L’Agirc-Arrco va redéfinir son allocation sur la strate moyen/long terme en février prochain. Pour rappel, l’institution, qui détient 62 milliards d’euros d’encours sous gestion, a stratifié son portefeuille en deux compartiments principaux avec des horizons de placement différents : une strate courte terme et une strate moyen/long terme. «Nos réflexions portent sur la mise en œuvre de gestion permettant d’améliorer le contrôle du risque à l’intérieur de chaque classe d’actifs, a indiqué Philippe Goubeault, directeur financier de l’Agirc-Arrco, à la rédaction d’Instit Invest, dans le cadre d’une interview préparatoire à la Journée Nationale des Investisseurs. Par exemple, nous songeons à un recours à des stratégies de gestion à volatilité contrôlée dans la poche actions. Des questions portent également sur l’indice de référence de la poche taux et sur les conditions d’un raccourcissement de la durée des obligations en cas de perspective de remontée des taux.» En revanche, le régime de retraite complémentaire ne devrait pas faire évoluer son allocation actuelle (70% d’obligations et 30% actions) au sein de la strate moyen-long terme. «Nos études démontrent qu’elle est toujours pertinente», a souligné le directeur financier. Par ailleurs, l’Agirc-Arrco souhaite faire évoluer son règlement financier afin d’intégrer de nouvelles notations au sein de la poche obligataire. «Nous aimerions aussi faire évoluer notre réglementation financière, notamment les règles relatives aux contraintes de notation, a ajouté Philippe Goubeault. Le but serait d’avoir plus de marge de manœuvre en matière de diversification de la poche taux de notre portefeuille, grâce à un accès plus large au crédit. La proportion de BBB pourrait être plus importante, éventuellement en intégrant des titres BB assimilables à des BBB.»