Le Conseil régional Poitou-Charentes, Poitiers a décidé de créer et de doter un fonds de co-investissement en faveur des PME/PMI régionales innovantes en phase d’amorçage ou de développement. Ce fonds de co-investissement a vocation à intervenir en fonds propres ou quasi fonds propres (par voie de souscription d’actions, d’obligations, de comptes-courants bloqués ou d’autres prêts participatifs) avec un ou plusieurs investisseurs partenaires préalablement agréés, exclusivement en co-investissement, pari passu, au sein de PME/PMI éligibles sélectionnées par le ou les investisseurs partenaires. Il est précisé que le fonds investira dans les entreprises concernées de manière minoritaire (au plus 50 %) et conjointement, avec le partenaire financier et selon les mêmes conditions, le même niveau de risque et de subordination. Ces investisseurs partenaires sont des fonds, des sociétés de capital risque et des business angels (ci-après dénommés les «partenaires financiers décisionnels»), qui sont retenus après appel de manifestations d’intérêt. Un appel de manifestations d’intérêt est donc lancé par le fonds de co-investissement Poitou-Charentes pour sélectionner ses partenaires financiers décisionnels. Le présent appel de manifestations d’intérêt ne prévoit à ce stade qu’une seule date limite de remise de dossiers de candidature: jusqu’au 30.8.2012. Toutes les précisions relatives aux objectifs et caractéristiques des projets appelés et aux conditions de candidatures sont disponibles sur le règlement de l’appel de manifestations d’intérêt téléchargeable sur le site web de la Région Poitou-Charentes à l’adresse web suivante: http://www.poitou-charentes.fr/services-en-ligne/guide-aides/-/aides/detail/248 Il est précisé que cet appel à projet s’inscrit dans le cadre défini au niveau européen (1re mesure du régime communautaire cadre N629/2007 d’interventions publiques en capital-investissement régional) et fait l’objet d’un cofinancement européen au titre du programme opérationnel (PO) FEDER 2007-2013 et notamment de l’axe prioritaire 1 intitulé «Développer les capacités d’innovation dans une démarche de développement durable». Pour lire l’avis complet: cliquez ici
A l’occasion de la publication de son son premier rapport sur l’investissement responsable, Vauban Humanis a détaillé les nouvelles étapes clés de sa politique ISR: Faire coter la note Investissement Responsable issue de notre norme interne Vauban Humanis par un tiers externe reconnu sur le marché de l’Investissement Responsable. Mettre en ??uvre des plans d’actions permettant d’augmenter de manière continue la qualité de nos processus de gestion et l’impact sociétal de nos investissements. Faire valider par un conseil externe les conditions de mise en ??uvre des supports spécifiques d’investissement tels que les produits structurés, la gestion alternative, en terme responsable. Reporter sur les politiques de vote et d’engagement menées via nos deux fonds dédiés « actions » afin d’aboutir, à terme, à la transcription et la promotion des valeurs du Groupe. (NB : nos deux gérants partenaires représentent un total d’environ 800 milliards d’euros d’actifs gérés) Développer la formation et la sensibilisation à l’ensemble des parties prenantes du périmètre Vauban Humanis à notre démarche d’Investisseur Responsable.
Dans un article paru dans Option Finance, Laurent Chardonnet, responsable du risk management du groupe Prévoir (3.4 milliards d’euros d’encours) revient sur les travaux préparatoires à l’application de Solvabilité 2: Nous avons commencé à nous atteler au projet de Solvabilité 2 à la mi-2009 et nous avons notamment participé aux dernières études quantitatives afin d'évaluer nos ratios avec cette nouvelle réglementation. Mi 2009, nous avons choisi notre logiciel de modélisation financière et actuarielle pour calculer nos ratios de solvabilité. Un cabinet d’actuariat nous a alors aidé pour les travaux de modélisation et il intervient désormais plus ponctuellement sur des problématiques d’interprétation de la méthodologie. Si nous pouvons désormais évaluer notre situation par rapport aux exigences de capital de Solvabilité 2 selon une approche déterministe, nous devons aussi évoluer vers la modélisation stochastique, c’est à dire aléatoire de nos résultats, en y intégrant plusieurs scénarios d'évolution de marché. A l’heure actuelle, la réglementation est encore fixée à janvier 2013 alors que nous ne disposons pas encore de tous les détails notamment concernant les piliers 2 et 3, rappelle Laurent Chardonnet. De plus, le calibrage du calcul de la formule standard pourrait être remanié en raison de la crise financière que nous vivons. Nous sommes donc attentifs aux évolutions à venir de la réglementation en particulier à la publication à la fin d’année ou début 2012 de la directive Omnibus 2 qui précisera les mesures transitoires et les délais de mise en conformité avec Solvabilité 2. En attendant, nous sommes encore dans l’expectative quant aux moyens supplémentaires à déployer en interne.
Une partie de la trésorerie du CEA est affectée aux fonds de démantèlement civil et défense et dédiée aux dépenses futures de démantèlement des installations et de gestion des déchets et combustibles usés. Composé à partir de l'échéancier des dépenses, qui s'étale pour une grande part sur une période allant jusqu'à 2040 et au-delà, ce portefeuille est géré dans une optique long terme en cohérence avec la chronique de décaissement des passifs. Cependant, compte tenu de la non réalisation des dotations en cash escomptées et d’un horizon d’assèchement à court terme qui en découle, la désensibilistion aux actifs risqués entamée en 2009 en ce qui concerne le risque actions, a été poursuivie en 2010 et 2011 par une désensibilisation au risque de taux, avec en contrepartie un renforcement du monétaire. Ce portefeuille est investi via des fonds communs de placement (FCP) dont la gestion est externalisée. Il est constitué de 96 % de FCP à référence monétaire (dont 49 % d’obligations à maturité, 16 % de fonds à faible volatilité, 31 % de monétaire régulier) et de 4 % de FCPR (capital investissement). La composition de ce portefeuille et son évolution dans le temps s’inscrivent dans le cadre d'études d’allocation stratégique cible d’actifs présentées aux Comités de suivi des Fonds civil et défense. Le CEA s’appuie sur un conseil externe pour superviser la cohérence d’ensemble et contrôler les performances de la gestion dédiée sur le long terme. La performance globale de ce portefeuille s’apprécie dorénavant par rapport à un indice stratégique réparti entre le Lehman Brothers Euro aggrégate pour sa composante taux, le Private Equity pour sa composante actions et l’Eonia capitalisé pour sa composante monétaire. FCP d’obligations à maturité Les échéances des obligations sont en adéquation avec les appels de fonds. Les notations minimales lors de la conclusion des opérations sont P1 (Moody’s), A1 (Standard & Poor’s), F1 (FITCH). FCPR de capital investissement Compte tenu de la désensibilisation du portefeuille aux actions, seules subsistent les souscriptions dans les FCPR de capital investissement dont l’absence de liquidité nécessite une détention pendant la durée de création des fonds qui est généralement de l’ordre de dix ans.
Le marché a pour objet la fourniture de services de gestion d’actifs financiers (actions et obligations) pour compte du Fonds de compensation commun au régime général de pension (ci-après le FDC) qui a créé à cet effet en 2007 une société d’investissement à capital variable - fonds d’investissement spécialisé (SICAV ???FIS) à compartiments multiples (suivant la loi du 13.2.2007 concernant les fonds d’investissement spécialisés (FIS)). Le marché est divisé en 3 lots. Le nombre de mandats à attribuer est de 7 dont 3 de réserve. Les montants des actifs des différents lots ne sont donnés qu'à titre indicatif et pourront varier en cours d’exécution du mandat, dont la durée est en principe de 3 ans, avec possibilité de reconduction d’année en année, sauf résiliation anticipée par le FDC ou par le prestataire moyennant un préavis de 3 mois (durée maximale du mandat:10 ans. Le lot nº 1 porte sur la gestion active d’un portefeuille obligataire zone monde et libellé en EUR. Indice de référence: Barclays Capital Global Aggregate excluding securitized assets Index Total Return, couvert (Hedged) en EUR. 2 mandats: 1 mandat portant sur un montant indicatif d’actifs d’EUR 375 000 000 et 1 mandat de réserve. Le lot nº 2 porte sur la gestion active d’un portefeuille actions zone marchés émergents libellé en EUR. Indice de référence: MSCI Emerging Markets, Total Return (net) exprimé en USD et qui devra être converti en EUR. 3 mandats: 2 mandats portant sur un montant indicatif d’actifs d’EUR 112 500 000 chacun et 1 mandat de réserve. Le lot nº 3 porte sur la gestion active d’un portefeuille d’actions zone monde libellé en EUR. Indice de référence: MSCI World Total Return (net) exprimé en USD et converti en EUR. 2 mandats: 1 mandat portant sur un montant indicatif d’actifs d’EUR 400 000 000 et 1 mandat de réserve. Pour lire l’avis complet: cliquez ici
D’après le Figaro Economie, la business school lance une fondation alimentée par des anciens élèves pour accélérer son développement. Thierry Fritsch, patron de Chaumet (groupe LVMH), Pierre Nanterme, CEO d’Accenture, Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain ou encore Denis Payre, fondateur de Business Object... Ces anciens de l’Essec font partie des premiers donateurs à la fondation que l'école vient de lancer. Celle-ci, créée sous l'égide de la fondation de France, a pour objectif de mobiliser la «communauté des diplômés et amis de l’Essec» pour soutenir le déploiement de l'école. Dès 2003, l’Essec a lancé sa première campagne de levée de fonds auprès des anciens. Elle lui a permis de récolter 26 millions d’euros en cinq ans. «Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie avec la mise en place de la fondation, une structure plus transparente, plus officielle et plus pérenne», explique Gilles Pélisson, Essec 1979, ancien patron d’Accor, et président de la dite fondation. «Elle va permettre aux anciens de soutenir le développement et le rayonnement de l'école dans le monde». Objectif fixé : 30 millions d’euros d’ici 2015, 150 millions d’euros au total, si l’on ajoute les fonds publics (41 millions) et la contribution des entreprises (79 millions) Ces dons, qui donnent droit à des déductions fiscales, les anciens pourront choisir de les investir où ils le souhaitent : les bourses sociales et d’excellence (700 bénéficiaires actuellement), le déploiement international (notamment en Asie, où la construction du campus de Singapour devrait s’achever en 2014), l’amélioration des conditions d’accueil des professeurs et des chercheurs, en proposant des salaires plus attractifs pour attirer les meilleurs, ou encore les infrastructures. Avec cette fondation, Pierre Tapie, le directeur général de l’Essec, espère bien pouvoir marcher sur les traces des grandes business schools américaines. Dans ces institutions, le fait de solliciter les «alumni» («anciens élèves») est une démarche des plus classiques. «Elles pratiquent cela depuis plus de 300 ans», rappelle Pierre Tapie. Et affichent des budgets en conséquence : 4000 millions de dollars pour Harvard, 1000 pour Princeton, contre moins de 100 pour l’Essec. Diplômé de l’Essec, mais aussi de la Harvard Business School, Gilles Pélisson confirme avoir été très souvent sollicité par la prestigieuse institution américaine, bien plus que par l'école de Cergy... Le groupe Essec (4 400 étudiants, 2000 diplômés par an) compte dans le monde 40 000 anciens. Parmi eux, 5 % font déjà des dons (en moyenne de 300 euros). «L’objectif est de doubler cette proportion», affirme Pierre Tapie.
Le Fonds de pension de Total en Belgique (400 millions d’euros) a augmenté son exposition à l’immobilier et réduit son allocation en actions. Ces décisions ont été prises suite à une étude ALM menée par le Fonds. Cette augmentation de l’exposition en immobilier a été faite avec son gérant en immobilier existant, Petercam. Le Fonds n’inclue plus l’immobilier dans sa poche actions mais le compte désormais séparément. La nouvelle allocation d’actifs est la suivante : 57% en fixed income, 33% en actions et 10% en immobilier. Total Belgique a retenu BNP Paribas IP sur les actions et les taux, Aberdeen AM uniquement sur les taux, PIMCO sur les obligations d’entreprises, Dexia AM sur les actions et Blackfriars AM sur les actions émergentes, en particulier sur l’Asie.
Dans un entretien au magazine Option Finance, Didier Bonneau, directeur financier de Vauban Humanis revient sur les chantier en cours au sein de son groupe. Le principal problème que nous rencontrons dans le cadre de Solvabilité 2 consiste à anticiper et à gérer la volatilité du bilan économique, et donc de nos actifs. Dans ce cadre, nous étudions avec Christophe Cattoir la mise en place d’outils de mesure du portefeuille qui nous donnent à la fois sa performance, son niveau de risque et de volatilité en fonction de scénario de stress de marché. Le point essentiel consiste à pouvoir détecter une aggravation ou une amélioration de la situation économique et de voir, lorsqu’un événement non envisagé se produit, comment réagit le portefeuille. Nous souhaitons également consolider notre démarche d’investisseur responsable (IR). La problématique d’IR est apparue dans notre gestion depuis trois ans; notre norme interne d’analyse IR est opérationnelle depuis le début de l’année. Nous souhaitons déployer progressivement cette démarche dans l’ensemble de nos portefeuilles et supports. Par exemple, nous l'étudions actuellement pour le non coté avec deux axes principaux: la santé et le développement régional des régions dans lesquelles Vauban Humanis est présent, comme le Nord ou le Centre. Nous l'étendons aussi aux produits structurés et à la gestion alternative.
Total a diminué le nombre de banques dans lesquelles il dépose des fonds dans un contexte de crainte d’une crise du crédit en zone euro. Nous avons réduit notre exposition aux banques en réduisant les montants que nous déposons, le nombre de banques que nous utilisons et la durée des dépôts, a précisé le directeur financier du groupe pétrolier, Patrick de La Chevardière, au Wall Street Journal. Total, qui gère environ 20 milliards d’euros de cash, fait tourner ses fonds plus rapidement qu’avant, pratiquement au jour le jour. Il n’utilise dorénavant qu’un peu plus de dix banques. Total n’a pas indiqué combien d'établissements il utilisait auparavant. Mais les banques françaises gardent la confiance de Total, assure le groupe, qui indique continuer à largement faire appel aux plus grands établissements du pays. Pour Total, la Société Générale est une banque comme les autres, précise encore le groupe pétrolier.
Dans le cadre d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers, Thierry Dissaux, président du Fonds de Garantie des Dépôts: Nous avons remis en cause l’ensemble de notre mandat actions au début de cette année, et la nouvelle gestion s’est mise en place à partir du mois de mai, juste avant les difficultés... Il est clair que sur les trois sociétés de gestion sélectionnées, les performances sont assez différentes. Nous leur faisons pratiquer une gestion totalement investie en euros, avec une tracking error de l’ordre de 6. Ce qui leur laisse des latitudes assez importantes. Les différences de performances sont assez significatives. Mais nous n’avons pas l’intention à ce stade d’en tirer quelque conclusion que ce soit. Ce serait prématuré.
Dans un article paru dans Option Finance, Georges Le Donge, directeur financier du groupe Terreal (spécialiste des matériaux de construction en terre cuite) explique la politique de placement de son groupe. Les questions de trésorerie, de financement et de relation avec les banques sont sous la responsabilité d’Armand Du Chayla, trésorier groupe. Les financements sont levés par le groupe et gérés par le trésorier. La principale ligne est une dette senior, d’un montant initial supérieur à 900 millions d’euros, qui a été réduite à 500 millions à l’issue de la restructuration déclenchée par une rupture de covenant et achevée en 2009. La politique de placement est centralisée et gérée par le trésorier. Nous procédons à des placements compatibles avec les règles prévues par le contrat de notre dette senior, c’est à dire extrêmement sécurisés, principalement des certificats de dépôts bancaires et des sicav de trésorerie, explique Georges Le Donge.
Dans un entretien accordé au magazine Option Finance, Didier Bonneau, directeur financier de Vauban Humanis (Groupe Humanis) revient sur les changements intervenus récemment au niveau de la stratégie d’investissement. Notre allocation d’actifs se répartit en moyenne, d’une part, à 70% en taux et 30% en actions pour nos institutions de retraite complémentaire, et, d’autre part à 80% en taux et 20% en actions/fonds diversifiés pour nos institutions du pôle assurance de personnes. Plus spécifiquement, pour le compte de nos institutions de retraite, nous investissons 55% en obligataire, 5% en monétaire et 10% en obligations convertibles, 25% en actions et 5% diversifiés et alternatifs. Le portefeuille des mutuelles se répartit quant à lui à 70% en obligations, 5% en monétaire et 5% en obligations convertibles et 20% en supports actions ou diversifiés. Ces pourcentages représentent des moyennes, mais nous avons des marges de man??uvre de plus ou moins 5% pour les actions et les obligations, ce qui nous permet de prendre en considération les évolutions de marché à court terme. Concernant les obligations, nous privilégions les obligations du secteur privé (corporate), dont la notation moyenne est de A. Du côté des actions, notre préférence va plutôt vers les actions de la zone euro. Notre stratégie consiste à nous renforcer en actions quand les marchés baissent et à les alléger dans les phases de remontée. Cette stratégie nous a ainsi permis d’alléger nos positions au cours du 1er semestre sur des niveaux de CAC 40 compris entre 3900 et 4100 points, et ensuite de réinvestir progressivement entre 3000 et 3600 points durant l'été. Nous menons une politique identique sur les obligations. Pour nos portefeuilles de retraite, nous étions déjà désengagés des obligations d’Etat grecques dès mai, mais nous conservons dans des fonds dédiés des emprunts d’Etats souverains comme l’Italie. En assurance de personnes, même si nous avons très peu d’obligations souveraines de pays PIIGS, nous possédons tout de même 3% d’emprunt grec que nous serons peut être amenés à provisionner en perte. La baisse des marchés boursiers depuis cet été va très certainement affecter nos performances et nos résultats financiers 2011, sans remettre en cause nos objectifs de moyen/long terme qui consistent à battre l’inflation + 1% sur cinq ans pour nos caisses de retraite et à maintenir nos niveaux de marge de solvabilité en assurance de personnes.
Les investissements en actions représentent 15% du portefeuille de Groupama, contre 5 à 7% chez les grands assureurs. Le groupe détient ainsi 4,22% de la Société générale, titres entrés à 56 euros et qui valent aujourd’hui 15,60 euros, et 5,63% de Veolia, à un coût d’acquisition de 28 euros (9,70 euros aujourd’hui). Nous ne faisons pas du trading sur ces titres, s’insurge Jean Azéma. Ce sont des investissements à long terme et nous ne comptons pas les vendre demain. Cap sur la rentabilité des métiers, la baisse des coûts et la consolidation du bilan. En novembre, les caisses régionales apporteront 500 millions à Groupama SA. Nous leur avons versé 700 millions d’euros depuis 2004, et elles sont excédentaires en fonds propres, plaide Jean Azéma. C’est une simple réallocation des capitaux à l’intérieur du groupe. Il s’agit aussi d’une recapitalisation par les caisses régionales de la société anonyme - une première à Groupama. D’après un analyste, il manque aujourd’hui 2 milliards d’euros de fonds propres pour financer la stratégie et satisfaire aux exigences réglementaires. La réglementation des assureurs va se durcir et pénaliser ceux fortement investis en actions.
Au cours d’une conférence organisée par Aberdeen AM, Jean Eyraud, Chef de la division gestions d’actifs d’EDF est intervenu sur ses anticipations d’inflation, considérant que le risque était limité à quelques actifs spécifiques comme l’immobilier, sans que l’on puisse s’attendre à un choc sur les prix des matières premières. Pour autant, Jean Eyraud a rappellé qu’EDF avait lancé dès le début des années 90 une réflexion sur l’inflation dans le cadre de son portefeuille nucléaire, ayant débouché sur la création d’une poche d’investissements sur les obligations indexées à l’inflation représentant jusqu'à 33% de son allocation d’actifs globale. Aujourd’hui, l’exposition est passée à 20%, ce qui reste important au regard de la moyenne des allocations des investisseurs institutionnels français sur cette classe d’actifs (9% d’après les chiffres publiés dans la dernière enquête AF2I). Les performances des obligations indexées à l’inflation sont supérieures aux obligations classiques en raison d’une maturité plus longue que les indices européens. Cependant, il faut prendre en compte la faible liquidité de cette classe d’actifs, le fait que les émissions concernent les pays les mieux notés comme la France et l’Allemagne (a contrario, il y a très peu d'émissions sur l’Italie et la Grèce), et enfin, la proportion très faible d’entreprises qui émettent. Selon Jean Eyraud, il est difficile de trouver des actifs qui soient parfaitement corrélés à l’inflation, l’immobilier, les infrastructures ou les actions, ne sont en effet pas la panacée. Seule bonne recette, la diversification la plus aboutie, en privilégiant une couverture par le biais des obligations indexées Monde, une idée d’investissement intéressante pour profiter de l’inflation, notamment dans les pays d’Asie.
Le Fonds de Pension de Ford Motor Company Belgique (85 millions d’euros) est actuellement en train de conduire une étude ALM pour revoir sa stratégie d’investissement. Le consultant en actuariat Conac assiste le Fonds de Pension dans cette démarche. Le Fonds a aussi décidé de réduire, à court terme, son exposition aux actions passant de 45/50% à un maximum de 30%. En début d’année, alors que le Fonds de Pension a perdu de son volume à cause de nombreux départs à la retraite de ses bénéficiaires, l’allocation d’actifs était composée de 80% en obligations et 20% en actions. L’actuelle composition de portefeuille est de 45% en actions, 55% en obligations et 5% en immobilier.
Lors de la conférence Aberdeen du 20 septembre, Michel Manteau, Responsable de la gestion Taux de la CARMF s’est déclaré peu inquiet concernant une résurgence de l’inflation à court terme, sauf manifestation d’un risque systémique. Sur le moyen terme, l’inflation ne se décrète pas, ni la productivité, a rappelé Michel Manteau, citant Alan Greenspan qui, à son époque, ne craignait pas la hausse des prix sachant qu’il avait confiance dans la capacité productive de l'économie américaine. La question à laquelle il faudra répondre, selon Michel Manteau, est plutôt de savoir que vaut la monnaie dans un contexte de risque systémique? La CARMF gère ses actifs sur le long terme puisque l’horizon d’investissement est de 30 ans. Sur la thématique de l’inflation, la CARMF avait fait le choix d’investir sur des gestions benchmarkées sur des indices larges. Dans un souci de diversification, la CARMF a désormais introduit des gestions actives sur l’obligataire en privilégiant les stratégies de portage du fait de la hausse des taux réels. Les actifs réels tels que les matières premières (or, agriculture) sont aussi des composantes de l’allocation de la CARMF visant à protéger de la hausse des prix. Michel Manteau définit l’objectif de performance du portefeuilles d’actifs de la CARMF en prenant pour référence l’inflation + 3%. Le portefeuille global de la CARMF s’est élevé à 5,1 milliards d’euros en valeur boursière fin 2010, se répartissant de la façon suivante : les obligations, la trésorerie dynamique, l’indexé sur l’inflation 19,96 %, les actions 50,72 %, les obligations convertibles 11,38 %, les Sicav monétaires 11,60 % et la gestion diversifiée 1,18 %. L’alternatif représente 5,16 % (dont 1,89 % de gestion alternative actions).
Le Régime Social des Indépendants (RSI) a retenu en juin deux sociétés pour gérer de l’immobilier en direct, à savoir Colliers UFG PM sur l’immobilier commercial et Nexity Saggel pour l’immobilier résidentiel. Pour rappel, l’allocation d’actifs du RSI est composée de 24-30% en actions des pays de l’OCDE, 10-15% d’immobilier français en direct, 6% de monétaire et le restant est investi en obligations des pays de l’OCDE.
OBLIGATIONS : 79 % Les obligations sont la principale source de participation aux bénéfices. Les émetteurs les plus fiables sont privilégiés : la note moyenne des obligations est AA. La part des obligations d’Etat est minoritaire à 20 % contre 80 % pour les emprunts privés. Les emprunts émis par l'État français (ou bénéficiant de sa garantie) constituent le socle du portefeuille souverains. Les emprunts privés de bonne qualité permettent d’apporter une performance supplémentaire. ACTIONS : 10 % Les investissements se caractérisent par une grande diversification géographique et sectorielle des valeurs et sont principalement effectués en direct. Les valeurs financières sont sous-pondérées. IMMOBILIER : 8 % L’immobilier apporte une contribution sensible et récurrente au rendement de l’Actif général. De plus, la décorrélation de l’immobilier avec les autres classes d’actifs, contribue à la stabilité globale. Au regard de la conjoncture, il est utile de rappeler les éléments suivants : La part consacrée aux obligations souveraines (16% du fonds) est largement inférieure à la moyenne du marché de l’assurance (33%) La proportion de la dette grecque est infime (0.03%) La diversification, les réserves accumulées et le corps de règles comptables permettent à l’assureur de faire face à des accidents significatifs même s’ils sont peu probables. A titre d’exemple, le montant constitué par la réserve de capitalisation, la réserve pour participations bénéficiaires et les plus-values latentes, couvre largement l’exposition globale à la dette souveraine de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie.
Dans un portrait paru dans l’Agefi Hebdo, Vincent Cornet, directeur des investissements de Malakoff Médéric déclare que Solvabilité II nous oblige à réfléchir en permanence à tous les curseurs: nous sommes passés d’une approche statique, avec de simples pourcentages d’allocation, à une approche dynamique, où tout changement a un impact direct sur la duration optimale et sur l’allocation en capital. Vincent Cornet travaille aussi à l'élaboration de modèles internes, définis à partir du modèle standard d’allocation des fonds propres (QIS 5). Finalement, avoir sa propre société de gestion, quand on en a les moyens, permet de faciliter la transparisation sur les actifs que nous impose Solvabilité II et d’accélérer la transmission d’informations, qui serait forcément plus longue avec plusieurs prestataires extérieurs, estime Vincent Cornet. Le lien avec les clients que constituent les différentes entités du groupe décisionnaires s’en trouve aussi simplifié: Quand nous avons repensé notre benchmark en intégrant des actions émergentes, nous avons souhaité que nos administrateurs comprennent tout, et nous avons pu être plus précis et transparents dans un souci de pédagogie. Cette approche nécessite une flexibilité certaine des équipes de FGA (Fédéris Gestion d’Actifs) pour être réactifs face aux marchés: Avec la nouvelle régulation, les autorités ont rendu les investissements procycliques. Tout le monde bouge dans le même sens et en même temps. Avec une marge de man??uvre limitée, qui pousse à une analyse plus fine et à l’usage de produits plus sophistiqués.
Le Fonds de pensions belge de Cargill (47 millions d’euros d’actifs) mène actuellement une revue complète de sa stratégie d’investissement qui aboutira à la fin du mois de septembre. Le consultant Towers Watson assiste le fonds de pension dans ses réflexions, par exemple l’intégration de nouvelles classes d’actifs ou stratégies de gestion. Cet exercice est la suite d’une étude ALM que le Fonds de pension avait lancé il y a plus de 12 mois. L’allocation d’actifs du Fonds de pensions de Cargill en Belgique est actuellement répartie à 50% en actions et 50% en obligations au travers de mandats de gestion diversifiée qui sont délégués à DeGroof Institutional AM et KBC AM.