Pour faire face au contexte de taux bas, EDF a redirigé une partie de ses placements monétaires dans les comptes bancaires de type «step-up». «Ces comptes, de maturité 3 ans, ont joué un rôle d’amortisseur grâce à leurs excellentes performances, a affirmé Armelle Poulou, directrice déléguée financements et trésorerie de l’entreprise publique lors des Journées de l’AFTE, le 17 novembre. Ils vont cependant arriver à échéance et nous nous posons la question de leur renouvellement, car ils n’offrent plus les mêmes conditions qu’auparavant.» Au sein de sa poche trésorerie, EDF a mis en place une politique d’allongement des placements. «Nous avons l’autorisation d’investir sur le même horizon que notre business plan, à savoir entre 3 et 4 ans», a-t-elle précisé. EDF est néanmoins contraint par des règles très strictes en matière de sélection des supports. «Nous n’allons que sur des supports liquides, sûrs, et qui connaissent peu de volatilité, a détaillé Armelle Poulou. Aujourd’hui, une bonne partie de notre trésorerie, qui constitue avant tout pour EDF un coussin de liquidités à long terme, est investie sur des supports de duration 2/3 ans.» Dans cette recherche de placements sécurisés, EDF souhaite affiner sa gestion. «L’allongement de la duration doit entraîner l’amélioration de la qualité de nos prévision de trésorerie, prévient Armelle Poulou. Aujourd’hui, il est très important de pouvoir placer à bonne échéance. Les fonds doivent être disponibles pour l’entreprise quand elle en a besoin.» Notons que depuis le début de l’année, EDF émet des billets de trésorerie à taux négatif. «Nous nous situons autour de -20 BP, a indiqué Armelle Poulou. Nous sommes un gros émetteur sur les USCP. Sur ce marché, nous émettons à taux positif mais, lorsque l’on swap cette ressource vers l’euro, cela revient à un taux négatif de -40BP. Il y a le taux tel qu’il apparaît à l’émission, et puis le résultat après avoir mis des swaps au-dessus de cette stratégie de financement.»