Le Fonds de Pension de Cargill Belgique (50 millions d’euros) vient de dévoiler sa nouvelle allocation stratégique d’actifs. Le Fonds avait initié une étude ALM l’an dernier dont le but était de repenser la stratégie d’investissement qui vient, donc, d'être modifiée. On observe une hausse de 5% de l’exposition à l’immobilier européen et une baisse de 5% pour les actions. La nouvelle allocation est la suivante : 50% en Fixed Income, 45% en Actions et 5% en immobilier Européen. L’investissement en immobilier est assuré par KBC AM et DeGroof Institutional Asset Management. Towers Watson s’est chargé de l'étude ALM.
Dans un entretien accordé à l’Agefi Hebdo, Henri Chaffiotte, directeur général de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) expose son avis sur la gestion flexible: Nous sommes investis dans des fonds flexibles depuis 2010 et nous étudions aujourd’hui la possibilité d’augmenter notre exposition, qui pourrait atteindre à terme 10 % de la poche actions européennes de notre portefeuille. La part des fonds flexibles doit être assez élevée pour porter ses fruits sur l’ensemble du portefeuille. L’objectif est de rester positionné sur les actions, mais en réduisant la volatilité, et surtout le draw-down. Il nous semble plus efficace de passer par des fonds flexibles, plus réactifs, plutôt que de faire évoluer nous-mêmes notre allocation d’actifs pour protéger le portefeuille en cas de fortes turbulences sur les marchés. Nous allons aussi étudier le comportement des différents fonds flexibles du marché en août pour vérifier s’ils ont bien rempli leur fonction. Notre recherche porte sur la vraie gestion flexible, à savoir la possibilité pour le gérant de modifier son exposition de 0 à 100%, ce qui nécessite aussi une grande réactivité. C’est pourquoi, notre regard se tourne davantage vers la multigestion déléguée. La CARMF considère que les méthodes traditionnelles de couverture du risque (budget risque) ne sont pas adaptées à toutes les situations (risques extrêmes, crises systémiques). La CARMF n’utilise pas en direct des instruments de couverture, mais uniquement à l’intérieur de fonds de fonds par grandes classes d’actifs (ex. obligations à taux fixes, actions européennes, actions émergentes, ...). Pour rappel, l’allocation d’actifs de la CARMF est en adéquation avec un passif à long terme (2020-2025): 35% d’obligations, 50% d’actions et 15% d’immobilier. Des résultats positifs sur longue période: - en 2010: +8.6% - sur 5 ans: +1.81% - sur 10 ans: +2.65% - sur 19 ans: +4.32%
Après l’examen des 61 candidatures reçues en février 2011 à propos de l’appel d’offres de prestation de services relative à la gestion d’actifs pour le compte de l’IRCANTEC, un deuxième questionnaire a été transmis mercredi 5 octobre aux 35 répondants pré-sélectionnés. Pour lire l’avis complet pour la deuxième phase: cliquez ici. Pour rappel, les prestations sont réparties en 4 lots. Le portefeuille de valeurs mobilières constitué en représentation des réserves est actuellement proche de 6 milliards d’euros d’actifs à fin septembre 2010. La nouvelle allocation stratégique cible comprend 25 à 30 % d’actions, 10 à 15 % d’obligations indexées sur l’inflation et environ 60% d’obligations nominales. Les marchés sont conclus pour une période de 4 ans à compter de la notification du contrat. La date prévisionnelle de début des prestations est le 4ème trimestre 2011. LOT 1: Mise en place et gestion de 2 FCP investis en actions et valeurs assimilées. L’allocation initiale indicative de chaque FCP est de l’ordre de 150 millions d’euros avec un volume cible de 500 millions d’euros par FCP ; La gestion sera une gestion active, principalement dans la zone euro(s). LOT 2: Mise en place et gestion de 3 FCP investis majoritairement en obligations à taux nominal, TCN et valeurs assimilées L’allocation initiale indicative de chaque FCP est de l’ordre de 200 millions d’euros avec un volume cible de 800 millions d’euros par FCP ; La gestion sera une gestion active dans la zone euro(s). LOT 3: Mise en place et gestion de 3 FCP investis en actifs financiers diversifiés. Ces fonds seront dédiés à l’Ircantec, avec une allocation indicative 50% actions et 50 % obligations. L’allocation initiale indicative de chaque FCP est de l’ordre de 200 millions d’euros avec un volume cible de 700 millions d’euros par FCP ; Ces FCP intègreront une gestion tactique en fonction des opportunités identifiées sur les marchés. Ils intégreront une part significative de titres en dehors de la zone euro(s). LOT 4: Mise en place et gestion de 2 FCP investis en obligations à taux indexés sur l’inflation. L’allocation initiale indicative de chaque FCP est de l’ordre de 200 millions d’euros avec un volume cible de 400 millions d’euros par FCP.
Sogecap est la compagnie d’assurance de personnes de Société Générale Insurance, groupe d’assurances vie et non vie présent dans 16 pays. Sogecap gère 70 milliards d’euros en partenariat avec plus de 200 gestionnaires financiers. L’approche de multigestion de SOGECAP combine des analyses quantitatives et qualitatives sur les OPCVM et aboutit en moyenne à 150 due diligence de fonds par an pour l’ensemble des réseaux (Retail, Banque Privée, Entreprises, CGP). Dans un article paru dans l’Agefi Hebdo, Delphine Proal, responsable de l’ingénierie financière de Sogecap déclare que l’un des intérêts de la gestion quantitative est la possibilité, via l’analyse des modèles, d’appréhender les limites de ces derniers, donc les risques sous-jacents. La proximité avec les équipes de gestion est donc essentielle et nous permet, en cas de décrochage des performances, d’en comprendre la cause et d’apprécier la réactivité de la société de gestion.
Le Groupe AGRICA, à travers sa filiale de gestion d’actifs AGRICA Epargne, s’affirme en tant qu’investisseur responsable. AGRICA Epargne compte 85,6 % de ses actifs gérés dans le cadre de la politique d’ISR, initiée dès 2006. Si l’on ajoute les actifs gérés par les sociétés de gestion d’actifs qu’elle sélectionne notamment pour leur adhésion aux PRI (Principes pour un Investissement Responsable), ce sont au total 91,3%, soit 4,6 milliards d’euros qui sont investis dans le cadre de la démarche responsable. La filiale de placements financiers poursuit ses actions pour renforcer encore cette politique. Jean-Claude Guimiot, Directeur Général Délégué d’AGRICA Epargne, souligne que La force de notre démarche est qu’elle s’inscrit dans la politique RSE globale du Groupe. La finance seule ne peut rien, il est essentiel que la démarche d’ISR s’appuie sur des valeurs partagées par tous au sein de l’entreprise pour garantir sa mise en ??uvre concrète. Notre démarche originelle allie les notions d’investisseur responsable et de gestion à long-terme ». En matière d’ISR, le Groupe AGRICA a défini ses propres critères, représentatifs des préoccupations du Groupe, pour sélectionner les valeurs éligibles. 5 domaines ont été retenus parmi la base de données de l’agence de notation extra-financière Vigéo : Droits humains : respect des droits fondamentaux, de la liberté syndicale, de la négociation collective et de la non-discrimination... Comportements sur les marchés : sécurité des produits, informations des clients, coopération durable avec les fournisseurs, prévention de la corruption... Ressources humaines : promotion du dialogue social, de l’employabilité, qualité du système de rémunération... Environnement : définition de la stratégie environnementale, maîtrise de l’impact de l'énergie, de l’eau et de l’air... Engagement sociétal : engagement en faveur du développement économique et social du territoire d’implantation.
A l’occasion du Forum de la Gestion d’actifs de l’Agefi, Jean-Marc Nicolas s’est exprimé sur la stratégie d’investissement du Groupe Malakoff-Médéric sur le private equity (PE). Tout d’abord, Malakoff-Médéric est présent en capital investissement depuis 1984. Le Groupe gère au total 26 milliards d’euros (retraite et assurance), les engagements en PE s'élèvent à 230 millions d’euros (1.4% des actifs gérés en assurance). Le Groupe investit sur un rythme régulier depuis 2002, entre 20 et 30 millions d’euros par an, ce qui correspond à 5 à 8 nouveaux fonds par an. En termes de répartition par type de fonds, Malakoff-Médéric privilégie le LBO mid market pour 45% des montants engagés, puis le capital développement (26%), le venture capital (20%) et les fonds de fonds (9%). Le Groupe est principalement exposé au marché français (157 millions engagés) et plus généralement en Europe (25 millions d’euros), les États-Unis ne représentent que 3 millions d’euros d’engagements. Selon Jean-Marc Nicolas, avec un TRI de 9%, le PE fait mieux en ROE que les actions cotées sur longue période, soit une performance moyenne supérieure de 25% à celle des actions cotées. La corrélation entre actions cotées et fonds de PE n’est que de 75%. Selon nos calculs, un assureur peut détenir jusqu'à 40% de PE dans l’allocation globale actions, sans risque de pénalisation de l’exigence de fonds propres. Pour les investisseurs avertis en PE, il est aussi possible d’utiliser un modèle interne plus favorable, avec un choc mieux calibré selon l’historique du portefeuille, avec une corrélation réduite (différée) par rapport au choc actions. Dans l’allocation aux actifs risqués, le PE devrait se maintenir, voire augmenter en proportion relative. Par exemple, les fonds small & mid caps devraient recueillir un traitement de faveur, car ils sont moins corrélés aux marchés boursiers. Le bon PE peut néanmoins positiver mais sous réserves d’un historique de performances convaincant (sélectivité accrue des investisseurs, professionnalisme plus élevé des gérants, reporting adapté aux contraintes des investisseurs) et d’une réduction du coût d’intermédiation trop élevé du PE (management fees et carried interest).
A l’occasion d’un débat dans le cadre du Forum de la Gestion d’actifs de l’Agefi, Jean-Pierre Cave, Trésorier Général du Groupe Pasteur Mutualité est revenu sur sa politique d’investissement sur les obligations convertibles. Le Groupe Pasteur Mutualité traite la convertible comme une classe d’actifs à part entière, ce qui signifie qu’elle n’est pas assimilée à la poche taux ou action. De plus, le Groupe n’investit pas dans des obligations convertibles synthétiques. La part investie en obligations convertibles s'élève à 7% des encours globaux qui représentent 1.3 milliards d’euros. Jean-Pierre Cave a étudié le différentiel de performances entre d’une part les fonds d’obligations convertibles et d’autre part, les fonds actions qu’il détient dans son portefeuille. Les résultats sont les suivants: - Sur 1 an: +11% en faveur des convertibles - Sur 3 ans: +12% en faveur des convertibles - Sur 5 an: +30% en faveur des convertibles - Sur 10 ans: +20% en faveur des convertibles En poussant l’analyse plus loin encore, le Trésorier Général parvient à une surperformance de +40% depuis 2004 et +50% depuis 2000. Ce qui explique que le Groupe Pasteur Mutualité ne prévoit pas de réduire son exposition à la classe d’actifs convertibles. Au contraire, il est possible que la part investie soit révisée à la hausse prochainement.
Constitution et financement d’une société immobilière au profit de la construction et de la remise à niveau du complexe immobilier Konrad Adenauer situé à Luxembourg. L’attributaire du marché devra constituer cette société immobilière et lui fournir les fonds nécessaires pour financer la construction en collaboration avec la Banque européenne d’investissement. Le budget des travaux est de l’ordre de 300 000 000 EUR hors TVA (1re phase) et de 120 000 000 EUR hors TVA (2e phase), soit un coût total à financer avec intérêt intercalaire estimé à 345 000 000 EUR (1re phase) et à 126 000 000 EUR (2e phase). Le partenaire retenu par le Parlement Européen à l’issue de l’appel d’offres est le suivant: BGL BNP Paribas 50, boulevard J.F. Kennedy 2951 Luxembourg LUXEMBOURG Pour lire l’avis complet: cliquez ici
Crédit Agricole SA (Casa), entité cotée du groupe Crédit Agricole, doit se renforcer dans l’immobilier afin d’accroître sa puissance et ainsi consolider le groupe dans son ensemble, a déclaré mardi 12 octobre 2011, le secrétaire général de la Fédération nationale de la banque verte. «Vis-à-vis de Casa, nous pensons qu’il faut conforter encore notre tête de réseau, accroître sa puissance et son effet d’entraînement», a souligné Philippe Brassac, dans un entretien au quotidien économique Les Echos. «La Fédération et les caisses régionales ne peuvent pas être fortes si l’ensemble du groupe ne l’est pas», a-t-il relevé. «Cette consolidation devrait ainsi passer par un renforcement de Casa dans l’activité immobilière», a estimé le secrétaire général de la FNCA, l’instance politique représentant les sociétaires du groupe mutualiste. «A l’image de ce que nous avons fait avec les métiers de l’assurance, nous voulons intégrer les métiers de l’immobilier dans Casa dans toute leur palette», a-t-il précisé. Crédit Agricole SA, coté depuis fin 2001, détient 25% du capital des caisses régionales ainsi que les filiales du groupe en banque de détail (LCL en France, Emporiki en Grèce, Cariparma FriuAdria en Italie, ...), en métiers financiers spécialisés (gestion d’actifs, assurances, banque privée, crédit à la consommation, crédit-bail, affacturage) ainsi que la banque de financement et d’investissement, selon le site internet du groupe.
Dans le cadre d’une table ronde organisée par amLeague en partenariat avec Newsmanagers, Michael Degouve, directeur de la stratégie d’investissement et gestion actif-passif, responsable de portefeuille Epargne, Retraite collective à la CNP, a rappelé qu’en matière de flux d’investissements, en tant qu’investisseur structurel, la CNP essaie de gérer le timing. Avec une position d’attente cet été judicieuse... Enfin, concernant la stratégie que Michael Degouve entend suivre pour les flux que sa maison enregistre dans les mois à venir, le professionnel admet que les liquidités ne rapportant plus rien, il faut donc se lancer. Il compte ainsi regarder le marché du crédit sur lequel il y a eu des écarts de spreads très violents. Du côté des actions, l’environnement devant rester volatil, la CNP va privilégier des types de gestion plutôt défensifs ou asymétriques. Et également les convertibles, qui peuvent présenter de l’intérêt en affichant des niveaux de valorisation intéressants, relève Michael Degouve.
Selon la lettre Capital Finance datée du 10/10/2011, le gérant Viveris Management, qui dispose de plus de 550 millions d’euros d’actifs sous gestion, devrait être repris d’ici au début de l’année 2012 par ACG Private Equity. Une lettre d’intention a été signée fin septembre avec les actionnaires de la société, dont la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse et les dirigeants-fondateurs. A l’occasion de cette opération, les fondateurs de Viveris, dont Eric Schettini, sortiront du capital tandis que la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse, actuellement actionnaire à hauteur de 60%, ramènera sa participation à 20%, ce qui correspond à la logique de Viveris qui souhaitait devenir indépendant. L’organe central des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires, BPCE, parvient ainsi à se désengager partiellement de ses activités de private equity. Il alimente donc le mouvement des établissements financiers qui sortent du non-coté, gourmand en fonds propres, en prévision des règles de Bâle 3, comme cherchent actuellement à le faire Axa et le Crédit Agricole. ACG PE, qui dépassera le milliard d’euros gérés d’encours à l’issue de l’opération, a remporté un appel d’offres fermé qui réunissait huit candidats dont La Banque Postale, UFG, Rothschild et un investisseur anglo-saxon. Selon une source, il reprendra l’ensemble des fonds de Viveris Management (FCPI, FIP et FCPR) dont environ les deux tiers sont souscrits par des particuliers. Le fait que BPCE, via une Caisse d’Epargne, reste au capital pourrait en outre permettre à la société de continuer à bénéficier du réseau de distribution de la banque.
Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement (SIDI), filiale de l’ONG de développement CCFD-Terre Solidaire, vient de lancer le fonds européen de financement solidaire pour l’Afrique (FEFISOL), en partenariat avec Alterfin (Belgique) et Etimos (Italie). Le fonds enregistré au Luxembourg bénéficie à la fois du soutien d’investisseurs institutionnels, d’organismes publics d’intérêt général et d’acteurs privées. Christian Schmitz, directeur général de SIDI, insiste sur l’originalité du caractère multipartite du fonds : « cette synergie débouche sur des instruments financiers innovants, qui ont à la fois un impact économique et social », précise-t-il. La Banque Européenne d’Investissement, la Caisse des Dépôts, le Crédit Coopératif, Développement International Desjardins (Canada), la Fondation Caritas ou encore Proparco figurent parmi les investisseurs. Ceux-ci se sont d’ores et déjà engagés à apporter 17 millions d’euros au fonds et l’ambition de SIDI est d’atteindre 30 millions d’euros au premier semestre 2012. Par ailleurs, l’Agence Française de Développement (AFD) a accordé un prêt de 3 millions d’euros destiné à couvrir 70% des pertes de change du fonds et ainsi apporté une garantie aux investisseurs contre le risque de change. Au-delà de ces aspects techniques, le fonds entend d’abord répondre au manque de financement des zones rurales en Afrique et des agriculteurs en particulier. En effet, le continent africain représente moins de 7% des investissements en microfinance dans le monde. Le fonds a ainsi pour objectif de cibler à la fois de petites institutions de microfinance (IMF) à fort potentiel de développement qui ne parviennent pas à obtenir des financements par le « circuit classique » et des bénéficiaires finaux eux aussi peu desservis car habitant dans des zones rurales. Pour atteindre ces objectifs, au moins 75% du fonds sera investi en Afrique Subsaharienne et ce au service de clients ruraux. Enfin, une partie du fonds servira à financer directement des associations de petits producteurs, en privilégiant l’agriculture biologique et le commerce équitable. FEFISOL s’est par ailleurs engagé à veiller aux pratiques de gouvernance, de ressources humaines et d’octroi de crédit des IMF grâce à une analyse et un suivi d’indicateurs sociaux et environnementaux (taux d’intérêt octroyés aux clients, taux de pauvreté des clients, politique RSE des IMF vis-à-vis de leurs salariés...). Créé il y a deux mois, le fonds vient de donner son accord pour des premiers investissements. Le fonds interviendra par exemple auprès d’IMF au Togo et au Mozambique, ainsi qu’en Côte d’Ivoire où il contribuera à financer deux organisations de producteurs de cacao appartenant à un réseau de commerce équitable. Source: Novethic
Veolia Environnement a très récemment vendu Eolfi Asset Management, sa société d’investissement spécialisée dans la gestion de fonds investissant dans les énergies solaire et éolienne, rapporte lundi 10/10/2011 le journal La Tribune. Eolfi AM a été rachetée par son président et fondateur Alain Delsupexhe, qui confirme l’opération mais refuse pour le moment de communiquer davantage sur le sujet, indique le journal. Sans préciser le montant de la transaction, une porte-parole de Veolia a déclaré à La Tribune qu’Eolfi, filiale du groupe de services avait bien vendu la société d’investissement, qui gère 113 millions d’euros d’actifs, Eolfi souhaitant se concentrer sur son coeur de métier, le développement de projets éoliens et solaires.
L’année 2011 marquera la fin des mandats d’investissement responsable (IR) lancés en 2006 par le FRR. Cette année est donc mise à profit pour tirer les enseignements de ces mandats et pour préparer un nouvel appel d’offres. A fin 2010, la valeur de ces mandats représentait au total quelques 572 millions d’euros. Selon Nada Villermain Lecolier, lors d’une intervention au Forum de la gestion d’actifs de l’Agefi, les mandats IR ne seront pas renouvelés à l’identique. Il faudra en effet tenir compte de l’intégration de l’ISR dans la gestion obligataire (notamment le dette émergente), les actions petites capitalisations (en Europe et à l’international), ainsi que les énergies renouvelables. La responsable ISR du FRR a aussi insisté sur la professionnalisation grandissante dans le secteur de la micro-finance, qui constitue à ses yeux une thématique prometteuse.
Les petites entreprises issues du secteur solidaire ont du mal aujourd’hui à trouver des financements. Ce contexte a amené le groupe de protection sociale AG2R-La Mondiale, la Banque Populaire Loire et Lyonnais, la société de gestion La Française AM, et le groupe de capital investissement Siparex à lancer le fonds SOLID, qui a vocation à investir dans des PME solidaires et présentes dans des secteurs dits « innovants » (logiciels, Internet...). Le fonds souhaite ainsi répondre aux besoins de financement des petites entreprises face à la raréfaction des capitaux. Sigefi Private Equity, filiale de Siparex, gérera le fonds doté d’environ 15 millions d’euros et les autres partenaires du projet assureront sa distribution via l'épargne salariale. Ils espèrent ainsi profiter du développement rapide de ce segment et en particulier de l'épargne salariale solidaire, notamment avec l’obligation depuis 2010 pour les entreprises de proposer un fonds solidaire dans leur offre d'épargne salariale. De son côté, Sigefi Private Equity intègre depuis 2002 des « clauses éthiques » dans les pactes d’actionnaires afin de s’assurer du respect des droits du travail dans les entreprises investies et chez leurs fournisseurs. Selon Michel Faure de Siparex, 15 à 20% des dossiers d’entreprises innovantes analysés chaque année répondent aux critères solidaires, mais la plupart d’entre elles n’en n’ont pas forcément connaissance. Les dossiers d’investissement d’une douzaine de sociétés sont actuellement à l'étude. Source: Novethic
La CAVP gère 4 régimes de retraites et de prévoyance pour les pharmaciens libéraux qui représentent 7.5 milliards d’euros d’actifs. Les obligations émergentes occupent une part de 2% des actifs du régime de capitalisation, soit environ 150 millions d’euros. La CAVP s’intéresse aux fonds globaux, pas de fonds sur des thématiques géographiques, pas d’absolute return, nous recherchons uniquement le bêta du marché, affirme Alain Pestre à l’occasion du Forum de la Gestion d’actifs de l’Agefi. La CAVP n’investit que sur des fonds d’obligations d’Etats émergents en refusant toute diversification sur les corporates. Nous considérons que le marché n’est pas mature pour l’instant poursuit Alain Pestre. L’investissement en dette émergente en devises locales restera une diversification pour la CAVP (pas plus de 3% des actifs). La CAVP, pour son régime de capitalisation, a décidé de concentrer son exposition aux pays émergents sur la dette émergente en devises locales au détriment des actions émergentes. Compte tenu de nos contraintes de passif sur le régime de capitalisation, l’investissement en actions émergentes consomme trop de risques. Nous avons besoin de coupons. Les rendements des emprunts des Etats émergents (6.5% actuellement) offrent une protection satisfaisante pour des fondamentaux de bonnes qualités. Nous sommes convaincus du potentiel d’amélioration des devises à long terme, moteur de performance sur cette classe d’actifs. Il n’y a pas non plus de corrélation entre croissance économique et performances des actifs boursiers. Depuis 3 ans, les fonds Growth investissent uniquement sur des sociétés exposées aux pays émergents, la croissance aux US et en Europe étant faible. Nous considérons que notre exposition aux pays émergents à travers nos fonds actions Euro et US est largement suffisante, conclut Alain Pestre.
Le 19 octobre, une audience est prévue au tribunal de commerce de Paris opposant l’Union mutualiste retraite (UMR) et la succursale française de Barclays Capital. Le gestionnaire du Corem reproche à la banque d’investissement de lui avoir fait croire qu’elle investissait pour son compte dans des « notes » (des obligations subordonnées notées AAA) alors qu’en réalité, il s’agissait de « certificates », des obligations plus risquées. Ces dernières ayant subi de plein fouet la crise des subprimes (les crédits hypothécaires américains), l’UMR pourrait, au final, perdre jusqu'à 150 M€. D’où la plainte déposée pour « vice de consentement, fraude et manquements aux obligations professionnelles » à l’encontre de Barclays Capital. « Même si ces 150 M€ de pertes potentielles ne représentent pas grand chose au regard des 8 Md€ de nos actifs sous gestion, il s’agit de l’argent de nos adhérents, souligne Charles Vaquier, directeur général de l’UMR. Si nous avions voulu investir dans des subprimes, nous l’aurions fait. Au contraire, nous pensions avoir affaire à des produits sûrs, bénéficiant de la meilleure note de solvabilité. On a abusé de notre confiance. » Si, pour l’heure, l’UMR est incapable de chiffrer le montant de la perte potentielle subie, le mutualiste tient à souligner que la perte éventuelle de 150 M€ ne représente que 3% des rentes servies et donc en aucun cas une baisse des dites rentes, mais juste une absence de revalorisation future. Source: L’Argus de l’Assurance
La Banque européenne d’investissement lance un appel à manifestations d’intérêt visant à sélectionner un ou plusieurs fonds d’aménagement urbain chargé(s) de gérer une enveloppe d’environ 66,2 millions d’EUR allouée par le Fonds de participation JESSICA pour la Sardaigne pour appuyer des investissements dans des projets urbains spécifiques liés à l’aménagement urbain, à la revitalisation urbaine, à l’efficacité énergétique et à l’utilisation de sources d'énergies renouvelables au titre de l’initiative JESSICA. Une présentation concernant l’appel à manifestation d’intérêt sera publiée le 11 octobre 2011. Cette présentation est fournie à titre indicatif uniquement et ne remplace aucune des dispositions de l’appel à manifestations d’intérêt. En cas de divergence, les dispositions de l’appel à manifestations d’intérêt feront foi. Pour lire l’avis complet: cliquez ici
L’UMR détient 275 millions d’euros d’engagements en Private Equity, alors que l’ensemble de ses actifs sous gestion s'élève à 7.8 milliards d’euros. D’après Charles Vaquier, Directeur Général de l’UMR, il était difficile dans le passé, de trouver des entreprises non cotées dans lesquelles investir. A cause, notamment, de leurs coûts mais aussi un EBIDTA peu satisfaisant. Mais la situation a changé ces dernières années. Les investisseurs institutionnels trouvent un certain nombre d’opportunités en France, avec des entreprises proposant de meilleurs TRI que les entreprises cotées. Mais Solvency II pourrait calmer l’appétit des investisseurs pour le private equity d’autant plus que Bâle III ne poussera pas les Banques à injecter des fonds dans ce type de compagnies. « L’UMR investit actuellement 4% dans le private quity via plusieurs fonds, pour la plupart en France. » détaille Monsieur Vauquier. « Parce que la plupart des investisseurs français se sont déjà conformés aux exigences de Solvency II, leur allocation d’actifs en gestions alternatives est limitée à 10%. » « La bonne nouvelle avec Solvency II vient directement du fait qu’une telle limite ne sera pas applicable, et nous pourrons par conséquence augmenter notre allocation en private equity de 5% à 10%. » La Caisse des Dépôts et Consignations est actuellement en train d'étudier la possibilité de lancer un nouveau fonds de private equity et est en discussion avec d’autres investisseurs. Monsieur Vauquier a indiqué que l’UMR pourrait s’accorder sur un apport de 20/30 millions d’euros à ce nouveau fonds. « C’est le rôle des investisseurs nationaux d’aider l'économie réelle à se développer. »
Nous allons continuer à travailler sur le pilier 1 pour améliorer la fiabilité de nos résultats. Aujourd’hui, notre principale occupation concerne le pilier 2 consacré à la mesure et à la gestion des risques témoigne Guillaume Ville, responsable ALM et Solvabilité 2 au sein de la Carac. Des études ont été initiées pour la mise en place du pilier 3, qui couvre la diffusion d’information et le reporting relatif à la solvabilité de la mutuelle. Toutes les équipes de la Carac au sein des différents services de notre mutuelle sont impliquées dans la mise en ??uvre de Solvabilité 2.