La MIF dispose aujourd’hui de 3,7 milliards d’euros d’encours sous gestion, dont le pilotage est essentiellement réalisé en interne. «Cette gestion interne est certainement un facteur clef de réussite concernant nos investissements dans le prêt-emprunt de titres, a indiqué Ferréol Baudonnière, directeur général délégué de la MIF, lors d’une conférence organisée par Caceis, courant décembre. Nous avons une bonne connaissance du portefeuille.» Par ailleurs, la mutuelle délègue la gestion des actifs non obligataires, «pour des raisons de ressources humaines limitées en interne», a précisé Ferréol Baudonnière. La MIF collabore avec Caceis pour la conservation, mais aussi la comptabilité titres. «Nous travaillons en proximité avec Caceis de manière à optimiser au maximum le prêt-emprunt de titres, a indiqué Ferréol Baudonnière. Ceci pour des raisons de double contrôle : des flux et des écritures.» La MIF essaie d'être de plus en plus «mature» dans la gestion des prêts de titres. «Nous nous efforçons d’élargir l’assiette, le type d’actifs et le type de collatéral, développe Ferréol Baudonnière. Enfin, dans un contexte où il est difficile de trouver des titres obligataires qui assurent un rendement intéressant, nous essayons désormais d’intégrer dans la décision d’investissement, la possibilité de gagner un peu d’upside en prêtant des titres.»