurés et à des produits dérivés. Nous avons vendu les obligations d’Etat des pays périphériques y compris celles du secteur parapublic, comme la SNCF locale. Nous avons acheté des obligations d’entreprises de première qualité. Nous n’avons pas acheté d’emprunts d’Etat allemand, car dès le départ leurs rendements étaient négatifs. Par contre, nous possédons, pour des questions réglementaires, des emprunts de l’Etat français. Enfin, nous avons légèrement augmenté nos encours sur les actions à haut rendement. Nous sommes très prudents sur les ETF que nous utilisons de manière occasionnelle, pour placer temporairement de nouvelles souscriptions, cela ne représente actuellement que 1 à 2% de nos encours. Nous investissons exclusivement dans des produits à réplication physique et nous veillons à ce qu’ils ne fassent pas de prêts de titres. La gestion alternative manque de transparence et les frais de gestion sont trop élevés pour l’intégrer dans le portefeuille du Groupe Prévoir. J’ai aussi une réticence sur le fait de miser sur la baisse d’un titre. Si je n’aime pas une action, je n’investis pas. Nous travaillons seulement avec une dizaine de gérants d’actifs, donc il s’agit uniquement d’externaliser des compétences dont nous ne disposons pas en interne, comme sur les marchés émergents. Et dans l’ensemble, nous sommes très satisfaits de nos gérants cette année. En revanche, le vrai problème réside dans les conseillers. Ces derniers nous ont vendu l’utilisation de la tracking error, une pratique qui s’est généralisée dans les années 1990. Mais elle a davantage contraint les gestions, en particulier celles des maisons individuelles, qu’elle n’a réellement apporté de bénéfices.
Avec la collaboration de son prédécesseur, Didier Wattelle, qui reste très impliqué au sein du conseil de surveillance, André Janody, le président du conseil de surveillance des FCPE de IBM France, présente le mode de gestion adopté par « Big Blue ».
Catherine Vialonga, directrice des investissements, a indiqué à IPE que l’ERAFP a l’intention pour diversifier son portefeuille de lancer deux nouveaux fonds immobiliers supplémentaires qui seraient focalisés l’un sur la France et l’autre sur l’ensemble de l’Europe. Tout récemment, l’ERAFP a attribué un mandat de gestion d’actifs immobiliers sur 40 millions d’euros à AEW Europe SGP. La directrice des investissement a également affirmé que l’ERAFP se prépare sur les classes d’actifs alternatives telles que les infrastructures et le non coté.
Lors d’une table ronde organisée par Option Finance, Francis Weber, directeur financier de Réunica a commenté les récents changements au sein de son allocation d’actifs: Concernant les emprunts d’Etat, nous avons vendu les titres grecs, portugais et irlandais il y a plus d’un an. Nous avons également demandé à nos gestionnaires de réduire nos positions sur l’Italie. Nous avons renforcé notre position sur les autres obligations d’Etats, ce qui a conduit à une évolution importante du portefeuille. Il y a 10 ans, un investisseur institutionnel avait 80% d’emprunts d’Etats et 20% de corporate. Aujourd’hui, nous avons 60% de corporate. Nous souhaitons vraiment renforcer ce dernier segment, car nous considérons que le risque est plus prévisible chez les grandes entreprises que chez les Etats, dont les fondamentaux sont moins évidents à appréhender. Nous nous renforçons aussi dans les obligations convertibles car elles offrent beaucoup de valeur dans la mesure où elles sont actuellement en dessous de leur plancher actuariel. Celles ci devraient délivrer 7% ou 8% de rendement. Nous avons également souscrit dans des fonds de performance absolue. En ce qui concerne les actions, nous avons diminué notre exposition. Il y a deux ou trois ans, nos encours dans cette classe d’actifs représentaient 30%, aujourd’hui ils n’atteignent plus qu’entre 20% et 25%. Nous avons préféré nous renforcer dans d’autres segments de l’obligataire afin de diminuer la volatilité des portefeuilles. Nous n’avons pas toujours privilégié les ETF à réplication physique, mais nous sommes aujourd’hui de plus en plus attentifs à cette question. Nous regardons les ETF dont nous jugeons la contrepartie très sûre. Dans ce cadre, nous évaluons le risque de contrepartie par rapport à l'émetteur et aux swaps utilisés. Normalement, ces échanges de performances ne peuvent pas dépasser les 10% du fonds, donc le risque est théoriquement limité. Mais aujourd’hui, il faut faire attention à la mécanique des ETF et bien comprendre comment ils sont construits. Au sein de notre groupe, le recours aux ETF reste marginal et ne dépasse pas 3% à 4% des actifs. Nous investissons uniquement dans es fonds purs. Nous avons beaucoup diminué notre exposition à la gestion alternative à cause des déceptions que nous avons eues sur cette classe d’actifs. A l’instar de l’ensemble des investisseurs français, nous avons investi dans la gestion alternative en 2006 et 2007, au moment même où elle commençait à moins bien fonctionner. nous avons également été déçus par les fonds de fonds où les performances n’ont pas été au rendez vous.